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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 18:17

Cours pour adultes et jeunes professionnels

sur le concile Vatican II

 

 

Déclaration « Nostra Aetate » 

 

sur les relations de l'Eglise avec les religions non chrétiennes

 

mardi 22 février 

à 20h30 

 

à la Maison Sainte-Blandine

12 bis rue Sala

69002 LYON

 

Renseignements :

 

Abbé Hugues de MONTJOYE

Maison Sainte-Blandine 12 bis rue Sala 69002 LYON

06 65 23 07 92  

abbedemontjoye@gmail.com

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 13:07

 

Observatoire-sociopolitique-Frejus-Toulon.png

 

L'Observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon
vous invite à participer à une chaîne de prières

du mardi 8 au jeudi 10 février 2011
pendant le débat parlementaire
sur la révision de la loi bioéthique en France.

Inscrivez-vous pour la récitation d'un chapelet ici !

Vous pouvez également signer la pétition initiée par l'ADV ici.

 

 

Observatoire Sociopolitique de Fréjus-Toulon.
68, impasse de Beaulieu
BP 518 - 83041 TOULON Cedex 9

observatoire@placedeleglise.fr

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 23:00

  Editorial de l’abbé Leroux

o    La lumière du monde

  Article de l’Abbé de Montjoye

o  Alors : heureux ?

  Article de l’Abbé Spriet

o   Est-ce qu’un laïc est prêtre ?

  Enseignements des Saints

o   Jeanne d’Arc (1412 – 1431)

o   SAINT BERNARD DE CLAIRVAUX : Traité de l’Amour de Dieu

  Vie de l’Eglise et des Chrétiens

o   Défense de la foi et de l’Eglise

o  Etre Chrétien sur le Net ?

o   Béatification de Jean-Paul II

o   Assise

  La paroisse de Boukombe vue par son pasteur le père Eric Nata

  Vie de Saint-Georges

o  Conseil de Saint-Georges

o   Dévotions populaires à Saint-Georges

o   Agenda paroissial

o   Formation

o   Temps de prières et d’adoration

o   Chants et services

  Livres du mois :

   -Verbum Domini

-  Quelle prédication des fins dernières aujourd’hui ?


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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 23:00

La Présentation de l’Enfant Jésus au temple de Jérusalem clôt ce temps liturgique, 40 jours après Noël. Avec plus de majesté que dans la nuit des bergers-veilleurs ou sous l’éclat de l’étoile des païens-chercheurs de Dieu, c’est au cœur de Sion, dans le temple d’Israël, que le Christ EST la LUMIERE du monde, que proclame le vieillard Siméon.

Le sacramental de cette fête nous le rappel : pour Yves de Chartres, la cire des cierges signifie et représente la chair virginale de Jésus qui n'a point altéré, ni par sa conception ni par sa naissance, l'intégrité de Marie, et la flamme des cierges symbolise le Christ, lumière qui est venue illuminer nos ténèbres. 

Jésus de Nazareth est SAUVEUR, aujourd’hui comme hier, sans lui nul homme ne peut être sauvé de l’ombre de la mort. « Toute la vie est marquée par le mélange et la fréquentation non assimilé de la volonté chrétienne fondamentale et d’une nouvelle philosophie. Cela engendre une sorte de schizophrénie, une existence scindée » dit Benoît XVI en son livre-entretien. Face à la « dictature du relativisme » s’impose la nécessaire unité entre Foi et Raison, entre l’Eglise et la pensée moderne. Certes, si « la structure de l’homme est fondée sur le péché originel, … la présence divine en l’homme ne cesse de revenir se manifester ». Il nous faut «  consolider, animer et étendre un christianisme de choix ». En témoignant par le martyre et en défendant le mystère de la Vie, « l’Eglise est constamment appelée à faire ce qu’Abraham lui a demandé de faire : veiller à ce qu’il y a suffisamment de justes pour contenir le mal et la destruction ».

A l’école de l’humilité de la Mère de Dieu, par le silence de la prière, l’écoute de la Parole de Dieu, la digne réception de l’Eucharistie…, permettons ce déploiement de la foi, cette illumination dans le monde. Anges du ciel, saints et saintes de Dieu, guidez-nous, protégez-nous afin d’être « le sel de la terre, la lumière du monde ». Ainsi soit-il !

Avec l’assurance de nos prières à vos intentions.

abbé T. Leroux

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 23:00

 

Si nous prenons notre vie de baptisé au sérieux, si nous avons compris qu’elle est pour nous un vrai appel à la sainteté, et que Dieu s’est engagé à nous en donner les moyens, nous avons certainement rencontré quelques luttes intérieures, sinon extérieures, et pu constater à la fois notre besoin de Dieu et de sa force, et le désir de Dieu de combler tous nos manques. Il n’attend que nos bras tendus. Pas les bras d’un enfant capricieux, mais ceux d’un enfant aimant et tout abandonné à l’Amour de son Père. Nous le savons : grands désirs, humilité et confiance sont les marques de l’enfance spirituelle, cette « petite voie toute droite » qui peut nous conduire très vite et facilement (mais non sans efforts !) à une grande sainteté. 

