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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 17:51

 

(tiré de la correspondance de l’Abbé V.A. BERTO

aux Anciens du foyer Notre-Dame de Joie, 27 avril 1968)

 

M

es chers grands, je vous ai annoncé, puis décrit, la con­sécration de l'autel de notre chapelle, le 3 septembre 1967. Cela m'a conduit à vous expliquer comment, avec l'aide de Dieu, nous avons pu réunir les ressources nécessaires à la reconstruction à Pontcalec du vénérable sanctuaire Sainte­ Anne de Pluméliau, et à la transformation en cloître de la non moins vénérable chapelle Sainte-Christine de Locmalo. Il me reste à remplir la promesse que je vous ai faite de vous dire aussi POURQUOI nous avons engagé des dépenses aussi énormes et « jeté plus de quarante millions dans des pierres quand tant de gens meurent de faim », selon le slogan à la mode. Est-ce qu'on se nourrit de pierres?

Non. Mais est-ce que par hasard on se nourrit de billets de banque? L'argent n'a aucune valeur comme chose, il n'a de valeur que comme signe d'échange. (…)

Nous avons acheté des matériaux et rétribué du travail. Notre argent ne s'est donc pas envolé en fumée. Nos fournis­seurs, nos ouvriers et leurs familles, en ont vécu, et, en le dépensant, à leur tour ont fait vivre d'autres fournisseurs, d'autres ouvriers qui à leur tour etc., je dis etc. parce que la circulation de l'argent est indéfinie. Cela fait toujours un certain nombre de personnes que nous avons aidées à ne pas « mourir de faim ». Il faut tout de même être sérieux. « Jeter de l'argent dans des pierres». le premier imbécile venu peut dire cela; ceux qui ont reçu de nous la juste rétribution de leur travail ne sont pas du même avis.

- Mais pourtant, pour une chapelle ?...

- Eh bien, mes chers grands, oui, pour une chapelle. Car, sans parler encore des raisons les plus belles, que je dirai tout à l'heure, cette chapelle a été élevée aussi pour qu'il y ait moins de gens à « mourir de faim ». Et elle servira à cela autant et même plus que n'importe quelle campagne de presse ou de radio contre « la faim dans le monde». Pourquoi? Parce qu'elle est un « espace de charité », c'est un foyer de l'unique vraie fraternité.

Car la fraternité humaine, recherchée sans ou contre la fraternité chrétienne, est une chimère, une illusion meurtrière. (…) A cause du péché originel, des péchés personnels de chacun, de l'action des mauvais anges, et des précurseurs de l'Antéchrist, l'homme est beaucoup plus porté à être un loup pour l'homme qu'un frère, et cette triple cause d'égoïsme, de haine et de crime ne sera jamais vaincue tout à fait qu'à la fin des temps, par le retour en gloire de Notre Seigneur : elle ne peut l'être, partiellement que par ceux qui l'aiment et aiment leur pro­chain à cause de lui. Il n'y aura jamais de « fraternité hu­maine » que celle qui sera identique à la charité chrétienne.

- Alors, la paix universelle n'arrivera que par la conver­sion universelle?

- Oui.

- Mais cela n'arrivera jamais!

- Non.

- Mon Père, vous n'êtes pas encourageant.

- Ni décourageant non plus: la vérité ne décourage jamais.

C'est l'illusion qui est décourageante, parce qu'elle ne mène qu'à des déceptions qui vous cassent bras et jambes. Dieu ne permettra jamais que les hommes se suffisent en le laissant de côté.  (...) Jamais le monde ne sera fraternel, mais nous pouvons et nous devons travailler à le rendre un peu plus fraternel, non pas en cherchant la « fraternité» comme un bien direc­tement accessible, mais en cherchant le règne de Dieu, selon la parole de Notre-Seigneur « Cherchez d'abord le règne de Dieu et sa justice, et le reste vous viendra par-dessus le mar­ché ». Ce qui nous ramène à notre chapelle, « espace de cha­rité » 

 

