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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 18:21

 

 

"Réjouissez-vous ! Je le répète : Réjouissez-vous ! » Vous aurez reconnu, bien sûr, les mots de l‘introït du 3ème dimanche de l’Avent, tirés de l’épître aux Philippiens (4, 4-1). C’est une touche particulière de ce temps liturgique, qui n’échappe à personne, jeunes et anciens. La joie. Pas la joie tapageuse et superficielle, bon marché ou chère payée, promise par les spécialistes estampillés du « divertissement ». Il est triste de voir comment notre société est ballottée entre d’une part le goût de l’horreur, la fascination de la catastrophe, l’intérêt exagéré pour tout ce qui ne va pas dans la monde (il suffit de regarder ce qui retient l’attention des grands moyens de communication)  et d’autre part cet étourdissement dans les jeux, le strass et les paillettes. Il ne s’agit pas de s’enfermer et de refuser de voir le monde tel qu’il est, dans sa diversité, dans ses contradictions multiples, mais de garder du recul, de prendre de la hauteur, d’essayer d’avoir un regard de foi. La vie chrétienne est toujours située sur un sommet, entre deux pentes abruptes. Et gare à ceux qui ont le vertige !

La perte de la joie est un signe inquiétant pour notre vie spirituelle. C’est un fruit précieux du Saint-Esprit, le deuxième dans la liste établie par Saint Paul dans l’épître aux Galates (5, 22-23) et retenue par la tradition . Si nous vivons pleinement notre vie chrétienne, vie d’union au Père par le Fils dans l’Esprit -mystère trinitaire hors duquel il n’y a pas de vie chrétienne et pas de christianisme non plus- si nous vivons vraiment unis à Dieu par la grâce et la charité, alors nous goûterons infailliblement la joie parfaite dont Saint François d’Assise nous donne un exemple lumineux, lui qui était conscient des malheurs de son temps (y compris ceux de l’Eglise) mais qui transforme en objet de louange ce qui est pour le commun des mortels objet de colère ou de dépit : « Loué sois-Tu mon Seigneur … »

Voilà la vraie joie, consciente des difficultés présentes, à commencer par nos propres limites, péchés et négligences –dont souffre, hélas, le corps ecclésial tout entier-, et inébranlablement confiante en Dieu et en son amour. Chesterton disait que « la joie est le secret gigantesque du chrétien ». Celui-ci sait en effet que le Christ porte avec nous la souffrance et la mort, suites du péché, et leur donne d’être instruments de salut. Les épreuves ne sont plus un obstacle à la joie. Une souffrance physique ou morale, ou spirituelle sera toujours un obstacle au bien-être physique, moral ou spirituel, mais pas à la joie. Le Christ ne nous a-t-il pas annoncé : « Bienheureux ceux qui pleurent ! » ? Les exemples des saints sont trop nombreux pour que nous puissions en douter, et sans doute aussi notre propre expérience nous en a-t-elle donné l’illustration. Pourquoi le monde pense-t-il que le chrétien n’est pas joyeux, qu’il ne peut pas l’être, qu’au mieux il fait semblant ? 

Cultivons cette joie simple. Fuyons l’aigreur  et tout ce qui trouble cette joie sainte : la pusillanimité, le découragement, la jalousie, l’esprit de critique, l’impureté (en regards, désirs ou actions). « Bienheureux les cœurs purs, car ils verront Dieu ! ». Et n’oublions pas que sans la grâce de Dieu, nous ne pouvons rien ; c’est pourquoi nos efforts doivent être portés par la prière. Ne négligeons pas la prière de demande, la supplication, manifestation et exercice d’humilité et de confiance. Et pour vivre dans la joie, demandons l’amour des commandements de Dieu et le désir des biens qu’Il promet, comme l’exprime la magnifique collecte du 4ème dimanche après Pâques (voyez comme la liturgie est riche et belle, en Avent comme au temps pascal!): « Deus qui fidelium mentes unius efficis voluntatis, da populis tuis id amare quod praecipis, id desiderare quod promitis ; ut inter mundanas varietates ibi nostra sint corda ubi vera sunt gaudia ». « O Dieu, qui unissez les âmes de vos fidèles dans une même volonté, donnez à votre peuple d’aimer ce que Vous commandez et de désirer ce que Vous promettez, afin qu’au milieu des multiples attraits de ce monde nos cœurs demeurent fixés là où sont les vraies joies. Par le Christ Notre-Seigneur. Amen. ».

Abbé Hugues de MONTJOYE

 

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