Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 16:06

 

 


 

L

 

e 11 octobre 1962 s'ouvrait le 2ème concile du Vatican, XXIème concile œcuménique. Événement d'une ampleur jamais connue puisque 2300 Pères conciliaires étaient présents (contre 700 à l'ouverture de Vatican I et 200 à l'ouverture du concile de Trente). La fermentation intellectuelle et théologique des XIXème et XXème siècles, jointe à la crise de civilisation qu'a entraînée la fin de la Première Guerre Mondiale, et la crise existentielle et morale de l'après-guerre 40, sans parler de la crise moderniste du début du XXème siècle qui continuait son œuvre, étaient autant d'éléments peu favorables à une réception paisible du concile. L'histoire des quarante dernières années en témoigne.

Au lieu d'une présentation claire et positive de la foi de l'Eglise, une grande confusion en matière de foi s’en suivit. Pasteurs et fidèles se demandaient souvent si ce que l'Eglise croyait avant le concile était encore valable après. Presque partout, le Catéchisme Romain, dit « du concile de Trente » ou le catéchisme de saint Pie X étaient mis aux oubliettes. Quel vide alors !

Le Pape Paul VI, conscient de cette crise, chercha à y porter remède : les audiences publiques place Saint-Pierre lui donnèrent l'occasion de remettre les pendules à l'heure, mais qui l'écoutait ? Il semblait prêcher dans le désert. Il résolut, devant l'ampleur de la contestation, qui ne visait pas seulement un article du credo mais l’ensemble de la foi, de promulguer une année de la foi et de donner à l'Eglise pour clôturer cette année un texte sûr et complet qui dissipe ce qu'il appellera quelques années plus tard les « fumées de Satan entrées dans l'Eglise ». Ce sera la Profession de foi du 30 juin 1968, appelée aussi le « Credo du Peuple de Dieu ». Texte magnifique et dense, que le Pape Benoît XVI nous invite à lire ou à relire cette année. Nous en avons commandé une centaine d’exemplaires pour permettre à tous ceux qui ne connaissent pas ce texte de se le procurer (1 € à la procure de Saint-Georges). Pas plus que l'encyclique « Mysterium fidei » (1965) sur l'Eucharistie ou qu' « Humanae Vitae » (1968) sur la régulation des naissances, le credo du 30 juin ne convainquit les contestataires, et beaucoup de fidèles demeurèrent encore dans la nuit du doute (souvent élevé au rang de vertu), de l'ignorance et du scepticisme.

Il faudra attendre le long et riche pontificat du Bienheureux Jean-Paul II pour voir briller à nouveau aux yeux de tous la lumineuse doctrine catholique. C'est le Catéchisme de l'Eglise Catholique promulgué en 1992 qui sortit les fidèles de bonne volonté des ornières dans lesquelles ils s'étaient souvent empêtrés. Sa structure reprend volontairement celle du catéchisme du concile de Trente : l'étude du Credo (I) ou la foi crue, des sacrements (II) ou la foi célébrée, des dix commandements (III) ou la foi vécue et du Notre Père (IV) ou la foi priée. Voilà la foi de l'Eglise, Mère et Maîtresse, à laquelle nous adhérons de tout notre cœur, comme enfants de Dieu et de l'Eglise ! Les grands dogmes évacués par des pans entiers de la théologie d'après-guerre, comme le péché originel, le caractère sacrificiel de la messe, la virginité perpétuelle de Marie, son Immaculée Conception ou encore les fins dernières avec la réalité de l'enfer éternel, tout cela est réaffirmé comme dogmes de foi auxquels tout fidèle doit se soumettre. Les apports nouveaux du CEC ne manquent pas, surtout dans la partie morale, largement inspirée de la Somme Théologique de saint Thomas d'Aquin et particulièrement réussie. L’Eglise a puisé dans son trésor du neuf et de l’ancien, « nova et vetera » (cf. Mt 13,52). Nous pouvons y voir un signe de l'enrichissement permanent de notre connaissance des mystères divins, dans un développement homogène et sans rupture avec la foi reçue des apôtres et transmise jusqu'à nous par l'Eglise.

Année de la Foi 2012-2013Le Pape Benoît XVI aime à dire que le vrai fruit du concile, son fruit mûr, c'est le Catéchisme de l'Eglise Catholique (cf. Lettre Apostolique Porta Fidei du 11 octobre 2011). Il a d'ailleurs voulu associer à la célébration des 50 ans de l'ouverture de Vatican II la célébration des 20 ans du CEC. Un tel ouvrage, qui devait servir de référence aux futurs catéchismes nationaux ou diocésains, devait lui-même être complété par un abrégé, donnant de façon rapide, sous forme de questions-réponses la doctrine développée dans le CEC. Ce sera le « Compendium » ou abrégé du Catéchisme de l'Eglise Catholique, publié en 2005 au début du pontificat de Benoît XVI. A recommander à tous ceux qui veulent reprendre les bases, ayant peut-être eu un catéchisme un peu léger, ou les souvenirs s'étant un peu estompés (7 €).

