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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 15:01

 

C’est une communion de familles qui veulent travailler à l'avènement de la nouvelle Pentecôte  annoncée par Marthe ROBIN, sous l'autorité spirituelle du Père Abbé de Notre-Dame de Triors. L'animation spirituelle est assurée par des prêtres oblats ou amis de l'Abbaye.

Pèlerinage « VERS SAINT-JACQUES » avec l’accompagnement spirituel d’abbés liés à l’abbaye bénédictine de Triors et les sœurs de la congrégation de la consolation de Draguignan. Session à l’Abbaye de Moissac à Condom : du lundi 2 août 2010 au dimanche 8 août 2010.

Elle veut aider les familles par des pèlerinages, des sessions de formation et de prière et des séjours de vacances familiales à accueillir la promesse de Notre Dame de la prière de l'Ile-Bouchard : « Je mettrai du bonheur dans les familles ». Sur ce chemin de lumière, d'amour et de charité, elle propose la famille de Louis et Zélie Martin, parents de Sainte Thérèse de Lisieux, comme première de cordée, aux familles du XXIe siècle, afin de les aider à vivre dans la Foi, l'Espérance et la Charité, les joies comme les difficultés et les épreuves de la vie.

Association familiale Louis et Zélie Martin—

Ren.:Thierry et Hélène FREREAU

110 Chemin des Joncs Marins 91180 Saint Germain lès Arpajon famillefrereau@free.fr 09.54.98.65.11

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 15:01

 

            O Jésus, Bon Pasteur, accueille notre louange et notre humble remerciement pour toutes les vocations que, par Ton Esprit, Tu donnes continuellement à Ton Église. Assiste les évêques, les prêtres, les missionnaires et toutes les personnes consacrées : fais qu'ils donnent l'exemple d'une vie vraiment évangélique. Rends forts et persévérants dans leur résolution ceux qui se préparent au ministère sacré et à la vie consacrée. Multiplie les ouvriers de l'Évangile pour annoncer Ton Nom à toutes les nations. Garde tous les jeunes de nos familles et de nos communautés ; accorde-leur promptitude et générosité pour Te suivre. Donne à tous les appelés la force de tout laisser pour ne choisir que Toi qui es l'Amour. Pardonne les non-correspondances et les infidélités de ceux que Tu as choisis. Écoute, ô Christ, nos invocations par l'intercession de Marie Très Sainte, Ta Mère et la Reine des apôtres, elle qui, ayant reçu et répondu généreusement, a été la cause de notre joie ; qu'elle accompagne de sa présence et avec son exemple ceux que Tu appelles au service total de Ton règne. Amen.          

                                                                                             

Jean-Paul II, 1984

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 15:01

 

Pour les exilés de la terre, Le bon Dieu créa les oiseaux;

Ils vont, gazouillant leur prière, Dans les vallons, sur les coteaux.

Les enfants joyeux et volages, Ayant choisi leurs préférés,

Les emprisonnent dans des cages, Dont les barreaux sont tout dorés.

O Jésus, notre petit Frère, Pour nous, tu quittas le beau ciel

Mais, tu le sais bien, ta volière, Divin Enfant, c'est le Carmel.

 

Le petit oiseau toujours chante; Son pain ne l'inquiète pas...

Un grain de millet le contente, Jamais il ne sème ici-bas.

Comme lui, dans notre volière, Nous recevons tout de ta main ;

L'unique chose nécessaire, C'est de t'aimer, Enfant divin !

Aussi nous chantons tes louanges, Avec les purs esprits du ciel ;

Et, nous le savons, tous les Anges, Aiment les oiseaux du Carmel.

 

Jésus, pour essuyer les larmes, Que te font verser les pécheurs,

Tes oiseaux redisent tes charmes, Leurs doux chants te gagnent des cœurs.

Un jour, loin de la triste terre, Lorsqu'ils entendront ton appel,

Tous les oiseaux de ta volière, Prendront leur essor vers le ciel.

Avec les charmantes phalanges, Des petits chérubins joyeux,

Eternellement, tes louanges, Nous les chanterons dans les cieux !

 

 Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 15:00

Pour les garçons de 8 à 13 ans qui souhaitent faire un camp de vacances dans un esprit chrétien, la communauté des Missionnaires de la Miséricorde organise le Camp Saint-Michel, du 15 juillet au 1er août.

