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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 16:06

 

 


 

L

 

e 11 octobre 1962 s'ouvrait le 2ème concile du Vatican, XXIème concile œcuménique. Événement d'une ampleur jamais connue puisque 2300 Pères conciliaires étaient présents (contre 700 à l'ouverture de Vatican I et 200 à l'ouverture du concile de Trente). La fermentation intellectuelle et théologique des XIXème et XXème siècles, jointe à la crise de civilisation qu'a entraînée la fin de la Première Guerre Mondiale, et la crise existentielle et morale de l'après-guerre 40, sans parler de la crise moderniste du début du XXème siècle qui continuait son œuvre, étaient autant d'éléments peu favorables à une réception paisible du concile. L'histoire des quarante dernières années en témoigne.

Au lieu d'une présentation claire et positive de la foi de l'Eglise, une grande confusion en matière de foi s’en suivit. Pasteurs et fidèles se demandaient souvent si ce que l'Eglise croyait avant le concile était encore valable après. Presque partout, le Catéchisme Romain, dit « du concile de Trente » ou le catéchisme de saint Pie X étaient mis aux oubliettes. Quel vide alors !

Le Pape Paul VI, conscient de cette crise, chercha à y porter remède : les audiences publiques place Saint-Pierre lui donnèrent l'occasion de remettre les pendules à l'heure, mais qui l'écoutait ? Il semblait prêcher dans le désert. Il résolut, devant l'ampleur de la contestation, qui ne visait pas seulement un article du credo mais l’ensemble de la foi, de promulguer une année de la foi et de donner à l'Eglise pour clôturer cette année un texte sûr et complet qui dissipe ce qu'il appellera quelques années plus tard les « fumées de Satan entrées dans l'Eglise ». Ce sera la Profession de foi du 30 juin 1968, appelée aussi le « Credo du Peuple de Dieu ». Texte magnifique et dense, que le Pape Benoît XVI nous invite à lire ou à relire cette année. Nous en avons commandé une centaine d’exemplaires pour permettre à tous ceux qui ne connaissent pas ce texte de se le procurer (1 € à la procure de Saint-Georges). Pas plus que l'encyclique « Mysterium fidei » (1965) sur l'Eucharistie ou qu' « Humanae Vitae » (1968) sur la régulation des naissances, le credo du 30 juin ne convainquit les contestataires, et beaucoup de fidèles demeurèrent encore dans la nuit du doute (souvent élevé au rang de vertu), de l'ignorance et du scepticisme.

Il faudra attendre le long et riche pontificat du Bienheureux Jean-Paul II pour voir briller à nouveau aux yeux de tous la lumineuse doctrine catholique. C'est le Catéchisme de l'Eglise Catholique promulgué en 1992 qui sortit les fidèles de bonne volonté des ornières dans lesquelles ils s'étaient souvent empêtrés. Sa structure reprend volontairement celle du catéchisme du concile de Trente : l'étude du Credo (I) ou la foi crue, des sacrements (II) ou la foi célébrée, des dix commandements (III) ou la foi vécue et du Notre Père (IV) ou la foi priée. Voilà la foi de l'Eglise, Mère et Maîtresse, à laquelle nous adhérons de tout notre cœur, comme enfants de Dieu et de l'Eglise ! Les grands dogmes évacués par des pans entiers de la théologie d'après-guerre, comme le péché originel, le caractère sacrificiel de la messe, la virginité perpétuelle de Marie, son Immaculée Conception ou encore les fins dernières avec la réalité de l'enfer éternel, tout cela est réaffirmé comme dogmes de foi auxquels tout fidèle doit se soumettre. Les apports nouveaux du CEC ne manquent pas, surtout dans la partie morale, largement inspirée de la Somme Théologique de saint Thomas d'Aquin et particulièrement réussie. L’Eglise a puisé dans son trésor du neuf et de l’ancien, « nova et vetera » (cf. Mt 13,52). Nous pouvons y voir un signe de l'enrichissement permanent de notre connaissance des mystères divins, dans un développement homogène et sans rupture avec la foi reçue des apôtres et transmise jusqu'à nous par l'Eglise.

Année de la Foi 2012-2013Le Pape Benoît XVI aime à dire que le vrai fruit du concile, son fruit mûr, c'est le Catéchisme de l'Eglise Catholique (cf. Lettre Apostolique Porta Fidei du 11 octobre 2011). Il a d'ailleurs voulu associer à la célébration des 50 ans de l'ouverture de Vatican II la célébration des 20 ans du CEC. Un tel ouvrage, qui devait servir de référence aux futurs catéchismes nationaux ou diocésains, devait lui-même être complété par un abrégé, donnant de façon rapide, sous forme de questions-réponses la doctrine développée dans le CEC. Ce sera le « Compendium » ou abrégé du Catéchisme de l'Eglise Catholique, publié en 2005 au début du pontificat de Benoît XVI. A recommander à tous ceux qui veulent reprendre les bases, ayant peut-être eu un catéchisme un peu léger, ou les souvenirs s'étant un peu estompés (7 €).

