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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 15:20

 

 

Conférence par 

 

Anne GIRAULT, Présidente de Femina Europa et Laurence de Gressot

 

lundi 31 janvier

 

à 20h30 

 

à l’espace Saint-Ignace

 

20  rue Sala 69002 LYON

(métro Bellecour- parking Bellecour, St-Georges ou Perrache)

 

Entrée libre

 

Renseignements

 

06 65 23 07 92

abbedemontjoye@gmail.com

 

 

Qu’est-ce que le Genre ou « Gender » ?

 

Habituellement, on parle de genre Féminin ou masculin. L’idéologie féministe du « gender » qui se développe depuis les années 60-70, estime que la masculinité et le féminité ne seraient pas déterminés par le sexe, mais par la culture. Quelque soit son sexe, l’Homme pourrait choisir son genre, en optant pour l’orientation sexuelle qui lui convient (hétéro-, homo-, bi- ou trans-). Cette dissociation entre sexe et genre entraîne une mise en question radicale de la famille et de toute sa signification sociale au service de la société. L’idéologie du « gender » proclame l’urgence de déconstruire les « rôles socialement construits » de l’homme et de la femme, parce que cette socialisation, dit-elle, frappe la femme de façon négative et injuste. Dans cette optique, il faudrait « déconstruire » la famille, non seulement parce qu’elle réduit la femme en esclavage, mais parce qu’elle conditionne socialement les enfants à accepter la famille, le mariage et la maternité comme quelque chose de naturel. Le débat est d’actualité.

 

 

Femina Europa est une ONG qui, face à l’omniprésence du thème du GENDER dans les directives et les textes des institutions européennes et onusiennes, vise à :

 

Promouvoir

la véritable identité et le développement intégral de la femme en coresponsabilité, complémentarité et réciprocité avec l’homme ;

 

Dénoncer

l’image réductrice et négative de l’homme et de la femme véhiculée par le féminisme radical ;

 

Sensibiliser

aux dangers de l’idéologie du gender ayant pour objet la déconstruction volontaire de l’ordre naturel au profit d’une nouvelle dictature culturelle et sociale pour régir le monde.

 

Femina Europa inscrit son action dans une volonté de dialogue :

 

Informer et former

Organisation de conférences et de réunions de travail 

Rencontres avec des experts dans le domaine de la psychologie, de la démographie, de l’économie, de la bioéthique, de la sociologie et de l’éducation…

 

Communiquer et sensibiliser 

Diffusion d’une newsletter auprès d’un large public, sur des sujets d’actualités

 

Exercer un lobbying direct et indirect

auprès des institutions françaises et européennes (veille, contacts, initiation et relais d’actions ciblées)

Participation à différents événements nationaux et internationaux 

 

Travailler en réseau

New Women For Europe (NWFE) – ONG accréditée auprès des institutions européennes.

Echanges d’informations avec des experts, des ONG, des Fondations et des Instituts en France et à l’étranger.

 

 

www.femina-europa.org

 

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 19:54

NUIT D'ADORATION de 19h15 (vendredi) à 6h30 (samedi), suivie de la messe à 6h45

à la crypte (chauffée) de l'église Saint-Georges. Entrée par la petite porte côté est.

 

Ne nous lassons pas, ne baissons pas les bras, mais redoublons au contraire de zèle et de ferveur pour rendre au Seigneur l'adoration qui lui est due et dont Il est si souvent privé, rencontrant tant de coeurs froids, indifférents, et malheureusement aussi hostiles. Prions pour nous, pour nos familles, pour la France, pour l'Eglise, le Pape, les évêques, les prêtres, les vocations, les chrétiens persécutés, pour le respect de la vie... Le Seigneur attend nos supplications. Les grâces qu'Il veut déverser sur le monde sont suspendues à nos supplications. Réveillons-nous, et offrons un peu de notre temps de sommeil pour passer un moment avec JESUS-HOSTIE. 