Quoi ? Camp sous tentes pour garçons (8-13 ans). Centre de vacances déclaré Jeunesse et Sports.

Où et quand ? En Vendée (près la Roche-sur-Yon), du 15 juillet au 1er août.

Les parents sont invités au feu de camp final et au spectacle son et lumière joué par les enfants.

Encadrement ? L’aumônier et le directeur sont membres de la Société des Missionnaires de la Miséricorde Divine.
Les chefs sont des séminaristes de la communauté et de jeunes laïcs.

Informations ? Florent Molin - Séminaire de la Castille - 83260 LA CRAU  (06) 98 74 02 46 - florentmolin@hotmail.com Camp Saint-Michel

 

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 15:00

 

Suite au voyage du pape à Malte, le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi avait affirmé, dans une déclaration sur Radio Vatican qu'il dirige, que les "priorités réelles" définies par Benoît XVI pour son pontificat ont été "poursuivies avec cohérence et courage, dans un contexte souvent non dénué de tensions et d'obstacles".

Le père Lombardi a mis en avant quatre priorités: le "rapport de l'homme à Dieu", la volonté de reconstruire "la pleine et visible unité de tous ceux qui suivent le Christ", le souci de répondre "à la demande d'aide de la société d'aujourd'hui" qui s'interroge sur son futur et le "dialogue ouvert et sincère" avec les croyants des autres religions. Dans tout le pays, à l'initiative de la conférence épiscopale italienne, les catholiques ont été invités à manifester par la prière leur "proximité" avec leur chef en butte à la plus grave crise de l'époque moderne. L'attaque qui utilise comme arme contre le pape Joseph Ratzinger le scandale provoqué par des prêtres de son Église fait partie d’une constante de ce pontificat. Cette constante est que lorsque l’on frappe Benoît XVI, à chaque fois dans un domaine différent, on frappe en lui l'homme qui a agi et qui continue d’agir dans ce domaine avec le plus de clairvoyance, de résolution et d’efficacité.

 

1) La tempête qui a suivi son discours du 12 septembre 2006 à Ratisbonne a été la première de la série. Benoît XVI a été accusé d’être un ennemi de l'islam et un partisan incendiaire du choc des civilisations. Lui qui, avec une lucidité et un courage uniques, avait montré où plonge la racine ultime de la violence – dans une idée de Dieu mutilée par la rationalité – et qui avait donc également indiqué comment la vaincre. La justesse de ce qu’il avait dit a été douloureusement confirmée par les agressions et même par les meurtres qui ont suivi son discours. Mais le fait qu’il avait eu raison a surtout été confirmé par les démarches ultérieures de dialogue entre l’Église catholique et l'islam, démarches entreprises non pas contre le discours de Ratisbonne mais grâce à lui et dont les manifestations les plus évidentes et les plus prometteuses ont été la lettre adressée au pape par 138 sages musulmans et sa visite à la Mosquée Bleue d’Istanbul.

Avec Benoît XVI, le dialogue du christianisme avec l'islam, mais aussi avec les autres religions, progresse aujourd’hui avec une conscience plus nette de ce qui sépare, en raison de la foi, et de ce qui peut unir, la loi naturelle inscrite par Dieu dans le cœur de tout homme.

 

2) Une deuxième série d’accusations contre le pape le dépeint comme un ennemi de la raison moderne et en particulier de son expression suprême, la science. Le sommet de cette campagne hostile a été atteint en janvier 2008, lorsque des enseignants ont contraint le pape à annuler sa visite à la principale université de son diocèse, l'Université de Rome "La Sapienza".Et pourtant – comme précédemment à Ratisbonne et ultérieurement à Paris, au Collège des Bernardins, le 12 septembre 2008 – le discours que le pape comptait prononcer à l'Université de Rome était une défense formidable du lien indissoluble entre la foi et la raison, entre la vérité et la liberté : "Je ne viens pas imposer la foi mais demander du courage en faveur de la vérité". Le paradoxe est que Benoît XVI est un grand "homme des Lumières" à une époque où la vérité est si peu appréciée et où le doute agit en maître, au point de vouloir lui ôter la parole.

