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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 17:03

 

Dans quelques semaines, le premier tour de l’élection présidentielle va avoir lieu. Nous sommes tous invités à participer à ce scrutin et c’est un devoir civique que tout baptisé doit remplir en conscience. Le compendium ou résumé du Catéchisme de l’Eglise Catholique rappelle opportunément qu’il existe « un devoir de voter » et qu’il relève du quatrième commandement de Dieu (n° 464). Et si au terme d’un examen sérieux des programmes politiques, personne ne correspond à ce qui nous semble le mieux pour notre pays, nous sommes appelés à voter « blanc ».

Il est aussi nécessaire de rappeler qu’un vrai catholique n’est pas schizophrène : il vote en catholique. Il ne met pas sa foi et l’Evangile « dans son mouchoir » ou « au fond de sa poche », quand il va voter. Il « rend à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ». Il n’oublie pas que César aussi est à Dieu. Il se souvient qu’il n’est pas possible de séparer l’homme de Dieu, ni la politique de la morale. Ceci étant, comme le soulignait une note doctrinale de la congrégation pour la doctrine de la foi[1], il existe une « légitime liberté qu’ont les citoyens catholiques de choisir, parmi les opinions politiques compatibles avec la foi et la loi morale naturelle, celle qui, selon leur propre critère, correspond le mieux aux exigences du bien commun ».

S’il vote en conscience, tout baptisé est appelé à éclairer et à former sa conscience. Le dernier Concile du Vatican dit qu’il appartient à la mission de l’Église de « porter un jugement moral, même en des matières qui touchent le domaine politique, quand les droits fondamentaux de la personne ou le salut des âmes l’exigent, en utilisant tous les moyens, et ceux-là seulement, qui sont conformes à l’Evangile et en harmonie avec le bien de tous, selon la diversité des temps et des situations » (Vatican II, GS 76, § 5). Aussi n’y a-t-il aucune honte à demander au Magistère de l’Eglise ses lumières en matière de doctrine sociale, de défense de la vie naissante et finissante, d’immigration[2], de défense de la famille et du mariage, de liberté des parents dans le choix de l’éducation à donner à leurs enfants, de recherche de la justice et de la paix, de bien commun, etc… Non seulement ce n’est pas une honte mais c’est faire preuve d’intelligence, de prudence et de sagesse que de chercher ce qu’enseigne l’Eglise sur ces sujets.

« La réalisation concrète et la diversité des circonstances engendrent généralement une pluralité d’orientations et de solutions, qui doivent toutefois être moralement acceptables. Il n’appartient pas à l’Église de formuler des solutions concrètes – et encore moins des solutions uniques – pour des questions temporelles que Dieu a laissées au jugement libre et responsable de chacun, bien qu’elle ait le droit et le devoir de prononcer des jugements moraux sur des jugements temporels, lorsque la foi et la loi morale le requièrent »[3].

Le 3 octobre dernier le conseil permanent des évêques de France a publié des « éléments de discernement »[4]. On peut le trouver facilement sur le site de la conférence des évêques.

Enfin, selon la grande Tradition de l’Eglise, nous sommes invités à prier pour ceux qui nous gouvernent et nous gouverneront. Nous pouvons dès maintenant prier pour notre Patrie et pour nos compatriotes.

 

                Abbé Laurent Spriet +



[1]  Note doctrinale concernant certaines questions sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique du 24 novembre 2002.

 

[2]  Sur la question de l’immigration nous pouvons nous reporter par exemple au CEC n° 2241 : « Les nations mieux pourvues sont tenues d’accueillir autant que faire se peut l’étranger en quête de la sécurité et des ressources vitales qu’il ne peut trouver dans son pays d’origine. Les pouvoirs publics veilleront au respect du droit naturel qui place l’hôte sous la protection de ceux qui le reçoivent. Les autorités politiques peuvent en vue du bien commun dont ils ont la charge subordonner l’exercice du droit d’immigration à diverses conditions juridiques, notamment au respect des devoirs des migrants à l’égard du pays d’adoption. L’immigré est tenu de respecter avec reconnaissance le patrimoine matériel et spirituel de son pays d’accueil, d’obéir à ses lois et de contribuer à ses charges ».

 

 

[3] Note doctrinale déjà citée.

 

[4]  « À cette lettre, nous joignons un document qui détaille quelques points qui nous semblent importants à prendre en compte en vue de ces élections. À chaque citoyen, à chacun de vous donc, il revient d'examiner comment les programmes et les projets des partis et des candidats traitent ces différents points, et de déterminer si ces approches sont cohérentes ou non avec la société dans laquelle nous voulons vivre. À chacun de vous il reviendra aussi de hiérarchiser ces différents points en vue du vote. D'autres, bien sûr, peuvent y être ajoutés ».

 

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