 

"L'adoration n'est pas un luxe, c'est une nécessité" (Benoît XVI)

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 15:00
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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 15:00


La liturgie de Noël nous a rappelé que, désormais, la nuit est passée, le jour est avancé ; la lumière qui émane de la grotte de Bethléem resplendit sur nous. L’Evangile ne nous parle pas de la lumière naturelle, mais à une autre lumière, spéciale, de quelque façon dirigée et orientée vers l'Église, la grande famille universelle des croyants dans le Christ, qui ont attendu avec espérance.

La lumière du premier Noël fut comme un feu allumé dans la nuit. Autour tout était sombre, tandis que dans la grotte resplendissait « la vraie Lumière, qui éclaire tout homme » (Jn 1, 9). Toutefois tout se passa dans la simplicité et dans la discrétion, selon le style par lequel Dieu opère dans toute l'histoire du salut. Dieu aime allumer de petites lumières, pour éclairer ensuite sur un vaste rayon : une sainte Thérèse, une Mère Teresa…

L'histoire de l'Église qui commence son cheminement dans la pauvre grotte de Bethléem est un message de vérité et d’amour. Vérité et Amour qui s'allument là où la lumière est accueillie. L’exemple des saints, des parents, des éducateurs chrétiens, se répand ensuite en cercles concentriques dans les cœurs et dans les esprits de ceux qui, s'ouvrent librement à sa splendeur. Et ils deviendront à leur tour sources de lumière pour la nouvelle génération.

Aujourd'hui, à travers ceux qui vont à la rencontre du saint Enfant, Dieu allume encore des feux dans la nuit du monde pour appeler les hommes à reconnaître en Jésus le « signe » de sa présence salvatrice et libératrice et élargir le mystère de l’Eglise à l'humanité tout entière. Le Seigneur est présent. À partir de Noël, Dieu est vraiment un « Dieu avec nous ». Il n'est plus le Dieu lointain qui, à travers la création et au moyen de la conscience, peut de quelque façon être entrevu de loin (ce qui est déjà extraordinaire). Il est entré dans le monde, il est le Proche : « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde » (Mt 28, 20). Dieu par cet "hodie" de la liturgie nous le rappelle. C'est une nouvelle qui ne peut nous laisser indifférents. Si elle est vraie, tout est changé. Si elle est vraie, elle me concerne moi aussi. Plus loin que le pari de Pascal, sur l’existence de Dieu et d’un Salut, je dois dire avec les bergers : Allez, je veux aller à Bethléem et voir la Parole qui, là, est advenue.

Des bergers étaient des personnes vigilantes, aussi le message des anges pouvait les rejoindre car ils étaient éveillés. Nous devons nous réveiller, parce que le message est arrivé jusqu'à nous. Nous devons devenir des personnes vraiment vigilantes. Celui qui rêve se trouve dans un monde particulier imaginaire ou virtuel, avec son "moi", il est enfermé dans ce monde qui, justement, n'est que le sien et ne le relie pas aux autres. Se réveiller signifie sortir de cet état particulier du moi et entrer dans la réalité commune, dans la vérité qui, seule, nous unit tous : la charité. Réveillez-vous, nous dit l'Évangile. Venons adorer l’Enfant Dieu pour entrer dans la grande vérité commune, dans la communion de l'unique Dieu. En union de prière.

Abbé T. Leroux, recteur

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 15:00

 

L'ange du Seigneur dit aux bergers: "Je vous annonce une grande joie : aujourd'hui un Sauveur vous est né!" Et soudain se joignit à l’ange une troupe nombreuse de l’armée céleste qui louait Dieu en disant: "Gloire à Dieu au plus haut des Cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté!"