Dans l’Homélie pour la Messe Chrismale 2012, Benoît XVI affirmait : « L'Année de la Foi, le souvenir de l'ouverture de Concile Vatican II il y a 50 ans, doivent être pour nous l’occasion d'annoncer le message de la foi avec un nouveau zèle et une nouvelle joie. Nous trouvons naturellement ce message de façon fondamentale et primaire dans l'Écriture Sainte, que nous ne lirons et méditerons jamais assez. Mais là, nous faisons tous l'expérience que nous avons besoin d'aide pour la transmettre correctement dans le présent, pour qu'elle touche vraiment notre cœur. Cette aide nous la trouvons en premier lieu dans la parole de l'Église enseignante : les textes du Concile Vatican II et le Catéchisme de l'Eglise Catholique sont des instruments essentiels qui indiquent de façon authentique ce que l’Eglise croit, à partir de la Parole de Dieu. Et naturellement, tout le trésor des documents que le Pape Jean-Paul II nous a offerts fait partie également de cette parole, et nous sommes encore loin de l’avoir exploité jusqu'au bout ».

Puisque nous sommes à Lyon, nous ne pouvons pas oublier la Vénérable Pauline Jaricot et  l'Année jubilaire en l’honneur des 150 ans de son entrée dans la Vie. Fondatrice de la Propagation de la Foi et des Œuvres Pontificales Missionnaires, ainsi que du Rosaire Vivant, elle peut et doit nous servir de modèle en cette année de la foi, de sorte que nous ayons aussi le zèle pour propager la foi. Ne gardons pas la lampe sous le boisseau ! Si le chrétien est sel de la terre, levain enfoui et caché dans la pâte du monde, il doit être aussi lumière du monde, en reflétant la lumière du Christ. Il doit témoigner de sa foi, et nous savons que nombreux sont ceux qui aujourd’hui le font dans des circonstances difficiles, parfois même héroïques.

Chez Pauline Jaricot, le souci de l’évangélisation, le souci des pauvres et le souci de nourrir sa propre foi dans une vie de prière authentique ne s’opposent pas mais se soutiennent mutuellement. Prions le rosaire en ce mois d’octobre, chaque jour si possible. Prions Marie, « celle qui a cru » et demandons-lui qu’elle nous apprenne à écouter et à garder la Parole de Dieu, pour la méditer dans notre cœur.

Le diocèse de Lyon, qui se rassemble autour du cardinal le 14 octobre pour fêter les 50 ans de l’ouverture du concile, veut redire aux hommes la grande joie portée au monde par le Christ : non pas simplement le bonheur mais la béatitude. C’est la joie de la foi reçue et partagée, la joie des enfants de Dieu libérés des chaines pesantes du péché.  « Bienheureux les invités à la fête ». Nous sommes tous invités. Nous répondrons à l’invitation pour témoigner de notre respect filial et aussi de notre sympathie pour le Cardinal Barbarin, qui a traversé une petite tempête médiatique, suite aux propos tenus dans la presse (et parfois rapportés de façon déformée). Les sujets de société sont graves et nous nous réjouissons que nos évêques fassent entendre la voix de l’Eglise. Ils y ont été encouragés récemment encore par le Pape.  

La fête ce n’est pas seulement le rassemblement d’Eurexpo, mais chaque messe, qui nous introduit dans la grande liturgie céleste, où les anges chantent le triple « Sanctus » et où tous les élus partagent avec le Christ la joie de la victoire sur le péché et sur la mort. Victoire totale et définitive obtenue sur l’arbre de la Croix par le sacrifice du Fils de Dieu mort pour nos péchés, sacrifice renouvelé chaque jour sur nos autels. La liturgie n’appelle-t-elle pas l’Eucharistie « Mysterium fidei » « le mystère de la foi » (cf. les paroles de la consécration) ?  C’est bien le résumé de tous les mystères de la foi. C’est pourquoi nous devons entourer le Saint-Sacrifice de la Messe d’un amour tout spécial, nous en approcher avec amour et tremblement, saisi d’un profond respect, recevoir le Corps sacré de Notre Seigneur Jésus Christ avec le même respect et le même amour que Marie quand elle reçut son Divin Fils dans ses bras pour la première ou pour la dernière fois.

Abbé Hugues de Montjoye +

Recteur

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 16:03

 

à Eurexpo

(Programme détaillé sur les tracts)

A Saint-Georges messes uniquement à 10h et 19h.

Pas de vêpres ni de Salut.

 

Déroulement de la journée :

 

9h00 : Conférences, concerts, spectacles, créations… Parcours libres parmi plus de 20 propositions

10h : Table-ronde : La Parole de Dieu dans la vie de l’Église

avec frère Émile de Taizé et frère Enzo Bianchi de la communauté de Bose

10h50 : Table-ronde : L’Église servante de la joie du monde

avec le père Jean-Marie Petitclerc, salésien, soeur Cécile Renouard, philosophe de l’économie

(ESSEC, École des Mines de Paris) et Étienne Villemain, fondateur de l’association Lazare

10h40 : Témoignage de Jean Vanier, fondateur de l’Arche (vidéo) : Le service, source de joie

11h30 : Conférence : Aujourd’hui, le Christ est la lumière des peuples

du cardinal Robert Sarah, président du conseil pontifical Cor Unum

12h30 : Pique-nique (tiré du sac)

14h00 : Messe présidée par le cardinal Philippe Barbarin

Ordinations diaconales et sacerdotales ; envoi en mission de tous les catholiques du diocèse

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 16:01

Dimanche 11 novembre à 9h :