O

n en sort meilleur qu'on y est entré, et je pourrais mettre ici le point final, j'ai tout dit, je ne peux plus que délayer. Ce n'est pas un monopole, c'est vrai de toutes les églises du monde, de la Coupole de gloire qui couronne la tombe de Saint  Pierre, au plus humble oratoire perdu dans les champs, et c'est pourquoi, plus il y aura d'églises dans le monde, moins il y aura d'hommes à mourir de faim. Car sortir meilleur qu'on est entré, qu'est-ce que cela veut dire? Cela veut dire que pour avoir passé quelques instants dans cet « espace de charité », si on ne sort pas le saint qu'on devrait être, néan­moins on sort l'âme remplie de pensées plus hautes, plus géné­reuses, plus nobles, le cœur moins englué dans l'égoïsme, dans J'orgueil, dans l'appétit du plaisir, dans le caprice, plus ouvert au prochain, plus porté à la miséricorde, à la pitié, à l'indul­gence, à la douceur, à la justice, plus résolu à secourir, à par­tager, à s'attendrir, à aimer enfin. On entend l'appel de la misère humaine, l'appel des souffrants, l'appel des pauvres, l'appel du sang innocent qui crie vers Dieu.  On entend la voix des pierres, des sculptures, des verrières qui nous disent: « Ce n'est pas pour nous que nous sommes belles, c'est pour le Sei­gneur Dieu. Prends de notre beauté; prends, prends donc, nous n'en sommes pas jalouses, nous en sommes prodigues; embellis-toi d'y baigner, fais-toi un beau cœur pour Dieu. Et agrandis-toi. Vois que nous ne sommes pas restées entassées vainement en un monceau difforme, hostile, impénétrable. Nous nous sommes élancées et élargies autant que notre nom­bre le pouvait permettre; entre les murs de notre granit, la lumière adoucie de nos baies, les chênes où nous sommes gravées, nous avons enclos dans notre harmonie un espace d'adoration et de louange, un espace de recueillement et de prière, un espace de charité. Fais comme nous, élance vers Dieu ton cœur appesanti, dilate pour tes frères ton cœur rétréci».

 

Tel est, mes chers grands, l'enseignement de notre chapelle, le même que celui de toutes les églises. Sœur discrète des hau­tes cathédrales, pendant des années et des siècles, elle le dis­tribuera à tout venant, à commencer par vous, qui avez besoin comme chacun de devenir meilleurs. Puisque, comme l'a dit Elisabeth Leseur, « Toute âme qui s'élève élève le monde », calculez, si vous pouvez, combien d'âmes élèvera notre chapelle, de combien elle élèvera ce pauvre monde, et dites-moi, droit dans les yeux, si cela ne valait pas les qua­rante millions, et le double s'il eût fallu?

 

O

r, tenez-vous bien, ne tombez pas à la renverse, ne vous évanouissez pas, je n'ai pas dit le principal, je l’ai tout juste effleuré un peu plus haut. Oui, la chapelle est un espace de charité; oui, elle est un foyer de fraternité; oui, elle est un commandement qu'il y ait moins d'hommes à mourir de faim, mais elle n'est cela que secondairement; premièrement, elle est la Maison de Dieu, elle est l'abri du Saint-Sacrement, et surtout elle est le lieu du Sacrifice seul digne de la gloire divine. N'existât-elle que pour Dieu seul (ce qui est impossible, car il est impossible d'aimer Dieu sans aimer son prochain), ce serait encore trop peu pour elle d'être mille fois plus belle que nous n'avons pu la faire. Il y a longtemps qu'on a remar­qué que l'homme est le prêtre de la création: combien plus les chrétiens! Dans cet univers immense où son auteur a mis tant de variétés, n'est-il pas du devoir de l'homme de choisir pour la seule gloire de Dieu ce qui s'y trouve de plus pré­cieux, en y employant son intelligence, son instinct du beau, le labeur de son esprit et de ses mains, toutes choses dont Dieu même l’a pourvu, seul de tous les êtres corporels, en le plaçant au-dessous des anges, au-dessus des animaux ? Nous sommes si pourris de faux « Humanisme », mes chers grands, que nous ne savons même plus regarder Dieu, nous agenouiller devant sa Majesté, et comme le dit saint Thomas dans l'Adoro Te : « laisser notre cœur défaillir en le contemplant ». Alors nous devenons avares, nous lésinons : il ne s'agit que de Dieu, n'est-ce pas ? Réservons notre richesse pour construire Babel ! Cette avarice, cette lésinerie des hommes envers Dieu, n'est-elle pas horrible ? Au contraire, rien de trop beau, rien de trop précieux pour Dieu ; que l'homme emploie enfin pour glorifier son Seigneur un peu de générosité, se servant pour cela des biens mêmes qu'il a reçus de Lui, au lieu de se les approprier tous jalousement, sans lui en offrir une parcelle. (…)

 