Noël est la fête de la joie: Cette joie est profonde et sereine. Elle ne ressemble pas aux joies que propose le monde - et le Prince de ce monde. La joie de Noël n'exclut pas les souffrances. L'épreuve entoure le divin berceau: pauvreté, indifférence, mépris, et bientôt persécution et exil. Quel accueil pour le Roi du Ciel qui vient nous sauver! Mais Jésus va embrasser toutes ces contrariétés et les intégrer à son plan divin de Salut. D'un mal, Il tirera un bien. Il le proclamera d'ailleurs plus tard: " Bienheureux les persécutés, bienheureux ceux qui pleurent..." La joie de Noël transcende toutes ces épreuves. L'Amour incompréhensible de Dieu pour nous s'est rendu visible et palpable en ce doux Petit qui nous tend les bras, car, comme le dit saint Augustin: " Il n'y avait pas de raison que Jésus vint, sinon la charité". La souffrance est l'écrin qui authentifie et met en valeur cet Amour. La joie de Noël, c'est Dieu qui vient nous sauver, c'est Dieu qui se donne à nous. Puer natus est nobis, Fïlius datus est nobis (messe du jour de Noël).

Noël est la fête de la paix, paix dont Bethléem nous donne le secret : paix de l'âme unie à Dieu, fascinée par son Créateur qui se donne à elle, plongée dans la contemplation silencieuse et aimante de l'Amour Incréé. Dans son livre un Chemin tout simple, Mère Térésa nous indique ce chemin qui mène à la paix: " Le fruit du silence est la prière; le fruit de la prière est la foi; le fruit de la foi est l'amour; le fruit de l'amour est le service; le fruit du service est la paix"; Silence, prière , foi, amour, service, paix : les habitants de la crèche nous enseignent tout cela. D'abord le silence. Ce n'est pas dans le tumulte de la ville, ni sur la place publique que Jésus va naître. Non, c'est dans un lieu bien secret, un asile de silence que rien ne trouble. C'est dans le silence que Dieu se révèle et nous communique sa paix.

Que le spectacle simple et grandiose de la naissance de l'Homme-Dieu nous enseigne où est la vraie joie. Apprenons à la découvrir et à la goûter, au-delà des épreuves de cette vie. Rien ni personne ne saurait nous la ravir. Qu'elle nous fortifie dans l'amour du Vrai, du Bien, et du Beau. Demandons enfin à Marie et Joseph de nous apprendre ou de nous réapprendre la pratique de la méditation quotidienne, de l'oraison mentale, de la contemplation, "simple regard sur la vérité sous l'influence de l'amour" (St Thomas, IIa IIae q.180 a.3 ad1m). Le charme de la liturgie de Noël nous y aidera. Emerveillons-nous, avec le ravi de la Pastorale des santons de Provence: "Oh! Que c'est beau!" (« admiratio est maxima contemplatio » disaient déjà les Pères). Et les sujets d'admiration ne manquent pas en cette période de Noël, où Dieu s'est fait homme pour que l'homme fût fait dieu. "On ne sait qu'admirer le plus, de Dieu s'abaissant jusqu'à notre humanité, ou de Dieu nous élevant jusqu'à sa Divinité"(saint Pierre Chrysologue, Vème siècle).

abbé Hugues de MONTJOYE

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 15:00

 

La fête de la Nativité nous fait admirer l’abaissement extrême du Seigneur, qui, alors qu’il était de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu, mais prit la condition de serviteur, se faisant semblable aux hommes (cf. Phil 2,6). Nous reconnaissons dans cette merveille de l’Incarnation la preuve de l’amour de notre Dieu pour sa créature, l’aurore du salut, et si, à l’image de la Vierge Marie,  nous gardons toutes ces choses, les méditant dans notre cœur (cf. Luc 2, 19), nous ne pouvons que déborder de reconnaissance pour un si grand bienfait. 

