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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 18:19

 

 

Nous avons fêté cette année le 15ème anniversaire de l’encyclique « Evangelium vitae » du vénérable Jean-Paul II. Ce document n’a pas pris une ride. Dieu est l’auteur de la vie. Il donne à toutes réalités son existence à chaque instant. La création n’est pas seulement un acte du passé qui a eu lieu il y a plusieurs milliards d’années mais elle est une action présente. En Dieu nous avons « nous avons la vie, le mouvement et l'être » (Ac 17, 28).

Dieu aime la vie et Il créé par pur amour. Le respect de la vie c’est le respect de la création. C’est la première écologie véritable.

Mais le Seigneur n’a pas seulement voulu une vie naturelle pour ses créatures humaines ou angéliques. Il a voulu leur donner une vie surnaturelle. Jésus dira : « Je suis venu pour qu'ils aient la vie et qu'ils l'aient en abondance » (Jn 10, 10). Jésus veut parler de la vie « nouvelle » et « éternelle » qui est la communion avec le Père, à laquelle tout homme est appelé par grâce dans le Fils, par l'action de l'Esprit sanctificateur. St Irénée dira : « la gloire de Dieu c’est l’homme vivant, et la vie de l’homme c’est la vision de Dieu ». « Et voici qu'un homme s'approcha de Jésus et lui dit: "Maître, que dois-je faire de bon pour obtenir la vie éternelle?" » (Mt 19, 16). Jésus répondit: « Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements » (Mt 19, 17).

Certes le Seigneur peut donner cette vie « nouvelle » en dehors du sacrement de baptême. Cependant le moyen ordinaire par lequel Il la communique aux hommes c’est le baptême. Et pour être baptisé, il faut naître.

Défendre la volonté de Dieu sur nous implique nécessairement, au préalable, la défense de la vie naturelle.

Toute vie est un don de Dieu. Depuis le péché originel, toute vie humaine est marquée par la souffrance et par la mort mais elle n’en demeure pas moins un bien inestimable, un cadeau de Dieu qui nous est confié et dont nous ne sommes pas les propriétaires. Et ce à chaque stade de son développement : de la conception à son terme naturelle.

Un petit enfant dans le ventre de sa maman est un « petit d’homme ». S’il n’est pas déjà une personne humaine dès sa conception (corps et âme ; ce qui resterait à démontrer), il le sera et en tant que tel, il doit être défendu dans sa dignité de personne humaine. L'être humain doit être respecté et traité comme une personne dès sa conception.

Ce qu’est un petit embryon nous l’avons été nous aussi au même stade de notre vie et de notre développement. Ceux qui légalisent l’avortement ont été, eux aussi, des petits embryons, des petits fétus : de quel droit s’arroge-t-il le pouvoir de décider jusqu’à quel moment une femme peut avorter en toute impunité ? Combien de fois avons-nous entendu les medias parler de femmes qui sont aujourd’hui poursuivies par la justice française au motif d’avoir tué leur enfant après sa naissance ? Mais avant rien.

Cette lutte pour la vie de l’Eglise n’est en aucun cas un jugement porté à l’encontre des personnes qui ont eu recours à l’avortement. Le Christ nous a appris à ne jamais juger notre prochain. « Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre ». Nous ne jetons aucune pierre ; au contraire nous compatissons. Nous souffrons avec les deux principales victimes de l’avortement : l’enfant avorté et sa maman. Trop de vies sont brisées à cause de l’avortement. Nous proclamons aussi la miséricorde de Dieu qui peut sauver les mamans et même ceux qui font les avortements ou qui conseillent de les pratiquer. « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs au repentir » (Lc 5, 31-32).

Nous voulons humblement mais avec persévérance défendre la vie naturelle et surnaturelle, la destinée temporelle et éternelle de chaque personne humaine. Mais l’Eglise n’appellera pas « bien » un mal moral objectif.

Le pape Jean-Paul II écrira : « avec l'autorité conférée par le Christ à Pierre et à ses Successeurs, en communion avec tous les évêques de l'Eglise catholique, je confirme que tuer directement et volontairement un être humain innocent est toujours gravement immoral. (…) Rien ni personne ne peut autoriser que l'on donne la mort à un être humain innocent, fœtus ou embryon, enfant ou adulte, vieillard, malade incurable ou agonisant. Personne ne peut demander ce geste homicide pour soi ou pour un autre confié à sa responsabilité, ni même y consentir, explicitement ou non. Aucune autorité ne peut légitimement l'imposer, ni même l'autoriser » (n 57). « Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui font des ténèbres la lumière et de la lumière les ténèbres » (Is 5, 20).

Il est de bon ton dans certains milieux d’accuser le prétendu silence de Pie XII face à la Shoah, mais que diront les générations futures de notre temps, de nos hommes politiques, de nous-mêmes si nous ne faisons rien ? L’avortement a fait déjà plus de 50 millions de victimes dans le monde. Combien en faudra-t-il encore pour que les personnes commencent à réfléchir sérieusement ? « Avant de regarder et de vouloir retirer la paille (vraie ou imaginaire) qui est dans l’œil de ton frère, regarde et retire d’abord la poutre qui est dans le tien » (Lc 6, 41).

Comment arrêter cette hécatombe ? Dans nos pays occidentaux : en votant pour des candidats favorables à la défense de la vie. En participant et en adhérant à des associations qui protègent la vie. En manifestant dans la rue ici ou là. En priant aussi car derrière ces atteintes si nombreuses à la vie il y a « celui qui est homicide depuis le commencement » (Jn 8, 44).

Dans ce combat pour la vie, notre Saint-Père le pape est un homme qui a un grand sens pratique : pour marquer les esprits et les cœurs, il invite tous les évêques, tous les prêtres, tous les fidèles à prier pour la vie le 27 novembre prochain. Caïn qui a tué son frère Abel demande à Dieu : « suis-je le gardien de mon frère ? » La réponse est affirmative. Nous sommes les gardiens de nos frères. « A chacun, je demanderai compte de la vie de son frère » (Gn 9, 5). « Vois, je te propose aujourd'hui vie et bonheur, mort et malheur... Je te propose la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que toi et ta postérité vous viviez » (Dt 30, 15. 19).                        

                                                                         Abbé Laurent Spriet +

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