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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 21:14

 

L

a commémoration de tous les fidèles défunts (2 novembre) est l'occasion de penser plus intensément au but de notre vie. Il ne suffit pas d'y penser une fois l'an, ni même lors des deuils qui nous affectent au cours de l'année, mais il est bon et salutaire de penser tous les jours à la mort et à ce qui doit la suivre, de nous rendre cette pensée familière. Pour les uns cette pensée les encouragera à persévérer dans l'amour de Dieu et du prochain malgré fatigues et contradictions, pour les autres elle les retiendra de pécher au moment où le frêle esquif de leur âme en butte à la tentation semble près de chavirer, pour d'autres encore elle les fera sortir d'une situation de péché, angoissante et même terrifiante pour celui qui y réfléchit un tant soit peu. Comment peut-on rester le cœur léger quand on mérite  l'enfer éternel ? Quelle légèreté effectivement, ou plutôt quelle folie ! L'Ecriture Sainte nous dit tout au contraire : « Opérez votre salut avec crainte et tremblement » (Phil. 2,12). Certes Saint Jean nous dit aussi : « L 'amour parfait bannit la crainte » (1 Jn 4,18), car nous voulons encourager la crainte filiale, don du Saint-Esprit, non la crainte servile. Le curé d'Ars, qui était hanté par la pensée du salut de ses ouailles, disait : «Dans le monde, on cache le ciel et l'enfer : le ciel, parce que si on en connaissait la beauté on voudrait y aller à tout prix ; l'enfer, parce que si on en connaissait les tourments, on voudrait les éviter coûte que coûte.» Chacun pourrait confirmer la vérité de ce propos. Puissions-nous dire comme le saint curé : « Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement. Je vous aime, ô mon Dieu, et je n'appréhende l'enfer que parce qu'on y aura jamais la douce consolation de vous aimer. » La pensée de la mort ne nous détourne pas de l'instant présent mais lui donne sa vraie perspective : un trésor mis à notre disposition pour monter vers Dieu. Quel repos dans cette pensée, quelle paix intérieure au milieu de la multitude de nos tâches et des soucis parfois accablants de nos pauvres vies ! Ne perdons pas de vue l'essentiel. Ne soyons ni grisés par les succès (parfois seulement apparents), ni abattus par les échecs (eux aussi parfois seulement apparents). Comme l'exprime un beau texte de Kippling : « Si tu peux rencontrer triomphe après défaite / Et recevoir ces deux menteurs d’'un même front ...». De même le livre de l'Imitation de Jésus-Christ nous dit : « Inquiétez-vous peu de savoir qui est pour vous ou contre vous, mais prenez soin que Dieu soit avec vous dans tout ce que vous faites » (II,2). Nous pouvons entreprendre bien des choses, nous passionner pour une œuvre ou une autre, mais finalement, tout cela n'est pas encore le Royaume de Dieu, tout cela n'est qu'accessoire et relatif. Dieu seul suffit ! « Unam petii a Domino, hanc requiram : ut inhabitem in domo Domini omnibus diebus vitae meae ut videam voluntatem Domini et visitem templum eius » (Ps 26,4) « J’ai demandé au Seigneur une seule chose, et je la rechercherai uniquement : c’est d’habiter dans la maison du Seigneur tous les jours de ma vie ; afin que je contemple les délices du Seigneur, et que je visite son temple. » Le Seigneur nous met en garde contre la dispersion, l'éclatement, l'étouffement dont nous sommes si souvent responsables. Ne cherchons pas d'excuses. Il n'y en a pas qui vaille que l'on abandonne ou que l'on délaisse, ne serait-ce qu'un moment, ce qui fait le but et le cœur de notre vie. « Une seule chose est nécessaire » (Luc 10,42). La pensée de la mort, revenons-y n'a donc rien de déprimant, rien de morbide, rien de stérile. Elle nous met dans les meilleures conditions pour bien accomplir notre mission ici-bas, notre devoir d'état, notre vocation d'homme. Elle favorise l'unité de tout notre être, corps, âme et esprit (cf 1 Thes 5,23) et de toute notre vie. Entretenons en nous le désir de voir Dieu, habituons-nous à vivre sous son regard, en sa présence, cherchons à Lui plaire en toutes choses, et la mort sera pour nous vraiment la rencontre attendue et préparée avec ferveur et grand désir et nous pourrons dire avec Sainte Thérèse de l'Enfant-jésus : « Je ne meurs pas, j'entre dans la Vie ! »

