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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 15:06
C’est une association amie de Notre-Dame de Chrétienté. Elle a pour but de permettre à ceux qui ne peuvent faire les 3 jours de marche du pèlerinage de Pentecôte (personnes âgées, familles avec très jeunes enfants, personnes handicapées...) de vivre pendant 3 jours la spiritualité du pèlerinage de Chartres en bénéficiant d'une organisation adaptée, avec bivouac fixe les 3 jours, animation spirituelle adaptée aux très jeunes enfants, nuit en "dur" pour ceux qui ne peuvent dormir sous tente…
L’abbé Leroux qui y participe recherche des HP scouts et des GA
pour y aider l’an prochain, et y invite des familles de Lyon !
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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 14:58

Sous l’autorité du cardinal Barbarin, une année de spiritualité s’ouvre à Lyon afin de répondre à l’appel du pape “redécouvrir la beauté et l’importance du sacerdoce” (3 avril 2009). Elle s’adresse aux jeunes gens qui ont grandi dans la forme extraordinaire du rite romain. L’année se déroulera en lien avec des prêtres de l’association Totus Tuus. Cette année permettra d’approfondir le lien avec le Christ et de discerner dans un cadre communautaire l’appel à la vocation sacerdotale diocésaine, dans toutes les dimensions qui la constituent. Tout en prenant en compte l’enracinement liturgique dans la forme extraordinaire, elle comportera tous les éléments d’une année de fondation spirituelle : lecture intégrale de la Bible, école de prière, service des pauvres, expérience.

MERCI du soutien de vos prière et de vos dons ! (ordre: A.D.L. Totus tuus) www.associationtotustuus.com

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 14:44

(4-12 juin 2010). Prière de saint Claude La Colombière (1641-1682)

Sacré Cœur de Jésus, apprenez-moi le parfait oubli de moi-même, puisque c'est la seule voie par où l'on peut entrer en vous. Puisque tout ce que je ferai à l'avenir sera à vous, faites en sorte que je ne fasse rien qui ne soit digne de vous ; enseignez-moi ce que je dois faire pour parvenir à la pureté de votre amour, duquel vous m'avez inspiré le désir. Je sens en moi une grande volonté de vous plaire, et une plus grande impuissance d'en venir à bout sans une lumière et un secours très particuliers que je ne puis attendre que de vous. Faites en moi votre volonté, Seigneur ; je m'y oppose, je le sens bien, mais je voudrais bien ne pas m'y opposer : c'est à vous à tout faire, divin Cœur de Jésus-Christ, vous seul aurez toute la gloire de ma sanctification, si je me fais saint ; cela me paraît plus clair que le jour ; mais ce sera pour vous une grande gloire, et c'est pour cela seulement que je veux désirer la perfection.                                                        Ainsi soit-il. 

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 20:01

JUIN

Mercredi 2 :         Saint Pothin, premier évêque de Lyon et martyr, patron de la ville de Lyon

Jeudi 3 :              Fête du T. Saint-Sacrement, Fête-Dieu,

Vendredi 4 :         Adoration de 17h30 jJusqu’à minuit seulement.

Samedi 5 :          PASDE MESSE à 6h45, Messe à 9h !

Dimanche 6 :     Solennité de la Fête-Dieu  1ères Communions 10h30,

Procession du Saint-Sacrement à 14h45 avec le Cardinal.

                          Pas de Vêpres ni de Salut à 18h. Messe à 19h

 

Vendredi 11 :       Fête du Sacré-Cœur de Jésus.

Dimanche 13 :    Solennité de la fête du Sacré-Cœur de Jésus. Messe des

                          confirmations et tonsure de G. de Breuvand à 10h30 !

                          Vêpres et Salut à 18h00.

Lundi 14 et 15 :   PAS DE MESSE à 6h45 ! Messes à 9h et 18h30

Dimanche 20 :   4e dimanche après la Pentecôte, Salut à 18h30.

Jeudi 24 :           Nativité de saint Jean-Baptiste

Samedi 26 :       Ordinations sacerdotales à la Primatiale à 10 h.

