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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 23:13

Le festival OPEN CHURCH se destine à faire connaître le diocèse de Lyon et ses activités, et plus largement, à inviter les jeunes à découvrir ou approfondir leur vie spirituelle.

L’objectif du Festival est de rendre visible toute la richesse et la diversité de la jeunesse de l'Eglise à Lyon et de lancer officiellement les JMJ de Madrid 2011. Il est l’occasion pour un jeune étudiant arrivant à Lyon d’être accueilli, de trouver l’activité (groupe de prière, de formation, de partage, caritatif, scout,…) qui nourrira sa foi tout au long de l’année. 

Déroulement du Festival. Pendant un mois environ, chaque soir de la  semaine un ou plusieurs groupes animeront une soirée dans l’église Saint Bonaventure : chaque groupe est libre dans l’organisation de sa soirée. Deux moments forts: la soirée de lancement le 20 septembre et la messe d'envoi des étudiants et jeunes professionnels le 17 octobre. 

Les jeunes de Saint-Georges participent à cette première soirée du festival, en étant particulièrement chargés de la buvette sur le parvis de l'église. 

Nous assurons enfin la soirée du vendredi 24 septembre à 19h30 pour présenter un peu nos activités de l'année. Ce sera notre vraie rentrée du groupe étudiants, exceptionnellement à l'église Saint Bonaventure, les activités suivantes ayant lieu, comme l'an dernier, à la Maison Sainte-Blandine. Notez dès à présent les dates suivantes : lundis 4 et 18 octobre (messe chantée animée par les jeunes à 18h30 à Saint-Georges, dîner-pizzas à 19h30 à la MSB, suivi de l'enseignement à 20h15. Fin à 21h45). programme d'étude sur l'année : le concile Vatican II et sujets divers.

Dans le sillage du camp SPES à Toulon avec les Missionnaires de la Miséricorde Divine, des jeunes de Saint-Georges lancent également des soirées mensuelles "louange-adoration-évangélisation de rue". Contactez François Rouchès au 06 85 31 54 26

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 23:11

Dimanche 12 : rentrée des Scouts Saint-Louis au collège St-Thomas –Veritas : 70 rue du PERRON à Oullins

 

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 23:07

« Bienheureux les cœurs purs, car ils verront Dieu ! » (Mt 5,8)

Il peut être surprenant de commencer la nouvelle année scolaire par cette béatitude. Et pourquoi ne pas commencer l’année scolaire en vous souhaitant, en nous souhaitant, de VOIR DIEU ? Y pensons-nous suffisamment ? Arrêtons-nous y un instant.

Cette béatitude, la sixième des huit, nous montre comme la première (« Bienheureux ceux qui ont une âme de pauvre ») que l’important  pour le Seigneur est le fond du cœur. Dieu cherche des adorateurs « en esprit et en vérité » (cf Jn 4,23). Jésus réagit contre le formalisme de certains observateurs de la pureté légale. On se souvient que les Pharisiens reprochèrent à ses disciples de manger sans observer les ablutions rituelles. En invitant ses disciples à se garder du légalisme qui donne bonne conscience, le Seigneur ne fait que porter plus haut les exigences de la Loi Nouvelle. « Ce qui sort de l'homme, voilà ce qui souille l'homme. Car c'est du dedans, du coeur des hommes, que sortent les desseins pervers: débauches, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, ruse, impudicité, envie, diffamation, orgueil, déraison. Toutes ces mauvaises choses sortent du dedans et souillent l'homme ». (Mc 7, 20-23).

Nous savons que cette béatitude des cœurs purs ne désigne pas directement et essentiellement la chasteté, mais qu’elle revêt un champ plus vaste. Un cœur pur, c’est un cœur qui n’est pas mélangé, qui n’est pas trouble. C’est un cœur limpide et transparent, sans scories et sans alliage. C’est un cœur qui peut goûter les joies sublimes de l’union à Dieu ; c’est un cœur uni au Cœur de Jésus, doux et humble de cœur, tellement uni qu’il ne fait plus qu’un avec lui. « Idem velle, idem nolle » rappelait le Pape Benoît XVI dans son encyclique « Dieu est Amour » (n° 17). Union des volontés, qui suppose bien des purifications.