Dédicace de l’église Saint -Georges

par le cardinal Barbarin

(Une garderie s’occupera des petits)

suivie d’ungrand repas paroissial au lycée Don Bosco 

Inscriptions obligatoires avant le 31 octobre, en remplissant le bordereau prévu (à prendre à l’église)

NOUS AVONS BESOIN DE VOUS : La préparation d’une telle journée nécessite de nombreuses bonnes volontés pour ne rien oublier et répartir les tâches au maximum, qu’il s’agisse de la préparation lointaine ou prochaine, de la matinée à l’église ou de l’après-midi au lycée Don Bosco. Si vous êtes disposés à donner de votre temps dans les semaines qui viennent, veuillez contacter Marie-Odile Bonfils, cheville-ouvrière de toute l’équipe logistique : 06 38 66 45 27 ou mobonfils@orange.fr. Un grand merci. Le succès de cette journée dépend pour une part de votre investissement, belle occasion de témoigner que vous êtes membre de notre communauté et que vous vous sentez partie prenante de sa vie.

 

Neuvaine à Saint-Georges pour préparer la Dédicace :

Pour bien préparer la dédicace nous proposons une neuvaine à saint Georges qui se déroulera du 2 au 10 novembre. Vous trouverez cette neuvaine dans le prochain bulletin.

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 16:00

 

I. HISTOIRE DE LA DEDICACE

 

Ø  Dédicace du temple de Jérusalem.

            Au IIIème livre des Rois, Salomon ayant construit le temple du Seigneur, en fit la dédicace solennelle. Il convoqua le peuple ; les prêtres transportèrent l’arche d’alliance dans le Saint des saints, Salomon prononça une longue prière et bénit l’assemblée d’Israël, d’innombrables victimes furent immolées. On sait que le temple de Salomon fut détruit et Israël emmené en exil. Au retour de Babylone, Zorobabel entreprit la reconstruction du temple, et célébra une nouvelle dédicace.

            Les usages antiques de la Grèce et de Rome comportaient, pour la fondation des cités, une prise de possession par les dieux qui a plus d’un rapport avec la dédicace. Mais si l’on peut admettre que la liturgie chrétienne ait emprunté au judaïsme ou aux usages de la Grèce et de Rome l’idée de la dédicace, il ne faut pas conclure qu’elle en a emprunté les rites. L’idée même de la dédicace est dans la nature des choses.

 

Ø  Premières dédicaces chrétiennes.

            Elles ont suivi la paix constantinienne. Eusèbe (in Histoire ecclésiastique, X,III) nous dit : «Ce furent dans les villes des fêtes de dédicaces, des consécrations d’églises nouvellement bâties, des assemblées d’évêques tenues à cette occasion, des concours de populations lointaines venues de partout... Réunis ensemble tous les âges, hommes et femmes, dans l’essor d’une même pensée, l’esprit et l’âme réjouis par les prières et l’eucharistie, glorifiaient Dieu l’auteur des biens.» Il semblerait que dans la dédicace de l’église de Tyr, le rituel consiste à célébrer pour la première fois les mystères dans la nouvelle église, l’eucharistie consacre l’autel et l’édifice.

Dans d’autres cas le rite principal de la dédicace est une translation de reliques ; mais pour Sainte Sophie, l’église du Verbe, les reliques ont été remplacées par l’évangile.

 

Ø  Dédicace selon le rite romain.

            On peut distinguer à Rome du IVe au VIIe siècle les églises à reliques et les églises sans reliques. Les églises intra muros, ne possèdent pas de corps de saints car la loi défendait la sépulture à l’intérieur des villes. Au contraire les basiliques suburbaines se sont édifiées sur les tombeaux des martyrs. L’église sans relique n’est pas moins dédiée à un saint qui est censé en faire sa demeure. Même si c’est un archange comme en témoigne la préface du sacramentaire léonien au jour natal de la basilique Saint-Michel (29 septembre)

            Dans les églises à reliques, tant qu’on n’a pas touché aux corps des saints, quand bien même la basilique serait rebâtie jusqu’en ses fondements, la dédicace consistera encore simplement dans la célébration de la messe. Mais si les reliques ont été enlevées il faudra avant la messe, une nouvelle depositio. Cette seconde sépulture des saints exigera une préparation du tombeau, le transport des reliques, la clôture du tombeau. Le transfert des reliques sera une cérémonie tellement populaire qu’un temps viendra bientôt où toutes les églises voudront en avoir et on ne concevra plus d’églises ne possédant le tombeau d’un saint. A défaut de reliques réelles, on introduira dans le tombeau des reliques représentatives.

 

Ø  Dédicace selon le rite gallican.

            Elle consiste aussi en une translation de reliques, mais accompagnée d’une série de rites où l’église était traitée comme le catéchumène dans la préparation au baptême. Elle fait précéder l’introduction des saints d’une véritable consécration de l’église. A partir du VIIIe siècle, les deux rites romain et gallican fusionneront donnant le pontifical actuel, très complexe, de la dédicace.

 

II PONTIFICAL DE LA DEDICACE

 

Voici quelques grandes lignes des rites.

 

Ø  Rites de purification

            La veillée des reliques s’est passée hors de l’église à consacrer. On y chante les matines des martyrs.  Le jour de la dédicace, la fonction commence à ce reposoir où l’évêque récite avec ses clercs les sept psaumes de la pénitence, en manière de préparation. Il se rend alors devant la porte de l’église à consacrer et ayant béni l’eau il fait trois fois le tour extérieur de l’édifice en l’aspergeant. C’est la première purification.

