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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 12:14


L

es vacances nous permettent souvent de quitter la ville pour gagner la campagne, la montagne ou la mer, retrouver des lieux familiers ou  découvrir de nouveaux horizons. Autant d'occasions favorables pour contempler Dieu à travers sa création. N'oublions pas que la création est le premier livre de la Révélation de Dieu (cf CEC 32). Devant la beauté majestueuse et saisissante de certains paysages, on se demande comment il peut encore y avoir des païens pour oser nier l'existence d'un Créateur. Les paroles du livre de la Sagesse et de l'épitre aux Romains reviennent spontanément à l'esprit : «  Insensés par nature tous les hommes qui ont ignoré Dieu, et qui n'ont pas su, par les biens visibles, voir Celui qui est, ni, par la considération de ses œuvres, reconnaître l'Ouvrier » (Sag 13,1). « La colère de Dieu éclate du haut du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes, qui, par leur injustice, retiennent la vérité captive; car ce qui se peut connaître de Dieu, est manifeste parmi eux : Dieu le leur a manifesté. En effet ses perfections invisibles, son éternelle puissance et sa divinité sont, depuis la création du monde, rendues visibles à l'intelligence par le moyen de ses œuvres. Ils sont donc inexcusables, puisque, ayant connu Dieu, ils ne l'ont pas glorifié comme Dieu et ne lui ont pas rendu grâces; mais ils sont devenus vains dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence s'est enveloppé de ténèbres » (Rm 1,18-21). Le Bienheureux Jean-Paul II, dans son encyclique « Fides et ratio » (« Foi et raison ») publiée en 1998, rappelait les capacités de la raison humaine à découvrir l'existence de Dieu. Il faut relire ce document dense, dont le sujet est si important aujourd'hui, tant pour affermir la foi des catholiques qui ignorent trop souvent la solidité du fondement sur lequel celle-ci repose, que pour répondre aux objections spécieuses des athées et agnostiques en tout genres. Le pape Benoît XVI revient inlassablement sur ce thème de la cohérence et du soutien mutuel entre la foi et la raison.

Comme il est triste de voir des catholiques qui imaginent que la foi repose sur un fondement fragile. Pour peu que leur vie spirituelle soit un peu sclérosée, qu'ils n'aient jamais fait l'expérience de la rencontre avec Dieu dans la prière, ou qu'ils aient oublié cette familiarité, cette intimité, cette relation personnelle unique capable de transformer toute notre vie et que Dieu réserve à ceux qui le cherchent, ils risquent alors de se laisser entraîner par la première tempête, la première tentation contre la foi. Ils ne seront pas armés pour cette forme de combat spirituel. Ou croirait-on que le combat spirituel ne concernerait que la vie morale ? Que vienne une critique ou une affirmation incompatible avec l'enseignement de l'Eglise d'un sceptique ou d'un mauvais chrétien, et c'est le doute consenti qui s'insinue, non plus la tentation mais le péché contre la foi. Et le péché obscurcit l'intelligence. Dieu ne permet pas que nous soyons tentés au-delà de nos forces, mais si nous ne prions pas, ou si nous bâclons nos prières, et si nous négligeons notre formation, comment serions-nous réceptifs à sa grâce ? N'oublions pas que la foi du charbonnier n'est bonne que pour le charbonnier !

Le fondement de la foi n'est pas fragile, il est solide comme le roc, comme ce rocher sur lequel le Seigneur lui-même a voulu bâtir son Eglise, pour nous faire bien comprendre qu'elle durerait et qu'elle serait inébranlable jusqu'à la fin des temps. A Pierre seul le Seigneur à dit : « J'ai prié pour toi pour que ta foi ne défaille pas. Quand tu seras revenu, confirme tes frères dans la foi ». Restons bien ancrés sur Pierre, et nous n'aurons rien à craindre. L'Eglise est l'objet d'une haine implacable du prince des ténèbres qui est aussi prince de ce monde, ce qui explique la fureur et la violence des attaques permanentes contre l'Eglise. Notre Pape est la cible privilégiée des ennemis de l'intérieur et de l'extérieur. Admirable de bonté, de douceur et de fermeté, il est un exemple pour nous tous et a droit à nos prières et à notre attachement filial et reconnaissant. Il continue à guider le troupeau qui lui est confié et à rassembler les brebis dispersées sous la houlette de l'unique Pasteur. Puisse l'été nous apporter la bonne nouvelle du retour à la pleine communion de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X !

