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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 11:00
P1010872

Troisième dimanche de l’Avent :

Annonce de la naissance de Jésus faite à saint Joseph par un ange

 

Méditation de saint Bernard de Clairvaux

2e homélie super « Missus est » à la louange de la Vierge

 

    Joseph, son époux, parce qu’il était juste et ne voulait pas la livrer, voulut la renvoyer secrètement. « C’est bien parce qu’il était juste qu’il ne voulut pas la livrer ; or il n’eût pas été juste si, la reconnaissant coupable, il eût consenti à sa faute, ou si, la trouvant innocente, il l’avait condamnée. Ne voulant donc pas la livrer, parce qu’il était juste, il voulut la renvoyer secrètement. Mais alors pourquoi voulut-il la renvoyer ? Ici encore je vous donne non pas mon avis personnel, mais celui des Pères. Joseph voulut la renvoyer pour la même raison qui faisait dire à Pierre : Eloignez-vous de moi, Seigneur, car je suis un pécheur (Lc 5, 8) ; et au Centurion : Seigneur, je ne suis pas digne que vous entriez sous mon toit (Mt 8, 8).

    Ainsi Joseph, s’estimant indigne et pécheur, se disait qu’il ne pouvait vivre plus longtemps dans la familiarité d’une personne dont la supériorité et l’admirable dignité le remplissait d’une crainte révérencielle. Il voyait à n’en pouvoir douter et avec une sainte terreur l’intervention divine dans la grossesse de Marie, et, ne pouvant pénétrer ce mystère, il voulait la renvoyer. Comment vous étonner que Joseph se jugeât indigne de la compagnie de la Vierge féconde, quand Élisabeth ne put soutenir sa sainte présence sans être saisie de crainte et de respect ? D’où m’est-il donné, s’écria-t-elle, que la mère de mon Seigneur vienne à moi ? (Lc 1, 43)

    Voilà  donc pourquoi Joseph voulut la renvoyer ; mais pourquoi secrètement et non ouvertement ? Pour qu’on ne cherchât pas curieusement la cause de cette séparation. Qu’aurait pu répondre l’homme juste au peuple à la tête dure, sans foi et toujours prêt à la contradiction ? S’il avait donné son sentiment et l’assurance qu’il avait de la pureté de Marie, les Juifs incrédules et cruels ne se seraient-ils pas moqués de lui et n’auraient-ils pas lapidé la Vierge ? Comment auraient-ils cru en la Vérité muette dans le sein de sa mère, quand ils la méprisèrent lorsqu’Elle se fit entendre dans le temple ? Qu’auraient-ils fait à Celui qui n’était pas encore apparu en ce monde, quand ils portèrent sur lui des mains impies, alors qu’il était auréolé de l’éclat des miracles ? C’est donc à bon droit que cet homme juste, pour n’être pas contraint ou de mentir ou de diffamer sa fiancée innocente, voulut la renvoyer secrètement. »


* * * * * *

 

    Joseph se refuse à rompre le secret et décide donc de renvoyer Marie secrètement. Cette décision est « juste » parce que, loin de condamner Marie, Joseph garde plutôt une présomption en sa faveur. Il se retire religieusement devant une action de Dieu qui le dépasse.

 

    « Comment Joseph est-il déclaré juste, si l’on suppose qu’il cache la faute de son épouse ? Loin de là : c’est un témoignage en faveur de Marie : Joseph, connaissant sa chasteté, et bouleversé par ce qui arrive, cache, par son silence, l’événement dont il ignore le mystère »    (saint Jérôme + 420).

 

    « L’évangéliste a raison de dire : Joseph ne voulut pas la déclarer. Car il n’a pas dit ne voulut pas la diffamer (paradeigmatisai), mais la déclarer (deigmatisai). Il y a une grande différence entre les deux termes. De même qu’écrire n’est pas proscrire, que compter n’est pas imputer, ainsi déclarer n’est pas diffamer. Diffamer (paradeigmatisai), c’est jeter la dénonciation et l’accusation sur un homme qui a mal agi publiquement ; déclarer (deigmatisai), c’est simplement faire connaître »  (Eusèbe de Césarée + 339).


 Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (1, 18-25)

 

       Voici quelle fut l'origine de Jésus Christ. Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph ; or, avant qu'ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint.

       Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer publiquement ; il décida de la répudier en secret. Il avait formé ce projet, lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint ; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c'est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

       Tout cela arriva pour que s'accomplît la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d'Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».

       Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse, mais il n'eut pas de rapports avec elle ; elle enfanta un fils, auquel il donna le nom de Jésus.

 
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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 12:20

L’abbé de Montjoye propose pour les jeunes (à partir de 16 ans) un pèlerinage à Rome du 14 au 20 février.

Pour rendre le pèlerinage plus accessible à leurs bourses, souvent limitées, les prix ont été tirés vers le bas, volontairement en-dessous du coût réel (environ 100 € de déficit par personne) et une bourse de soutien est proposée pour ceux qui seraient empêchés de venir pour des questions financières.

C'est pourquoi nous lançons un "péléthon". Vous pouvez :

·        soit adresser tout de suite un don pour la bourse de soutien du pèlerinage

·        soit faire une promesse de don, sachant que le pèlerinage aura lieu mi-février.

Merci d'avance à tous ceux qui pourront faire un geste, même minime (chèques à l’ordre de l’abbé de Montjoye). Merci à ceux qui ne peuvent pas aider financièrement de prier pour que ce pèlerinage atteigne le but fixé (outre les grâces propres à tout pèlerinage et à tout pèlerinage romain en particulier) : souder et dynamiser notre groupe de jeunes.

Si, parmi vous, certains (16 -25 ans) sont encore intéressés par ce pèlerinage, ils peuvent encore se manifester, il reste des places. Mais il est prudent de ne pas attendre la dernière minute.

Pour plus de renseignements : voir tract ci-joint ou contacter l’abbé de Montjoye hdemontjoye@laposte.net ou 06 65 23 07 92

 

rome.jpg

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 18:35


le mercredi 9 décembre à 20h30


salle Sainte Croix, 30 rue de Condé, 69002 Lyon 

dans le cadre des "conférences de St Do" 

 

conférence de Mr Jean Sévilla

journaliste écrivain, auteur de "Zita,  impératrice courage"



     "la leçon du Bienheureux Charles d'Autriche,

     un monarque catholique,

     serviteur de la justice et de la paix."

 

A l’issue de la conférence, l’auteur dédicacera son livre

« Le dernier empereur » (ed.Perrin)


 


 

 * * * * * * *


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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 00:00


Présence d’un prêtre, intentions de prières, lumignons...


Accueil, confessions, discussions avant et après chaque messe.

Panneaux expliquant les mystères du rosaire.

 

 

 

mardi 8 décembre


   6 h 45 messe

   9 h 00 messe
 18 h 30 messe solennelle en rite lyonnais

Adoration Eucharistique jusqu'à 20 h 00.


 20 h 00 Procession aux flambeaux vers Notre-Dame de Fourvière.

Eglise ouverte jusqu'à minuit.

 


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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 14:50


 Annonciation de la naissance de Jésus faite à Marie par l’archange Gabriel


Méditation de saint Bernard de Clairvaux

4e homélie super « Missus est » à la louange de la Vierge

  « Vous avez entendu la merveille qui doit s’accomplir et vous avez cru, croyez aussi à la manière dont elle doit s’accomplir : vous concevrez et enfanterez un fils, non de l’homme, mais de l’Esprit-Saint. L’ange attend votre réponse ; il est temps qu’il retourne vers Dieu, qui l’a envoyé (Tb 12, 20). Nous attendons, nous aussi, ô notre Souveraine, la parole de miséricorde, nous, les misérables sur qui pèse une sentence de condamnation. Voici qu’on vous offre le prix de notre salut, acceptez, et nous serons aussitôt délivrés. Nous sommes tous l’œuvre du Verbe éternel de Dieu (Jn 1, 3) et voici que nous devons mourir,
mais dites un mot et nous sommes rappelés à la vie.

C’est la supplication que vous adresse, ô Vierge pitoyable, le triste Adam, exilé du ciel avec sa malheureuse postérité, c’est la supplication d’Abraham, la supplication de David. C’est la prière instante de tous les autres saints Patriarches, vos pères, qui, eux aussi, habitent la région couverte des ombres de la mort. C’est l’attente de l’univers entier prosterné à vos genoux.