 

abbé Hugues de Montjoye

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 21:12
 

L

e dimanche 16 octobre dernier notre Saint-Père le pape a annoncé sa volonté de célébrer une « année de la foi ». Elle débutera le 11 octobre 2012 – 50e anniversaire de l’ouverture du Concile œcuménique Vatican II – et elle se conclura le 24 novembre 2013, en la solennité du Christ Roi de l’Univers (dernier dimanche de l’année liturgique dans la forme ordinaire). Les plus âgés parmi nous se souviennent sans doute que le serviteur de Dieu Paul VI avait lui-même convoqué une «Année de la Foi » analogue en 1967, à l’occasion du 19e centenaire du martyre des apôtres Pierre et Paul. Il l’avait conclue par sa magnifique « profession de foi ». Un texte majeur qui reprend les principaux points particulièrement niés ou malmenés à l’époque et qui le demeurent malheureusement aujourd’hui encore. Citons notamment l’affirmation de notre foi dans les dogmes du péché originel, de l’Eucharistie, des fins dernières. Cinquante ans après l’ouverture du Concile, le pape estime (je le cite) « qu’il est opportun de rappeler la beauté et le caractère central de la foi, l’exigence de la fortifier et de l’approfondir au niveau personnel et communautaire, et de le faire dans une perspective qui ne soit pas tant « célébratif » mais plutôt missionnaire, dans la perspective, justement, de la mission « ad gentes » (vers les païens) et de la nouvelle évangélisation ». Cette année sera donc une merveilleuse occasion de développer toujours plus notre élan et notre témoignage missionnaire. Dès cette année, à Saint-Georges, les lycéens étudient le « Youcat » (catéchisme donné par le Pape à tous les jeunes lors des dernières JMJ) mais il faudra sans doute profiter, l’an prochain, de cette « année de la foi » pour que les étudiants, les « jeunes professionnels » et les adultes se plongent sérieusement dans l’étude du « Catéchisme de l’Eglise Catholique » (et/ou de son Compendium) afin de mieux « rendre compte de l’Espérance qui est en nous » (1 P 3, 15). Il faudra aussi se demander où et comment être missionnaire ? Dès maintenant nous pouvons tous faire un petit examen de conscience : où en suis-je de mon devoir d’évangéliser, de faire connaître le Seigneur pour que mon prochain soit sauvé ? Nous sommes baptisés et confirmés afin de faire connaître et aimer le Seigneur : y sommes-nous fidèles ? Sommes-nous comme st Paul qui s’écriait : « malheur à moi si je n’évangélise pas » (1 Co 9, 16) ?

Abbé Laurent Spriet +



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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 21:11

« Serviteurs de la joie » (2 Co 1, 24)


