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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 15:56

Les évêques français se rendront à Rome en groupe de 3 grandes régions entre le 20 septembre et le 3 décembre 2012 pour leur visite ad limina (sous-entendu « ad limina Apostolorum » « près du tombeau des apôtres saint Pierre et saint Paul »). Ces visites ont lieu pour tous les évêques du monde entier tous les 5 ans à Rome auprès du successeur de Pierre. 

Les Provinces de Rouen, Rennes, Poitiers, Tours et Bordeaux inaugurent ce mois-ci les visites des évêques français du jeudi 20 au samedi 29 septembre, suivies par les Provinces de Lille, Reims, Paris, Besançon, Dijon, ainsi que les diocèses de Strasbourg et Metz, le diocèse aux Armées et les diocèses des Orientaux en France, du lundi 12 au jeudi 22 novembre, puis par les Provinces de Clermont, Lyon, Marseille, Montpellier et Toulouse, du vendredi 23 novembre au lundi 3 décembre.      

De nombreuses rencontres sont organisées dans les différents dicastères (sorte de « ministères » du Saint Siège).

Le Pape recevra ensemble les évêques de chaque Province et des rencontres communes des évêques présents avec lui auront lieu les samedi 22 septembre, samedi 17 novembre et lundi 26 novembre, pendant lesquelles seront prononcés des discours du cardinal présidant la délégation et du Saint-Père. Par ailleurs, l'ambassadeur de France près le Saint-Siège recevra les évêques à l'occasion de cette venue à Rome. Ces visites ad limina sont l'occasion de faire le point sur la vie de l'Eglise en France. Nous aurons à cœur de prier spécialement pour nos évêques durant cette période afin que leur pèlerinage porte les meilleurs fruits possibles.


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Les visites « ad limina » ont donc commencé à Rome. Actuellement ce sont les Provinces ecclésiastiques de Rouen, Rennes, Tours, Poitiers et Bordeaux qui sont en pèlerinage. En d’autres termes, c’est tout « l’Ouest de la France » qui se trouve auprès du successeur de Pierre et de ses plus proches collaborateurs romains.

Avant de porter notre attention sur le message du pape délivré à nos évêques, nous pouvons tout d’abord relever quelques passages importants de l’allocution adressée au Saint-Père par le Cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux. Avec lucidité, le Cardinal Ricard fait mention du « processus de sécularisation »  qui marque la France c’est-à-dire du mouvement « d’éloignement de la société vis-à-vis de l'Église, et plus largement vis-à-vis de la foi ou des références chrétiennes » (sic). A cela nos diocèses doivent répondre en se « risquant à une première annonce de la foi ». Pour ce faire, le « renouveau de l'évangélisation ne peut passer que par un renouveau de vitalité des communautés chrétiennes elles-mêmes » souligne le Cardinal. Et de conclure en évoquant le problème de la baisse du nombre de prêtres : « Vous connaissez, Très Saint Père, la vive préoccupation qui est la nôtre d'appeler au ministère presbytéral » (…) « Nous sentons bien que l'urgence évangélisatrice aujourd'hui réside moins dans le quadrillage du terrain que dans la constitution de pôles missionnaires, source de rayonnement et d’initiatives apostoliques ».

Voyons maintenant la « réponse » du pape. Ce qui frappe sans doute en premier lieu dans l’allocution du pape aux évêques du « grand Ouest » c’est sa connaissance des problématiques françaises. Non, décidément, le pape n’ignore pas ce qui se vit en France… Non seulement Benoit XVI n’ignore rien mais encore il a une vision haute, large et profonde de la situation. Ses conseils n’en sont que plus opportuns et lumineux.

Ainsi que retenir essentiellement de ce premier discours à nos évêques ? Après avoir évoqué les « racines chrétiennes de la France », « votre beau pays qui est cher à mon cœur », le pape a rappelé que « la France possède une longue tradition spirituelle et missionnaire, au point qu’elle a pu être qualifiée par le bienheureux Jean-Paul II, d’« éducatrice des peuples » (Homélie, Le Bourget, 30 juin 1980). 

Au sujet de la « nouvelle évangélisation », le pape a précisé : « l'évangélisation n'est pas d'abord affaire de structures. Elle est relation au Seigneur ! ». C’est dans cette perspective, « pour stimuler les fidèles du monde entier, que j’ai proposé l’Année de la foi (…) L’Année de la foi est une invitation à une conversion authentique et renouvelée au Seigneur, unique Sauveur du monde » (Porta Fidei, n. 6). 