Dimanche 27 :  Solennité des Apôtres Pierre et Paul (5e après la Pentecôte),                           

Salut à 18h30.   Fête du collège François et Jacinthe de Fatima.

Lundi 28 :          Saint Irénée, évêque et martyr, patron du diocèse de Lyon

Mardi 29 :          Fête des saints Pierre et Paul, Apôtres.

Mercredi 30 :     Commémoraison de saint Paul.

Jeudi 1er juillet : Précieux Sang de Notre Seigneur.

Vendredi 2 :      Visitation de la Vierge Marie. Adoration jusqu’à minuit.

Dimanche 4 :   6e après la Pentecôte, Vêpres et Salut à 18h00

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 00:03
Depuis le 4 avril 2010,
CHANGEMENT DES HORAIRES
DES MESSES DOMINICALES !
9 h 00 - 10 h 30 - 19 h 00
18 h 00 : vêpres chantées et Salut du Saint-Sacrement

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 15:09

 

Affiche procession fête Dieu 2010

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 15:08

Vierge-du-sourire-7ea91.gif

 

Vierge du sourire de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

Sa Mère dit aux serviteurs : "Faites tout ce qu’il vous dira !"


   Notre Dame du « oui »

 

Le plus ancien témoignage du culte de Marie en Gaules remonte à saint Irénée de Lyon. Dans son Contre les hérésies, il développe dès le IIè siècle le fameux parallèle entre Eve et Marie, entre l’ancien Adam et le Christ, inspiré de saint Paul : « Marie Vierge se montra obéissante en disant : Voici votre servante, Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole. Eve se montra désobéissante… Le nœud formé par l’obéissance d’Eve n’a pu être dénoué que par l’obéissance de Marie. Ce que Eve, vierge, a lié par son incrédulité, Marie, vierge, l’a délié par sa foi… Les prophètes qui annonçaient l’Emmanuel, né de la Vierge, traduisaient l’union du Dieu Verbe à sa créature, car le Verbe sera chair, le Fils de Dieu sera Fils de l’homme ; pur, ouvrant purement le sein pur qui rend les hommes à la vie en Dieu et que lui-même a fait pur ». Par son ‘oui’, son ‘Fiat’, la Vierge devient Mère du Verbe et Notre-Dame.

Faisons de ce mois de mai, le mois de Marie, le mois du ‘oui’ à la grâce de Dieu. Le temps de l’Ascension est le temps du départ du Christ et, en un même mouvement liturgique, le temps de la plénitude de l’Esprit du Christ envoyé à la Pentecôte. Dans les semaines qui viennent, en accompagnant de nombreux jeunes par la prière, il nous faudra professer solennellement la foi victorieuse de notre baptême ; dire notre ‘fiat’ au mystère du Verbe incarné sur nos autels, mysterium fidei de l’Eucharistie ; dire ’oui’ à la plénitude des dons du Saint-Esprit en nos âmes. En toutes ces merveilles de la grâce, Marie est notre Mère qui, par son intercession, nous enfante à la vie intérieure. Toutes les générations proclament Notre-Dame du ‘oui’ bienheureuse, car « elle est la plus grande parmi les croyants, qui s’ouvrit humblement, pour être comme un cristal qui reçoit le sombre mystère de Dieu, laissant glisser de ses mains sans le moindre murmure le plan de vie qui était le sien ». En Marie, la mort est engloutie par la résurrection de son Fils ; en Marie, la sainteté du ‘oui’ à la volonté de Dieu nous est accessible. Dans la fidélité de ce ‘oui’, avec la force de la foi et de l’espérance, se trouve la racine de la charité, de la sainteté. Les grands saints témoignent que «  la lumière invisible de Dieu est diffractée par la prisme de notre histoire, si bien que nous pouvons rencontrer la gloire éternelle et la splendeur de Dieu dans notre propre monde humain, chez nos frères et nos sœurs ». Et celui qui n’était encore que le cardinal Ratzinger continue, en nous suggérant cette pensée : « Si un chrétien est capable de ces choses, pourquoi pas moi ? »

Avec l’assurance de nos prières à toutes vos intentions.