Tiens, le mot « purification » apparaît ! C’est qu’effectivement un cœur pur c’est un cœur qui s’est laissé purifier dans le feu de l’amour divin que le Seigneur est venu allumer sur la terre, dans cet Esprit consumant qui a embrasé le cœur des Apôtres après la Pentecôte, et qui doit nous dévorer aussi.

Un cœur pur, c’est au fond simplement un cœur qui accueille la grâce sans y mettre de conditions, un cœur docile et aimant, un cœur dans lequel on peut voir se refléter l’image du Fils Unique.

C’est pourquoi un cœur pur est toujours beau et attirant. Il n’écrase pas par sa supériorité, il ne méprise pas ceux qui sont encore dans la boue du péché. Il ne décourage pas ceux qui l’approchent, mais tout au contraire il stimule la bonne volonté, encourage les faibles, et renvoie sans cesse à la grâce puissante de Dieu, qui seule peut transfigurer un cœur d’homme.

Un cœur pur, c’est un cœur libre, parce que vide de lui-même et plein de Dieu, et ne cherchant qu’à plaire à la Divine Majesté. C’est pourquoi un cœur pur est aussi un cœur compatissant. Un cœur orgueilleux et dur n’est pas un cœur pur, fût-il quitte vis-à-vis des fautes d’impureté.

Ce qui souille le cœur, n’est-ce pas d’abord toutes les fausses représentations de Dieu que nous nous faisons, toutes les caricatures qui déforment le visage qu’Il nous a révélé dans son Fils, les erreurs que nous mêlons à la pureté de la foi, nos idées personnelles qui ne correspondent pas à la Vérité révélée ? Mais croyons-nous suffisamment à la REVELATION ? De même que l’idolâtrie était comparée par Dieu dans l’Ancien Testament à un adultère, de même l’hérésie est une impureté de la foi.

Mais ce qui souille le cœur, ce sont aussi les affections déréglées, qui nous détournent de Dieu, nous empêchent de Le contempler et de Le goûter. Les fautes volontaires contre la chasteté, en pensées, en paroles, en désirs, en actes, sont autant d’obstacles au rayonnement de la grâce et à la vision de Dieu qui nous est promise. Les fautes d’impureté renferment l’homme sur lui-même et minent sa capacité à donner, à se donner, à aimer véritablement. Ces fautes découragent et provoquent le dégoût de la vie spirituelle, empêchant l’homme d’atteindre la contemplation de Dieu.

Quelle tristesse de troquer la vision de Dieu, qui fera notre béatitude éternelle au ciel et dont nous pouvons avoir un avant-goût sur la terre, quelle tristesse de troquer cette vision de Dieu contre la satisfaction d’un plaisir passager ! Je ne parle pas bien sûr de l’usage légitime de la sexualité dans le mariage mais de son usage désordonné et peccamineux, là où ne sont pas respectées la valeur et la signification de la sexualité humaine.

Chacun peut constater que notre société ne comprend plus la beauté et l’importance de la chasteté. Nous ne pouvons que souffrir du débordement païen de pornographie, qu’elle soit « chic » ou « choc », sur nos murs et jusque dans vos foyers, dans vos journaux, par la télévision, l’Internet, etc.  Et ce sont les plus faibles qui sont les premières victimes. Cependant, « celui qui se flatte d’être debout, qu’il prenne garde de tomber » (1 Cor 10,12). Qui saura provoquer un réveil de la conscience, et mener une action efficace pour faire reculer cette marée noire ? On est tenté de dire avec le psalmiste : « Que Dieu se lève et que ses ennemis se dispersent ! » (Ps 67,2). Mais l’intervention de Dieu passe par les médiations humaines. Courage ! « Les hommes d’arme batailleront, et Dieu donnera la victoire » (Ste Jeanne d’Arc).