La question de notre bonheur n’est pas incongrue, car elle correspond en vérité et très exactement à ce que Dieu VEUT pour nous. Nous avons, hélas ! une telle conception de la morale chrétienne, plus ou moins marquée sans doute par le jansénisme, que le bonheur et sa recherche nous apparaissent peut-être suspects et entachés d’égoïsme. Comme le démon a bien réussi son coup, en rendant la morale chrétienne, et par ricochet la volonté de Dieu et Dieu Lui-même, sévère, triste, finalement détestable ! On reconnaît bien là la patte de celui qui est père du mensonge ! Il nous suffit pourtant d’ouvrir notre Bible et d’écouter la Parole de Dieu pour comprendre que le plan de Dieu sur nous, dès l’origine, est une invitation à partager son bonheur, non seulement au ciel, mais dès ici-bas.

Les conséquences du péché originel ont rendu cette quête du bonheur incertaine, sinon périlleuse, mais Dieu n’a pas renoncé à son plan et ne nous a pas rejetés. Il continue à nous appeler au bonheur, et dès ici-bas. Mais à quel bonheur ?

La Croix elle-même, que nous rencontrons sur notre route, peut être source d’une joie mystérieuse, parce que féconde. « Fac me cruce inebriari » « Fais que je m’enivre de la croix » (séquence Stabat Mater). Les saints de tous les temps ne cessent de nous le dire chacun à sa façon. Pourquoi refuser de les croire ? Pourquoi nous obstiner à fermer les yeux et les oreilles devant cette grande révélation du dessein d’amour de Dieu sur nous, révélation prodigieuse qui pourrait nous libérer de toutes nos angoisses existentielles ? Pourquoi ne pas essayer de les suivre, de les imiter, dans ce qu’ils ont d’imitable, c’est-à-dire dans leur propre imitation et suite du Christ ? Pourquoi tarder, perdre du temps, alors que chaque jour nous est donné pour élargir notre cœur, le purifier et le rendre digne du plus grand bonheur qui soit : celui du Dieu trois fois saint ! « Cela Je vous l’ai dit pour que MA joie soit EN VOUS, et que votre joie soit PARFAITE » (Jn 15,11). 

Entre la première prédication du Seigneur dans la synagogue de Nazareth (Lc 4, 16-22) et le discours après la Cène, tout l’enseignement de Jésus pendant sa vie publique est comme serti de ces promesses de bonheur. 

Redisons-le donc : la vie chrétienne est source de joie, d’une joie très pure et très forte à la fois. Au risque d’être incompris, je dirai même que la vie selon le Christ est ici-bas la seule joie parfaite, parce que seule elle peut avoir une saveur d’éternité. 

Aussi, n’ayons pas peur de chercher le bonheur, puisque Dieu nous y invite. La théologie morale, telle que l’expose saint Thomas d’Aquin (Somme Théologique IIa IIae, q.1-5), et telle que le Catéchisme de l’Église Catholique  a voulu la présenter (n° 1716 – 1729, ou abrégé du CEC n° 359 à 352), s’ouvre précisément par notre vocation à la béatitude. La « morale » n’est donc pas d’abord et essentiellement une liste de préceptes et d’interdits, ou une volonté tyrannique imposant des commandements arbitraires. Chassons définitivement ces fantômes qui nous font peur ! Elle est un chemin qui conduit au bonheur.

La recherche du bonheur, loin d’être un obstacle à notre progrès spirituel, en est au contraire un puissant ressort. Le tout est de ne pas partir sur une fausse piste. Pour éviter les écueils, nous avons des aides précieuses : les commandements de Dieu et de l’Église et plus largement la Parole de Dieu et l’enseignement de l’Église. Aimons à fréquenter la Parole de Dieu, en particulier l’Évangile, dans une lecture priante (la « lectio divina »).  Etudions les documents du magistère.

Quelle libération de nos capacités d’aimer nous trouverons dans la fidélité à la loi de Dieu, expression de sa volonté sainte et de son Amour ! « Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande » (Jn 15,14). On peut difficilement être plus clair ! Cherchons à être toujours plus fidèles à ses commandements, résumés dans le double précepte de la charité, le « commandement nouveau » (Jn 13,34) laissé par le Seigneur à ses disciples. Un commandement qui n’abolit pas le Décalogue, mais le porte à sa perfection (cf Mt 5,17). Celui qui aime parfaitement Dieu et le prochain n’a plus besoin qu’on lui dicte une autre loi. « La charité, voilà ma seule étoile / À sa clarté je vogue sans détour » (Ste Thérèse de l‘Enfant-Jésus, PN 17 « Vivre d’Amour »). Quand bien même nous serions encore loin de la perfection d’une petite Thérèse – ce qui est sans doute le cas … –  réjouissons-nous à chaque progrès accompli dans cette direction. Que la méditation du psaume 118, longue méditation (176 versets !) sur la beauté et la suavité de la loi de Dieu, nous encourage à poursuivre encore notre route : « Beati immaculati in via …» « Heureux ceux qui sont irréprochables dans leur voie, qui marchent selon la loi du Seigneur ».