De la réponse qui tombera de vos lèvres dépend, en effet, la consolation des malheureux, le rachat des captifs, la libération des condamnés, le salut de tous les fils d’Adam, de toute votre race. O Vierge, hâtez-vous de nous la donner, cette réponse. O notre Souveraine, dites la parole qu’attendent la terre, l’enfer et les cieux. Le Roi et le Seigneur de toutes choses attend lui-même, avec autant d’ardeur qu’il a désiré votre beauté, votre consentement qu’il a mis comme condition au salut du monde. Jusqu’ici votre silence lui a plu, désormais votre parole lui plaira davantage encore ; ne l’entendez-vous pas qui vous crie du ciel : O toi, belle entre les femmes, fais-moi entendre ta voix. Si vous lui faites entendre votre voix, il vous donnera de voir notre salut. N’est-ce pas ce salut que vous cherchiez, que vous demandiez avec des gémissements et des soupirs, en priant nuit et jour ?

  Quoi donc, êtes-vous celle à qui le salut a été promis, ou devons-nous en attendre une autre ? Oui, c’est bien vous la femme promise, attendue, désirée, dont le saint patriarche Jacob mourant attendait la vie éternelle, lorsqu’il disait : J’espère en votre salut, Seigneur (Gn 49, 18). C’est vous en qui et par qui, Dieu, notre roi, a décrété avant les siècles, d’opérer le salut sur notre terre. Pourquoi espérer d’une autre femme ce qui vous est offert ? Pourquoi attendre d’elle ce que nous allons voir s’accomplir par vous, pourvu que vous consentiez, que vous prononciez une parole ? Répondez vite à l’ange, ou plutôt, par l’ange, au Seigneur. Répondez une parole et recevez la Parole, proférez votre parole et concevez la divine Parole, émettez une parole passagère et captez l’éternelle Parole. Pourquoi tarder, pourquoi craindre ? Croyez, confiez-vous, recevez ! Que votre humilité se fasse audacieuse, votre pudeur confiante ! Sans doute la simplicité virginale ne doit pas faire oublier la prudence, mais c'est ici, Vierge prudente, le seul cas où vous n’ayez pas à craindre la présomption : si la pudeur vous commandait le silence, le zèle vous oblige plus encore à parler. Ouvrez, bienheureuse Vierge, votre cœur à la foi, vos lèvres à l’acceptation,
vos entrailles au Créateur.

Voici que le désiré de toutes les nations frappe à votre porte. O si, pendant que vous tardez, il allait passer, si vous deviez douloureusement vous remettre à la recherche de Celui qu’aime votre âme (Ct 5, 2-6) ! Levez-vous donc, courez, ouvrez. Levez-vous par la foi, courez par la dévotion, ouvrez par l’acceptation : Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole ».



  Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc (1, 26-38)


Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L'ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » A cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.

  L'ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin. »

Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? »

  L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait : 'la femme stérile'. Car rien n'est impossible à Dieu. »

  Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. » Alors l'ange la quitta.
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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 14:06

Visite panoramique : 360 °



Cliquez sur chaque photo (en dessous) !

Vous découvrirez alors l'Eglise Saint-Georges

de façon exceptionnelle !

 

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 20:13



Annonce de la naissance de saint Jean-Baptiste faite à Zacharie par l’archange Gabriel

Le récit de l’évangéliste saint Luc commence avec cette scène (1, 5-25). Le prêtre Zacharie, le temple de Jérusalem, la « menorah » (chandelier à sept branches) montrent comment l’Evangile (« la bonne nouvelle ») de Jésus-Christ s’enracine dans l’histoire du Peuple de Dieu.

Comme tous les anges, l’archange Gabriel est un pur esprit : pour évoquer sa nature immatérielle, il est entièrement doré.

Le message qu’il porte est une annonce joyeuse : la naissance miraculeuse de Jean-Baptiste, le « précurseur », qui doit préparer la route du Messie. Aussi une banderole porte-t-elle les mots latins « Ne timeas » (« Ne crains pas »).

Toute l’attente de l’Ancien Testament se trouve à son paroxysme. Le Sauveur attendu depuis le Péché originel ne tardera plus puisque celui qui le précède est tout proche. Cette grande attente est reprise par notre temps liturgique de l’Avent qui commence en ce dimanche. Avec saint Jean-Baptiste, redisons : « Il faut que je diminue pour qu’il (Jésus de Nazareth) croisse » (Jn 3, 30).


Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 
(1, 5-25)


Il y avait, au temps d’Hérode le Grand, roi de Judée, un prêtre nommé Zacharie, du groupe d’Abia. Sa femme aussi était descendante d’Aaron ; elle s’appelait Élisabeth. Tous les deux vivaient comme des justes devant Dieu : ils suivaient tous les commandements et les préceptes du Seigneur d’une manière irréprochable. Ils n’avaient pas d’enfant, car Élisabeth était stérile, et tous deux étaient âgés.