            Ensuite, l’évêque frappe à la porte, et un dialogue s’échange entre les clercs groupés à l’extérieur et un diacre à l’intérieur. Puis après la troisième aspersion de l’église, le dialogue se répète et l’évêque entre dans l’église, seulement avec le clergé.

            La purification continue et prend un caractère plus solennel. L’évêque prépare et bénit une eau, appelée « eau grégorienne », mêlée de sel, de cendres et de vin et prononce une belle prière. Avec cette eau, il trace cinq croix sur l’autel, au milieu et aux quatre angles puis sept fois il fait le tour de l’autel en l’aspergeant. Il fait ensuite trois fois le tour de l’église à l’intérieur, aspergeant les murailles. Puis il asperge le pavé. L’autel et l’église doivent être purifiés pour devenir dignes que le Christ en prenne possession.

 

Ø  Préface consécratoire.

 

Ø  Prise de possession de l’église par le Christ,

qui s’accomplit par le signe de la croix. Avant d’entrer l’évêque, avec l’extrémité de son bâton pastoral, trace une croix sur la porte. A peine entré le chœur chante les litanies et trois fois, aux invocations finales, l’évêque trace le signe de la croix sur l’édifice disant : « Cette église et cet autel consacrés à ton honneur et au nom de saint N..., daigne la bénir ; daigne la bénir et la sanctifier ; daigne la bénir, la sanctifier, la consacrer». Tout l’édifice est signé du nom même du Christ par le rite mystérieux de l’alphabet. D’un angle à l’autre de l’église sur un lit de cendres préparé à l’avance, l’évêque avec le bâton pastoral trace l’alphabet grec, puis suivant une ligne qui coupe la précédente pour former un X, trace l’alphabet latin. Le nom grec du Christ commence par un X ; le Christ est l’Alpha et l’Oméga. Le rite de l’alphabet tracé en forme de X appose visiblement le cachet du Christ sur l’église.

           

Ø  Introduction des saints dans l’église :

 l’évêque sort de l’église, se rend au reposoir des reliques, et dit avant d’y entrer l’oraison Aufer a nobis. Alors l’évêque et le clergé procèdent à la translation des reliques, et la procession se déploie en grande pompe. Le chœur chante des antiennes, et la foule jusque-là restée dehors entre dans l’église à la suite des saints. Les reliques sont alors déposées à l’intérieur de l’autel, dans la confession ou sépulcre préparé : c’est la depositio. Tandis que le chœur chante l’antienne « les corps des saints ont été ensevelis dans la paix, et leurs noms vivront pour l’éternité» l’évêque ferme le sépulcre d’une pierre qu’il cimente et qu’il encense plusieurs fois. A partir de ce moment-là et jusqu’à la fin de la cérémonie un prêtre ne cesse d’encenser l’autel tournant autour, tandis que sur l’autel même ne cesse de brûler de l’encens : on parfume le tombeau comme les rites funéraires.

 

Ø  Rites de consécration : les onctions.

L’évêque a fait au début de la cérémonie des onctions avec le chrême,  l’huile aromatisée. Aux quatre angles et au milieu de l’autel, l’évêque fait des onctions en forme de croix, deux fois avec l’huile des catéchumènes puis avec le chrême. Puis versant à la fois l’huile et le chrême il oint toute la table de l’autel. Puis il fait le tour de l’édifice et oint du chrême douze croix peintes sur les murs ou des colonnes. Ces onctions symbolisent et opèrent la consécration de l’autel et l’église, qui comme le chrétien, le prêtre et l’évêque sont désormais dédiés à Dieu. Le chœur entonne les psaumes d’allégresse.

 

III ANNIVERSAIRE DE LA DEDICACE

 

            L’évêque célèbre en un jour solennel l’anniversaire de sa consécration, le chrétien celui de son baptême et l’église celui de sa dédicace, qui se transmet de siècle en siècle. Le sacramentaire léonien et le martyrologe indiquent des fêtes de dédicace célébrées encore aujourd’hui.

Pour ces anniversaires la liturgie reprend l’office et la messe célébrés au jour même de la dédicace.

            Les antiennes et répons de l’office sont ceux du Liber responsalis dit de saint Grégoire, des hymnes comme Urbs beata Jerusalem, qui salue par-delà les églises de la terre, la Jérusalem céleste épouse du Christ (Ap., XXI, 9), bâtie de pierres précieuses, (Ap., XXI, 19) aux portes toujours ouvertes (Ap., XXI, 25).

            La messe de la dédicace semble avoir été d’abord une messe des saints auxquels l’église était dédiée. Les chants qui composent la messe Terribilis, apparaissent sous ce titre Dedicatio basilicae sanctae Mariae, anniversaire de la dédicace du Panthéon consacré par Boniface IV, le 13 mai 610. Ces chants sont devenus communs à la plupart des fêtes de dédicace.

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 15:56

Les évêques français se rendront à Rome en groupe de 3 grandes régions entre le 20 septembre et le 3 décembre 2012 pour leur visite ad limina (sous-entendu « ad limina Apostolorum » « près du tombeau des apôtres saint Pierre et saint Paul »). Ces visites ont lieu pour tous les évêques du monde entier tous les 5 ans à Rome auprès du successeur de Pierre. 