Oui, cherchons le bonheur. Cherchons le vrai bonheur, un bonheur qui ne passe pas. Et soyons exigeants sur la qualité ! Cherchons-le en Dieu pour ne pas chercher en vain. Il se laisse trouver. Il rassasie le désir et le renouvelle en même temps. « Benedic anima mea Domino et omnia quae intra me sunt nomini sancto eius ; benedic anima mea Domino et noli oblivisci omnes retributiones eius, (…), qui replet in bonis desiderium tuum renovabitur ut aquilae iuventus tua » (Ps 102, 1-2 ; 5) « Bénis, ô mon âme, le Seigneur,   et que tout ce qui est en moi bénisse son saint nom ! et n'oublie pas ses nombreux bienfaits. (…) C'est lui qui comble de biens tes désirs;   et ta jeunesse renouvelée a la vigueur de l'aigle ». 

Si nous ne sommes pas heureux, c’est que nous n’avons pas cherché au bon endroit.  Si nous sommes heureux, remercions le Seigneur et demandons-nous si nous ne sommes pas appelés à un bonheur plus grand encore. Celui qui nous satisfait aujourd’hui ne risque-t-il pas de nous échapper ou d’être terni par la lassitude ? S’il n’est pas infini et éternel, il n’est pas encore digne de nous. « Haut les cœurs ! » « Sursum corda ! ». Nous n’en finirons jamais de découvrir les merveilles que Dieu réserve à ceux qui l’aiment. Puissions-nous remercier DIEU toute l’éternité pour la joie qu’Il met déjà dans nos cœurs. « multi dicunt quis ostendet nobis bona ; signatum est super nos lumen vultus tui, Domine ; dedisti laetitiam in corde meo a fructu frumenti et vini et olei sui multiplicati sunt » « Beaucoup disent: "Qui nous fera voir le bonheur?" Fais lever sur nous la lumière de ta face. Seigneur, tu as mis en mon coeur plus de joie qu'aux jours ou leur froment, leur vin nouveau débordent » (Ps 4,6-8).

Abbé Hugues de MONTJOYE

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 23:00

 

Icone Christ prêtreLa question est volontairement provocatrice et ambigüe mais elle a le mérite d’inviter à réfléchir… Pour y répondre il faut nécessairement clarifier certaines notions et faire quelques distinctions. Mais l’enjeu en vaut la peine !

Le Christ est-il prêtre, prophète et roi ?

Oui, Jésus était pleinement prêtre, prophète et roi, conformément aux Ecritures : « le Messie devait être oint par l'Esprit du Seigneur (cf. Is 11,2) à la fois comme roi et prêtre (cf. Za 4,14 et 6,13) mais aussi comme prophète (cf. Is 61,1et  Lc 4,16-21) »[1].

En réalité, Jésus est même le seul prêtre car Il est le seul médiateur entre Dieu et les hommes en tant que Verbe incarné. Il est plus qu’un prophète car Il est la Parole même de Dieu. En Lui et par Lui c’est Dieu Lui-même qui s’exprime sans aucun intermédiaire. Il est enfin le Roi des rois en sa qualité de créateur.

C’est en tant que membre du Christ, membre de son Corps qui est l’Eglise, que tout baptisé (et a fortiori tout confirmé) va participer à la triple consécration et mission du Christ Jésus[2].

« L'Esprit Saint "oint" le baptisé, Il imprime sur lui un sceau indélébile (cf.2 Co 1,21-22), et Il le constitue temple spirituel, c'est-à-dire qu'Il le remplit de la sainte présence de Dieu grâce à l'union et à la conformité avec Jésus-Christ. Fort de cette "onction" spirituelle, le chrétien peut, à sa manière, répéter les paroles de Jésus: "L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'Il m'a consacré par l'onction; Il m'a envoyé porter la bonne nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers leur libération et aux aveugles le retour de la vue, remettre en liberté les opprimés et proclamer une année de grâce du Seigneur" (Lc 4,18-19 cf.Is 61,1-2). Ainsi, par l'effusion du Baptême et de la Confirmation, le baptisé participe à la mission même du Christ Jésus, le Messie Sauveur »[3].

Qu’est-ce qu’un laïc ?

L’Eglise nous le dit : « Sous le nom de laïcs, on entend ici l'ensemble des chrétiens qui ne sont pas membres de l'Ordre sacré [qui n’ont pas reçu le sacrement de l’Ordre] et de l'état religieux sanctionné dans l'Eglise, c'est-à-dire les chrétiens qui, étant incorporés au Christ par le baptême, intégrés au peuple de Dieu, faits participants à leur manière de la fonction sacerdotale, prophétique et royale du Christ, exercent pour leur part, dans l'Eglise et dans le monde, la mission qui est celle de tout le peuple chrétien » (Vatican II, LG 31).

Peut-on dire que le baptisé est prêtre, prophète et roi ?