Souvent sans doute avons-nous médité sur ce troisième mystère joyeux de notre rosaire, en demandant la grâce du détachement, de l’esprit de pauvreté. Mais songeons-nous à la leçon d’obéissance que contient ce mystère ? Quel exemple pour nous ! Pour une intelligence obscurcie par le péché originel (et par ses péchés personnels …), il y a comme un paradoxe à ce que le Christ qui vient nous libérer et nous faire entrer dans la liberté des enfants de Dieu commence son existence terrestre par une leçon d’obéissance. « Le Christ dit ceci entrant dans le monde: " Vous n'avez voulu ni sacrifice, ni oblation, mais vous m'avez formé un corps; vous n'avez agréé ni holocaustes, ni sacrifices pour le péché.  Alors j'ai dit: Me voici,  je viens ô Dieu, pour faire votre volonté. " » (Hébreux 10, 5-7). Sa vie entière tient dans ce simple mot, qui résume, dans l’évangile de Luc, toute la vie cachée à Nazareth : « Et Il leur était soumis » (Lc 2,51) Et jusqu’à sa Passion, Il témoignera qu’Il n’est venu que pour cela faire la volonté du Père, accomplir son dessein salvifique. « Il s’est fait obéissant jusqu’à la mort et la mort de la Croix » (Ph 2,8). Samuel insistait, quant à lui, sur la supériorité de l’obéissance sur tous les sacrifices : « Samuel dit: "Dieu trouve-t-il du plaisir aux holocaustes et aux sacrifices, comme à l'obéissance à la voix de Dieu ? L'obéissance vaut mieux que le sacrifice et la docilité que la graisse des béliers" » (1Samuel 15,22).

Si le Christ a donné un exemple si fort d’obéissance, c’est d’abord pour racheter la désobéissance d’Adam, par laquelle la mort est entrée dans le monde, puis pour nous ouvrir la voie, nous appelant à faire comme Lui a fait et comme Il nous commande. C’est la condition de l’amitié avec Dieu, avec le Christ. « Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande » (Jn  15,14). L’obéissance à Dieu prime tout et peut conduire le chrétien jusqu’à la désobéissance civile, comme le rappelait notamment Jean-Paul II dans son encyclique « Evangelium Vitae » sur le respect de la vie, reprenant l’enseignement de saint Pierre selon lequel il faut être capable de braver un ordre qui irait contre la loi de Dieu (cf. Ac 4,19). Mais cette obéissance à Dieu, en dehors de ces cas extrêmes et rares de l’objection de conscience, se traduit par l’obéissance aux autorités humaines légitimes : parents, époux, maîtres, pouvoirs publics, en qui nous devons reconnaître une parcelle, une délégation de l’autorité de Dieu, car « Toute autorité vient de Dieu » (cf. Rm 13, 1-7 et Jn 19,11). 

Tout cela semble nous entraîner bien loin de la liberté apportée par le Christ, dont nous parlions au début. Faudrait-il donc choisir entre l’une et l’autre ? Nietzsche a-t-il raison de voir dans la religion chrétienne une religion d’esclaves, au sens où elle nous enfoncerait dans une servilité pathologique ? C’est méconnaître la volonté du Christ et le dessein poursuivi par le Père en envoyant son Fils Unique. Le mot « Rédemption » qui résume l’œuvre du Christ sur la terre ne signifie-t-il pas « délivrance », « rachat » ? Ne séparons pas ce que Dieu a uni. Cela ne vaut pas seulement pour l’union de l’homme et de la femme dans le sacrement du mariage, mais pour tout ce que Dieu a voulu unir, en l’occurrence l’obéissance et la liberté. Il nous faut corriger radicalement notre approche de la liberté, tellement faussée par une conception « libertaire », qui voudrait nous faire croire que la liberté consiste à faire ce que l’on veut, en d’autres termes de n’en faire qu’à sa tête. On se souvient de la magistrale encyclique de Jean-Paul II « Veritatis Splendor », sur les fondements de la morale, et particulièrement sur les rapports entre vérité et liberté. 

Le chrétien est affranchi de la Loi, comme l’explique bien saint Paul aux chrétiens de Rome (qui cite 53 fois la Loi dans sa seule épître aux Romains : recherche effectuée par le moteur de recherche d’Ictus 3 en 0,03 secondes …) (cf. Rm 6,14). Le chrétien est affranchi de la Loi, du moins celui qui vit du Christ, celui qui agit sous la motion du Seigneur et de son Esprit, celui-là  est affranchi de la Loi. « Là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté » (2 Cor 3,17).  Si saint Paul parle bien d’une loi du Christ (Ga 6,2), elle se résume dans la charité, donnée par le Christ Lui-même avant sa Passion comme son testament. Il nous enseigne dans le même temps l’obéissance et la charité, l’obéissance et la liberté. Cette liberté n’est pas chimérique, elle est réelle et concrète, car elle repose sur un événement historique, la victoire du Christ sur la Croix, elle naît, elle jaillit d’un contact personnel, d’une adhésion de tout notre être au Christ par la foi, l’espérance et la charité (nous la retrouvons…). 