Heureux celui qui se discipline, pour protéger ce trésor de la grâce que Dieu a mis en lui ! Il recevra la couronne de gloire. Ce n’est pas d’ailleurs en pérorant sur la laideur du péché et la tristesse de la chair que nous trouverons la force de nous détourner, mais en méditant sur la beauté de la grâce - c’est presque un pléonasme - reflet de la beauté infinie de Dieu ; en rendant grâces au Seigneur pour tous ses dons et pour sa présence parmi nous et en nous, comme Sauveur miséricordieux. Alors nous vivrons dans la joie, et cette joie vient bien de Dieu, car nul ne peut nous la ravir.

 

Voici quelques conseils que donnait l’abbé V.-A. BERTO, fondateur des Dominicaines du Saint-Esprit (Pontcallec), dans un opuscule destiné aux séminaristes :

« B) Il faut une chasteté généreuse, résolue, qui ne regarde pas en arrière, qui ne craigne pas de trop donner, qui ne calcule pas jusqu'où elle pourrait aller sans se perdre, qui ne conserve pas le regret de ce qu'elle a dédaigné ; « Dieu aime ceux qui donnent avec joie ». (II, Cor IX, 7 et Eccli, XXXV, 11).

C) Il faut une chasteté délicate.

a) ni scrupuleuse et perpétuellement inquiète (le scrupule, en cette matière surtout, est annihilant) ;

b) ni relâchée, chercheuse de compromis avec le mal, hésitant chaque fois si elle cèdera ou si elle résistera ;

c) mais jalouse de son éclat, et prompte à repousser toute apparence suspecte : «Gardez-vous de toute espèce de mal » (I Thess, V. 22).

D) Il faut donc une chasteté avertie.

a) ce n'est pas de savoir le mal qui est mauvais, mais de l'aimer, car l'objet se conforme à la nature de celui qui le connaît, au lieu que celui qui aime se conforme à la nature de l'objet.

b) par conséquent, une science légitimement acquise, ou même acquise contre l'ordre, pourvu que le désordre initial soit détesté et rétracté, une science sereine, non obsédante, imitant la pure et libre spiritualité de la science divine, est bonne et nécessaire.

E.) Il faut, une chasteté enthousiaste, joyeuse, consciente de son prix, de son bienfait, de sa beauté, exultante chaque fois qu'elle prend conscience d'elle-même.

F) I1 faut une chasteté communicative, rayonnante. De saint Dominique, son premier biographe disait qu'il avait en lui une « castitas transfusiva ». Il ne suffit pas que nous soyons purs ; il faut que notre seul aspect montre la splendeur et donne le désir de la pureté.

G) Il faut une chasteté humble.

a) non présomptueuse et insoucieuse du danger.

b) qui se reconnaisse dépendante, pour l'existence et la persévérance, de la grâce divine et qui s'y appuie constamment.

c) qui avoue ses luttes. Il est plus pénible parfois d'avouer ses tentations que ses fautes ; pourtant c'est aussi nécessaire.

d) qui avoue aussi, le cas échéant, ses fragilités : « Je me lèverai et j’irai vers mon père ». (Lc. XV, 18).

H) Il faut enfin et surtout une chasteté aimante.

a) qui trouve sa raison d'être et sa consommation dans un amour toujours vivant, toujours ardent, de Jésus-Christ : « Mon Jésus, mon préféré ! »

b) qui s'oriente et s'adonne à la contemplation de la vérité. « car ils verront Dieu », (Mt. V, 8), « Le démon est trop maître d'une âme qui n'est pas chaste pour y laisser entrer la vérité ». (P. de Foucauld).

c) qui trouve, dans la certitude et dans la force souveraine de son amour pour Jésus, la sécurité dans ses rapports les plus intimes et les plus tendres avec les âmes que Dieu, l'heure venue, lui ordonne de chérir ».                        (Principes de Direction spirituelle, appendice sur la chasteté cléricale. Extraits)

 

Nous reconnaissons et nous admirons cet éclat de la chasteté chez certains. Nous y aspirons, nous y tendons, habités par le désir de contempler éternellement ce Dieu qui s’est manifesté à nous. « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu ». A ceux qui en doutent, à ceux qui ricanent, à ceux qui protestent, je voudrais dire simplement : « Venez et voyez ! » (Jn 1,39).