Oui parfaitement, c’est d’ailleurs une vérité de foi révélée par le Seigneur dans la première épître de St Pierre et dans l’Apocalypse : « Vous, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, pour proclamer les louanges de Celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière, vous qui jadis n'étiez pas un peuple et qui êtes maintenant le Peuple de Dieu, qui n'obteniez pas miséricorde et qui maintenant avez obtenu miséricorde » (1 P 2, 9-10).  « Vous-mêmes, comme pierres vivantes, prêtez-vous à l'édification d'un édifice spirituel, pour un sacerdoce saint, en vue d'offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ » (1 P 2, 5 ). « Il a fait de nous une Royauté de Prêtres, pour son Dieu et Père » Ap 1,6. «Ils chantaient un cantique nouveau : "Tu es digne de prendre le livre et d'en ouvrir les sceaux,   car tu fus égorgé et tu rachetas pour Dieu, au prix de ton sang, des hommes de toute race, langue, peuple et nation; tu as fait d'eux pour notre Dieu une Royauté de Prêtres régnant sur la terre" Ap 5, 9-10.

Quel est l’intérêt de bien comprendre cette réalité ?

Laissons au vénérable Jean-Paul II le soin de répondre (Redemptor hominis n°18) : « Lorsque, en effet, nous devenons conscients de la participation à la triple mission du Christ, à sa triple fonction (sacerdotale, prophétique et royale), nous devenons également plus conscients de ce à quoi doit servir toute l'Eglise, en tant que société et communauté du peuple de Dieu sur la terre, et nous comprenons aussi quelle doit être la participation de chacun d'entre nous à cette mission et à ce service ».

Concrètement comment exercer notre sacerdoce de baptisé ?

Le dernier Concile du Vatican nous le dit clairement dans sa constitution dogmatique sur l’Eglise (Lumen gentium). LG 34 « Voulant poursuivre également, par le moyen des laïcs, son témoignage et son service, le Christ Jésus, prêtre suprême et éternel, leur apporte la vie par son Esprit, et les pousse inlassablement à réaliser tout bien et toute perfection.

A ceux qu'il s'unit intimement dans sa vie et dans sa mission, il accorde, en outre, une part dans sa charge sacerdotale pour l'exercice du culte spirituel en vue de la glorification de Dieu et du salut des hommes. C'est pourquoi les laïcs reçoivent, en vertu de leur consécration au Christ et de l'onction de l'Esprit-Saint, la vocation admirable et les moyens qui permettent à l'Esprit de produire en eux des fruits toujours plus abondants. En effet, toutes leurs activités, leurs prières et leurs entreprises apostoliques, leur vie conjugale et familiale, leurs labeurs quotidiens, leurs détentes d'esprit et de corps, s'ils sont vécus dans l'Esprit de Dieu, et même les épreuves de la vie, pourvu qu'elles soient patiemment supportées, tout cela devient "offrandes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus-Christ" (1P 2,5) ; et dans la célébration eucharistique ces offrandes rejoignent l'oblation du Corps du Seigneur pour être offertes en toute piété au Père. C'est ainsi que les laïcs consacrent à Dieu le monde lui-même, rendant partout à Dieu dans la sainteté de leur vie un culte d'adoration ».

LG 10 « les fidèles (…) exercent leur sacerdoce par la réception des sacrements, la prière et l'action de grâces, le témoignage d'une vie sainte, et par leur renoncement et leur charité effective ».

C’est toute notre vie qui peut devenir sacerdotale puisque comme l’explique st Augustin : « Est vrai sacrifice toute œuvre accomplie pour nous attacher à Dieu, autrement dit toute œuvre rapportée à ce bien suprême grâce auquel nous pouvons être véritablement heureux » (Saint Augustin, La Cité de Dieu, X, 6).

« Incorporés à Jésus-Christ, les baptisés sont unis à Lui et à son sacrifice par l'offrande d'eux-mêmes et de toutes leurs activités (cf. Rm 12,1-2 : Je vous exhorte donc, frères, par la miséricorde de Dieu, à offrir vos personnes en hostie vivante, sainte, agréable à Dieu : c'est là le culte spirituel que vous avez à rendre.) »[4].

N’y a-t-il pas une différence entre « être prêtre » en tant que baptisé et « être prêtre » en vertu du sacrement de l’Ordre ?

Oui, le Concile (LG 10) le dit très clairement : la différence est majeure. Il existe deux participations différentes à l’unique sacerdoce du Christ. Un baptisé laïc ne peut pas agir « in persona Christi capitis » pour pardonner les péchés ou rendre présent le sacrifice du Christ à la Messe[5]. En revanche, le prêtre comme le laïc, en tant que baptisés sont appelés à s’offrir eux-mêmes « par », « avec » et « dans » le Christ à Dieu le Père, tout spécialement dans l’offrande eucharistique (« per Ipsum, et cum Ipso et in Ipso… »[6]. C’est ainsi qu’est réalisée la « participation pleine, consciente et active » (« plena et actuosa ») à l’Eucharistie voulue par le Concile Vatican II[7].

Faut-il éviter de dire qu’un laïc baptisé est prêtre pour autant ?