Les Provinces de Rouen, Rennes, Poitiers, Tours et Bordeaux inaugurent ce mois-ci les visites des évêques français du jeudi 20 au samedi 29 septembre, suivies par les Provinces de Lille, Reims, Paris, Besançon, Dijon, ainsi que les diocèses de Strasbourg et Metz, le diocèse aux Armées et les diocèses des Orientaux en France, du lundi 12 au jeudi 22 novembre, puis par les Provinces de Clermont, Lyon, Marseille, Montpellier et Toulouse, du vendredi 23 novembre au lundi 3 décembre.      

De nombreuses rencontres sont organisées dans les différents dicastères (sorte de « ministères » du Saint Siège).

Le Pape recevra ensemble les évêques de chaque Province et des rencontres communes des évêques présents avec lui auront lieu les samedi 22 septembre, samedi 17 novembre et lundi 26 novembre, pendant lesquelles seront prononcés des discours du cardinal présidant la délégation et du Saint-Père. Par ailleurs, l'ambassadeur de France près le Saint-Siège recevra les évêques à l'occasion de cette venue à Rome. Ces visites ad limina sont l'occasion de faire le point sur la vie de l'Eglise en France. Nous aurons à cœur de prier spécialement pour nos évêques durant cette période afin que leur pèlerinage porte les meilleurs fruits possibles.


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Les visites « ad limina » ont donc commencé à Rome. Actuellement ce sont les Provinces ecclésiastiques de Rouen, Rennes, Tours, Poitiers et Bordeaux qui sont en pèlerinage. En d’autres termes, c’est tout « l’Ouest de la France » qui se trouve auprès du successeur de Pierre et de ses plus proches collaborateurs romains.

Avant de porter notre attention sur le message du pape délivré à nos évêques, nous pouvons tout d’abord relever quelques passages importants de l’allocution adressée au Saint-Père par le Cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux. Avec lucidité, le Cardinal Ricard fait mention du « processus de sécularisation »  qui marque la France c’est-à-dire du mouvement « d’éloignement de la société vis-à-vis de l'Église, et plus largement vis-à-vis de la foi ou des références chrétiennes » (sic). A cela nos diocèses doivent répondre en se « risquant à une première annonce de la foi ». Pour ce faire, le « renouveau de l'évangélisation ne peut passer que par un renouveau de vitalité des communautés chrétiennes elles-mêmes » souligne le Cardinal. Et de conclure en évoquant le problème de la baisse du nombre de prêtres : « Vous connaissez, Très Saint Père, la vive préoccupation qui est la nôtre d'appeler au ministère presbytéral » (…) « Nous sentons bien que l'urgence évangélisatrice aujourd'hui réside moins dans le quadrillage du terrain que dans la constitution de pôles missionnaires, source de rayonnement et d’initiatives apostoliques ».

Voyons maintenant la « réponse » du pape. Ce qui frappe sans doute en premier lieu dans l’allocution du pape aux évêques du « grand Ouest » c’est sa connaissance des problématiques françaises. Non, décidément, le pape n’ignore pas ce qui se vit en France… Non seulement Benoit XVI n’ignore rien mais encore il a une vision haute, large et profonde de la situation. Ses conseils n’en sont que plus opportuns et lumineux.

Ainsi que retenir essentiellement de ce premier discours à nos évêques ? Après avoir évoqué les « racines chrétiennes de la France », « votre beau pays qui est cher à mon cœur », le pape a rappelé que « la France possède une longue tradition spirituelle et missionnaire, au point qu’elle a pu être qualifiée par le bienheureux Jean-Paul II, d’« éducatrice des peuples » (Homélie, Le Bourget, 30 juin 1980). 

Au sujet de la « nouvelle évangélisation », le pape a précisé : « l'évangélisation n'est pas d'abord affaire de structures. Elle est relation au Seigneur ! ». C’est dans cette perspective, « pour stimuler les fidèles du monde entier, que j’ai proposé l’Année de la foi (…) L’Année de la foi est une invitation à une conversion authentique et renouvelée au Seigneur, unique Sauveur du monde » (Porta Fidei, n. 6). 

Le pape a ensuite rappelé aux évêques qu’ils devaient être « pères de leurs prêtres » agissant envers eux « avec un cœur de père et de mère » (sic) en portant une « attention particulière à ceux qui sont d’une ordination récente et ceux qui sont dans le besoin ou âgés ». « La surcharge de travail qui pèse sur vos prêtres crée une obligation accrue de « veiller à leur bien, matériel d’abord, mais surtout spirituel » (Presbyterorum ordinis, n. 7), car vous avez reçu la responsabilité de la sainteté de vos prêtres, sachant bien que, comme je vous le disais à Lourdes, « leur vie spirituelle est le fondement de leur vie apostolique » et, par suite, le garant de la fécondité de tout leur ministère ». « De nos jours sans doute, les ouvriers de l’Évangile sont en petit nombre. Il est donc urgent de demander au Père d’envoyer des ouvriers à sa moisson (cf. Lc 10, 2). Il faut prier et faire prier pour cette intention et je vous encourage à suivre avec la plus grande attention la formation des séminaristes ».