 

Abbé Tancrède Leroux, recteur



 

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 15:03


            Le 25 avril était célébrée la journée mondiale de prière pour les vocations. À cette occasion, le Saint-Père publie un message que nous sommes tous invités à lire, sur le thème « le témoignage suscite des vocations ». Cette grande intention de prière nous est proposée, ne l’oublions pas, par Notre-Seigneur Lui-même (cf Mt 9,38 et Luc 10,2). Les ouvriers étaient peu nombreux à l’époque : douze apôtres et quelques disciples. La prière a été exaucée, et l’Église a peu à peu porté le message du salut à toute la création. Aujourd’hui, nous souffrons d’une pénurie de prêtres et de vocations religieuses dans de nombreuses régions anciennement christianisées. Quelle désolation de voir des ordres et congrégations anciennement florissants fermer maisons et couvents les uns après les autres et peiner à recruter de jeunes recrues. Les quelques exceptions que nous connaissons ne doivent pas nous faire illusion. Notre communauté et nos familles en général donnent régulièrement à l’Église des vocations sacerdotales et religieuses, mais nous devons prier plus le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson : prêtres, religieux et religieuses. La moisson, c’est toute l’Église, et non seulement nos communautés attachées à la forme extraordinaire du rite romain. Prions-nous assez à cette intention ? Pourquoi notre prière ne serait-elle pas exaucée ? Croyons en la puissance de la prière.

Et pourquoi avons-nous besoin de prêtres, de religieux et de religieuses ? Pour que l’Évangile soit proclamé ? Sans doute, mais pas seulement. Pourquoi, alors ? Pour ceci : témoigner d’une façon vivante de l’Amour de Dieu pour ses petites créatures. Chaque chrétien sans doute, est témoin du Christ, en vertu de son baptême, et plus encore de sa confirmation, mais la vie consacrée est une imitation radicale du Christ, une « sequela » totale de sa personne (cf homélie de Benoît XVI du 2 février 2009), une anticipation de la vie future. La consécration à Dieu, et spécialement la chasteté consacrée, est le plus beau témoignage de l’alliance d’amour entre Dieu et l’homme. Pas une alliance platonique, mais une alliance qui nous saisit tout entiers, corps et âme. L’alliance s’incarne dans un appel personnel, un appel à la conversion qui attend notre réponse également personnelle. L’appel a pu être entendu un jour, la réponse est à renouveler chaque jour. L’ange Gabriel a porté l’annonce une fois à Marie, et celle-ci a redit jour après jour : « Ecce ancilla Domini. Fiat mihi secundum verbum tuum » « Je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole » (Luc 1,38). Marie, la Vierge pure, est le modèle de toute vie consacrée.

Malgré nos imperfections, nous pouvons dès ici-bas aimer le Seigneur de tout notre cœur, et vouloir nous donner tout entiers à Lui, pour la vie et pour l’éternité. « Suscipe me Domine, secundum eloquium tuum et vivam et non confundas me ab expectatione mea »

« Recevez-moi, Seigneur, selon votre parole et je vivrai et ne permettez pas que je sois confondu dans mon espérance » (Ps 118,116).

Quel trésor que cette consécration, que cette offrande de notre vie, peut-être dès notre jeunesse (« nos plus belles années ») ! Avoir un cœur non partagé (cf 1 Cor 7,32), suivre l’Agneau partout où Il va (cf Ap 14,4). Ce n’est pas une fuite du monde, un mépris du mariage (un grand et beau sacrement honoré et défendu de tout temps par l’Église), ou  un égoïsme caché qui renâclerait aux contraintes de la vie commune. C’est un choix positif du Seigneur comme seul Amour, ou plus précisément comme suprême Amour qui ordonne tous les autres. Car il ne s’agit pas de ne pas aimer sa famille, ses amis, ses proches et tous les hommes, mais il s’agit de les aimer dans le Christ, comme le Seigneur Lui-même les aime. Donc les aimer infiniment et parfaitement. En reconnaissant toujours que tout amour vient d’en-haut.