Non bien entendu. Ce n’est pas parce que l’expression peut être ambigüe et mal comprise qu’il faut l’abandonner. Il faut l’expliquer au contraire, et ensuite la méditer pour en vivre tous les jours pour la gloire de Dieu et le salut des âmes. Car toute notre vie offerte au Père, par Jésus et grâce à l’Esprit-Saint, est appelée à porter du fruit dans la Communion des Saints pour la salut de nos frères.

Le mois prochain nous développerons ensemble la signification de la dimension prophétique de notre baptême. Et le suivant : la dimension royale. A suivre donc…

Abbé Laurent SPRIET 



[1] CEC 436.

[2] Cf. CEC 1268 et 1546.

[3] Christifideles laïci 13 de Jean-Paul II.

[4] Jean-Paul II, Christifideles laïci 14.

[5] Cf. CEC 1581.

[6] Cf. CEC 1547.

[7] Cf. Sacrosanctum Concilium 14.

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 23:00

Benoît XVI a expliqué la vie de Jeanne : à partir de treize ans, par le biais de la voix de l'archange Michel, elle se sentit appelée par le Seigneur à intensifier sa vie chrétienne et à s'engager à la libération" de la France du joug anglais. Elle fit vœu de virginité et s'engagea dans une vie sacramentale et priante. "La compassion et l'engagement de la jeune paysanne face aux souffrances du peuple furent accentués par son rapport mystique à Dieu. Un des aspects les plus originaux de sa sainteté est un lien entre expérience mystique et mission politique".

"Le nom de Jésus, invoqué par la sainte jusqu'aux derniers instants de sa vie terrestre, était comme la respiration de son âme et le cœur de toute sa vie. Cette sainte avait compris que l'amour embrasse toute la réalité de Dieu et de l'homme, du ciel et de la terre, de l'Eglise et du monde" .La libération de la France "fut une action de justice que Jeanne accomplit en charité et par amour de Jésus. Elle reste un bel exemple de sainteté de laïcs engagés dans la vie politique, en particulier dans des contextes difficiles. En Jésus Jeanne d'Arc a également reconnu toute la réalité de l'Eglise, celle triomphante du ciel et celle militante de ce monde. Selon ses propres paroles, l'Eglise et le Seigneur sont un tout, une affirmation reproduite dans le Catéchisme de l'Eglise Catholique, qui a revêtu un caractère héroïque lors de son procès, face aux hommes d'Eglise qui la persécutèrent et la condamnèrent à mort".

Le Pape a conclu en disant que son témoignage lumineux nous invite à apprécier la grandeur de la vie chrétienne, "à faire de la prière le fil conducteur de nos jours, à avoir pleine confiance dans l'accomplissement de la volonté divine, quelle qu'elle soit, à vivre la charité sans conditions, sans limites, en aimant comme l'Eglise et Jésus profondément".

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 23:00

 

 Comment il faut aimer Dieu.

  D'abord reconnais ceci : Dieu mérite notre amour sans mesure. Je résume donc ce que j'ai déjà dit : c'est Lui qui nous a aimés le premier (1Jn 4,10). Lui qui est si grand, il nous a aimés d'un amour très grand, tout à fait gratuit, nous qui sommes si petits ! Et il nous a aimés tels que nous sommes. C'est pourquoi je me souviens d'avoir dit au début : la mesure pour aimer Dieu, c'est de l'aimer sans mesure. Or, l'amour qui tend vers Dieu tend vers celui qui est immense et sans limite. Alors, je vous le demande, est-ce que notre amour pour lui peut avoir une mesure et une limite ? Non ! Il faut encore dire ceci : notre amour pour Dieu n'est pas gratuit, nous payons une dette. Dieu est immense, et il nous aime. Dieu a la vie pour toujours, et il nous aime. Dieu est l'amour qui dépasse tout ce qu'on peut connaître (Ep 3,19), et il nous aime. La grandeur de Dieu est sans limite (Ps 144,3), sa sagesse est sans mesure (Ps 146,5), sa paix dépasse tout ce que nous pouvons comprendre (Ph 4,7). Et nous, est-ce que nous allons mesurer notre amour pour Dieu ? 

"Seigneur, je t'aimerai. Tu es ma force, je m'appuie sur toi. C'est toi qui me protèges et me délivres" (Ps 17,2-3), toi qui es pour moi tout ce que je peux désirer, tout ce que je peux aimer. Toi, mon Dieu, toi, mon secours, je t'aimerai selon le don que tu m'as fait et selon ma mesure. Ma mesure ne peut atteindre ce que tu mérites, mais du moins je ferai tout ce que je peux. Non, je ne suis pas capable de t'aimer comme je le dois, je ne peux dépasser mes limites. Plus tard, quand tu voudras bien me donner davantage, je t'aimerai davantage, mais jamais je ne t'aimerai comme tu le mérites. Tu vois combien je suis imparfait. Pourtant, tu inscris dans le livre de la vie" (Ps 138,16) ceux qui font ce qu'ils peuvent, même s'ils ne peuvent pas faire tout ce qu'ils doivent. On voit donc clairement, je crois, comment il faut aimer Dieu, et pourquoi il mérite notre amour. Oui, je dis bien : pourquoi il mérite notre amour. Mais qui peut dire jusqu'à quel point il faut l'aimer ? Qui, je vous le demande, peut le dire ? Qui peut même le comprendre ?