Or, tandis que Zacharie, au jour fixé pour les prêtres de son groupe, assurait le service du culte devant Dieu, il fut désigné par le sort, suivant l’usage liturgique, pour aller offrir l’encens dans le sanctuaire du Seigneur. Toute l’assemblée du peuple se tenait dehors en prière à l’heure de l’offrande de l’encens. L’ange du Seigneur lui apparut debout à droite de l’autel de l’encens. En le voyant, Zacharie fut bouleversé et saisi de crainte.

L’ange lui dit : « Sois sans crainte, Zacharie, car ta supplication a été entendue : ta femme Élisabeth te donnera un fils, et tu le nommeras Jean. Tu seras dans la joie et l’allégresse, beaucoup d’hommes se réjouiront de sa naissance, car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira pas de vin ni de boissons fermentées, et il sera rempli de l’Esprit Saint dès avant sa naissance ; il fera revenir de nombreux fils d’Israël au Seigneur leur Dieu, il marchera devant le Seigneur, avec l’esprit et la puissance du prophète Élie, pour faire revenir le cœur des pères vers leurs enfants, convertir les rebelles à la sagesse des hommes droits, et préparer au Seigneur un peuple capable de l’accueillir. »

Mais Zacharie dit à l’ange : « Comment vais-je savoir que cela arrivera ? Moi, je suis un vieil homme, et ma femme aussi est âgée. »

L’ange lui répondit : « Je suis Gabriel ; je me tiens en présence de Dieu, et j’ai été envoyé pour te parler et pour t’annoncer cette bonne nouvelle. Mais voici que tu devras garder le silence, et tu ne pourras plus parler jusqu’au jour où cela se réalisera, parce que tu n’as pas cru à mes paroles : elles s’accompliront lorsque leur temps viendra. »


Le peuple attendait Zacharie et s’étonnait de voir qu’il restait si longtemps dans le sanctuaire. Quand il sortit, il ne pouvait pas leur parler, et ils comprirent qu’il avait eu une vision dans le sanctuaire. Il leur faisait des signes, car il demeurait muet.

  Lorsqu’il eut achevé son temps de service au Temple, il repartit chez lui. Quelque temps plus tard, sa femme Élisabeth devint enceinte. Pendant cinq mois, elle garda le secret. Elle se disait : « Voilà ce que le Seigneur a fait pour moi, lorsqu’il a daigné mettre fin à ce qui faisait
ma honte aux yeux des hommes. »
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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 15:00

Nous entrons dans le temps de l’avent. La liturgie va nous donner d’entrer dans les sentiments de l’Eglise, en particulier par la reprise du psaume 24 tout au long de ces quatre semaines, sans oublier la lecture du prophète Isaïe au bréviaire. Mais nous pouvons saisir au vol les moindres parcelles de notre missel ou de notre psautier pour y trouver une nourriture généreuse et adaptée à l’ouverture de ce nouveau cycle liturgique. Que de merveilles dans notre missel devant lesquels nous passons trop distraitement ! Un exemple, au lundi à l’office de Tierce : « De toi mon coeur a dit: Cherche sa face. C'est ta face, Seigneur, que je cherche, ne me cache point ta face » (Ps 26, 8-9). Ce verset de psaume ne traduit-il pas le cri de l’Eglise et le nôtre pendant le temps de l’avent ?

Depuis le premier péché, l’humanité gémissait à l’ombre de la mort, privée de la douce intimité avec son Dieu et Créateur dont elle avait été jusqu’alors gratifiée. Le péché et le mal sous toutes ses formes se dressent depuis dans la vie de tout homme comme un ennemi implacable, germe de division entre l’homme et son Créateur, entre les hommes, et au cœur de l’homme lui-même, tandis que le plan de Dieu nous destinait à la communion entre nous et avec Lui.

En suivant les suggestions mensongères du diable, l’homme se fait son propre bourreau. Mysterium iniquitatis ! Aussi c’est une incessante plainte qui s’élève de la terre jusqu’au ciel pour implorer la paix, le pardon, la restauration de l’harmonie originelle. Plainte mêlée ici de désespoir, là de confiance, confiance d’autant plus belle et forte qu’elle a été mise à l’épreuve. Le chant des psaumes en est un incomparable témoignage et un trésor sans fin pour nos pauvres prières.