Alors, que nous soyons enfants ou adultes, que nous soyons esclaves ou hommes libres (exemple destiné à montrer que cette liberté se situe au-delà du plan social) comprenons que si nous voulons régner avec le Christ et être libres, et pour l’éternité, nous devons faire nôtres les sentiments qui étaient dans le Christ Jésus (cf. Phil 2,5), nous devons vivre dans notre chair les croix de l’obéissance, sources de joie pour celui qui les porte avec Notre Seigneur, pour la rédemption des âmes : « J’achève en mon corps ce qui manque à la Passion du Christ pour son corps qui est l’Eglise » (Col 1,24). C’est la clef de la sainteté, puisque la sainteté consiste essentiellement dans la conformité de notre volonté avec la volonté de Dieu. Entraînons-nous à une obéissance prompte et sans réplique, enseignons-la aux jeunes en essayant de leur en faire comprendre les bienfaits, et surtout en leur montrant toujours notre Divin Modèle, le Christ. Montrons aussi l’exemple de sa Très Sainte Mère, et celui de tant de saints de tous les âges (et de tous âges) qui sont une preuve vivante que les promesses du Seigneur ne sont pas vaines. Ne vivons pas dans l’illusion, et nous serons libres, vraiment libres. « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres » (Jn 8,32)

 

Abbé Hugues de MONTJOYE

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 15:00

 

Ce thème du pape « Liberté religieuse, chemin vers la paix », prend acte du fait que la liberté religieuse est limitée ou même niée dans différentes régions du monde où la religion est source de « discrimination », « marginalisation », « persécution » ou «de « violence ».

Or, la liberté religieuse est vraiment la « liberté des libertés », si elle est « cohérente avec la recherche de la vérité et avec la vérité de l'homme ». Le « critère fondamental » pour distinguer la religiosité authentique du « fondamentalisme », ou de la « manipulation » et de « l'exploitation de la vérité », et de la « vérité de l'homme » c'est la dignité de la personne humaine. La liberté religieuse permet à l'homme « d'établir une relation profonde avec lui-même, avec autrui et avec le monde. Dans ce sens, la liberté religieuse est une liberté pour la dignité et pour la vie de l'homme ». Toute personne a « le devoir, et par conséquent le droit, de chercher la vérité en matière religieuse » (Vatican II Dignitatis humanae, n° 3). Cette « vocation » doit être reconnue comme un « droit fondamental de l'homme », plus encore, comme « condition pour le développement humain intégral » (Caritas in veritate, 29) et donc pour le « bien commun » et la « paix ».

Cet itinéraire de l'enseignement de Benoît XVI s'enracine « dans la vocation à la vérité de l'homme » en tant que « capable de Dieu », avec pour critère « la dignité humaine » et l'affirmation de « la liberté de rechercher la vérité ». « Il n'est pas imaginable - que des croyants doivent se priver d'une partie d'eux-mêmes - de leur foi - afin d'être des citoyens actifs. Il ne devrait jamais être nécessaire de nier Dieu pour jouir de ses droits. Il est d'autant plus nécessaire de protéger les droits liés à la religion s'ils sont considérés comme opposés à une idéologie séculière dominante ou à des positions religieuses majoritaires, de nature exclusive » (message de Benoît XVI aux Nations Unies, 18 avril 2008). Car « l'homme ne peut pas être fragmenté, séparé de ce qu'il croit, car ce en quoi il croit a un impact sur sa vie et sur sa personne ».