L

’Eglise est une servante, à la suite du Verbe de Dieu qui, pour notre salut, s’est fait notre serviteur et même notre esclave (puisqu’il a voulu laver les pieds de ses apôtres comme le faisaient les esclaves dans l’Antiquité). « Le disciple n’étant pas plus grand que son Maître », chaque baptisé et confirmé est appelé par Dieu à se faire le « serviteur de la joie » de ses frères : un semeur de joie par le témoignage de notre foi. En évangélisant nous devenons de vrais serviteurs de la joie de notre prochain : de sa joie ici-bas et de sa joie éternelle en lui indiquant Jésus, « Vérité et Chemin » (Jn 14, 6) qui mène à la Vie éternellement bienheureuse. Pourquoi parler de tout cela ? Parce que « serviteurs de notre joie » est le titre que notre Archevêque a choisi pour le grand rassemblement diocésain prévu de longue date afin de commémorer (là encore) l’anniversaire de l’ouverture du 2ème Concile du Vatican. Pour ceux qui suivent bien la vie de notre diocèse et les indications pastorales de notre évêque, ce n’est pas une surprise. Au terme de ces trois années consacrées à servir l’homme tout entier, qui est corps, âme et esprit comme le dit St Paul,  il était déjà prévu de se rassembler le dimanche 14 octobre 2012. Nous savons désormais le lieu où se déroulera cet événement diocésain : « Eurexpo » de 9h30 à 16h30. Très concrètement, cette journée commencera par le rappel de notre baptême et de notre confirmation. Ensuite le saint sacrifice de la Messe sera célébré par notre Archevêque. Il ordonnera durant cette messe les diacres et les prêtres de l’année 2012. Après un pique-nique tiré du sac, chacun pourra se diriger vers une activité de son choix : musique, spectacle sur les Béatitudes, stands où seront présentés les textes du dernier Concile. Enfin, tous les participants seront envoyés en mission par notre Archevêque. Cette assemblée dominicale sera un grand « coup d’envoi » de « l’année de la foi » voulue par notre pape. Dans cette perspective, une autre manière de célébrer cette année spécialement tournée vers notre foi et vers sa transmission sera sans doute de prendre le temps de lire et d’étudier les textes de Vatican II, ce qui fut fait ces dernières années avec l'abbé de Montjoye pendant deux ans avec le groupe d'étudiants, et un an avec un groupe d'adultes. Une belle occasion de sortir de « l’esprit du Concile » et du flou impressionniste entourant ses textes et leur interprétation. Car le Concile tout le monde en parle, et personne (ou presque) ne l’a lu… Nous aurons à découvrir, à approfondir, à comprendre son enseignement dans la continuité de la Tradition de l’Eglise puisque le Magistère, assisté par l’Esprit-Saint, ne peut se contredire (cf. discours à la Curie du 22 décembre 2005 de Benoit XVI). L’année de la Foi sera ainsi l’occasion de lire ou de relire les textes du dernier concile « de manière appropriée », car ce sont « des textes qualifiés et normatifs du Magistère, à l’intérieur de la Tradition de l’Église ». « Si nous lisons (le Concile) et le recevons guidés par une juste herméneutique [interprétation], il peut être et devenir toujours davantage une grande force pour le renouveau, toujours nécessaire, de l’Église » (extrait de la lettre apostolique « Porta Fidei » qui promulgue l’ouverture de cette année de la foi). L’Eglise n’est pas née à Vatican II. Elle n’y est pas morte non plus. Elle vit avant, pendant et après Vatican II et elle continue à annoncer «la vérité toute entière » conformément à la promesse de son Seigneur et Maître, grâce à l’assistance de l’Esprit Saint. Telle est notre foi et notre joie : soyons-en les humbles et fervents serviteurs.

 Abbé Laurent Spriet +


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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 21:10

 

C

’est ainsi que s’exprimait une sainte, au début du mois de novembre, mois consacré par l’Eglise à la prière pour les âmes du Purgatoire. Il nous faut toujours prier pour celles-ci, car nos prières peuvent les délivrer. L’origine du mois des morts remonte jusqu’à la loi ancienne, jusqu’au peuple d’Israël. Il était établi que le deuil ne serait achevé, dans chaque famille, que lorsque chaque mort aurait été pleuré pendant un mois entier.

Mais qu’est-ce que le Purgatoire ? C’est l’état de ceux qui meurent dans l’amitié divine, mais qui, tout en étant assurés de leur salut éternel, ont encore besoin de purification pour entrer dans la béatitude du ciel (Compendium du catéchisme n°210).

Sainte Catherine de Gênes, au 15èmesiècle, par ses expériences mystiques, a pu nous éclairer sur les réalités du Purgatoire. Elle a consigné ce qui lui a été révélé dans le « Traité du Purgatoire » dont voici quelques extraits :

 « Je ne crois pas qu'il puisse se trouver un contentement comparable à celui d'une âme du purgatoire, à l'exception de celui des saints en paradis. Chaque jour s'accroît ce contentement par l'action de Dieu en ces âmes, action qui va croissant comme va se consumant ce qui empêche cette action divine. Cet empêchement, c'est la rouille du péché. 