 

3) Une troisième accusation lancée systématiquement contre Benoît XVI est d’être un traditionnaliste replié sur le passé, ennemi des nouveautés apportées par le Concile Vatican II.

Les preuves utilisées par ses accusateurs seraient son discours du 22 décembre 2005 à la curie romaine sur l'interprétation du Concile, puis la libéralisation de l’usage du rite ancien de la messe en 2007.

En réalité, la Tradition à laquelle Benoît XVI est fidèle est celle de la grande histoire de l’Église, depuis les origines jusqu’à aujourd’hui, qui n’a rien à voir avec un attachement formaliste au passé. Dans son discours à la curie cité plus haut, pour donner un exemple de la "réforme dans la continuité" que représente Vatican II, le pape a fait appel à la question de la liberté de religion. Pour l’affirmer pleinement – a-t-il déclaré – le Concile a dû revenir aux origines de l’Église, aux premiers martyrs, à ce "patrimoine profond" de la Tradition chrétienne qui avait été perdu dans les siècles les plus récents et qui a été retrouvé également grâce à la critique de la raison des Lumières. Quant à la liturgie, s’il y a un authentique continuateur du grand mouvement liturgique qui a fleuri dans l’Église au dix-neuvième et au vingtième siècle, de Prosper Guéranger à Romano Guardini, c’est bien Ratzinger.

 

4) Un quatrième terrain d'attaque est voisin du précédent. Benoît XVI est accusé d’avoir enterré l'œcuménisme et fait passer le rapprochement avec les lefebvristes avant le dialogue avec les autres confessions chrétiennes. Mais les faits disent le contraire. Depuis que Ratzinger est pape, la démarche de réconciliation avec les Églises d'Orient a fait des progrès extraordinaires. Avec les Églises byzantines qui sont rattachées au patriarcat œcuménique de Constantinople, mais également – et c’est la nouveauté la plus surprenante – avec le patriarcat de Moscou. Et si cela s’est produit, c’est précisément grâce à cette fidélité ravivée à la grande Tradition – à commencer par celle du premier millénaire – qui est un signe distinctif de ce pape ainsi que l'âme des Églises d'Orient. Du côté de l'Occident, c’est encore l'amour de la Tradition qui pousse des personnes et des groupes de la Communion Anglicane à demander d’entrer dans l’Église de Rome.

Parmi les quatre évêques lefebvristes dont Benoît XVI a levé l’excommunication, il y avait l'anglais Richard Williamson, négateur de la Shoah. Dans le rite ancien dont l’usage a été libéralisé, il y a une prière pour que les Juifs "reconnaissent Jésus-Christ comme sauveur de tous les hommes".

 

5) La dernière arme de cette protestation est un passage du sermon prononcé en présence du pape à la basilique Saint-Pierre, le Vendredi Saint, par le prédicateur de la maison pontificale, le père Raniero Cantalamessa. Le passage incriminé est une citation d’une lettre écrite par un Juif mais, malgré cela, la polémique s’est concentrée exclusivement contre le pape. Et pourtant, il n’y a rien de plus contradictoire que d’accuser Benoît XVI d'hostilité aux Juifs. Parce qu’aucun autre pape avant lui n’a été aussi loin dans la définition d’une vision positive du rapport entre christianisme et judaïsme, sous réserve de la séparation capitale pour ce qui est de reconnaître ou non Jésus comme Fils de Dieu. Dans le premier volume de son "Jésus de Nazareth", publié en 2007 et qui sera bientôt complété par le second volume, Benoît XVI a écrit à ce sujet des pages lumineuses, en dialogue avec un rabbin américain actuellement vivant.

 

6) Enfin un sixième chef d'accusation – très actuel – contre Ratzinger est qu’il aurait "couvert" le scandale des prêtres ayant commis des abus sexuels sur des enfants. Dans ce cas aussi, l'accusation vise précisément l'homme qui, plus que quiconque dans la hiérarchie de l’Église, a agi pour porter remède à ce scandale. Avec des effets positifs que l’on commence à percevoir ici ou là. Notamment aux États-Unis, où l’importance du phénomène dans le clergé catholique a nettement diminué ces dernières années. Là où, au contraire, la plaie est toujours ouverte, comme en Irlande, c’est encore Benoît XVI qui a imposé à l’Église de ce pays de se mettre en état de pénitence, selon un cheminement sévère défini par lui dans une lettre pastorale – celle du 19 mars dernier – qui est sans précédent. De fait, la campagne internationale contre la pédophilie n’a aujourd’hui qu’une seule véritable cible : le pape. Les affaires que l’on ressort du passé sont à chaque fois celles que l’on pense pouvoir retourner contre lui, soit en tant qu’archevêque de Munich, soit en tant que préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, avec en complément l'affaire de Ratisbonne pour les années où le frère du pape, Georg, dirigeait le chœur d’enfants de la cathédrale.