Au lieu que la générosité pour Dieu déborde d'elle-même, en générosité pour les pauvres. Non seulement (comme je vous l’ai dit plus haut), parce que « l'espace de charité» dilate lescœurs, mais parce que la beauté recherchée pour Dieu est à peu près la seule beauté gratuite. On paie pour aller au spectacle, on paie pour entrer dans les musées, on paie pour visiter les monuments, on paie déjà en certains lieux, on paiera bientôt partout - chose vraiment sordide, injure rapace à la magnificence du Créateur - pour admirer un site. Barrières partout, gardiens partout, tickets partout, redevances et pourboires partout. Ô vautours! ô cupides usuriers de l'univers ! Il ne reste aux pauvres que les églises. Parce qu'elles sont faites pour Dieu, elles sont à eux. « Entrez donc, chers pauvres, c'est pour rien» ; ça ne leur arrive pas souvent, aux pauvres, de recevoir pareille invitation ! Ils entrent, fatigués, errant, la faim au ventre, on ne leur demande même pas s'ils ont la foi, s'ils viennent vraiment prier : de toute manière, c'est pour rien. Et l'accueillante église leur offre ses trésors, les forêts de piliers, les voûtes vertigineuses, le peuple des statues, les ciselures des autels, le prodige lumineux des verrières, et, s'il y a office, les torrents sonores des orgues, le cristal des manécanteries ; c'est pour rien, il en restera autant pour les autres. Ils puisent à pleines mains, à pleines oreilles, à plein cœur s'ils veulent, on ne demande pas mieux, c'est pour rien. Tout cela a coûté cher, très cher, des millions de millions à travers le monde, mais à d'autres qu'à vous, chers pauvres, et parce que cela a été fait pour Dieu, c'est gratuit pour vous.

 

Mes chers grands, voilà le POURQUOI de notre chapelle. Ce n'est pas Notre-Dame de Paris, ou de Reims, ou de Chartres, ce n'est pas Sainte-Marie-Majeure, ce n'est que Notre-Dame de Joie, fleur champêtre de Bretagne. Mais elle tient de ses sœurs illustres, elle est de leur famille, elle parle leur langage, et c'est le langage de Jésus-Christ Notre Seigneur, le seul que le monde ait vraiment besoin d'entendre: « L'homme ne vit pas seulement de pain ; adorez Dieu et servez-le ; cherchez son règne, et le reste vous sera donné par surcroît ». (…)

 

Abbé V-A BERTO (1900-1968)       

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 17:48

 

J

e connais ta misère, les combats et les tribulations de ton âme ; la faiblesse et les infirmités de ton corps ; je sais ta lâcheté, tes péchés, tes défaillances ; je te dis quand même : Donne-moi ton cœur, aime-moi tel que tu es.

Si tu attends d’être un ange pour te livrer à l’amour, tu ne M’aimeras jamais. Même si tu retombes souvent dans ces fautes que tu voudras ne jamais connaître, même si tu es lâche dans la pratique de la vertu, je ne te permets pas de ne pas M’aimer. Aime-moi tel que tu es.

A chaque instant et dans quelque position que tu te trouves, dans la ferveur et dans la sécheresse, dans la fidélité ou dans l’infidélité. Aime-moi tel que tu es.

Je veux l’amour de ton cœur indigent ; si pour M’aimer, tu attends d’être parfait, tu ne M’aimeras jamais. Ne pourrais-je pas faire de chaque grain de sable un séraphin tout radieux de pureté, de noblesse et d’amour ? Ne pourrais-je pas, d’un seul signe de ma volonté, faire surgir du néant des milliers de saints, mille fois plus parfaits et plus aimants que ceux que j’ai créé ? Ne suis-je pas le Tout-Puissant ? Et s’il me plaît de laisser pour jamais dans le néant, ces êtres merveilleux et leur préférer ton pauvre amour ! Mon enfant, laisse-moi t’aimer, je veux ton cœur. Je compte bien te former, mais en attendant, je t’aime comme tu es.

Et je souhaite que tu fasses de même ; je désire voir, du fond de ta misère, monter l’amour. J’aime en toi jusqu’à ta faiblesse. J’aime l’amour des pauvres : je veux que, de l’indigence, s’élève continûment ce cri :  "Seigneur, je vous aime."

 C’est le chant de ton cœur qui m’importe. Qu’ai-je besoin de ta science et de tes talents ? Ce ne sont pas des vertus que je te demande, et si je t’en donnais, tu es si faible que bientôt l’amour-propre s’y mêlerait ; ne t’inquiète pas de cela. J’aurais pu te destiner à de grandes choses ; non tu seras le serviteur inutile, je te prendrai même le peu que tu as, car je t’ai créé pour l’amour.