[La rouille n'est pas un reste de péché, une disposition mauvaise de la volonté qui serait l'effet en l'âme des péchés qu'elle a commis durant sa vie terrestre ; c'est une souillure de l'âme, un manque de perfection, suite des péchés d'autrefois, dont la volonté s'est totalement détachée au moment de la mort.]

Le feu consume progressivement cette rouille et ainsi l'âme se découvre de plus en plus à l'influx divin.

Sa joie augmente à mesure que la rouille disparaît et que l'âme s'expose au rayon divin. Ainsi l'une croît et l'autre diminue jusqu'à ce que le temps soit accompli. Ce n'est pas la souffrance qui diminue, c'est uniquement le temps de rester dans cette peine. » (chap. 2)

« D'autre part, la peine qu'elles subissent est si extrême qu'il n'est aucune langue qui puisse l'exprimer ni aucune intelligence qui puisse en saisir la moindre étincelle. Je ne vois que ceci: que les tourments y égalent ceux de l'enfer. » (chap. 3)

« Les âmes du purgatoire sont hors d'état de pouvoir mériter encore. S'il était donné aux âmes du purgatoire de se purifier par la contrition, en un instant elles acquitteraient leur dette entière, tant serait brûlante l'impétuosité de leur contrition. Car elles voient clairement la gravité de cet empêchement qui les retient de s'unir à Dieu, leur fin et leur amour. » (chap. 15)

Ce qui ressort de ce traité, c’est à la fois, la joie indicible des âmes qui savent qu’elles vont entrer dans la vision béatifique et en même temps les souffrances insoutenables qu’elles subissent. Puisqu’elles ne peuvent plus rien faire pour elles-mêmes, il nous faut contribuer à la purification de ces âmes. Mais comment ? L’Eglise nous dit qu’en vertu de la communion des saints, les fidèles qui sont encore en pèlerinage sur la terre peuvent aider les âmes du purgatoire, en offrant pour elles des prières de suffrage, en particulier le Sacrifice de la messe, mais aussi des aumônes, des indulgences et des œuvres de pénitence (Compendium n°211).

En retour, ces âmes ont la faculté de faire valoir leurs mérites antérieurs en notre faveur. Elles ne peuvent rien obtenir pour elles-mêmes, mais les prières qu’elles font pour nous et les souffrances qu’elles endurent touchent vivement le Cœur de Dieu. Et si elles peuvent déjà nous être grandement utiles, pendant qu’elles sont dans le lieu de l’expiation, que ne feront-elles pas pour nous, lorsqu’elles seront au Ciel ! Comme elles sont reconnaissantes envers leurs bienfaiteurs !

Sainte Thérèse d’Avila, avait coutume de dire que tout ce qu’elle demandait à Dieu par l’intercession des fidèles trépassés, elle l’obtenait. Alors imitons son exemple pour délivrer les pauvres âmes du purgatoire et recevoir en échange

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 21:08

 

N

otre Dame libératrice, prenez en pitié tous nos Frères défunts, spécialement ceux qui ont le plus besoin de la miséricorde du Seigneur. Intercédez pour tous ceux qui nous ont quittés afin que s’achève en eux l’œuvre de l’Amour qui purifie. Que notre prière unie à celle de toute l’Église leur obtienne la joie qui surpasse tout désir et apporte, ici-bas, consolation et réconfort à nos frères éprouvés ou désemparés. Mère de l’Église, aidez-nous, pèlerins de la terre à mieux vivre chaque jour notre passage vers la Résurrection. Guérissez-nous de toute blessure du cœur et de l’âme. Faites de nous des témoins de l’Invisible, déjà tendus vers les biens que l’œil ne peut voir, Des apôtres de l’espérance semblables aux veilleurs de l’aube. Refuge des pécheurs et Reine de tous les saints, Rassemblez-nous tous un jour, pour la Pâque éternelle, dans la maison du Père. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 21:08


Psaume de David, avant qu’il fut oint

1 Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; qui craindrai-je ? Le Seigneur est le défenseur de ma vie ; qui pourra me faire trembler ?

2 Lorsque ceux qui veulent me perdre ont été près de fondre sur moi, comme pour dévorer ma chair ; ces mêmes ennemis qui me persécutent, ont été affaiblis et sont tombés.