Pourquoi ce pape est-il l’objet de tant d’attaques, provenant de l’extérieur de l’Église mais aussi de l’intérieur, bien qu’il soit clairement innocent de ce dont on l’accuse ?

Le Pape avait déjà donné la réponse lors de son élection : « J'ai choisi pour devise épiscopale la parole extraite de la troisième lettre de saint Jean : "Coopérateurs de la vérité", premièrement parce que cela me paraissait faire le lien entre ma tâche précédente et ma nouvelle mission. Toute proportion gardée, il s'agit bien toujours de la même chose : rechercher la Vérité, se mettre à son service. Et, deuxièmement, parce que dans le monde actuel, la question de la Vérité a presque disparu, qu'elle paraît dépasser l'homme, et que sans elle tout disparaît, cette devise me sembla moderne dans le bon sens du terme. »

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 00:00


Dux vitae mortuus regnat vivus

 

La joie, l’espérance de Pâques s’alimentent dans le silence de la prière, du pardon, de l’adoration. Avec les catéchumènes baptisés dans la sainte nuit de Pâques, il faut enraciner profondément notre vie chrétienne dans la présence avec Dieu. A l’image du disciple que Jésus aimait, être capable d’accompagner le Christ jusqu’à la Croix. Alors, seulement ce chemin de croix sera un chemin de lumière, via lucis.

La mort du Christ rappelle l’accumulation de douleurs et de maux qui pèsent sur l’humanité de tout temps : le poids écrasant de la mort, la haine, la violence de l’homme laissé au pouvoir de ses passions. Dans sa lettre aux catholiques d’Irlande, Benoît XVI invite à la charité envers les âmes et les corps blessés, et demande réparation et expiation pour ces abominations de quelques membres du clergé. En cette année sacerdotale, le démon se déchaîne contre le mystère de l’Incarnation du Christ qui se continue en ses ministres. Aussi, jusqu’à la fin de cette année, sacerdotale, offrez spécialement vos efforts et sacrifices des vendredis à cette intention. Comme l’écrivait Blaise Pascal, « Jésus sera à l’agonie jusqu’à la fin du monde, il ne faut pas dormir pendant ce temps » (Pensées, 553).  

L’agonie, la passion, la mort sur la croix du Vendredi saint sont des événements dramatiques. Ce jour de l’apparente défaite du Christ est paradoxalement propice pour restaurer notre foi, renforcer notre espérance et le courage de porter chacun notre croix avec humilité, confiance et abandon en Dieu. La passion du Seigneur se poursuit dans la souffrance des hommes ; aussi l’homme qui confie son espérance Dieu est-il assuré de son soutien et de sa victoire : O Crux, ave, spes unica ! Salut, ô croix, unique espérance !

A l’aube du premier jour après le samedi résonne avec force l’annonce de la Vie qui a vaincu la mort : Dux vitae mortuus regnat vivus ! le Seigneur de la vie était mort ; mais maintenant, il vit, il triomphe ! Il faut revivre avec une admiration bouleversante la Résurrection, telle une réelle recréation dans la lumière d’un monde nouveau. Aussi la liturgie de l’Eglise ne cesse-t-elle de proclamer chaque dimanche - Pâque hebdomadaire du peuple des baptisés -le jour que le Seigneur a fait.

Vous remerciant pour vos prières pour les prêtres et les vocations, nous vous souhaitons une très sainte fête de Pâques.


Abbé Tancrède Leroux, recteur

 

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 18:29

 

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Pour présenter les premiers contours de la Maison Sainte Blandine, la rédaction a interviewé Mgr Jean-Pierre Batut, évêque auxiliaire du diocèse de Lyon, convaincu du « rôle déterminant des prêtres diocésains dans les défis à venir de l’évangélisation. »

Une nouvelle année de propédeutique est annoncée à Lyon. Pourquoi cette création alors qu’il existe une année de propédeutique à Paray le Monial ?