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 15:00

 

« La réalité est que l'Eglise se renouvelle et qu'elle est en train de grandir. La décision de lancer une nouvelle évangélisation n'est pas une action de défense, mais appartient à la conscience de l'Eglise d'être missionnaire », répond Mgr Rino Fisichella.

 « Le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation est une grande intuition prophétique du pape Benoît XVI et il est un grand défi pour la vie de l'Eglise des prochaines décennies. Intuition prophétique en ce sens qu'il nous oblige à réfléchir sérieusement au temps présent. Qu'il nous oblige à comprendre les pathologies qui font qu'on en est arrivé où nous en sommes et qui se traduisent par l' indifférence, l'agnosticisme, un athéisme proclamé, un individualisme que l'on avait jamais connu aussi fort ces derniers siècles. En un mot, cette sécularisation dont le pape parle de plus en plus souvent. Cette condition oblige l'Eglise à diagnostiquer la pathologie et à voir comment la soigner.

Parler de nouvelle évangélisation signifie renouveler en nous cet esprit missionnaire qui doit habiter tout chrétien. C'est un processus qui s'inscrit dans la pleine continuité du processus de première évangélisation par lequel Notre Seigneur Jésus a voulu l'Eglise et qu'il lui a confié cette mission : aller et rencontrer chaque personne et lui apporter l'Evangile.

Nous devons réfléchir sur les raisons de cette désaffection du monde contemporain vis-à-vis de la vérité et puis tourner notre regard vers l'avenir pour remettre la foi et la raison dans une situation de dialogue et de collaboration. Il faut souligner que le choix libre et conscient de l'acte de foi ne se fonde pas sur un mythe, mais sur une relation personnelle par rapport à un événement historique qui a changé le visage de l'humanité et de l'histoire, c'est-à-dire la rencontre avec Jésus de Nazareth. Nous devons être capables de retrouver cette situation et montrer que la rencontre, l'expérience de Dieu, est une condition nécessaire pour que l'homme d'aujourd'hui puisse vraiment retrouver le sens de la vie.

Dans le camp de concentration de Dachau, il y avait une section où les nazis avaient interné 2.500 prêtres provenant de différentes parties de l'Europe. Beaucoup d'entre eux ont été tués. Un de ces prêtres qui a survécu au camp, était un des directeurs du séminaire fréquenté par Joseph Ratzinger. Il s'appelait Alfred Läpple, et dirigeait la formation et la préparation au sacerdoce du jeune Ratzinger. L'histoire nous fait comprendre que l'Eglise n'a jamais eu un parcours facile sur la voie de l'évangélisation, mais elle a toujours eu de grands témoins, des personnes crédibles qui ont annoncé l'Evangile sans relâche. Ce qui semble avoir changé, c'est que s'il y a toujours eu un sens religieux, un substrat, une épaisseur chrétienne, aujourd'hui par contre, nous devons constater que ce sens religieux, dans beaucoup de régions du monde, est en train de se perdre. Donc nous nous retrouvons dans une situation où nous avons beaucoup de mal à parler de Jésus Christ, de la foi et de l'Eglise dans un contexte culturel qui, soit s'y oppose soit le banalise, donnant pour acquis une connaissance qui a perdu de son éclat.

Nous voulons être au service de l'Eglise de manière précise. Nous espérons organiser, dans les plus brefs délais, les membres, cardinaux et évêques, pour participer à ce projet et le réaliser ensemble. N'oublions pas que le pape a décidé que la prochaine assemblée ordinaire du synode des évêques en 2012 serait centrée sur le thème : La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne ».

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 15:00

 

« Soulagé », Mgr John Broadhurst, évêque anglican démissionnaire, affiche une immense délivrance depuis qu’il a annoncé en novembre qu’il allait quitter la Communion anglicane pour rejoindre l’Église catholique. « Cela apporte enfin de la clarté », assure l’ancien évêque de Fulham.

Avec quatre autres évêques anglicans, il a décidé « de répondre à l’invitation du pape ». Benoît XVI, en novembre 2009, avait créé la surprise en publiant la constitution apostolique instituant un « ordinariat » qui permet à des groupes entiers d’anglicans de rejoindre l’Église catholique.