3 Quand des armées seraient campées contre moi, mon cœur ne serait point effrayé ; quand on me livrerait un combat, alors même je serai encore plein de confiance.

4 J’ai demandé au Seigneur une seule chose, et je la rechercherai uniquement : c’est d’habiter dans la maison du Seigneur tous les jours de ma vie ; afin que je contemple les délices du Seigneur, et que je considère son temple.

5 Car il m’a caché dans son tabernacle ; et il m’a protégé au jour de l’affliction en me mettant dans le secret de son tabernacle : il m’a élevé sur la pierre.

6 Et dès maintenant il a élevé ma tête au-dessus de mes ennemis : j’ai fait plusieurs tours, et j’ai immolé dans son tabernacle une hostie avec des cris et des cantiques de joie ; je chanterai et je ferai retentir des hymnes à la gloire du Seigneur.

7 Exaucez, Seigneur ! la voix par laquelle j’ai crié vers vous ; ayez pitié de moi, et exaucez-moi.

8 Mon cœur vous a dit : Mes yeux vous cherchent. Je chercherai, Seigneur ! votre visage.

9 Ne détournez pas de moi votre face ; et ne vous retirez point de votre serviteur dans votre colère.

Soyez mon aide tout-puissant ; ne m’abandonnez point ; et ne me méprisez pas, ô Dieu, mon Sauveur !

10 Car mon père et ma mère m’ont quitté : mais le Seigneur s’est chargé de moi, pour en prendre soin.

11 Prescrivez-moi, Seigneur ! la loi que je dois suivre dans votre voie, et daignez à cause de mes ennemis me conduire dans le droit sentier.

12 Ne me livrez pas à la volonté de ceux qui m’affligent ; parce que des témoins d’iniquité se sont élevés contre moi, et que l’iniquité a menti contre elle-même.

13 Je crois fermement voir un jour les biens du Seigneur dans la terre des vivants.

14 Attendez le Seigneur : agissez avec courage : que votre cœur prenne une nouvelle force, et soyez ferme dans l’attente du Seigneur.


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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 21:07

Si

 


S

i tu peux voir détruit l’'ouvrage de ta vie

Et sans dire un seul mot te remettre à rebâtir,

Ou perdre d'’un seul coup le gain de cent parties

Sans un geste et sans un soupir;

 

Si tu peux être amant sans être fou d’'amour,

Si tu peux être fort sans cesser d’'être tendre

Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,

Pourtant lutter et te défendre;

 

Si tu peux supporter d'’entendre tes paroles

Travesties par des gueux pour exciter des sots,

Et d’'entendre mentir sur toi leurs bouches folles

Sans mentir toi-même d’un seul mot;

 

Si tu peux rester digne en étant populaire,

Si tu peux rester peuple en conseillant les rois

Et si tu peux aimer tous tes amis en frère

sans qu'’aucun d’eux soit tout pour toi;

Si tu sais méditer, observer et connaître

Sans jamais devenir sceptique ou destructeur;

Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,

Penser sans n'être qu'un penseur;

 

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,

Si tu peux être brave et jamais imprudent,

Si tu sais être bon, si tu sais être sage

Sans être moral ni pédant;

 

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite

Et recevoir ces deux menteurs d’'un même front,

Si tu peux conserver ton courage et ta tête

Quand tous les autres les perdront,

 

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire

Seront à tout jamais tes esclaves soumis

Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,

Tu seras un homme, mon fils.


 

Rudyard KIPPLING

poèmes écrit en 1910 traduit en français par André Maurois en 1918

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 21:05
 


N

ous célébrions les années précédentes une messe de semaine en rite lyonnais, et nous avons souhaité développer cette liturgie en la célébrant dorénavant deux fois par semaine, le samedi et le dimanche à 9h. Ce n'est pas du folklore, ce n'est pas simple curiosité archéologique ou désir de rajouter au désordre liturgique en perturbant les fidèles habitués désormais uniquement au rite romain. C'est contribuer à la richesse de l'Eglise en maintenant un rite qui n'a pas été supprimé mais est simplement tombé en désuétude. Cela nécessite une certaine « gymnastique » pour entrer dedans, même si vu de l'extérieur les différences apparaissent mineures, du moins pour la messe basse et la messe solennelle. Le cas de la messe pontificale à la Primatiale est un cas à part. Beaucoup d'entre vous ne connaissent pas le rite lyonnais. Nous avons pensé utile de vous donner quelques brèves explications et nous tâcherons de donner au fur et à mesure des bulletins quelques prières propres à ce missel très vénérable. Ce mois-ci : petit survol historique.