Le pape a confirmé la volonté de nos évêques de développer la « qualité des célébrations [liturgiques] et une riche expérience communautaire, tout en appelant à une nouvelle valorisation du dimanche ». Il a mis en garde nos évêques en disant : « La solution des problèmes pastoraux diocésains qui se présentent ne saurait se limiter à des questions d’organisation, pour importantes qu’elles soient ». (…) « Le risque existe de mettre l'accent sur la recherche de l'efficacité avec une sorte de «bureaucratisation de la pastorale», en se focalisant sur les structures, sur l’organisation et les programmes, qui peuvent devenir « autoréférentiels », à usage exclusif des membres de ces structures. Celles-ci n'auraient alors que peu d’impact sur la vie des chrétiens éloignés de la pratique régulière ». (…) « L'évangélisation demande, en revanche, de partir de la rencontre avec le Seigneur, dans un dialogue établi dans la prière, puis de se concentrer sur le témoignage à donner afin d’aider nos contemporains à reconnaître et à redécouvrir les signes de la présence de Dieu ».

(…) « Je sais aussi qu’un peu partout dans votre pays des temps d’adoration  [eucharistique] sont proposés aux fidèles. Je m’en réjouis profondément et vous encourage à faire du Christ présent dans l’Eucharistie la source et le sommet de la vie chrétienne ». Le pape a souhaité rappeler la place du prêtre dans la vie de l’Eglise telle que le Christ l’a voulue en mettant bien en valeur la différence de nature et non de degré qui existe entre le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel (cf. Lumen Gentium   n.10). « La tâche spécifique des fidèles  laïcs  est l’animation chrétienne des réalités temporelles au sein desquelles ils agissent de leur propre initiative et de façon autonome, à la lumière de la foi et de l’enseignement de l’Église (cf. Gaudium et spes, n. 43) » (...) « Vous avez en [sainte Jeanne d’Arc] un modèle de sainteté laïque au service du bien commun ».

« D’autre part, on doit garder la fidélité au dépôt intégral de la foi telle qu’elle est enseignée par le  Magistère  authentique et professée par toute l’Église ».

« [La famille]  est menacée en bien des endroits, par suite d’une conception de la nature humaine qui s’avère défectueuse. Défendre la vie et la famille dans la société n’est en rien rétrograde, mais plutôt prophétique car cela revient à promouvoir des valeurs qui permettent le plein épanouissement de la personne humaine, créée à l’image et à la ressemblance de Dieu (cf. Gn 1, 26) ».

 « D’autre part, à l’évêque diocésain revient le devoir de « défendre l’unité de l’Église tout entière » (CIC, can. 392 § 1), dans la portion du Peuple de Dieu qui lui est confiée, bien qu’en son sein, s’expriment légitimement des sensibilités différentes qui méritent de faire l’objet d’une égale sollicitude pastorale ».

« Les attentes particulières des nouvelles générations demandent qu’une  catéchèse appropriée leur soit proposée afin qu’ils trouvent toute leur place dans la communauté croyante ».

 Le pape a enfin salué l’initiative française baptisée « Diaconia 2013 » destinée à servir nos frères, particulièrement les plus fragiles et il a conclu son discours par le souhait suivant : « Que par l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie, patronne de votre cher pays, et celle des saintes co-patronnes Jeanne d’Arc et Thérèse de Lisieux, Dieu vous bénisse et bénisse la France ! » 

Notre Saint-Père a donc délivré un très riche discours à ce premier groupe d’évêques français et il nous donne envie de lire ce qu’il dira bientôt aux deux autres prochains groupes !

Prochain rendez-vous : du 12 au 22 novembre avec les évêques des provinces du Nord et de l’Est de la France y compris «Paris » (soit 39 évêques).

Pour ce premier message du pape : « Deo gratias ! »

 

Abbé Laurent Spriet +

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 15:55

La Semaine missionnaire mondiale 2012 se tient du 14 au 21 octobre. Son thème est : « Allez, de toutes les nations, faites des disciples ! » (Mt 28, 19). En 2012, année du synode pour la Nouvelle Évangélisation, cinquantenaire du concile Vatican II, et jubilé de Pauline Jaricot, fondatrice de la Propagation de la Foi, nous accompagnons les JMJ de Rio 2013 dans leur titre et leur slogan. Lors de la Semaine Missionnaire Mondiale, toute l’Église, partout sur la planète, est appelée à manifester sa solidarité dans la Mission, par la prière, le partage et l’information. La quête du dimanche de la Mission (21 octobre) est une quête impérée universelle et totale (toute la quête est reversée), à laquelle participent toutes les paroisses et communautés du monde entier, au profit exclusif des Œuvres Pontificales Missionnaires, l’outil dont s’est doté l’Église universelle pour assurer le soutien financier et spirituel des jeunes Églises et des missions.

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 15:51

 

Mariage hô-femme

Document préparé par le P. Matthieu Rougé (en ligne sur le site internet du diocèse de Paris)

Certains affirment que notre législation actuelle du mariage et de l’adoption serait liée à une conception religieuse de la société. On notera qu’en fait, aucun des arguments ici énumérés n’a de connotation religieuse. En revanche, on voit que s’affrontent une vision strictement individualiste et une approche sociale. 