Effectivement, à Paray le Monial existe la Maison Saint-François de Sales qui accueille les jeunes de la région apostolique de Lyon qui veulent se préparer à être prêtres. Mais une maison de ce type n’empêche pas d’en avoir d’autres ! Je m’explique. Ce qu’il est convenu d’appeler la « propédeutique », et qui s’est presque généralisé depuis 25 ans, n’est pas une année de séminaire supplémentaire. C’est en réalité une année de fondation spirituelle, qui prend en compte le passé des candidats et s’appuie sur lui pour préparer leur avenir et leur mission ecclésiale.

Le passé, c’est toute l’histoire chrétienne de la personne, avec certainement ses limites, voire ses étroitesses, mais aussi ses engagements et ses richesses familiales et ecclésiales. C’est avec tout cela qu’un jeune arrive à l’idée d’entrer au séminaire, c’est de cette manière que Dieu s’est donné à lui, et tout cela doit être pris en compte dans ce qui va lui être proposé pour entrer en formation.

Ce qui veut dire que la propédeutique doit être adaptée à la diversité des candidats ?

Exactement. Depuis longtemps déjà, les jeunes dont la foi a grandi dans la communauté de l’Emmanuel ont une année de fondation spirituelle qui leur est propre. De la sorte, ce qui les a fait grandir dans leur foi est pris en compte. Ensuite, ils se retrouvent la plupart du temps dans les mêmes séminaires que les autres. Ils y arrivent avec leur patrimoine spirituel, s’ouvrent au patrimoine spirituel des autres, et tout le monde en bénéficie. C’est quelque chose d’analogue qui est projeté pour les jeunes qui, ayant grandi dans la tradition liturgique tridentine, souhaiteront entrer en « propédeutique » à Sainte Blandine. D’une part ils n’y viendront pas de leur propre mouvement, mais envoyés par leur évêque ; d’autre part, les grands piliers de l’année de fondation spirituelle y seront présents comme partout ailleurs : la vie fraternelle, l’accompagnement spirituel, la lecture intégrale de l’Écriture (Ancien et Nouveau Testament), la formation à l’oraison, le mois au service des plus pauvres, la grande retraite de 30 jours selon les Exercices de saint Ignace. Cela étant, il y aura la spécificité de la forme liturgique, célébrée couramment mais non de manière exclusive, et une formation plus développée au patrimoine grégorien par exemple.

Vous dites qu’ils seront « envoyés par leur évêque ». Il ne s’agit donc pas d’une initiative lyonnaise ?

C’est une initiative du diocèse de Lyon, mais conçue pour être un service mis à la disposition de tous les diocèses de France. La réflexion préparatoire avec notre archevêque a d’ailleurs associé d’abord les évêques de la Province de Lyon en raison de la proximité géographique, mais aussi le président de la Conférence des évêques de France. C’est pourquoi, si le projet voit le jour à la rentrée de septembre, les jeunes de la Maison Sainte Blandine pourront provenir de diocèses très variés, mais toujours, je le répète, en étant envoyés par leur évêque. Et c’est leur évêque qui décidera ensuite du séminaire dans lequel ils poursuivront leur formation.

Pensez-vous que cette année spécifique aura une répercussion sur les séminaires ?

Elle en aura certainement. Permettez-moi d’évoquer ma propre expérience : au cours de ma formation au séminaire il y a une trentaine d’années, j’ai vu arriver les premiers séminaristes issus des communautés nouvelles, et leur spécificité nous a beaucoup apporté, avec par exemple leur manière différente de poser la question de l’évangélisation ou leur manière propre de prier. Un quart de siècle plus tard, cela fait partie du trésor commun de l’Église de France. Nous avons découvert quelque chose au contact des communautés nouvelles, mais les communautés nouvelles ont elles aussi élargi leur regard dans des directions qu’elles ne soupçonnaient pas. Oserai-je ajouter que cela a fait grandir tout le monde en charité ? Ce qui me frappe sur certains sites ou forums de promotion de la liturgie tridentine, c’est que ce que leurs promoteurs pensent être la défense de la vérité n’y fait pas toujours bon ménage avec la charité. Or, si nous voulons annoncer la foi, il faut que chez nous d’abord amour et vérité se rencontrent... Ce n’est pas nouveau, mais c’est peut-être le moment de le redire à nouveau avec force.