Si le mariage est le signe de l’alliance du Christ et de l’Église (cf Eph 5,32), nous pouvons dire que la virginité consacrée en est déjà l’accomplissement. Si pour la plupart le mariage est le chemin, le célibat consacré touche au terme du chemin (cf Mt 22,30). Certes tous ne comprennent pas ce mystère, mais seulement ceux à qui cela est donné. « Il y a des eunuques qui le sont de naissance, dès le sein de leur mère; il y a aussi des eunuques qui le sont devenus par la main des hommes; et il y en a qui se sont faits eunuques eux-mêmes à cause du Royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre, comprenne » (Mt 19,12) (cf CEC 1618).

C’est pourquoi l’Église enseigne à ses enfants comme une vérité de foi la supériorité de l’état de consécration sur l’état du mariage (cf Concile de Trente session XXIV, canon 10 sur le sacrement de mariage ; Pie XII, encyclique « Sacra Virginitas » n°23 ; Concile Vatican II, décret « Optatam Totius » sur la formation des prêtres n°10). Vérité qui a été trop mise sous le boisseau : oubliée par certains, contestée par d’autres, ignorée en tout cas du grand nombre. L’exemple du Christ et de sa Très sainte Mère témoigne pourtant en sa faveur. Cela ne signifie pas, il est vrai, qu’il suffise d’être consacré pour être plus saint que les gens mariés. La sainteté consiste dans la conformité de notre volonté à celle de Dieu, signe de l’authenticité de notre charité (cf Jn 15,14).

Comme nous comprenons ces mots enflammés de saint Ambroise ! : « L’on m’accuse, dit l’évêque de Milan, d’enseigner la virginité, et de la persuader à un grand nombre. Puissé-je être convaincu d’un si grand crime, plus encore par les fruits de ma parole que par la parole de mes accusateurs ! L’on dit que j’empêche de se marier les jeunes filles qui se vouent à la virginité. Puissé-je plutôt y retenir même celles qui veulent se marier ! Puissé-je leur faire échanger le voile nuptial pour le voile virginal ! Et quel étrange renversement, que l’on prétende m’imputer à opprobre ce qui a toujours relevé de la grâce sacerdotale, de jeter des semences d’intégrité et de fomenter le goût de la virginité » (cité par l’abbé V-A BERTO, in Pour la Sainte Église Romaine, article « la Virginité et la Personne »).

Sans doute, tous ne sont pas appelés à une telle vocation, et il ne faut pas forcer les plans de Dieu dans ce domaine, pour quelque raison que ce soit. Mais heureux celui qui entend l’appel à suivre le Christ de plus près, et qui répond généreusement à cet appel ! Et que ne soient pas jaloux ceux qui ne sont pas appelés ! Qu’ils se souviennent : 1. que nous sommes tous appelés à la sainteté. 2. que Dieu nous en donne à tous les moyens. 3. qu’il dépend de nous de les employer. 4. qu’au ciel la seule hiérarchie qui demeure est celle de la sainteté.

Heureux, bienheureux celui ou celle qui a le Christ pour unique Époux ! Jésus seul est l’Époux parfait, qui jamais ne déçoit. L’homme, lui, est toujours plus ou moins décevant, en raison de ses lourdeurs, de son opacité, des imperfections de sa nature blessée par le péché. L’homme promet souvent plus qu’il ne peut donner. Hélas ! Nous décevons ou nous décevrons toujours, en particulier ceux qui attendent le plus de nous ! Qu’ils nous le pardonnent d’avance ! Nous sommes hommes, et non pas Dieu ! Qu’ils prient avec nous et pour nous, pour que ces déceptions, grandes ou petites, nous rendent le Dieu de toute Beauté plus désirable encore, la terre plus petite et le Ciel plus attirant. Dieu seul, Beauté incréée est source de toute beauté créée, cause de toute joie véritable. Nous marchons tous vers Lui, mais nous ne sommes pas encore arrivés, et nous ne faisons que participer à sa sainteté infinie. Comment pourrions-nous donner plus que Lui, nous qui recevons tout de sa main ? Non, Dieu, le vrai Dieu, le seul vrai Dieu, ne déçoit pas et ne peut pas décevoir. Si l’homme croit être déçu par Dieu, c’est qu’il L’a confondu avec une idole. Qu’il se retourne alors vers Celui dont le Christ nous a révélé le visage.