Pour les anglicans conservateurs, qui se battaient depuis des années contre l’ordination de femmes prêtres (autorisée depuis 1992) et leur ordination épiscopale (la loi l’autorisant devrait être votée en 2012 par l’Église d’Angleterre), cette annonce a ouvert une porte inespérée. 

« Cela fait trente ans que je prie pour l’unité de l’Église [ entre anglicans et catholiques], souligne John Broadhurst. Mais l’Église anglicane s’en est éloignée, d’abord avec l’ordination des femmes, puis avec l’ordination des homosexuels en Amérique, qui sont des sujets problématiques. »

Les cinq évêques – quatre Anglais et un Australien, dont trois en exercice et deux à la retraite – justifient paradoxalement leur départ de la Communion anglicane au nom de « l’unité » de l’Église. L’ordinariat « est un nouvel instrument œcuménique pour aller vers l’unité des chrétiens », expliquent-ils dans leur lettre de démission.

Ces évêques étaient depuis de nombreuses années en marge des anglicans. Contrairement aux centaines de prêtres qui avaient rejoint l’Église catholique quand l’Église d’Angleterre avait permis l’ordination des femmes, il y a presque vingt ans, eux étaient restés. Pour respecter leur choix, un système « d’évêques volants » avait été créé dans les paroisses qui ne voulaient pas d’une femme prêtre.

Mgr Alan Hopes, évêque auxiliaire catholique de Westminster, parle d’une « cinquantaine » de prêtres qui feraient défection, suivis par une trentaine de « groupes » de paroissiens, mais il ne précise pas le nombre de personnes qui se trouve dans chaque groupe. John Broadhurst confirme que le mouvement n’est pas comparable à ce qui s’est passé au début des années 1990, du moins pour l’instant. « Mais je pense qu’à terme, cela va le dépasser », précise-t-il aussitôt. Selon lui, il existe encore trop d’incertitudes sur l’ordinariat pour que les gens puissent prendre leur décision facilement.

Reste enfin un dernier paradoxe : la plupart des prêtres rejoignant l’Église catholique sont mariés. « Le célibat n’est pas une doctrine ; il s’agit d’une discipline », se défend John Broadhurst, père de quatre enfants. Il rappelle qu’il existe déjà, en Angleterre, une cinquantaine de prêtres mariés, anciennement anglicans et devenus catholiques. Les contorsions de la Communion anglicane n’ont pas fini de provoquer des remous également du côté catholique.

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 15:00

 

Ce mot a brillé comme un éclair dans un récent discours de Benoît XVI au synode des évêques du Moyen-Orient, c’est-à-dire justement la région où sont nés le Dieu unique fait homme, Jésus, et les monothéismes - juif et musulman - les plus puissants de l’histoire.

"Credo in unum Deum", c’est le puissant accord qui est à l’origine de la doctrine chrétienne. Mais pour Joseph Ratzinger, pape théologien, le polythéisme est tout sauf mort. C’est le défi perpétuel qui se dresse encore aujourd’hui contre les croyances en un Dieu unique.

"Pensons aux grandes puissances de l’histoire d’aujourd’hui", a ensuite déclaré le pape au synode. Les capitaux anonymes, la violence terroriste, la drogue, la tyrannie de l'opinion publique, sont les divinités modernes qui réduisent l’homme en esclavage. Elles doivent tomber. Il faut les faire tomber. La chute des dieux est l'impératif d’hier, d’aujourd’hui, de toujours, pour ceux qui croient en l'unique Dieu véritable.

Mais le polythéisme d’aujourd’hui n’est pas seulement constitué de puissances obscures. Ses nombreux dieux ont aussi un visage bienveillant et une capacité de séduction. C’est le triomphe du libre arbitre individuel, libéré du joug d’une table de la loi unique pour tous parce qu’elle est écrite par un seul Dieu intraitable.