Que pouvait demander l’humanité à son Dieu offensé, outre la miséricorde ? La force de résister aux assauts du mal ? Sans doute. Un prophète qui nous parle au nom de Dieu pour nous indiquer les chemins de la Vie ? Un prêtre qui porte nos prières jusqu’au trône de la Majesté Divine et fasse descendre sur nous les bénédictions d’en-haut ? Oui, tout cela, mais qui aurait osé demander à Dieu de venir Lui-même à notre secours, de descendre en Personne sur la terre, et chose plus inouïe encore de se faire l’un de nous en prenant la condition d’homme ? Qui aurait osé demander de VOIR DIEU ? Et c’est pourtant ce que nous demandons avec l’Eglise. Et cette prière a déjà été exaucée.

Si les désir de voir Dieu traverse et domine peut-être l’Ancien Testament, il reste inassouvi. Les grands prophètes eux-mêmes, comme Moïse et Elie, approchent de cette vision sans jamais l’atteindre. « Mais, [dit le Seigneur] tu ne peux pas voir ma face, car l'homme ne peut me voir et vivre. (…) Tu verras mon dos; mais ma face, on ne peut la voir » (Ex. 33, 20 et 23). Avant la venue du Fils de Dieu sur notre terre, voir Dieu était redouté, si bien que les hommes se voilaient la face au passage de Dieu dans ses théophanies (cf 1 Roi 19,13). Nul ne peut voir Dieu sans mourir. Les Hébreux au pied du Sinaï, terrifiés par la manifestation de Dieu au sommet de la montagne disaient même à Moïse : « Toi, parle-nous, mais que Dieu ne nous parle pas, de peur que nous ne mourrions » (Ex 20,19).

Et nous, nous demandons au contraire à Dieu qu’Il vienne en personne nous parler et nous sauver. Nous ne voulons pas seulement son pardon et sa force, mais c’est Lui que nous appelons de nos vœux les plus ardents. « Veni, Domine ! ». « Venez, Divin Messie ! ». Nous le chantons tous les ans à pareille époque, avec le même cœur et la même émotion. « Veni ! ». Mais ce mot qui résume à lui seul tout l’esprit de l’avent, ne signifie-t-il pas aussi : « Je suis venu » ? Notre prière et la réponse du Seigneur se croisent et s’entrecroisent. Nous Lui disons : Veni ! et Il nous répond : Veni ! Ne devrions-nous pas être surpris déjà que notre cri précède non l’Incarnation mais la Nativité ? N’est-Il pas déjà parmi nous Celui que renferme le sein de la Vierge ? N’a-t-Il pas répondu déjà à la prière de son peuple Celui qui, sans quitter le Ciel demeure déjà parmi nous ?

Il est déjà là et nous chantons : Veni ! Et quand Il sera sur la paille de la crèche, combien seront présent pour l’adorer et le reconnaître comme Roi, Prêtre et Prophète ? Bien peu. Les autres continueront encore à crier : Veni ! Puis les Mages s’ajouteront à la cohorte des adorateurs, mais combien resteront à contempler le ciel ou la terre sans reconnaître l’étoile ? Plus tard Le Verbe fait chair enseignera les foules. Quelques disciples le suivront, certains pour l’abandonner ensuite à l’heure de l’adversité (« Cette parole est dure, qui peut l’entendre ? » Jn 6,60) et combien Le laisseront passer tout en ayant à la bouche ou au fond du cœur cette sourde clameur : Veni, Domine !

Depuis, le Sauveur du monde est parmi nous. Il n’a pas laissé les siens orphelins. En remontant vers son Père, Il n’a pas laissé seulement un testament, de belles paroles, une promesse consolante. Il nous a laissé son Corps et son Sang. Et nous disons aujourd’hui encore : « Venez, Seigneur, au secours de notre misère, nous avons tant besoin de Vous ! » Et Il nous dit : « Je suis là, présent, pour toi. La Sainte Eucharistie, c’est mon Corps ! L’Eglise, c’est mon Corps ! ». Le mystère de l’Incarnation se poursuit. Il échappe à nos yeux, mais pas à notre foi.