Quelles sont les modalités concrètes pour être admis à l’ «Année Sainte Blandine» ?

Concrètement, il suffit de prendre rendez-vous avec moi pour faire acte de candidature.

La rentrée est prévue en septembre dans la maison de la rue Sala (Lyon 2e) où résident les prêtres qui desservent l’église Saint-Georges, qui dépend elle-même de la paroisse de la cathédrale Saint Jean-Baptiste. C’est là que vivront les jeunes de l’ « Année Sainte Blandine », en lien avec Saint-Georges et en prenant part, à la cathédrale, à des rendez-vous comme la Messe célébrée par le cardinal chaque vendredi soir et aux événements diocésains importants.

 

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 17:15
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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 17:01

Carême de Justice et de Miséricorde


Il ne suffit pas de dire "Seigneur, Seigneur" pour entrer dans le Royaume des Cieux. Les paraboles de l’Evangile (les dix vierges, les talents…) montrent la nécessité de porter des fruits et donc de vivre du Christ. Or le Saint Esprit poussa Jésus au désert, il nous faut donc vivre ce Carême en étant poussé par l’Esprit Saint, en faisant œuvre de justice, de réparation et aussi de miséricorde. Selon l’Imitation de Jésus-Christ, « J’aime mieux sentir la componction que d’en savoir la définition » (livre I, chapitre I). Essayons donc de sentir, de consentir par notre volonté libre au mystère de la justice et de la miséricorde de Dieu, plutôt que d’en scruter le sens à la lumière de notre raison. « Qui est semblable à notre Dieu, lui qui siège là-haut, mais il abaisse son regard vers le ciel et vers la terre ? » (Ps 113, 5). « A voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu fixas, qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, le fils de l’homme, que tu en prennes souci ? » (Ps 8, 4).

Dieu est le Tout Autre, l’Eternel, le Créateur. Il a créé l’homme à son image…, et infiniment plus, « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle » (Jn 3, 16).

Notre Dieu est un Père, « plein de tendresse et de miséricorde » (Ps 103, 8). Nos résolutions de Carême, notre récollection, notre chemin de Croix… ne sont que des premiers pas pour rendre justice à Dieu par la vertu de religion, par notre amour filial : « Oui, je me lèverai et j’irai vers mon Père ! » (Lc 15, 18). L’Esprit Saint nous aide par ses dons à entrer dans la miséricorde du Père pour les pécheurs. Afin d’avoir part à sa Résurrection et à son Royaume, Jésus nous invite à avoir part à sa retraite au désert, à sa passion et à sa mort. Tel est le sens surnaturel – et, en un certain sens, infini, car la charité théologale en est la source – de nos petits actes de mortification et de pénitence.

Avec Marie qui accompagna Jésus jusqu’à la Croix, fortifiés par la grâce du Saint Esprit donnée par les sacrements et protégés de l’ennemi par notre ange gardien, continuons avec zèle, en justice et avec la componction, notre marche vers Pâques.

En ce carême, Benoît XVI brosse ainsi le portrait du prêtre :

« Pleinement homme et complètement à Dieu, le cœur mu de « compassion pour le monde et pour ses misères et vivant en communion avec le Christ par une prière constante ».

Merci de prier pour les prêtres, Nous vous assurons de nos prières.

 

Abbé Tancrède Leroux, recteur

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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 18:09
Mgr Batut interrogé par Famille chrétienne  (02 - 03 - 2010):

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Plus qu’une année de propédeutique - plutôt tournée vers l’enseignement -, il s’agira d’une année de fondation spirituelle. C’est un peu analogue à une année de noviciat, chez les religieux. Elle a pour but de s’assurer de l’appel de Dieu et des fondements spirituels pour y répondre. Elle comprendra donc trois « piliers » : la vie avec d’autres qui se posent les mêmes questions, sous la conduite d’un supérieur, une grande retraite d’un mois, selon les exercices de Saint-Ignace ou sous une autre forme, et une expérience forte au contact des plus pauvres.

Quelles en seront les particularités ?