Abbé Hugues de MONTJOYE

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 23:02

25 septembre

SAINTS LOUP ET ALBIN

Evêques de Lyon et Confesseurs

Loup, jeune encore, mena parmi les anachorètes près de Lyon, peut-être à l’Ile-Barbe, une vie de rigoureuse pénitence. Sa renommée se répandit au loin, de sorte que de nombreux disciples vinrent se mettre sous sa conduite. Elevé au siège de Lyon comme successeur de saint Viventiol, il supporta bien des épreuves pour le salut de son troupeau. Il se domina sans compter à la restauration de la discipline de son Eglise et à la réforme des mœurs de son peuple. Il présida le 3e Concile d’Orléans. Son souvenir reste celui d’un pasteur particulièrement dévoué à sa ville. La relique de son chef est vénérée dans l’église primatiale. — Alpin, dit aussi Albin, remarquable par l’élévation de sa piété et de sa doctrine, succéda à saint Just. Il transporta son siège épiscopal de l’église des Apôtres et quarante huit martyrs (actuellement Saint-Nizier) à l’église Saint-Etienne qu’il avait érigée. De là vient le titre de Saint-Etienne appliqué au clergé et au peuple de Lyon. Son corps fut enseveli dans l’église des Macchabées devenue église Saint­-Just.

 

Propre de Lyon 1964-1966

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 22:57

11 septembre

SAINTS PATIENT ET SACERDOS

Evêques de Lyon et Confesseurs

C’est au cinquième siècle que Patient gouverna l’Eglise de Lyon. Il fut un évêque d’une grande sainteté, doué d’énergie, de fermeté, de miséricorde, d’un zèle admirable pour édifier de nouvelles églises. Mais il se distingua surtout par sa générosité envers les temples vivants du Christ que sont les pauvres. Il eut à cœur de soulager par son aide charitable les provinces voisines affligées par les épreuves. Il brilla très spécialement par son zèle pour s’opposer aux hérétiques de son temps. Enfin, dans la plénitude des vertus, à un âge avancé, il s’endormit dans le Seigneur. Son saint corps repose dans l’église Saint-Just. — Sacerdos fut élevé au siège de Lyon au sixième siècle par les suffrages du clergé, à la demande du peuple et avec l’assentiment du roi. Il restaura la discipline ecclésiastique et construisit des églises. Il présida le cinquième Concile d’Orléans dans lequel il fut question de l’hôpital fondé à Lyon par le roi Childebert et son épouse Ultrogothe. Sentant venir la mort, dans sa sollicitude pour son Eglise, il demanda à Childebert d’avoir pour successeur sur le siège épiscopal le prêtre Nizier, son neveu, et cela, non par népotisme, mais à cause du mérite de celui-ci. Son corps fut enseveli dans l’église des Saints-Apôtres.

 

Propre de Lyon 1964-1966

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 22:48

Une évangélisation toujours nouvelle

 

« Allez, enseignez… ». Le Christ est le même hier et aujourd’hui, aussi l’Eglise ne pourrait-elle annoncer un nouvel évangile, mais doit-elle sans cesse et à nouveau prêcher l’évangile à chaque génération, « à temps et à contre temps », ajoute saint Paul. L’expression du vénérable Jean-Paul II Nouvelle évangélisation est toujours d’actualité. La nouveauté du Christ, l’invitation au salut doit faire, chaque jour, et jour après jour, de nous, des hommes nouveaux. Après les deux années passées à méditer à la suite de saint Paul et du curé d’Ars, essayons d’approfondir cette année scolaire notre engagement dans la mission, l’évangélisation. Ce que les jeunes ont vécus cet été lors des explorations et routes scoutes, lors de l’évangélisation du camp Spes…, vivons-le en famille, à l’école, au travail, dans les relations sociales… avec beaucoup de zèle et de foi !