Le pape a ensuite rappelé aux évêques qu’ils devaient être « pères de leurs prêtres » agissant envers eux « avec un cœur de père et de mère » (sic) en portant une « attention particulière à ceux qui sont d’une ordination récente et ceux qui sont dans le besoin ou âgés ». « La surcharge de travail qui pèse sur vos prêtres crée une obligation accrue de « veiller à leur bien, matériel d’abord, mais surtout spirituel » (Presbyterorum ordinis, n. 7), car vous avez reçu la responsabilité de la sainteté de vos prêtres, sachant bien que, comme je vous le disais à Lourdes, « leur vie spirituelle est le fondement de leur vie apostolique » et, par suite, le garant de la fécondité de tout leur ministère ». « De nos jours sans doute, les ouvriers de l’Évangile sont en petit nombre. Il est donc urgent de demander au Père d’envoyer des ouvriers à sa moisson (cf. Lc 10, 2). Il faut prier et faire prier pour cette intention et je vous encourage à suivre avec la plus grande attention la formation des séminaristes ».

Le pape a confirmé la volonté de nos évêques de développer la « qualité des célébrations [liturgiques] et une riche expérience communautaire, tout en appelant à une nouvelle valorisation du dimanche ». Il a mis en garde nos évêques en disant : « La solution des problèmes pastoraux diocésains qui se présentent ne saurait se limiter à des questions d’organisation, pour importantes qu’elles soient ». (…) « Le risque existe de mettre l'accent sur la recherche de l'efficacité avec une sorte de «bureaucratisation de la pastorale», en se focalisant sur les structures, sur l’organisation et les programmes, qui peuvent devenir « autoréférentiels », à usage exclusif des membres de ces structures. Celles-ci n'auraient alors que peu d’impact sur la vie des chrétiens éloignés de la pratique régulière ». (…) « L'évangélisation demande, en revanche, de partir de la rencontre avec le Seigneur, dans un dialogue établi dans la prière, puis de se concentrer sur le témoignage à donner afin d’aider nos contemporains à reconnaître et à redécouvrir les signes de la présence de Dieu ».

(…) « Je sais aussi qu’un peu partout dans votre pays des temps d’adoration  [eucharistique] sont proposés aux fidèles. Je m’en réjouis profondément et vous encourage à faire du Christ présent dans l’Eucharistie la source et le sommet de la vie chrétienne ». Le pape a souhaité rappeler la place du prêtre dans la vie de l’Eglise telle que le Christ l’a voulue en mettant bien en valeur la différence de nature et non de degré qui existe entre le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel (cf. Lumen Gentium   n.10). « La tâche spécifique des fidèles  laïcs  est l’animation chrétienne des réalités temporelles au sein desquelles ils agissent de leur propre initiative et de façon autonome, à la lumière de la foi et de l’enseignement de l’Église (cf. Gaudium et spes, n. 43) » (...) « Vous avez en [sainte Jeanne d’Arc] un modèle de sainteté laïque au service du bien commun ».

« D’autre part, on doit garder la fidélité au dépôt intégral de la foi telle qu’elle est enseignée par le  Magistère  authentique et professée par toute l’Église ».

« [La famille]  est menacée en bien des endroits, par suite d’une conception de la nature humaine qui s’avère défectueuse. Défendre la vie et la famille dans la société n’est en rien rétrograde, mais plutôt prophétique car cela revient à promouvoir des valeurs qui permettent le plein épanouissement de la personne humaine, créée à l’image et à la ressemblance de Dieu (cf. Gn 1, 26) ».

 « D’autre part, à l’évêque diocésain revient le devoir de « défendre l’unité de l’Église tout entière » (CIC, can. 392 § 1), dans la portion du Peuple de Dieu qui lui est confiée, bien qu’en son sein, s’expriment légitimement des sensibilités différentes qui méritent de faire l’objet d’une égale sollicitude pastorale ».

« Les attentes particulières des nouvelles générations demandent qu’une  catéchèse appropriée leur soit proposée afin qu’ils trouvent toute leur place dans la communauté croyante ».

 Le pape a enfin salué l’initiative française baptisée « Diaconia 2013 » destinée à servir nos frères, particulièrement les plus fragiles et il a conclu son discours par le souhait suivant : « Que par l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie, patronne de votre cher pays, et celle des saintes co-patronnes Jeanne d’Arc et Thérèse de Lisieux, Dieu vous bénisse et bénisse la France ! » 

Notre Saint-Père a donc délivré un très riche discours à ce premier groupe d’évêques français et il nous donne envie de lire ce qu’il dira bientôt aux deux autres prochains groupes !

Prochain rendez-vous : du 12 au 22 novembre avec les évêques des provinces du Nord et de l’Est de la France y compris «Paris » (soit 39 évêques).

Pour ce premier message du pape : « Deo gratias ! »

 

Abbé Laurent Spriet +

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