 

9. Dieu est le plus grand de tous nos biens.

   Voyons maintenant ce que nous gagnons en aimant Dieu... Quand on aime Dieu, on reçoit de lui une récompense. Mais nous ne devons pas l'aimer pour recevoir cette récompense. En effet, l'amour vrai reçoit toujours quelque chose en échange. Pourtant, il ne veut rien gagner, parce qu'il "ne cherche pas ses intérêts" (1Co 13,5). C'est un mouvement du cœur, ce n'est pas un contrat. L'amour ne s'achète pas et il n'achète rien. L'amour est spontané, et nous fait agir spontanément. L'amour vrai trouve toute sa joie en lui-même. La récompense de l'amour, c'est la chose qu'on aime... L'amour vrai ne cherche pas de récompense, mais il en mérite une. Bien sûr, on promet une récompense à quelqu'un qui n'aime pas encore vraiment. On doit cette récompense à celui qui aime, et on la donne à celui qui est fidèle dans l'amour... Si quelqu'un aime Dieu, il cherchera, comme seule récompense, le Dieu qu'il aime. S'il cherche autre chose que Dieu, il n'aime pas vraiment Dieu, c'est sûr.    (…)

 

11. L'ami de Dieu trouve son bonheur en Dieu

  Mais celui qui obéit à Dieu n'agit pas de cette façon. Il a entendu les reproches qu'on fait aux gens mauvais, à ceux qui tournent en rond (Ps 30,14). En effet, beaucoup prennent le chemin qui est large (Mt 7,13), et qui conduit à la mort. Mais l'ami de Dieu choisit la route du Royaume (Nb 20,17). Il ne s'écarte ni à droite, ni à gauche. Le prophète Isaïe écrit : "Le chemin de l'ami de Dieu est droit. Il marche droit sur une route sans obstacle" (Is 26,7). Les amis de Dieu sont prudents : ils évitent les détours inutiles qui conduisent au mal. Ils choisissent le Christ. C'est lui, la Parole du Père, qui s'est fait tout petit pour nous rendre simples. C'est pourquoi les amis de Dieu ne désirent pas tout ce qu'ils voient, mais ils vendent tout ce qu'ils ont, et donnent l'argent aux pauvres (Mt 19,21). Oui, "les pauvres sont vraiment heureux, parce que le Royaume des cieux est à eux" (Mt 5,3). Tu le vois, tout le monde court (1Co 9,24), mais tous ne courent pas de la même façon. "Le Seigneur connaît le chemin de ses amis, mais le chemin des gens mauvais conduit à la mort" (Ps 1,6). "Pour l'ami de Dieu, avoir peu de biens vaut mieux que la fortune des gens mauvais" (Ps 36,16). Et, comme le Sage nous le dit "Celui qui aime l'argent n'en aura jamais assez" (Ec 5,9). Celui qui agit sans réfléchir en fait l'expérience. Au contraire, "ceux qui ont faim et soif d'obéir à Dieu seront rassasiés" (Mt 5,6). En effet, pour l'esprit de l'être raisonnable, de celui qui réfléchit, l'obéissance à Dieu est vraiment une nourriture. Mais l'argent ne nourrit pas l'esprit, de même, l'air ne nourrit pas le corps. Par exemple, si tu vois quelqu'un qui a faim ouvrir sa bouche et gonfler ses joues avec l'air, tu vas penser: " Il est complètement stupide ! "De même, celui qui pense nourrir son esprit avec des choses de la terre, est tout aussi stupide. Il remplit seulement son intelligence avec du vide, mais il n'est pas rassasié. Qu'est-ce qu'il y a de commun entre le corps et l'esprit ? Le corps ne peut pas se nourrir avec les choses de l'esprit. Mais l'esprit ne peut pas non plus se nourrir avec les choses du corps. "Remercie le Seigneur, Il te donne tous les biens que tu désires" (Ps 102,1 et (Ps 102,5). Il te donne ses bienfaits. Il te pousse à faire le bien. Il te fixe dans le bien. Il est là avant toi. Il te soutient, il te rassasie. Il fait naître ton désir, et c'est lui que tu désires. Au début, j'ai dit que la raison d'aimer Dieu, c'est Dieu lui-même. En disant cela, j'ai dit la vérité. En effet, l'amour vient de Dieu, et l'amour va à Dieu. Dieu nous donne l'occasion d'aimer. Il est l'origine de notre amour. Et c'est lui-même qui rassasie notre désir de l'aimer. Il nous donne de l'aimer ou, plutôt, il se donne à aimer. C'est lui aussi que nous espérons, et notre bonheur sera de l'aimer. Si cela n'est pas vrai, notre amour est vide. L'amour de Dieu, à la fois, prépare notre amour et le récompense. Dans sa bonté, Dieu est là avant nous. Plus juste que nous, Il veut que nous répondions à son amour. Lui, si bon, Il veut que nous le désirions. Il est riche pour tous ceux qui l'appellent (Rm 10,12). Mais il est lui-même notre plus grande richesse. Il s'est donné à nous pour que nous le cherchions. Il désire être notre récompense, il se donne en nourriture à ses amis, et il livre sa vie pour libérer les prisonniers. Seigneur, tu es bon pour celui qui te cherche (Lm 3,25). Mais que peut dire celui qui te trouve ? Voici ce qui est étonnant : personne ne peut te chercher, s'il ne t'a pas d'abord trouvé. Tu veux donc qu'on commence par te trouver. Puis tu veux qu'on continue à te chercher, afin de pouvoir te trouver davantage. Nous pouvons te chercher, c'est vrai, et nous pouvons te trouver. Mais nous ne serons jamais là avant toi En effet, nous pouvons dire : "Je te prie avant le lever du soleil" (Ps 87,14). Pourtant, toute prière est bien faible, si ce n'est pas toi qui l'inspires. Nous venons de voir comment aimer Dieu parfaitement. Voyons maintenant où commence cet amour...   (…)