Comment ne pas voir la beauté et le trésor que constitue la vie consacrée et spécialement la virginité consacrée et le célibat sacerdotal ? Comment peut-on réclamer comme un progrès, une victoire à conquérir, l’abrogation de ce dernier ? Pensée charnelle et non pensée de Dieu ! Il faut n’avoir rien compris  à l’évangile, à l’exemple laissé par le Christ et la Vierge Marie, exemple suivi par les apôtres, il faut n’avoir rien compris à l’enseignement de Saint Paul, des Pères et de toute la tradition de l’Eglise pour ne pas honorer et exalter l’éminente beauté et richesse du célibat consacré et de la virginité sacrée, don précieux accordé par Dieu à son Eglise et au monde.

Même si la question du célibat sacerdotal est une question plus disciplinaire que dogmatique (l’Orient, même catholique, accepte l’ordination d’hommes mariés), la convenance demeure forte, même chez les Orientaux, entre sacerdoce et célibat (les évêques ne sont choisis que chez les célibataires, et on ne peut plus se marier après la réception du sacrement de l’ordre). Le démon n’aime pas la virginité consacrée, c’est certain, et il fait tout pour la dénigrer, la ternir, la rendre suspecte.

Le Pape Saint Pie X, dans sa très belle exhortation « Haerent animo » au clergé catholique, du 4 août 1908, soulignait la force irremplaçable de la vertu de chasteté dans l’exercice  du ministère : « Maintenant plus que jamais, le clergé a besoin avant tout d’une vertu qui ne soit pas ordinaire ; d’une vertu absolument exemplaire, ardente, active, tout à fait disposée enfin à faire de grandes choses et à souffrir beaucoup pour le Christ. Et il n’y a rien que Nous demandions à Dieu et que Nous vous souhaitions avec plus d’ardeur à tous et à chacun de vous. Qu’en vous donc resplendisse d’un éclat inaltérable la chasteté, le plus bel ornement de notre ordre sacerdotal car par la beauté de cette vertu, le prêtre devient semblable aux anges, apparaît plus digne de la vénération du peuple chrétien et produit en plus grande abondance des fruits de salut ».

Nous ne pouvons ignorer le caractère radical d’une telle vie et ses exigences, mais nous ne pouvons taire la surabondance de joie et de grâces que le Seigneur répand sur ceux qui se donnent à Lui totalement d’un cœur sans réserve. « Je vous le dis en vérité, nul n'aura quitté maison, ou frères, ou sœurs, ou père, ou mère, ou enfants, ou champs, à cause de moi et à cause de l'Évangile, qui ne reçoive le centuple maintenant, en ce temps-ci : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et champs, avec des persécutions, et, dans le siècle à venir, la vie éternelle »  (Mc 10, 29-30 // Mt 19,27-30 // Luc 18,28-30). Le Seigneur ne ment pas, et la présence de la Croix (« les persécutions ») ne fait que mettre en relief plus saisissant encore combien l’Amour de Dieu est INFINI. Chacun sent plus ou moins confusément que seul l’amour peut rendre la vie aimable et délicieuse. Rien ne lui est comparable pour porter les épreuves de la vie. Et que dire quand il s’agit d’un Amour éternel et divin ? Comment exprimer l’ineffable ? Ne s’agit-il pas du « secret du Roi » (Tob 12,7) ? « Arcana verba quae non licet homini loqui » « des paroles ineffables qu'il n'est pas permis à un homme de révéler » (2 Cor 12,4).