La foi de l'Eglise est ainsi divinement solide. C'est peut-être notre foi qui est fragile, si nous n'avons pas pris garde de la nourrir, de la défendre peut-être. Prenons garde de nous donner bonne conscience en rejetant la responsabilité sur la famille, le milieu professionnel, un drame rencontré ou encore sur l'Eglise et ses pasteurs. On ne perd pas la foi comme on perd son portefeuille. On ne la perd jamais par hasard ou par la faute d'un autre, même si les circonstances peuvent nous mettre en situation dangereuse. On la perd parce qu'on la laisse tomber, par négligence généralement. On ne la perd même pas à cause d'un coup trop dur  du sort, un deuil, une maladie, un échec. Ceux-ci peuvent être le détonateur, mais le terrain était déjà miné : la  foi était déjà morte ou moribonde, elle ne pouvait plus nourrir l'espérance qui nous fait avancer dans les moments difficiles et la charité qui nous fait aimer Dieu par-dessus toutes choses.

Comme ils sont heureux ceux qui vivent de la foi, ceux dont la recherche de Dieu dans la prière et par l'étude, unifie la vie ! Ceux qui ont découvert la secrète beauté de la foi, plus belle que toutes les cathédrales du monde. Tout se tient dans une parfaite harmonie. Plus on l'étudie, plus on la trouve belle et vaste. Le catéchisme nous en fourni les bases et la charpente. Ayons à cœur de reprendre les bases, ou de combler des lacunes que nos jeunes années auraient laissées. L'année de la foi que le Pape ouvrira le 11 octobre prochain, 50 ème anniversaire de l'ouverture du concile Vatican II, nous en donne l'occasion. Le Pape recommande entre autres, l'étude ou au moins la lecture attentive de ce trésor qu'est la profession de foi du Pape Paul VI du 29 juin 1968. Avant de vouloir être des spécialistes d'exégèse, de liturgie, ou, ce qu'à Dieu ne plaise, des petits ragots du petit monde ecclésiastique, commençons par le commencement : le catéchisme.

Que reste-t-il d'une vie chrétienne si lui manque la vraie connaissance de Jésus-Christ ? « La vie éternelle, c'est qu'ils Te connaissent, Toi, le seul vrai Dieu et Celui que Tu as envoyé, Jésus-Christ » (Jn 17,3). Que reste-t-il d'une vie chrétienne si le message de l'évangile est édulcoré, amputé, détourné ? Tout repose là-dessus. Toute notre foi repose sur la Révélation divine, ébauchée dans l'Ancien Testament et achevée et rendue parfaite dans le Fils (cf Héb 1,1). Et n'oublions pas que les évangiles sont un fondement historique sûr, comme le rappelait Jean-Paul II dans sa lettre apostolique « Novo Millenio Ineunte » (n°17) du 6 janvier 2001. Le livre récent de Jean-Marie Petitfils, « Jésus », le rappelle avec force. Ce pourrait être une bonne lecture d'été.

Revenons à nos paysages de montagne. Nous sommes allé récemment avec quelques étudiants faire une promenade sur les Dentelles de Montmirail, près de l'abbaye du Barroux : un ciel limpide, un soleil radieux, une vue féérique, extraordinaire ! Disons-le : un coin de paradis. Mais retournons-y un jour d'orage, de pluie, de brouillard : nous ne verrons jusqu'au sommet que le bout de nos chaussures. Le paysage se dérobera à nos yeux. Il en va de même dans notre vie spirituelle. Trop souvent nous risquons de passer à côté des merveilles de Dieu, les « mirabilia Dei », sans même les deviner, parce que nos yeux sont empêchés de les découvrir, parce que notre cœur est encombré et opaque. « Heureux les cœurs purs car ils verront Dieu ». Cherchons le Seigneur ; Il est là, Il est à la porte et Il frappe.

Abbé Hugues de Montjoye + Recteur


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