 

« Le diocèse de Lyon jouit d’une liturgie particulière qui remonte d’une manière générale à la période carolingienne (IX-Xe siècle) ; certaines cérémonies pourtant, sont des usages introduits entre le XIIIe et XVIIIe siècle, de la Primatiale Saint Jean, où la liturgie était observée dans toute son ampleur, comme il convient à l’église de l’évêque et du chapitre. Tel qu’il se présente aujourd’hui, le rite lyonnais est, avec celui des Chartreux et des Dominicains, une survivance des anciennes liturgies romano-françaises qui se formèrent dans nos diocèses à l’époque de Charlemagne, lorsque cet empereur imposa les livres et le cérémonial romains, les substituant à ceux de la vieille liturgie gallicane fort négligée par ailleurs.

Les origines chrétiennes de l’Eglise de Lyon, fondée par des Asiates, Pothin, Irénée, venus de Smyrne, pourraient laisser croire à des influences orientales dans les rites également. L’histoire autant que l’étude comparée des documents ne permet pas d’accepter pareille supposition : les divergences entre les liturgies d’Orient et d’Occident ne remontent pas jusqu’aux premiers siècles, et tous les livres liturgiques lyonnais, sources des rites actuels, accusent une étroite dépendance avec les textes de la liturgie romaine du VIIIe siècle.

Cette organisation de la liturgie à Lyon fut l’oeuvre de Leidrade, évêque nommé par Charlemagne et restaurateur de toute la discipline ecclésiastique ; exécutant les instructions impériales, il appliqua les usages rituels de Rome avec une fidélité que ses successeurs et le chapitre primatial maintinrent religieusement jusqu’au XIIIe siècle.

La messe pontificale lyonnaise, avec sept acolytes, sept sous-diacres, sept diacres et six prêtres assistant l’archevêque, dépend directement des «Ordos» romains carolingiens. Les rites des messes chantées à cinq ou trois ministres sont des réductions postérieures, et ceux de la messe basse, comme ceux des messes de rite romain, restent des compressions de la messe chantée, dont ils gardent le formulaire et le dispositif d’ensemble. L’Ordinaire de la messe lyonnaise est une variante de celui des messes romaines comme en avaient tant d’autres églises particulières, mais que Lyon a conservé plus strictement.Malheureusement, on n’y a pas été aussi fidèle à garder intactes les autres parties du Missel : à partir du XVIIIe, on s’est trop rapproché des livres romains de saint Pie V ou des livres parisiens, et au XIXe on n’a rien osé reprendre d’un passé que le présent ne saurait oublier ni sacrifier.

Le Propre des Saints, ou Sanctoral, est très fourni, il exprime magnifiquement la fécondité spirituelle de l’Eglise de Lyon. C’est donc l’une des parties les plus riches de sa liturgie, les notices rédigées pour chaque fête le montrent bien. Le Sanctoral Lyonnais peut se diviser en quatre sections correspondant aux quatre périodes : primitive, mérovingienne, médiévale et moderne.

Dans la première, se trouvent avec les apôtres Pothin et Irénée, les martyrs «locaux» telle que Blandine et ceux des églises tributaires de Lyon : Chalon, Tournus, Vienne, Valence, Viviers.

Dans la seconde série, toute la suite des saints évêques lyonnais, les martyrs contemporains, Rambert, Didier, Léger, Priest, les évêques voisins comme Bonnet et les fondateurs des grands monastères de la région.

Dans le troisième groupe, moins nombreux, des évêques locaux : Agobard, Barnard, Jubin, auxquels il faut joindre des saints du calendrier romain ayant eu des attaches avec Lyon : Saints Thomas de Cantorbéry, Anselme, Bonaventure...