Certes la vie consacrée, fut-elle contemplative, n’est pas un Thabor permanent, mais toujours une recherche inlassable de Dieu. Union particulière, alliance d’Amour, mais aussi tension vers l’Èpoux encore caché. Il n’est pas loin sans doute, juste « derrière le mur » (Cant. 2,9). L’épouse du Cantique des Cantiques est bien l’image de l’âme consacrée. Nous retrouvons aussi, derrière ces lignes du Cantique, Marie-Madeleine, modèle des âmes contemplatives, cherchant le Christ au tombeau, le trouvant et ne voulant pas le lâcher : « Sur ma couche, la nuit, j'ai cherché celui que mon coeur aime. Je l'ai cherché, mais ne l'ai point trouvé. Je me lèverai donc, et parcourrai la ville.  Dans les rues et sur les places, je chercherai celui que mon coeur aime. Je l'ai cherché, mais ne l'ai point trouvé ! Les gardes m'ont rencontrée, ceux qui font la ronde dans la ville: "Avez-vous vu celui que mon coeur aime ?" À peine les avais-je dépassés, j'ai trouvé celui que mon coeur aime. Je l'ai saisi et ne le lâcherai point » (Cant. 3,1-4).

Merci, mon Dieu de m’avoir appelé ! « Dominus pars hereditatis meae et calicis mei tu es qui restitues hereditatem meam mihi. Funes ceciderunt mihi in praeclaris etenim hereditas mea praeclara est mihi » « Le Seigneur est ma part d’héritage et  ma coupe ; c’est Vous, mon Dieu, qui me rendrez mon héritage. Le cordeau a mesuré pour moi une magnifique part ; oui, un lot splendide m’est échu en partage » (Ps 15,5-6). Puissent de nombreux jeunes entendre cet appel au fond de leur cœur !  « Le Maître est là et Il t’appelle ! » (Jn 11,28).


 Abbé Hugues de MONTJOYE

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 15:02

 

 

Marcellin Champagnat naquit en 1789 dans le village de Marlhes. Il fit ses études au petit Séminaire de Verrières et au grand Séminaire de Lyon. Elevé au sacerdoce, il se consacra à la Bienheureuse Vierge Marie dans le sanctuaire de Fourvière, puis fut nommé vicaire à la paroisse de La Valla. Un jour, en assistant un enfant à son lit de mort, il remarqua sa complète ignorance de la doctrine chrétienne et résolut aussitôt de remédier à ce mal. Il recueillit alors deux jeunes garçons qu’il instruisit et qu’il pénétra d’esprit religieux. Ils devinrent les premiers petits Frères de Marie, dont le nombre ne cessa de croître. Il leur assigna une résidence plus spacieuse, dans un lieu retiré appelé l’Hermitage, écrivit pour eux une règle de vie et les consacra au Seigneur par la profession religieuse. Homme d’une foi profonde, il était envers lui-même imprégné de sentiments très modestes et se traitait avec une grande sévérité. Il eut le sens de la présence de Dieu qu’il vénérait sans cesse, ne se livrant à aucun travail sans l’avoir fait précéder de prières ferventes. Animé d’un spécial amour envers la Mère de Dieu, il la regardait comme la maîtresse principale de sa famille religieuse et désirait, par son intermédiaire, amener à Jésus la jeunesse. Epuisé par ses travaux incessants et par la maladie, il s’endormit paisiblement dans le Seigneur le 6 juin 1840. Le Pape Pie XII l’inscrivit au catalogue des Bienheureux, [le 29 mai 1955, et Jean-Paul II à celui des Saints, le 18 avril 1999].    

 

Propre de Lyon 1964-1966

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 15:02


[La prière dans la vie du prêtre et l’exemple du Curé d’Ars]

 

Aux prêtres de ce siècle, volontiers sensibles à l’efficacité de l’action et facilement tentés même par un dangereux activisme, combien salutaire est ce modèle de prière assidue dans une vie entièrement livrée aux besoins des âmes ! « Ce qui nous empêche d’être saints, nous autres prêtres, disait-il, c’est le manque de réflexion. On ne rentre pas en soi-même ; on ne sait pas ce qu’on fait. C’est la réflexion, l’oraison, l’union à Dieu qu’il nous faut ». Lui-même demeurait, au témoignage de ses contemporains, dans un état de continuelle oraison, dont ni le poids harassant des confessions ni ses autres charges pastorales ne le distrayaient. « Il conservait une union constante avec Dieu au milieu de sa vie excessivement occupée ».