L’admiration pour le "Génie du christianisme" qui avait enflammé Chateaubriand et les romantiques cède aujourd’hui le pas à une redécouverte enthousiaste du "Génie du paganisme".

Certes, l'actuel renouveau du polythéisme ne remet pas à la mode les cultes de Jupiter et de Junon, de Vénus et de Mars. Mais la philosophie des païens cultivés de l’empire romain réapparaît intacte dans les raisonnements de très nombreux adeptes. Lorsque l’on relit, seize siècles plus tard, le débat entre le monothéiste Ambroise, saint patron de Milan, et le polythéiste Symmaque, sénateur de la Rome païenne, on est fortement tenté de donner raison au second lorsqu’il dit : "Qu’importe par quel chemin chacun recherche, en fonction de son propre jugement, la vérité ? Il n’y a pas qu’une seule voie qui permette d’atteindre un si grand mystère". L'idée courante est que les diverses religions sont toutes, à leur manière, l’expression d’un "divin". Et pourtant, comme le païen Symmaque l’expliquait déjà à Ambroise, cette divinité suprême est inconnaissable et lointaine, trop lointaine pour passionner les hommes et pour prendre soin d’eux.

Dans un autre dialogue, très raffiné, écrit par Minucius Felix, auteur latin du IIIe siècle, le païen Cecilius, se promenant au bord de la mer à Ostie après avoir rendu hommage à une statue de Sérapis, explique que "dans les choses humaines tout est douteux, incertain, indécis" mais que c’est justement pour cette raison qu’il est bon d’adopter la religion des anciens et d’adorer "ces dieux que nos pères nous ont appris à craindre, plutôt qu’à connaître de trop près".

Dans une homélie prononcée place Saint-Pierre le 11 juin dernier, Benoît XVI a dit qu’"étrangement, cette idée est réapparue avec les Lumières". En effet un champion du siècle des Lumières comme le mécréant Voltaire ordonnait à ses proches et à ses domestiques de respecter le christianisme et ses préceptes, pour des raisons de savoir-vivre civique. Dieu existe, peut-être. Et peut-être est-ce lui qui a créé le monde. Mais ensuite il s’en est tellement désintéressé qu’il a disparu de l'horizon de la vie. Sa bonté consiste uniquement à ne créer aucune gêne.

Et ainsi, sous le ciel de cette divinité vague et lointaine, la terre s’est peuplée de nouveaux dieux. D’aspect laïc et pragmatique.

Le 13 septembre dernier, recevant Walter Jürgen Schmid, le nouvel ambassadeur d’Allemagne près le Saint-Siège, Benoît XVI a cessé de lire le texte qu’il avait sous les yeux et il a continué en disant ceci : "Aujourd’hui beaucoup de gens montrent aussi pour eux-mêmes un penchant pour des conceptions religieuses plus permissives. À la place du Dieu personnel du christianisme, qui se révèle dans la Bible, apparaît un être suprême, mystérieux et indéterminé, n’ayant qu’une vague relation avec la vie personnelle de l’être humain. Mais si on abandonne la foi en un Dieu personnel, ce qui apparaît en alternative c’est un 'dieu' qui ne connaît pas, n’entend pas et ne parle pas. Et qui, plus que jamais, est dépourvu de volonté. Si Dieu n’a pas de volonté propre, on finit par ne plus distinguer le bien du mal. L’homme perd ainsi sa force morale et spirituelle, nécessaire pour un développement complet de la personne. L’action sociale est de plus en plus dominée par l’intérêt privé ou par le calcul du pouvoir".

Ces propos aident à mieux comprendre pourquoi aujourd’hui "la priorité suprême et fondamentale", pour le pape Benoît XVI, est de redonner à une humanité désorientée l'accès à Dieu.

Et "pas à un dieu quelconque, mais à ce Dieu qui a parlé sur le Sinaï ; à ce Dieu dont nous reconnaissons le visage dans l’amour poussé jusqu’au bout, en Jésus-Christ crucifié et ressuscité".

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(Du Vatican, le 31 décembre 2008 ;
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