La quatrième série est la plus compacte, allant du XVIe avec François-Régis et s’arrête momentanément au XIXe avec Thérèse Coudec, en passant par Claude La Colombière, les martyrs de septembre, le Curé d’Ars et les admirables martyrs des Missions, ainsi que Saint François de Sales mort à Lyon, St Vincent de Paul dont le coeur est vénéré à la Primatiale, et pour les serviteurs de Dieu dont on demande au Seigneur la glorification ; les martyrs lyonnais et foréziens de la Révolution, J.-P. Colin et Marcellin Champagnat, fondateur des Pères et des Frères maristes, Ozanam, Pauline Jaricot et M. Gonin pour ne nommer que les plus connus.

A tous les âges, la vie chrétienne a eu, dans la noble métropole de Gaules, ses modèles, ses héros, qui attestent de la générosité de sa foi autant que de la charité des premiers apôtres, ses Pères, qui lui apportèrent le don de la grâce au Christ. »

 

Introduction d’une édition lyonnaise du Missel Quotidien et Vespéral du Révérend Père Morin, 1850.


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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 21:03

 

Une belle robe blanche à paillettes en or à l’église Saint-Georges de Lyon

           


L

’été dernier, de juillet à août, la Providence me fit vivre une expérience heureuse et inédite à l’église saint Georges de Lyon. Elle mit à contribution plusieurs personnes aussi généreuses les unes que les autres : je pense à M. Christophe GEFFROY, directeur de La Nef, un ami de longue date, qui m’ a mis en contact avec l’abbé LEROUX, ancien recteur de l’église saint Georges; la coopération missionnaire du diocèse de Lyon ; Mgr Philippe BARBARIN qui a accepté de m’accueillir dans son diocèse et Mgr Joseph SAMA, l’évêque de Nouna au Burkina Faso, qui m’a autorisé à faire le voyage ainsi que les prêtres de la maison sainte Blandine, les abbés de MONTJOYE (nouveau recteur), SPRIET et PATTYN et bien naturellement tous les fidèles de l’église Saint-Georges qui, en communion avec leurs pasteurs, m’ont offert à la fin du séjour un joli cadeau : « une belle robe blanche à paillettes en or ».

 

      Cette robe blanche est, en effet, un don de la Vierge Marie dont j’ai eu la joie de célébrer l’Assomption avec les fidèles de saint Georges au moment où bon nombre de jeunes de France et d’ailleurs étaient tournés vers  Madrid où ils sont allés  participer aux JMJ autour du saint Père, le pape Benoît XVI. Outre qu’elle est un don de la Vierge Marie, cette robe blanche à paillettes en or est en réalité un symbole. Dans ce sens, elle est l’image de la sainteté des élus ; elle évoque la pureté de la Vierge immaculée que les fidèles de l’Eglise saint Georges aiment prier chaque soir avant la messe de 18H30. Cette robe blanche que j’ai emportée avec moi en Afrique, symbolise aussi la splendeur de Notre Seigneur Jésus-Christ que les fidèles de l’Eglise saint Georges aiment  saluer et adorer dans le Saint Sacrement. A ce sujet, je garde un bon souvenir des veilles d’adoration, les premiers vendredis du mois. L’âme s’élève vers Dieu quand elle se découvre à nu devant Dieu, et elle se purifie lorsque après s’être découverte indigne, elle se hâte avec foi vers Celui qui est seul capable de le rétablir dans sa dignité d’enfant de Dieu et donc de le purifier dans le sacrement de la réconciliation. Eh oui, en effet, merci à vous chers fidèles de l’église saint Georges pour la dévotion que vous avez à la Vierge Marie, je dirai à Notre Dame de Fourvière ; merci pour le désir sincère que vous avez de devenir des saints par votre fréquentation pieuse et régulière du sacrement de la Réconciliation.