Aime ! L’amour te fera faire tout le reste sans que tu y penses ; ne cherches qu’à remplir le moment présent de ton amour. Aujourd’hui, je me tiens à la porte de ton cœur comme un mendiant, Moi, le Seigneur des Seigneurs. Je frappe et j’attends, hâte-toi de m’ouvrir, n’allègue pas ta misère. Ton indigence, si tu la connaissais pleinement, tu mourrais de douleur. Cela seul qui pourrait me blesser le cœur, ce serait de te voir douter et manquer de confiance.

Je veux que tu penses à Moi, à chaque heure du jour et de la nuit. Je ne veux pas que tu poses l’action la plus insignifiante pour un motif autre que l’amour. Quand il te faudra souffrir, je te donnerai la force ; tu m’as donné l’amour, je te donnerai d’aimer au-delà de ce que tu as pu rêver.

Mais souviens-toi : Aime-moi tel que tu es. N’attends pas d’être un saint pour te livrer à l’Amour, sinon tu n’aimeras jamais.

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 17:47
 

N

ous invitons l’assemblée à faire un effort pour bien dire à haute voix (en semaine), ou chanter (le dimanche), les parties de la messe qui lui reviennent. S'il est recommandé d'éviter les conversations dans l'église, en particulier pendant les offices, et de parler à voix basse quand c'est nécessaire, n'ayez pas peur de répondre fort dans la liturgie. Normalement, il faut se caler sur le prêtre : s'il chuchotte, on chuchotte ; s'il parler à haute voix, on répond à haute voix, et s'il chante, on fait de même. Outre le Kyriale (Kyrie, Gloria, Sanctus, Agnus) et le Credo, il faut bien répondre aux différents dialogues de la liturgie. En particulier l’AMEN de la fin du canon, après le Per Ipsum, et qui signifie votre adhésion au sacrifice accompli sur l’autel, et qui est rop souvent inaudible, surtout en semaine. De même nous rappelons que le Pater est chanté par tous, avec le célébrant. Les fidèles sont invités à le réciter aussi avec le prêtre aux messes basses. Merci.
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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 16:29

 

Chers amis,

 

(…) Profitez de ces journées pour mieux connaître le Christ et soyez certains qu’enracinés en Lui votre enthousiasme et votre joie, vos désirs d’aller plus loin, d’atteindre ce qui est plus élevé, jusqu’à Dieu, auront toujours un avenir assuré, parce que la plénitude de la vie demeure déjà en vous. Faites-la grandir à l’aide de la grâce divine, généreusement et sans médiocrité, visant sérieusement l’objectif de la sainteté. Et, face à nos faiblesses, qui parfois nous écrasent, comptons également sur la miséricorde du Seigneur, qui est toujours prêt à nous tenir de nouveau la main et qui nous offre son pardon à travers le sacrement de la Pénitence.

En construisant sur le roc inébranlable, non seulement votre vie sera solide et stable, mais elle contribuera aussi à projeter la lumière du Christ sur les jeunes de votre âge et sur toute l’humanité, en présentant une alternative valable à tous ceux qui sont tombés dans leur vie, parce que les fondements de leur existence étaient inconsistants; à tous ceux qui se contentent de suivre les courants de la mode, qui trouvent refuge dans leur intérêt immédiat, oubliant la vraie justice, ou qui s’abritent derrière leurs propres opinions au lieu de rechercher la pure vérité. (…)

Chers amis, soyez prudents et sages, bâtissez votre vie sur le fondement solide qu’est le Christ. Cette sagesse et cette prudence guideront vos pas, rien ne vous fera trembler et la paix règnera dans votre cœur. Alors, vous serez heureux, contents, et votre joie se communiquera aux autres. Ils se demanderont quel est le secret de votre vie et ils découvriront que le roc qui soutient tout l’édifice et sur lequel s’appuie toute votre existence est la personne même du Christ, votre ami, frère et Seigneur, le fils de Dieu fait homme, qui donne consistance à tout l’univers. Il est mort pour nous et il est ressuscité pour que nous ayons la vie et, à présent, depuis le trône du Père, il demeure vivant et proche de tous les hommes, veillant continuellement avec amour sur chacun de nous.