1. Le mariage : une forme de vie précise mais pas exclusive

Le mariage est une forme particulière de vie commune. C’est le nom et l’institution juridique correspondant à l’engagement durable d’un homme et d’une femme qui souhaitent fonder une famille. Mais le mariage n’est pas un modèle universel. Il y a des célibataires, des concubins. Respecter vraiment les personnes homosexuelles, c’est les respecter aussi dans le fait de ne pas se plier au seul modèle du mariage, présenté ou perçu comme universel ou dominant.

 

2. Le mariage n’est pas la reconnaissance publique des sentiments

C’est se tromper sur la nature et la définition du mariage que de le considérer comme la reconnaissance sociale de l’amour, à laquelle pourraient aspirer tous ceux qui s’aiment sincèrement. On ne voit pas bien d’ailleurs l’utilité et la légitimité de la reconnaissance par les pouvoirs publics d’une relation amoureuse, la réalité la plus intime qui soit. Le mariage est en fait l’inscription de la filiation dans une institution stable, notamment pour protéger la mère (matri-monium) : il est en effet présumé que l’enfant d’une femme mariée a son mari pour père, avec les droits et les devoirs qui en découlent.

 

3. Le statut économique du mariage est lié à sa fonction sociale

Si le mariage est perçu comme un modèle attractif, c’est en particulier en raison des facilités économiques qui y sont liées. Mais celles-ci ne sont justifiées que par le soutien que la société estime devoir apporter à ceux qui contribuent à son renouvellement par la transmission de la vie et le travail éducatif. Il ne s’agit pas d’une « niche » fiscale et sociale, mais d’une prise en compte de l’apport spécifique de ce mode de vie à l’effort collectif. Détachées de cette justification, les contours économiques du mariage n’ont plus de raison d’être. Les célibataires devraient alors avoir exactement les mêmes droits que les « mariés ».

 

4. Le mariage entre personnes de même sexe entraînerait en fait la fin du mariage civil

L’orientation sexuelle n’a pas l’objectivité de l’identité sexuelle. L’expérience prouve qu’elle peut changer au cours de la vie et elle n’apparaît pas sur les cartes d’identité. Compte tenu de l’extrême souplesse de fait des obligations juridiques liées au mariage, rien n’empêcherait le cas échéant que deux hommes ou deux femmes totalement hétérosexuels se « marient » pour des raisons fiscales ou en vue d’un « regroupement » professionnel… Le mariage ne serait plus en réalité qu’une association contractuelle d’intérêts privés. On ne serait donc pas passé du PACS au mariage mais on aurait résorbé le mariage, institution sociale, dans le PACS, contrat privé. L’ouverture du mariage aux partenaires de même sexe reviendrait finalement à supprimer le mariage civil.

 

5. Conséquences logiques d’une déstructuration du mariage

Pourquoi le mariage unit-il deux personnes ? Parce qu’il s’agit d’un homme et d’une femme, en vue notamment de la procréation. Si l’on sort de ce modèle, pourquoi limiter à deux le nombre de partenaires ? C’est ainsi qu’un mariage à trois a été célébré au Danemark récemment. Dans le contexte français, la polygamie est devenue une question sociale sensible. Elle fait partie de l’expérience culturelle de certaines populations immigrées. Mais elle est aussi paradoxalement, certes sous une forme non juridique, le mode de vie assumé d’une frange de la population qui revendique ce droit aux partenaires multiples et simultanés. Le cas échéant, quels seraient donc les arguments probants qui permettraient de restreindre les ouvertures d’un « mariage » désormais détaché de son lien objectif avec la procréation ? Se posent d’ailleurs non seulement la question des partenaires multiples mais aussi celle des relations intrafamiliales ou intergénérationnelles.

 

6. Le mariage entre personnes de même sexe aggraverait le communautarisme

Le tout nouveau « code de la laïcité et de la liberté religieuse » justifie l’obligation de ne marier religieusement que ceux qui se sont mariés civilement par un souci d’ « intégration dans l’espace public ». Si le mariage civil devenait totalement équivoque par rapport à ce que l’ensemble des religions entendent par mariage, cette lourde obligation du code pénal leur deviendrait inacceptable et elles demanderaient vraisemblablement sa suppression. Dans le contexte sensible de la montée des communautarismes en France, il y aurait là un facteur de désintégration sociale.

 

7. Privilégier les droits « de » l’enfant plutôt que le droit « à » l’enfant

L’adoption consiste fondamentalement à donner des parents à des enfants qui en sont dépourvus et non l’inverse. Ce qui est premier dans ce processus n’est donc pas le désir des parents mais le besoin des enfants. Faire en sorte que leurs parents adoptifs remplacent au plus près leurs parents biologiques est donc une priorité.

 

8. L’adoption par les célibataires : un faux argument

La possibilité de l’adoption par des célibataires remonte aux lendemains de la guerre et s’explique au départ par un déficit de partenaires masculins pour les femmes et par une recrudescence du nombre des orphelins. On dira aujourd’hui que permettre l’adoption par le partenaire de même sexe d’un parent adoptif, c’est « sortir de l’hypocrisie ». En réalité, même si un parent adoptif a un partenaire de même sexe, le désigner comme un deuxième père ou une deuxième mère ne correspond pas à la réalité et constitue donc un mensonge. Il peut être légitime et opératoire en revanche d’établir un dispositif circonscrit de « délégation de l’autorité parentale pour les actes de la vie courante ».