 

      A l’heure où beaucoup de catholiques pensent peu à la grandeur de ce trésor de grâces, et ne le fréquentent presque plus, vous témoignez ainsi,  chers fidèles de l’église saint Georges, que pour s’approcher du Christ réellement présent dans l’Eucharistie, il convient de s’y préparer dans la joie d’un cœur contrit, purifié et réconcilié avec Dieu et avec le prochain. A la vérité, en vous accueillant au confessionnal l’ été passé, vous m’avez fait rencontrer Dieu en chacune de vos âmes que je continue de confier à la miséricorde divine afin que Lui, le miséricordieux, les garde de tout mal au milieu d’un monde perverti qui se moque de la pénitence et qui a pourtant plus que jamais besoin de la miséricorde divine.

 

      Merci encore une fois, de vos dons, reflet du don inestimable que Dieu fait de son Fils dans l’Esprit Saint ; ce don inestimable, ce don précieux  que symbolise la robe blanche à paillettes en or,  c’est, pour tout dire, le Ressuscité, le Christ, par qui et en qui, nous offrons à Dieu le Père dans l’Esprit Saint, le nouveau culte en esprit  et en vérité dont la messe tridentine est l’expression hautement manifeste et visible à travers la beauté du chant grégorien, la profondeur des textes, le silence sacré ainsi que la cohérence des attitudes et gestes  rituels ou si vous voulez, l’harmonie entre le signifiant et le signifié qui s’impose aussi bien au prêtre qu’aux fidèles chaque fois qu’est célébrée à l’autel de Dieu, la sainte Messe. Un merci particulier à mes chers amis les enfants. Certains d’entre eux ont  failli l’une ou l’autre fois altérer,  par leurs pleurs intempestifs, le climat de recueillement pendant la messe. Je souhaite que la prochaine fois, les parents les en empêchent très charitablement et juste à temps. Cette petite note négative, chers fidèles,  ne me fait pas pour autant déconsidérer votre attachement équilibré à la messe tridentine que j’ai eu la joie de célébrer avec vous et pour vous selon l’ouverture ecclésiale du Motu Proprio Summorum Pontificum promulgué par le pape Benoît XVI, le 7 juillet 2007, date anniversaire de mon ordination presbytérale. Il n’y a qu’un unique rite romain dont la messe tridentine est l’ancienne  forme en plus de la nouvelle forme du même rite ; la nouvelle étant plus répandue mais  tout aussi valide et licite que l’ancienne. On peut dire que les fidèles d’une église sont à l’image de leurs pasteurs. Merci donc à vous chers fidèles  de l’église saint Georges et à vos pasteurs pour votre ouverture ecclésiale  à la dimension de l’Eglise universelle, ouverture qu’il faudrait travailler à promouvoir afin qu’elle devienne un acquis pour tous nos frères catholiques de toutes les sensibilités dévotionnelles. Prions Notre Dame de Fourvière à cette intention et que par sa prière, la Providence nous donne de nous revoir sans trop tarder, si telle est sa volonté. Oremus pro invicem !

 

Abbé Toussaint DAMAN


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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 21:01

D

ans cette « année de l’esprit »[1] voulue par le Cardinal Barbarin pour nous préparer à la célébration du 50° anniversaire du dernier Concile, il nous est bon d’intensifier notre vie spirituelle. Non pas pour nous refermer sur nous-mêmes, non pas pour garder pour nous, égoïstement, la Bonne Nouvelle de l’Incarnation rédemptrice mais pour pouvoir nous « remplir de dieu » en vue de « donner Dieu ».

Dans cette perspective, « trois récollections pour dames » sont prévues cette année. Des tracts sont à votre disposition à l’église Saint-Georges.

J’ai voulu mettre la photo de Sainte Jeanne Beretta-Molla sur ce tract. Elle me semble un magnifique exemple de vie chrétienne « pour les dames » de notre temps. Je lui confie et ces récollections et leur rayonnement missionnaire.

Venez à ces récollections. Invitez vos amies à y participer. Surtout celles qui se sont (vraiment ou apparemment) éloignées du Seigneur.

La première récollection aura pour thème : « la sainteté : mission impossible ? » Nous serons ainsi de plain-pied au cœur de la vie spirituelle…

Abbé Laurent Spriet +



[1]               Cf. sa lettre pastorale « l’Eglise est une servante ».

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