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 16:28

 

Chers jeunes,

(…) Pendant que nous avancions avec Jésus pour arriver au sommet du don de lui-même au calvaire, les paroles de saint Paul nous sont venus en mémoire : « Le Christ m’a aimé et il s’est livré pour moi » (Ga 2, 20). Devant un tel amour si désintéressé, pleins d’étonnement et de gratitude, nous nous demandons maintenant : Que ferons-nous nous-autres pour lui ? Quelle réponse lui donnerons-nous ? Saint Jean le dit clairement : « À ceci nous avons connu l’amour : celui-là a donné sa vie pour nous. Et nous devons, nous aussi, donner notre vie pour nos frères » (1 Jn 3 , 16). La passion du Christ nous pousse à charger sur nos épaules la souffrance du monde, avec la certitude que Dieu n’est pas quelqu’un qui est distant ou lointain de l’homme et de ses vicissitudes. Au contraire, il s’est fait l’un d’entre nous « pour pouvoir compatir avec l'homme de manière très réelle, dans la chair et le sang ... De là, dans toute souffrance humaine est entré quelqu'un qui partage la souffrance et la patience; de là se répand dans toute souffrance la consolation; la consolation de l'amour qui vient de Dieu et ainsi surgit l'étoile de l'espérance» (Spes salvi, 39).

Chers jeunes, que l’amour du Christ pour nous augmente votre joie et vous aide à être proches de ceux qui sont dans le besoin. Vous qui êtes très sensibles à l’idée de partager la vie avec les autres, ne passez pas à côté de la souffrance humaine, où Dieu espère en vous afin que vous puissiez donner le meilleur de vous-mêmes : votre capacité d’aimer et de compatir. Les diverses formes de souffrance qui, tout au long du chemin de croix, ont défilé devant vos yeux, sont des appels du Seigneur pour édifier nos vies en suivant ses traces et pour faire de nous des signes de sa consolation et de son salut : « Souffrir avec l'autre, pour les autres; souffrir par amour de la vérité et de la justice; souffrir à cause de l'amour et pour devenir une personne qui aime vraiment – ce sont des éléments fondamentaux d'humanité; leur abandon détruirait l'homme lui-même » (ibid.).

Sachons recevoir ces leçons et les mettre en pratique ! Pour cela, regardons vers le Christ, cloué sur un bois rude, et demandons-lui qu’il nous montre cette sagesse mystérieuse de la croix par laquelle l’homme vit. La croix n’a pas été le développement d’un échec, sinon la manière d’exprimer le don aimant qui arrive jusqu’à un don plus grand : celui de sa propre vie. Le Père a désiré aimer les hommes dans l’accolade de son Fils crucifié par amour. Par sa forme et sa signification, la croix représente cet amour du Père et du Christ pour les hommes. En elle, nous reconnaissons l’image de l’amour suprême, où nous apprenons à aimer ce que Dieu aime et comme il le fait : c’est elle la Bonne Nouvelle qui redonne l’espérance au monde.

Tournons maintenant nos yeux vers la Vierge Marie qui nous fut donnée pour mère au calvaire, et supplions-la de nous soutenir par sa protection aimante sur le chemin de la vie, en particulier quand nous passons à travers la nuit de la souffrance, afin que nous réussissions comme elle à demeurer fermes dans la foi au pied de la croix. Merci beaucoup.

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 16:27

 

Chers jeunes,

 

(…)Comment un jeune peut-il être fidèle à la foi chrétienne et vivre en cherchant à atteindre de grands idéaux dans la société actuelle ? Dans l’évangile que nous avons écouté, Jésus nous donne une réponse à cette question importante : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés ; demeurez dans mon amour » (Jn 15, 9).

Oui, chers amis, Dieu nous aime. Telle est la grande vérité de notre vie, celle qui donne sens à tout le reste. Nous ne sommes pas le fruit du hasard ou de l’irrationnel, mais, à l’origine de notre existence, il y a un projet d’amour de Dieu. Demeurer dans son amour, c’est vivre enraciné dans la foi, parce que la foi n’est pas la simple acceptation de vérités abstraites, mais une relation intime avec le Christ qui nous amène à ouvrir notre cœur à ce mystère d’amour et à vivre comme des personnes qui se savent aimées de Dieu.

Si vous demeurez dans l’amour du Christ, enracinés dans la foi, vous rencontrerez, même au milieu des contradictions et des souffrances, la source de la joie et de l’allégresse. La foi ne s’oppose pas à vos idéaux les plus élevés ; au contraire, elle les exalte et les porte à leur perfection. Chers jeunes, ne vous conformez pas à moins qu’à la Vérité et à l’Amour, ne vous conformez pas à moins qu’au Christ.

C’est précisément maintenant au moment où la culture relativiste dominante refuse et déprécie la recherche de la vérité – la plus haute aspiration de l’esprit humain – que nous devons proposer avec courage et humilité la valeur universelle du Christ comme sauveur de tous les hommes et source d’espérance pour notre vie. Lui, qui a pris sur lui nos afflictions, connaît bien le mystère de la douleur humaine et montre sa présence aimante à tous ceux qui souffrent. Ceux-ci, à leur tour, unis à la passion du Christ, participent de plus près à son œuvre de rédemption. En outre, notre attention désintéressée envers les malades et les personnes dans le besoin sera toujours un témoignage humble et silencieux du visage de la compassion de Dieu.