L’essentiel est que cet enseignement, cet exemple que nous voulons vivre, nous renouvellent en profondeur. En créant il y a deux mois, le conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, le pape souligne que « les églises de fondation ancienne vivent une sécularisation progressive, une sorte d’éclipse du sens de Dieu ». Pour espérer remettre un peu d’ordre naturel, de bon sens morale, de bienveillance et de gratuité, tant dans la société politique qu’économique, il importe de redonner une soif de vérité aux familles, une ardeur missionnaire à tous les baptisés. Jean-Paul II avait employé en 1979 la notion de nouvelle évangélisation, quand avec les ouvriers de Nowa Huta en Pologne, il imposait au système communiste que cette nouvelle cité ne serait pas sans église, sans Dieu. Aujourd’hui, dans le monde de l’indifférentisme, de l’apostasie, des idoles des temps modernes, de l’immoralité et de la folie d’un monde virtuel… que disons-nous à notre prochain qui à soif de vérité ? qui manque d’espérance ?

Avec notre mère l’Eglise, affirmons avec force : « Venez et voyez » et « Seigneur, à qui irions-nous, vous seul avez les paroles de la vie éternelle » !

Que le bienheureux Newman, « exemple extraordinaire de fidélité à la vérité », qui « suivit la bienheureuse lumière partout où elle le conduisait, même lorsqu’il lui en coûta beaucoup », nous aide à témoigner de la foi, à rayonner de la joie des enfants de Dieu.

Avec l’assurance de nos prières à vos intentions.

                                          Abbé Tancrède Leroux, recteur

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 10:11

Rendre Grâces


Peut-être y pensons-nous après les repas, j’espère du moins après nos communions et nos confessions, mais y pensons-nous suffisamment ? Si toute notre vie doit être une « louange de gloire à la Sainte Trinité », alors nous devrions être en action de grâces permanente. Trop souvent, hélas, nous voyons ce qui ne va pas dans le monde, surtout chez les autres, et peut-être ne nous trompons-nous pas dans notre jugement, mais si nous en devenons incapables de voir les merveilles de Dieu, en nous et autour de nous, c’est qu’il y a quelque chose de déréglé, de désordonné. Gardons, entretenons, et même développons notre capacité d’admiration, qui sera le levier de nos actions de grâces. A l’âme blasée ou sombre, l’accès à l’action de grâces est fermé. De même pour celui qui ressasse un zèle amer, ce mauvais zèle qui n’est plus dirigé, réglé et envahi par la charité.

Les vacances, et spécialement les grandes vacances peuvent nous aider dans ce travail sur nous-mêmes. Comment ? Par les multiples occasions  que nous y avons d’avoir un regard neuf sur les choses … et sur les gens. Prenons le temps de contempler ces merveilleux paysages qui s’offrent à nos regards, et pensons à Celui qui les a faits. Il les a faits pour nous. Rendons grâces pour toutes ces beautés créées qui nous disent quelque chose de la Beauté Incréée, et qui tournent nos regards et notre cœur vers leur divin modèle. Cela est encore relativement facile.

Mais efforçons-nous surtout de reconnaître la présence de Dieu et son empreinte dans la vie de nos frères, et plus encore dans la vie de l’Eglise, Epouse sainte et immaculée du Christ, bien que composée de pécheurs –dont nous sommes. Savoir discerner ne signifie pas repérer seulement ce qui ne va pas, mais aussi mettre en valeur et en lumière, pour le donner en exemple, ce qui est beau, grand et noble. Et cela existe.

La meilleure manière d’échapper au découragement, c’est de regarder la réalité en face, si terrible soit-elle, et de ne pas oublier que Dieu écrit droit avec des lignes courbes, et qu’Il n’abandonne jamais ceux qui L’aiment. Bien plus : « Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu ! » (Rm 8,28)

Si par une humilité mal comprise, nous dédaignons de regarder ce que le Seigneur fait en nous, comment pourrons-nous Le remercier dignement ? Comment mériterons-nous de nouvelles faveurs, si nous déprécions celles que nous avons déjà reçues ?