Dans l’Homélie pour la Messe Chrismale 2012, Benoît XVI affirmait : « L'Année de la Foi, le souvenir de l'ouverture de Concile Vatican II il y a 50 ans, doivent être pour nous l’occasion d'annoncer le message de la foi avec un nouveau zèle et une nouvelle joie. Nous trouvons naturellement ce message de façon fondamentale et primaire dans l'Écriture Sainte, que nous ne lirons et méditerons jamais assez. Mais là, nous faisons tous l'expérience que nous avons besoin d'aide pour la transmettre correctement dans le présent, pour qu'elle touche vraiment notre cœur. Cette aide nous la trouvons en premier lieu dans la parole de l'Église enseignante : les textes du Concile Vatican II et le Catéchisme de l'Eglise Catholique sont des instruments essentiels qui indiquent de façon authentique ce que l’Eglise croit, à partir de la Parole de Dieu. Et naturellement, tout le trésor des documents que le Pape Jean-Paul II nous a offerts fait partie également de cette parole, et nous sommes encore loin de l’avoir exploité jusqu'au bout ».

Puisque nous sommes à Lyon, nous ne pouvons pas oublier la Vénérable Pauline Jaricot et  l'Année jubilaire en l’honneur des 150 ans de son entrée dans la Vie. Fondatrice de la Propagation de la Foi et des Œuvres Pontificales Missionnaires, ainsi que du Rosaire Vivant, elle peut et doit nous servir de modèle en cette année de la foi, de sorte que nous ayons aussi le zèle pour propager la foi. Ne gardons pas la lampe sous le boisseau ! Si le chrétien est sel de la terre, levain enfoui et caché dans la pâte du monde, il doit être aussi lumière du monde, en reflétant la lumière du Christ. Il doit témoigner de sa foi, et nous savons que nombreux sont ceux qui aujourd’hui le font dans des circonstances difficiles, parfois même héroïques.

Chez Pauline Jaricot, le souci de l’évangélisation, le souci des pauvres et le souci de nourrir sa propre foi dans une vie de prière authentique ne s’opposent pas mais se soutiennent mutuellement. Prions le rosaire en ce mois d’octobre, chaque jour si possible. Prions Marie, « celle qui a cru » et demandons-lui qu’elle nous apprenne à écouter et à garder la Parole de Dieu, pour la méditer dans notre cœur.

Le diocèse de Lyon, qui se rassemble autour du cardinal le 14 octobre pour fêter les 50 ans de l’ouverture du concile, veut redire aux hommes la grande joie portée au monde par le Christ : non pas simplement le bonheur mais la béatitude. C’est la joie de la foi reçue et partagée, la joie des enfants de Dieu libérés des chaines pesantes du péché.  « Bienheureux les invités à la fête ». Nous sommes tous invités. Nous répondrons à l’invitation pour témoigner de notre respect filial et aussi de notre sympathie pour le Cardinal Barbarin, qui a traversé une petite tempête médiatique, suite aux propos tenus dans la presse (et parfois rapportés de façon déformée). Les sujets de société sont graves et nous nous réjouissons que nos évêques fassent entendre la voix de l’Eglise. Ils y ont été encouragés récemment encore par le Pape.  

La fête ce n’est pas seulement le rassemblement d’Eurexpo, mais chaque messe, qui nous introduit dans la grande liturgie céleste, où les anges chantent le triple « Sanctus » et où tous les élus partagent avec le Christ la joie de la victoire sur le péché et sur la mort. Victoire totale et définitive obtenue sur l’arbre de la Croix par le sacrifice du Fils de Dieu mort pour nos péchés, sacrifice renouvelé chaque jour sur nos autels. La liturgie n’appelle-t-elle pas l’Eucharistie « Mysterium fidei » « le mystère de la foi » (cf. les paroles de la consécration) ?  C’est bien le résumé de tous les mystères de la foi. C’est pourquoi nous devons entourer le Saint-Sacrifice de la Messe d’un amour tout spécial, nous en approcher avec amour et tremblement, saisi d’un profond respect, recevoir le Corps sacré de Notre Seigneur Jésus Christ avec le même respect et le même amour que Marie quand elle reçut son Divin Fils dans ses bras pour la première ou pour la dernière fois.

Abbé Hugues de Montjoye +

Recteur

Partager cet article

Repost 0
Published by Eglise Saint-Georges - dans BULLETIN - FORMATION
commenter cet article

commentaires

 

 

Retrouvez toute l'actualité de Saint-Georges sur son nouveau site :

 

http://eglisesaintgeorges.com/

Rechercher

Consultez

le dernier bulletin paroissial

  Novembre 2012

Inscription à l'adoration du 1er vendredi du mois

ici

Inscription au service fleurs

ici

APOSTOLAT DE LA PRIERE

2012


(Du Vatican, le 31 décembre 2008 ;
Agence Fides 3/2/2009)

-wsb-480x623-PapstBenedikt36.jpg 

Septembre 2012

Intentions du Saint-Père

 

Intention Générale :

 

 

 

Pour que les responsables politiques agissent toujours avec honnêteté, intégrité et amour de la vérité. 

 

 

 

Intention Missionnaire

 

   Pour que les communautés chrétiennes se rendent disponibles à l’envoi de missionnaires, prêtres, laïcs, et augmentent leur soutien concret en faveur des Eglises les plus pauvres.