Chers amis, qu’aucune adversité ne vous paralyse. N’ayez pas peur du monde, ni de l’avenir, ni de votre faiblesse. Le Seigneur vous a donné de vivre en ce moment de l’histoire, pour que, grâce à votre foi, son Nom retentisse sur toute la terre. (…)

 

Chers jeunes, pour découvrir et suivre fidèlement la forme de vie à laquelle le Seigneur appelle chacun, il est indispensable de demeurer dans son amour comme des amis. Or, comment se conserve l’amitié sinon par la fréquence des rencontres, la conversation, le fait d’être ensemble et de partager les joies et les peines ? Sainte Thérèse de Jésus disait que la prière consistait à « parler de l’amitié en étant bien souvent seuls pour parler avec celui dont nous savons qu’il nous aime » (cf. Libro de la vida, 8).

Je vous invite encore à demeurer maintenant dans l’adoration du Christ réellement présent dans l’Eucharistie, à dialoguer avec Lui, à Lui exposer vos questions et à L’écouter. Chers amis, je prie pour vous de tout cœur ; je vous supplie de prier aussi pour moi. En cette nuit, demandons au Seigneur qu’attirés par la beauté de son amour, nous vivions toujours fidèlement comme ses disciples. Amen.

 

 

Salutation en français

 

Chers jeunes francophones, soyez fiers d’avoir reçu le don de la foi, c’est elle qui illuminera votre vie à chaque instant. Appuyez-vous sur la foi de vos proches, sur la foi de l’Église ! Par la foi, nous sommes fondés dans le Christ. Retrouvez-vous avec d’autres pour l’approfondir, fréquentez l’Eucharistie, mystère de la foi par excellence. Le Christ seul peut répondre aux aspirations que vous portez en vous. Laissez-vous saisir par Dieu pour que votre présence dans l’Église lui donne un élan nouveau !

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 16:26

 

Chers jeunes,

            Avec la célébration de l’Eucharistie, nous arrivons au moment culminant de ces JMJ. En vous voyant ici, venus en grand nombre de tous les horizons, mon cœur est plein de joie, pensant à l’affection spéciale avec laquelle Jésus vous regarde. Oui, le Seigneur vous aime et il vous appelle ses amis (cf. Jn 15, 15). Il vient à votre rencontre et il désire vous accompagner dans votre cheminement pour vous ouvrir les portes d’une vie pleine et vous faire participants de sa relation intime avec le Père. (…)

 S’adressant personnellement aux disciples, Jésus leur demande : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre répond avec des paroles qui sont la première profession de foi : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! » La foi va au-delà des simples données empiriques ou historiques ; elle est la capacité de saisir le mystère de la personne du Christ dans sa profondeur.

Mais, la foi n’est pas le fruit de l’effort de l’homme, de sa raison, mais elle est un don de Dieu : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux ». Elle a son origine dans l’initiative de Dieu, qui nous dévoile son intimité et nous invite à participer à sa vie divine même. La foi ne fournit pas seulement des informations sur l’identité du Christ, mais elle suppose une relation personnelle avec Lui, l’adhésion de toute la personne, avec son intelligence, sa volonté et ses sentiments, à la manifestation que Dieu fait de lui-même. (…)

Chers jeunes, aujourd’hui, le Christ vous pose également la même demande qu’il a faite aux apôtres : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Répondez-lui avec générosité et courage comme il convient à un cœur jeune tel que le vôtre. Dites-lui : Jésus, je sais que tu es le Fils de Dieu, que tu as donné ta vie pour moi. Je veux te suivre avec fidélité et me laisser guider par ta parole. Tu me connais et tu m’aimes. J’ai confiance en toi et je remets ma vie entre tes mains. Je veux que tu sois la force qui me soutienne, la joie qui ne me quitte jamais.(…)

Chers jeunes, permettez-moi, en tant Successeur de Pierre, de vous inviter à renforcer cette foi qui nous a été transmise depuis les Apôtres, à mettre le Christ, le Fils de Dieu, au centre de votre vie. Mais permettez-moi aussi de vous rappeler que suivre Jésus dans la foi c’est marcher avec Lui dans la communion de l’Église. On ne peut pas suivre Jésus en solitaire. Celui qui cède à la tentation de marcher « à son propre compte » ou de vivre la foi selon la mentalité individualiste qui prédomine dans la société, court le risque de ne jamais rencontrer Jésus Christ, ou de finir par suivre une image fausse de Lui.