Une ancienne prière du matin figurant dans nos vieux missels, faisait dire au chrétien : « Mon Dieu, je Vous remercie de m’avoir créé, de m’avoir racheté et fait chrétien, comme aussi de toutes les autres grâces que j’ai reçu jusqu’à ce jour ». Nous pourrions chaque jour compléter la liste de ses bienfaits: sa patience à notre égard, sa présence au milieu de nous, en particulier dans la plus modeste de nos églises de campagne, où la veilleuse brûle toujours devant le tabernacle, la charité qu’il a mis dans notre coeur (c’est une vertu théologale, donc infuse, ne l’oublions pas), les bons exemples reçus, la préservation de certains mauvais exemples qui nous entraîneraient certainement au péché, telle bonne lecture, telle bonne inspiration, tel moment de prière fervente, telle amitié saine et solide … A chacun de composer sa litanie.

Mais le premier motif de notre action de grâces, toujours d’actualité, quelles que soient les circonstances, si désastreuses soient-elles, c’est que Dieu est Dieu. Voilà la cause première de notre joie, aujourd’hui sur cette terre et demain dans la Patrie. Dieu est Dieu et nul ne peut Lui ravir sa gloire éternelle et infinie. Cela ne supprime pas les autres motifs de joie et d’action de grâces, mais cela les fonde et les rend plus grands encore. Dieu est Dieu, et Il agit en Dieu, pas à la manière des hommes et selon leurs pensées. Non seulement à l’heure du jugement dernier, maishic et nunc, Adorons la sagesse de Dieu et « rendons grâces en tout temps et pour toutes choses » (Eph 5,20)

Abbé Hugues de MONTJOYE

 

 

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 09:56


     Grégoire X brilla dès son adolescence par une remarquable droiture de vie. Ayant accompagné le légat pontifical en France, il fut nommé archidiacre de Liège et agrégé en même temps au chapitre des chanoines de Lyon. Il fut ensuite élevé au siège de Pierre en 1271. Dès le début de son pontificat, il apporta tous ses soins à la réunion du Concile œcuménique. Celui-ci se tint à Lyon, et les Grecs, après avoir abjuré leur schisme, furent réintégrés dans l’unité de l’Eglise. Ce pape, soucieux au premier chef de confirmer la paix dans l’Eglise, apaisa tous les différends, les oppositions, les haines. Il revendiqua avec courage les droits de l’Eglise. Il fut remarquable par son amour des pauvres, son zèle à promouvoir le culte divin, sa foi ardente, son souci de restaurer la discipline et la pureté des mœurs, sa prudence, sa force, sa magnanimité. Il fut saisi par la mort à Arezzo, en Etrurie, trois ans après son élection [10 janvier 1276]. Le pape Clément XI a ratifié son culte [8 juillet 1713].

Propre de Lyon 1964-1966

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 09:55

 

Innocent, appelé auparavant Pierre de Tarentaise, se consacra à Dieu avec tous ses biens dans l’Ordre des Prêcheurs et atteignit des sommets de sagesse et de  sainteté. Il fut un maître éminent de science sacrée et un supérieur très apprécié de ses frères. Avec des succès spirituels très abondants, il instruisit les peuples de la Gaule en leur prêchant la parole de Dieu. Préposé par le bienheureux Pape Grégoire X à la charge du diocèse de Lyon, il apaisa fort heureusement et rapidement de graves querelles qui restaient pendantes dans le clergé et le peuple. Elevé au cardinalat, il prépara avec grand soin le Concile œcuménique qui devait se tenir à Lyon et en dirigea les débats plus importants. C’est grâce à lui surtout que se réalisa l’union des Grecs et des Latins et que cessèrent les querelles entre leurs clergés respectifs.  Après la mort du bienheureux Grégoire X à Arezzo, il fut porté, par vote unanime des cardinaux, à la Chaire de Pierre. Il accomplit des œuvres nombreuses dans le court intervalle des cinq mois au bout desquels il s’envola pieusement vers le ciel, âgé de 51 ans [22 juin 1276]. Le Pape Léon XIII a ratifié et confirmé son culte [14 mars 1898].