 

9. Le mariage entre personnes de même sexe fragiliserait l’adoption internationale

On dira souvent qu’il vaut mieux qu’un enfant soit adopté par des partenaires de même sexe plutôt que de ne pas être adopté du  tout. Chacun sait qu’en réalité cette question ne se pose pas puisque le nombre d’enfants adoptables est moins important que les demandes de parents adoptifs. En revanche, comme l’évoque un film récent, un certain nombre de pays refusent que leurs ressortissants soient adoptés par des parents provenant de pays où l’adoption par des partenaires de même sexe est autorisée. S’il y avait une légalisation en France, un grand nombre de pays interrompraient l’adoption internationale vers notre pays, ce qui diminuerait considérablement les possibilités d’adoption pour les familles françaises.

 

10. Le recours à la GPA largement identifié comme une atteinte à la dignité des femmes

L’aide médicale à la procréation peut sembler changer les règles de la parenté. Mais qu’on le veuille ou non, tout enfant, même s’il est né grâce à une insémination artificielle ou une fécondation in vitro, n’a pas deux pères ou deux mères : il a un père et une mère biologiques. Certains hommes vivant avec un partenaire de même sexe souhaiteraient, pour adopter des enfants, recourir à la gestation pour autrui. Celle-ci est actuellement rejetée et par la majorité (position du Gouvernement pendant la révision de la loi de bioéthique) et par l’opposition (vote du Conseil National du PS en décembre 2010) comme gravement attentatoire à la dignité des femmes. La coïncidence des revendications appelle en retour une cohérence du discernement.

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 15:51

 


Un nouveau collectif s'est mis en place  pour organiser la marche pour la Vie à Lyon, en 2013. Il se nomme "j'aime la Vie". Par une marche large et festive, ouverte et dynamique, il entend devenir un lieu de rassemblement et d'ouverture pour toutes les personnes qui œuvrent quotidiennement pour la Vie. Ce collectif souhaite défendre la vie de l'enfant à naître, de la personne en fin de vie, le droit à l'enfant d'avoir un papa et une maman, et aussi de la dignité de la femme. La date a déjà été choisie fort à l'avance pour qu'elle soit connue et diffusée, afin de rassembler le plus largement possible toutes les personnes soutenant les dignes valeurs de la Vie, mais aussi pour se manifester à la même date que celle organisée à Bordeaux (oui à la Vie). Il s'agit du samedi 23 mars 2013, l'après-midi : c'est la veille de la fête des Rameaux. Toute personne souhaitant apporter son concours et ses compétences à cette marche peut dès maintenant :  1) diffuser ces informations, 2) se rendre disponible pour tel ou tel besoin,

3) se manifester en envoyant un courriel à :

jaimelavie.lyon.collectif@gmail.com. Un site internet va voir le jour, ainsi qu'une page et un groupe facebook, et un compte twitter. Dès maintenant, nous pouvons réciter seul ou en famille la belle prière de Jean-Paul II  pour la vie :  

 

« O

 Marie, aurore du monde nouveau, Mère des vivants, nous te confions la cause de la vie : regarde, O Mère, le nombre immense des enfants que l’on empêche de naître, des pauvres pour qui la vie est rendue difficile, des hommes et des femmes victimes d’une violence inhumaine, des vieillards et des malades tués par l’indifférence ou par une pitié fallacieuse. Fais que ceux qui croient en ton Fils sachent annoncer aux hommes de notre temps avec fermeté et avec amour l’Evangile de la vie. Obtiens-leur la grâce de l’accueillir comme un don toujours nouveau, la joie de le célébrer avec reconnaissance dans toute leur existence et le courage d’en témoigner avec une ténacité active, afin de construire, avec tous les hommes de bonne volonté, la civilisation de la vérité et de l’amour, à la louange et à la gloire de Dieu Créateur qui aime la vie ».

 

Abbé Timothée Pattyn


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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 15:49


vierge rosaire

 

Rappel : Une indulgence plénière (rémission de la peine temporelle due aux péchés déjà pardonnés par le Seigneur dans le sacrement de pénitence) est accordée par l’Eglise à celui qui récite son chapelet (les cinq dizaines à la suite) dans une église, un oratoire public, en famille, dans une communauté religieuse, dans une association de piété  en joignant à la récitation la méditation des mystères; dans les autres cas, indulgence partielle est accordée (manuel des indulgences n°17). En plus de cette récitation, il faut joindre les conditions habituelles : s’être confessé à une date proche, communier sacramentellement le jour même, prier aux intentions du Souverain Pontife et n'avoir aucune attache au péché véniel.

Chaque jour indulgence plénière par la récitation commune du chapelet à l'église à 18h

 


 Pendant le mois du Rosaire

Procession mariale du mardi au jeudi après la messe de 18h30

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 15:48

 

Pendant le mois d’octobre, une statue de la Vierge pourra être reçue au domicile pour solenniser la prière du rosaire en famille, préparer ou renouveler une consécration mariale, ou simplement donner la joie aux enfants que nous sommes de recevoir chez eux leur Mère du Ciel. Une valise et différents livrets, brochures, images, chapelets, accompagnent la statue. Si vous désirez recevoir la Vierge chez vous, contacter le secrétariat.

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Retrouvez toute l'actualité de Saint-Georges sur son nouveau site :

 

http://eglisesaintgeorges.com/

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(Du Vatican, le 31 décembre 2008 ;
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