 

13. Le deuxième échelon de l'amour, c'est d'aimer Dieu pour soi-même.

   Mais si nous voulons que notre amour du prochain soit tout à fait juste, cet amour doit prendre racine en Dieu. En effet, on ne peut pas aimer son prochain avec un cœur pur, si l'on n'aime pas selon le cœur de Dieu. Et on ne peut pas aimer selon le cœur de Dieu, si l'on n'aime pas Dieu. Il faut donc d'abord aimer Dieu, pour pouvoir aimer le prochain selon le cœur de Dieu. C'est Dieu qui est l'auteur de tous les biens, et c'est lui aussi qui est l'auteur de notre amour pour lui. Voici comment : il a créé l'être humain et il le protège. Oui, il nous a créés de telle façon que nous avons besoin d'être protégés, nous qui avons déjà Dieu comme Créateur. C'est par lui que nous existons, et sans lui, nous ne pouvons pas continuer à vivre. Ne l'oublions pas ! Ne pensons pas que les biens qui nous viennent du Créateur nous appartiennent. Pour que cela n'arrive jamais, le Créateur, dans son projet et son désir de nous sauver, veut que nous connaissions certaines difficultés. Ainsi, quand nous nous sentons écrasés par notre faiblesse, Dieu vient à notre aide et nous rend libres. Alors nous chantons la gloire de Dieu. Cela est juste, Dieu dit : "Appelle-moi au secours dans ton malheur, je te délivrerai, et tu chanteras ma gloire" (Ps 49,15). De cette façon, celui qui ne savait aimer que lui-même, de manière égoïste, commencera à aimer Dieu, mais c'est encore dans son intérêt à lui. Il le sait maintenant, parce qu'il en a fait souvent l'expérience, la force de bien agir lui vient de Dieu (Ph 4,13), et sans lui il ne peut rien faire (Jn 15,5). Ainsi, maintenant nous aimons Dieu, mais pour le moment c'est dans notre intérêt à nous. Nous n'aimons pas Dieu pour lui-même. Tu le vois, il est prudent de savoir ce que tu peux faire par toi-même et ce que tu peux faire avec l'aide de Dieu. Il est prudent aussi de te garder sans défaut devant celui qui te protège de tout mal. Supposons ceci : il t'arrive souvent des malheurs, cela t'entraîne à te tourner souvent vers Dieu, et ainsi Dieu te délivre souvent. Même si tu as une pierre ou du fer à la place du cœur, chaque fois que Dieu te délivre d'un malheur, ton cœur devient plus doux, parce que Dieu te rend de plus en plus libre. Et, petit à petit, tu commences à aimer Dieu, non plus dans ton intérêt à toi, mais pour Dieu lui-même.   

 