                                                           Propre de Lyon 1964-1966

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 09:52


Nous ne saurions oublier toutefois que la prière eucharistique au sens plénier du terme est le saint sacrifice de la messe. Il convient, Vénérables Frères, d’insister spécialement sur ce point puisqu’il touche à l’un des aspects essentiels de la vie sacerdotale.

Sans doute, Notre intention n’est-elle pas de reprendre ici l’exposé de la doctrine traditionnelle de l’Eglise sur le prêtre et le sacrifice eucharistique ; Nos Prédécesseurs, Pie XI et Pie XII d’heureuse mémoire, dans des documents magistraux, ont rappelé avec tant de clarté cet enseignement que Nous ne pouvons que vous exhorter à le faire largement connaître aux prêtres et aux fidèles qui vous sont confiés. Ainsi seraient dissipées des incertitudes ou des hardiesses de pensée qui ont pu, ici ou là, se manifester à cet égard.

Mais il est bon de montrer dans cette encyclique en quel sens profond le saint Curé d’Ars, héroïquement fidèle aux devoirs de son ministère, mérita vraiment d’être proposé en exemple aux pasteurs d’âmes et proclamé leur céleste patron. S’il est vrai, en effet, que le prêtre a reçu le caractère de l’Ordre pour le service de l’autel et a commencé l’exercice de son sacerdoce avec le sacrifice eucharistique, celui-ci ne cessera d’être, tout au cours de sa vie, au principe de son action apostolique et de sa sanctification personnelle. Et tel fut bien le cas de saint Jean-Marie Vianney.

Qu’est-il donc l’apostolat du prêtre, considéré dans son action essentielle, si ce n’est de réaliser, partout où vit l’Eglise, le rassemblement autour de l’autel d’un peuple uni dans la foi, régénéré et purifié ? C’est alors que le prêtre, par les pouvoirs qu’il a seul reçus, offre le divin sacrifice où Jésus lui-même renouvelle l’immolation unique accomplie sur le calvaire pour la rédemption du monde et la glorification de son Père ; c’est là que les chrétiens réunis offrent au Père céleste la divine Victime par le moyen du prêtre et qu’ils apprennent à s’immoler eux-mêmes en « hosties vivantes, saintes, agréables à Dieu » ; c’est là que le peuple de Dieu, éclairé par la prédication de la foi, nourri du corps du Christ, trouve sa vie, sa croissance et, s’il en est besoin, renforce son unité ; c’est là en un mot que, de générations en générations, dans toutes les contrées du monde, se construit dans la charité le Corps mystique du Christ, qui est l’Eglise.

        A cet égard, le saint Curé d’Ars fut chaque jour davantage exclusivement engagé dans l’enseignement de la foi et dans la purification des consciences, et, donc, tous les actes de son ministère convergeaient vers l’autel, et une telle existence doit justement être dite éminemment sacerdotale et pastorale. Sans doute, à Ars, les pécheurs affluaient-ils d’eux-mêmes à l’église, attirés par le renom de sainteté du pasteur, alors que tant de prêtres doivent consacrer de longs et laborieux efforts à rassembler leur peuple ; sans doute d’autres, à la tâche plus missionnaire, en sont-ils encore à la première annonce de la bonne Nouvelle du Sauveur : mais ces travaux apostoliques si nécessaires et parfois si difficiles ne peuvent faire oublier aux apôtres la fin qu’ils doivent poursuivre et qu’atteignait le Curé d’Ars quand, dans son humble église de campagne, il se consacrait aux tâches essentielles de l’action pastorale.

Jean XXIII, encyclique Sacerdotii nostri primordia (31 juillet 1959)

 

 

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APOSTOLAT DE LA PRIERE

2012


(Du Vatican, le 31 décembre 2008 ;
Agence Fides 3/2/2009)

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Septembre 2012

Intentions du Saint-Père

 

Intention Générale :

 

 

 

Pour que les responsables politiques agissent toujours avec honnêteté, intégrité et amour de la vérité. 

 

 

 

Intention Missionnaire

 

   Pour que les communautés chrétiennes se rendent disponibles à l’envoi de missionnaires, prêtres, laïcs, et augmentent leur soutien concret en faveur des Eglises les plus pauvres.