Avoir la foi, c’est s’appuyer sur la foi de tes frères, et que ta foi serve également d’appui pour celle des autres. Je vous exhorte, chers jeunes : aimez l’Église qui vous a engendrés dans la foi, vous a aidés à mieux connaître le Christ et vous a fait découvrir la beauté de son amour. Pour la croissance de votre amitié avec le Christ, il est fondamental de reconnaître l’importance de votre belle insertion dans les paroisses, les communautés et les mouvements, ainsi que l’importance de la participation à l’Eucharistie dominicale, de la réception fréquente du sacrement du pardon, et de la fidélité à la prière et à la méditation de la Parole de Dieu.

De cette amitié avec Jésus naîtra aussi l’élan qui porte à témoigner la foi dans les milieux les plus divers, y compris ceux dans lesquels il y a refus ou indifférence. On ne peut pas rencontrer le Christ et ne pas le faire connaître aux autres. Ne gardez donc pas le Christ pour vous-mêmes. Transmettez aux autres la joie de votre foi. Le monde a besoin du témoignage de votre foi, il a certainement besoin de Dieu. Je pense que votre présence ici, jeunes venus des cinq continents, est une merveilleuse preuve de la fécondité du mandat de Jésus donné à l’Église : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création » (Mc 16, 15). À vous aussi incombe le devoir extraordinaire d’être des disciples et des missionnaires du Christ dans d’autres terres et pays où se trouve une multitude de jeunes qui aspirent à de très grandes choses et qui, découvrant dans leurs cœurs la possibilité de valeurs plus authentiques, ne se laissent pas séduire par les fausses promesses d’un style de vie sans Dieu.

Chers jeunes, je prie pour vous avec toute l’affection de mon cœur. Je vous confie à la Vierge Marie, pour qu’elle vous accompagne toujours de son intercession maternelle et vous enseigne la fidélité à la Parole de Dieu. Je vous demande également de prier pour le Pape afin que, comme Successeur de Pierre, il puisse continuer à affermir ses frères dans la foi. Puissions-nous tous dans l’Église, pasteurs et fidèles, nous rapprocher davantage chaque jour du Seigneur, afin de croître en sainteté de vie et nous donnerons ainsi un témoignage efficace que Jésus est vraiment le Fils de Dieu, le Sauveur de tous les hommes et la source vive de leur espérance. Amen.

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 16:22

Chorales

 

Chorale polyphonique:

Répétition le mercredi soir 19h15 à 20h30 à St-Georges et le dimanche à 10h. Contact : Maguelonne de Pierrefeu : 06 88 76 84 29

 

Choeur grégorien:

ñ  pour les hommes : Répétitions  vendredi soir à 20h30 à la Maison Sainte-Blandine et dimanche à 9h30 à l’église. Contacts  : abbé Laurent Spriet

ñ  Pour les femmes : en semaine : jour et heure à déterminer, le dimanche à 10h à l'église. Contact : Tiffany Rybacki :  tiffanyrybacki@yahoo.fr ou 06 62 64 98 35

 

Une session de chant grégorien encadrée par la Schola Saint-Grégoire sera proposée sur un week-end. Contact : abbé Laurent Spriet

 

Servants de Messe

Pour garçons ayant fait leur première communion.

NB : il possible (et souhaitable) d'apprendre à servir le rite romain (en forme extraordinaire) et le rite lyonnais (pour les messes de 9h le samedi  et le dimanche)

Répétitions : le samedi (habituellement le matin après la messe de 9h, possibilités l'après midi selon la demande)

 

Responsable : Olivier Radius : 06 81 44 40 19

Une sortie des enfants de choeur est prévue du dimanche 18 décembre (RDV à la messe de 10h30) au mardi 20 au soir

           

Equipe Sainte Marthe  Pour aider à la Maison Ste Blandine (repas, ménage, repassage). Proposez votre aide à Caroline Manhès : cma69600@gmail.com

 

 

Equipe Ménage Pour le ménage à l’église (tous les 15 jours environ, le vendredi matin ou le samedi matin), proposez votre aide à Catherine Béligné : philippe.beligne@neuf.fr

Pour le ménage à la maison Sainte-Blandine, proposez votre aide à Claire Bourgogne : claireblandine@yahoo.fr

 

Equipe Bricolage  Proposez votre aide à l'abbé de Montjoye

 

Equipe Ouvroir  Pour l'entretien des ornements d’église, proposez votre aide à Anne-Marie Roussel : rousselbam@gmail.com