Mais écoutons-le lui-même, car il est intarissable quand il parle des joies et des bienfaits de la prière. « L’homme est un pauvre qui a besoin de tout demander à Dieu... ». « Que d’âmes nous pouvons convertir par nos prières ! » Et il répétait : « La prière, voilà tout le bonheur de l’homme sur la terre ». Ce bonheur, il l’a longuement goûté lui-même, tandis que son regard éclairé par la foi contemplait les mystères divins et que, par l’adoration du Verbe incarné, il élevait son âme simple et pure vers la Trinité Sainte, objet suprême de son amour. Et les pèlerins qui se pressaient dans l’église d’Ars comprenaient que l’humble prêtre leur livrait quelque chose du secret de sa vie intérieure par cette exclamation fréquente, qui lui était chère : « Etre aimé de Dieu, être uni à Dieu, vivre en la présence de Dieu, vivre pour Dieu : oh ! belle vie et belle mort ! »

 

 

[Le prêtre est avant tout un homme de prière]

 

Nous voudrions, Vénérables Frères, que tous les prêtres de vos diocèses se laissent convaincre, par le témoignage du saint Curé d’Ars, de la nécessité d’être des hommes d’oraison et de la possibilité de l’être, quelle que soit la surcharge parfois extrême des travaux de leur ministère. Mais il y faut une foi vive, comme celle qui animait Jean-Marie Vianney et lui faisait accomplir des merveilles. « Quelle foi ! s’exclamait un de ses confrères. II y aurait de quoi enrichir tout un diocèse ! »

Cette fidélité à la prière est d’ailleurs pour le prêtre un devoir de piété personnelle, dont la sagesse de l’Eglise a précisé plusieurs points importants, comme l’oraison mentale quotidienne, la visite au Saint Sacrement, le chapelet et l’examen de conscience. C’est même une stricte obligation contractée envers l’Eglise, quand il s’agit de la récitation journalière de l’office divin. Peut-être est-ce pour avoir négligé telles de ces prescriptions que certains membres du clergé se sont vus peu à peu livrés à l’instabilité extérieure, à l’appauvrissement intérieur, et exposés un jour sans défense aux tentations de l’existence. 

Au contraire, « en travaillant incessamment au bien des âmes, M. Vianney ne négligeait pas la sienne. Il se sanctifiait lui-même pour être plus apte à sanctifier les autres ». Avec saint Pie X « ... considérons donc comme certain et bien établi que le prêtre, pour tenir dignement sa place et remplir son devoir, doit se consacrer avant tout à la prière... Plus que tout autre, il doit obéir au précepte du Christ : il faut toujours prier ; précepte que saint Paul recommande avec instance : persévérez dans la prière, avec vigilance et dans l’action de grâces... Priez sans cesse ». Et, volontiers, Nous reprendrions Nous-même, en terminant ce point, le mot d’ordre que Notre Prédécesseur immédiat donnait aux prêtres, dès le début de son pontificat : « Priez, priez toujours davantage et avec plus de ferveur ».

 

Jean XXIII, encyclique Sacerdotii nostri primordia (31 juillet 1959)

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APOSTOLAT DE LA PRIERE

2012


(Du Vatican, le 31 décembre 2008 ;
Agence Fides 3/2/2009)

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Septembre 2012

Intentions du Saint-Père

 

Intention Générale :

 

 

 

Pour que les responsables politiques agissent toujours avec honnêteté, intégrité et amour de la vérité. 

 

 

 

Intention Missionnaire

 

   Pour que les communautés chrétiennes se rendent disponibles à l’envoi de missionnaires, prêtres, laïcs, et augmentent leur soutien concret en faveur des Eglises les plus pauvres.