Tout d’abord, ce sont ceux à qui elle s’adresse : il s’agit des candidats au sacerdoce qui ont grandi dans la liturgie tridentine, ou qui ont découvert la foi grâce à elle, et souhaitent qu’elle ait une place dans leur formation et dans leur futur ministère. Cette demande est légitime parce que la forme extraordinaire de l’unique rite romain a sa place dans la vie de l’Eglise, et donc dans la formation des futurs prêtres. Cela entraîne des spécificités dans leur formation : en plus des trois piliers évoqués, il faut que les besoins particuliers de leur futur ministère soit assurés. Par exemple, la liturgie tridentine fait une part importante au chant grégorien, même si la formation au grégorien a du sens aussi dans les autres séminaires. Dernière particularité, importante, cette année s’adresse à des futurs prêtres diocésains. Les candidats seront présentés par leur évêque. Cela souligne dès le début qu’ils ne sont pas candidats à être diocésains abstraitement, hors de tout lien avec une Église diocésaine.

Cette année est-elle destinée à devenir un séminaire ?

Ce n’est pas le projet. Il est très important que les membres d’un presbyterium diocésain reçoivent une formation commune. On peut dire que les jeunes issus de la maison Sainte-Blandine seront un peu comme les prêtres de l’Emmanuel, qui sont membres d’une communauté, ont leur spécificité, mais en même temps suivent la même formation que les autres futurs prêtres de leur diocèse.

Peut-on être pleinement diocésain tout en étant attaché à la liturgie tridentine ?

Non seulement on le peut, mais c’est nécessaire. Comme la forme extraordinaire a tout à fait sa légitimité, on aura besoin de prêtres pour la célébrer, sans exclusive. « Extraordinaire » ne veut pas dire « exclusif ». De même que l’évêque a besoin de prêtres qui soient formés en bioéthique ou qui sachent s’occuper de jeunes, de même, il a besoin de prêtres qui sachent célébrer la liturgie dans la forme extraordinaire, pour que tous les fidèles qui y sont légitimement attachés puissent y avoir accès.

Ces prêtres remplaceront-ils ceux des Instituts Ecclesia Dei ? Ceux-ci sont-ils encore légitimes aujourd’hui?

Tout ce qui est reconnu par l’Eglise est légitime, donc la question ne se pose pas. Mais aujourd’hui, un jeune qui pense être appelé au sacerdoce et qui souhaite célébrer un jour la messe sous les deux formes est obligé de choisir entre une formationEcclesia Dei, où habituellement est pratiquée la seule forme extraordinaire, et une formation classique, où habituellement est pratiquée la seule forme ordinaire. Avec l’année Sainte-Blandine s’ouvre une troisième voie, qui permet de discerner une vocation diocésaine en mettant la question liturgique à sa vraie place. Un certain nombre de prêtres ont quitté telle ou telle communauté Ecclesia Dei pour rejoindre les diocèses, parce qu’ils avaient découvert, une fois devenus prêtres, que la liturgie ne justifiait pas l’appartenance à une fraternité de prêtres particulière : c’étaient en réalité des hommes qui avaient tout simplement une vocation diocésaine, mais que les controverses sur la liturgie avaient troublés au point de leur faire penser qu’ils ne pourraient vivre leur spécificité qu’en renonçant à être des diocésains comme les autres. Depuis le Motu proprio de Benoît XVI, les choses peuvent se faire beaucoup plus simplement, en se mettant directement à la disposition de son évêque. J’en suis heureux, car j’ai toujours pensé que ce sont les prêtres diocésains qui réévangéliseront notre pays, et qu’être prêtre diocésain est la plus belle des vocations."
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Retrouvez toute l'actualité de Saint-Georges sur son nouveau site :

 

http://eglisesaintgeorges.com/

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APOSTOLAT DE LA PRIERE

2012


(Du Vatican, le 31 décembre 2008 ;
Agence Fides 3/2/2009)

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Septembre 2012

Intentions du Saint-Père

 

Intention Générale :

 

 

 

Pour que les responsables politiques agissent toujours avec honnêteté, intégrité et amour de la vérité. 

 

 

 

Intention Missionnaire

 

   Pour que les communautés chrétiennes se rendent disponibles à l’envoi de missionnaires, prêtres, laïcs, et augmentent leur soutien concret en faveur des Eglises les plus pauvres.