 

Equipe Linge d'église Pour le lavage et le repassage des nappes, aubes et surplis, proposez votre aide à Cécile de La Rochefoucauld : petitsmousses@petitsmousses.fr

 

Fleurs  Proposez votre aide à Caroline Marois : marieanne1805@hotmail.fr

 

Secrétariat   Proposez votre aide à à Catherine Béligné : philippe.beligne@neuf.fr

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 16:20

 

- Rentrée des catéchismes : mercredi 14 septembre à 9h30 à Saint-Georges

- Rentrée des étudiants  (18-25 ans) et jeunes professionnels (25-30 ans) (2 groupes distincts) : lundi 19 septembre. Messe à 18h30 suivie d'un repas tiré du sac au collège Bx F.&J. de Fatima. Renseignements : abbé de Montjoye.

- Rentrée des lycéens : mercredi 21 septembre de 20h à 21h à la M.S.B. Renseignements : abbé Spriet.

 

Samedi 17 et dimanche 18 septembre : Journées du Patrimoine.

            Nous ouvrirons l'église samedi de 9h à 22h et dimanche de 9h à 20h30. Vous pouvez vous inscrire sur le tableau qui sera envoyé sur doodle pour assurer une présence tout au long du jour, pour accueillir, guider ou renseigner ceux qui passent, et...pour prier ! La grâce peut passer par là. Nous aurons également quelques activités spéciales (annoncées dans le programme officiel de la DRAC) pour élever les cœurs et les âmes de ceux qui visiteront notre église : samedi : conférence sur le rite lyonnais de 10h à 10h45 (donnée normalement par l'abbé Leroux). Le soir concert de chants polyphoniques corse à 20h45 avec le choeur Asculta. Dimanche : concert grégorien et orgue de 16h à 17h.

 

Vendredi 23 : pèlerinage à Ars pour les mamans

Renseignements et inscriptions : Isabelle Tixier : 06 15 40 40 68

 

Samedi 24 septembre : pèlerinage de Fourvière à Ars

pour étudiants et familles (ou célibataires) (40 km à pieds)

avec le choeur « la Joyeuse Garde »  :

ñ  départ de Fourvière à 7 h00 du matin

ñ  pique-nique tiré du sac le midi

ñ  arrivée à Ars pour la messe de 18h00 (célébrée par l'abbé Jérôme Lebel, de la Fraternité Saint-Pierre)

ñ  Repas le soir à Ars avec tout le chapitre à partir de 20 h00

L'abbé de Montjoye participera à tout le pèlerinage.

Renseignements et  (obligatoires) : 04 78 37 15 05

 

REPAS PAROISSIAL

DIMANCHE 02 OCTOBRE après la messe de 10h30

au collège et lycée Chevreul (rue Sala)

(entrée par la rue Tollet)

Venez nombreux !

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 16:19

Nos joies :

 

-  Marie-Gabrielle TIXIER a pris l'habit chez les Dominicaines du Saint-Esprit le lundi 8 août à Pontcalec, Elle porte désormais le nom de Mère Marie-Annonciade.  Nous l'assurons, ainsi que toute sa famille, de nos prières. Puisse le Seigneur la conduire jusqu'à la profession solennelle, scellant le don total et définitif de sa personne au Christ-Epoux !

 

-  Erwan MORIN, quant à lui, après un passage à l'abbaye Sainte-Madeleine du Barroux, a rejoint la Société des Missionnaires de la Miséricorde Divine, fondée par l'abbé Fabrice LOISEAU, à Toulon. Nous ne l'oublions pas non plus dans nos prières. Seigneur, donnez-nous beaucoup de saints prêtres !

 

-  Alban BERNAERT, premier enfant de Jean-Baptiste et de Béatrice, née PAUL, est venu au monde le 28 août dernier et sera baptisé à S. Georges le 18 septembre. Nous assurons les heureux parents de nos plus sincères félicitations et de nos prières pour celui qui est venu agrandir leur foyer. Qu'ils sachent le conduire jusqu'au Père de qui vient toute paternité au ciel et sur la terre !

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(Du Vatican, le 31 décembre 2008 ;
Agence Fides 3/2/2009)

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Septembre 2012

Intentions du Saint-Père

 

Intention Générale :

 

 

 

Pour que les responsables politiques agissent toujours avec honnêteté, intégrité et amour de la vérité. 

 

 

 

Intention Missionnaire

 

   Pour que les communautés chrétiennes se rendent disponibles à l’envoi de missionnaires, prêtres, laïcs, et augmentent leur soutien concret en faveur des Eglises les plus pauvres.