14. Le troisième échelon de l'amour, c'est d'aimer Dieu pour lui-même.

   Nous avons souvent besoin de crier vers Dieu pour qu'il nous aide. Et chaque fois que nous crions vers lui, nous nous approchons un peu plus près de lui. Et chaque fois que nous l'approchons, nous goûtons sa bonté et, en la goûtant, nous découvrons combien le Seigneur est doux (Ps 33,9). Alors voici ce qui arrive : nous aimons Dieu comme il faut, à cause de l'expérience de sa douceur, et non plus à cause de nos besoins personnels. Ce que les Samaritains disent à la femme quand elle annonce " Le Seigneur est là ", nous le disons aussi : "Maintenant nous ne croyons plus seulement à cause de ce que tu as dit. Nous l'avons entendu nous-mêmes, et nous le savons c'est vraiment lui le Sauveur du monde" (Jn 4,42). Nous suivons l'exemple des Samaritains et nous disons à notre corps : " Maintenant ce n'est plus à cause de tes besoins que nous aimons Dieu. Nous avons goûté nous-mêmes au Seigneur et nous savons combien il est doux. " De cette façon, les besoins du corps veulent dire quelque chose. Ils font connaître avec joie les bienfaits de Dieu. Si tu fais cette expérience, tu obéiras facilement au commandement d'aimer ton prochain. En effet, maintenant tu aimes vraiment Dieu et tout ce qui appartient à Dieu. Tu aimes avec un cœur pur, et tu obéis facilement à ce commandement si simple. Oui, comme l'apôtre Pierre le dit, ton cœur devient de plus en plus pur en obéissant au commandement de l'amour (1P 1,22). Tu aimes de façon juste et tu obéis à ce commandement juste d'aimer ton prochain. C'est un amour agréable, parce qu'il est gratuit. Il est pur aussi. Nous n'aimons pas avec des paroles et de beaux discours, mais avec des actes qui montrent que notre amour est vrai (1Jn 3,18). C'est un amour juste, parce qu'il rend autant qu'il reçoit. Oui, celui qui aime de cette façon aime comme il est aimé. Il aime et il ne cherche pas ses intérêts à lui, mais ceux de Jésus Christ (Ph 2,21). Lui, il a cherché notre bien, ou plutôt, il nous a cherchés nous-mêmes (2Co 12,14). Il n'a pas cherché ses intérêts à lui. Si tu dis : "Chantez les louanges du Seigneur parce qu'il est bon" (Ps 117,1), tu aimes vraiment. Supposons ceci : tu chantes les louanges du Seigneur non pas parce que le Seigneur a été bon pour toi, mais simplement parce que le Seigneur lui-même est bon. Eh bien, tu aimes vraiment Dieu pour Dieu, et non pas pour toi-même. Au contraire, si tu dis : "Je chanterai tes louanges, Seigneur, pour le bien que tu m'as fait" (Ps 48,19), tu n'aimes pas vraiment Dieu pour Dieu. Voilà le troisième échelon de l'amour : aimer Dieu pour lui-même.   

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 23:00

                             

« Il est important de se rappeler toujours que le contact virtuel ne peut pas et ne doit pas se substituer au contact humain direct avec les personnes à tous les niveaux de notre vie", a affirmé le souverain pontife. Benoît XVI a tenu un discours intitulé "Vérité, proclamation et authenticité de vie à l'âge numérique". Durant son allocution, le pape a demandé aux jeunes de "faire bon usage de leur présence dans l'arène numérique". Il a même défini un "style chrétien de présence" sur le Web, qui montre"une forme de communication honnête et ouverte, responsable et respectueuse de l'autre". Car, il faut "s'unir avec confiance et avec une créativité consciente et responsable" dans les réseaux sociaux, "partie intégrante de la vie humaine". "La vérité que nous cherchons à faire partager ne tire pas sa valeur de la 'popularité' ou de la quantité d'attention reçue. Nous devons la faire connaître dans son intégrité, plutôt que chercher à la rendre acceptable, peut-être 'en l'édulcorant'", souligne-t-il. Appelant à l'"authenticité de l'être", le Pape met également en garde contre le danger de tricher sur les informations mises en ligne et de tomber dans l'"autocomplaisance" en "construisant artificiellement son 'profil' public"."

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 23:00

jean-paul-ii-jpgBenoît XVI présidera la messe de béatification de Jean-Paul II, dimanche 1er mai prochain, dimanche de la Divine Miséricorde:

"Comme on le sait, la Cause fut introduite dès avant le terme requis des cinq années après le décès. La dispense papale résultait de l'immense réputation de sainteté dont Jean-Paul II a joui de son vivant et au moment de sa mort. Par ailleurs, les dispositions canoniques relatives aux procédures en béatification et canonisation ont été scrupuleusement respectées. De juin 2005 à avril 2007, l'enquête diocésaine s'est déroulée à Rome. Le décret du 4 mai 2007 de la Congrégation a reconnu la validité de cette procédure canonique et, en juin 2009 ce dicastère a examiné la Positio de la Cause. Le 19 décembre 2009, Benoît XVI a autorisé la promulgation du décret relatif à l'héroïcité des vertus. En vue de la béatification de Jean-Paul II, la Postulation de la Cause a soumis à la Congrégation le cas d'une guérison de la maladie de Parkinson, celui de Sœur Marie-Simon-Pierre Normand, des Petites Sœurs des Maternités catholiques. Le 21 octobre 2010, les actes de l'enquête canonique et les examens médicaux ont été soumis à la Commission médicale du dicastère. Après un examen scrupuleux des témoignages et de la documentation procédurale, elle s'est prononcée en faveur du caractère scientifiquement inexplicable de cette guérison. Ayant pris connaissance des conclusions médicales, les théologiens ont procédé le 14 décembre 2010 à l'évaluation théologique du dossier, reconnaissant à l'unanimité l'unicité, l'antécédence et la choralité de l'invocation adressée à Jean-Paul II, ainsi que son efficacité aux fins de cette guérison miraculeuse. Le 11 janvier 2011, lors de leur session ordinaire, les Membres de la Congrégation ont émis unanimement une sentence confirmatoire, retenant miraculeuse la guérison de la religieuse française, car scientifiquement inexplicable, et accomplie par Dieu à la suite de l'intercession de Jean-Paul II, invoquée par la religieuse malade comme par nombre d'autres fidèles".

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