Nous appelons le Seigneur, mais sommes-nous en fait prêts à le chercher, à aller vers Lui, à sortir de nous-mêmes, de notre paresse, de nos habitudes, du qu’en-dira-t-on ? Terrible esclavage que le regard des autres ! Comme il est tentant de se contenter de ce qui est strictement obligatoire ! « Rendre visite au Seigneur gratuitement ? Ce n’est pas obligatoire ! ». On confond obligation générale sous peine de faute grave, et nécessité personnelle, vitale pour notre âme. Il n’était peut-être pas obligatoire pour les apôtres de veiller le soir du Jeudi Saint. Le Seigneur leur avait seulement dit : « Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ». Ils ont dormi et ils ont abandonné leur Maître. Nous dormons, nous festoyons, nous jouons, nous gaspillons facilement notre temps, et nous laissons seul notre Divin Maître. « J’ai cherché un consolateur et n’en ai pas trouvé ». Offrons de notre temps au Seigneur : une messe en semaine au moins de temps en temps, à défaut une visite au Saint-Sacrement. Et si nous en sommes vraiment empêchés, transportons-nous en esprit au pied du tabernacle et multiplions les communions de désir.

Nous proposons l’Heure Sainte chaque jeudi soir de 19h à 20h, pour tenir compagnie à Notre Sauveur en son agonie. Egalement chaque vendredi adoration de 17h30 à 18h30, le dimanche de 18h30 à 19h (après les vêpres de 18h) et chaque premier vendredi du mois adoration toute la nuit de 19h à 06h30. Il est désolant de voir le trop petit nombre des adorateurs et consolateurs. Certes on ne peut sans doute pas participer à toutes les activités paroissiales, mais entre participer à toutes les activités et ne participer à rien en dehors de la messe dominicale, n’y aurait-il pas la possibilité de participer à quelques activités, au moins de temps en temps. Si chacun participait à une Heure Sainte pendant l’avent, ne serait qu’une demi-heure, comme le Cœur de Notre Seigneur serait consolé ! Et nous ne serions pas perdants ! Le Seigneur ne se laisse pas vaincre en générosité.

Nous allons chanter pendant quatre semaines : « Venez, Divin Messie! » « Rorate Coeli desuper » et autres cantiques. Mais allons plus loin et posons-nous sincèrement la question : et moi suis-je prêt à écouter le Seigneur qui me dit : « Veni ! Je suis venu, et Je t’attends ! Je t’attends dans le sacrement de pénitence, pour te purifier et te relever. Je t’attends dans la Sainte Eucharistie, pour M’unir à toi. Je t’attends dans mon Eglise, confiée à Pierre et à ses successeurs, pour te communiquer toute grâce et te mener au port du salut, en t’évitant les fausses routes, les vaines fatigues, les naufrages. »

Le Seigneur me dit : Veni ! Suis-je prêt à répondre à son invitation, à ses appels réitérés ? Ou est-ce que je préfère chanter plus fort encore (et nécessairement faux dans ce cas) : « Venez, venez,venez ! » pour couvrir Sa voix et attendre passivement le « Minuit, chrétiens » ? Quel Noël alors pour moi ! La bûche sera là, peut-être, avec les santons, le sapin et la neige. Mais il manquera Celui qui était venu pour moi, mais dont je ne voulais pas et que je continuerais vainement à implorer.

« Aujourd’hui si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Ps 94,8). Ecoutons sa voix, la voix de l’Epoux qui vient, et qui fait la joie de l’Epouse. On ne l’entend bien que dans une âme enveloppée de silence, à l’image de la nature qui se dépouille en hiver comme pour se préparer à recevoir le Verbe Eternel. Sa voix divine, nous l’entendons déjà dans la bouche du Précurseur : « Préparez les chemins du Seigneur, rendez droits ses sentiers » (Mc 1,3). « Repentez-vous, car le Royaume de Dieu est tout proche » (Mt 3,1). Elle est pour nous, cette parole. Notre malheur est que nous jugeons trop facilement selon ce qui se voit, ce qui se touche, ce qui se mesure. Dieu ne peut alors que paraître absent et étranger à nos souffrances, nos joies et nos espoirs.

Dieu est Esprit, ne l’oublions pas. Il est un Dieu caché, mais Il se laisse trouver. On le croit absent, mais Il est là ; on Le croit loin, mais Il est tout prêt. « Tu ne me chercherais pas si tu ne m’avais déjà trouvé » (PASCAL, Pensées, n°553, Le Mystère de Jésus). Pensons à Jésus dans le sein de Marie. Quand bien même Il se tait et semble dormir, Il veille sur nous avec un amour infini, un amour divin ! Voilà le problème ! Ce n’est pas un amour de supermarché, qui ne coûte rien et ne vaut rien (pardon pour les commerçants des grandes surfaces…). Le Seigneur nous a prévenu : « Je suis la vigne véritable et mon Père est le vigneron. Tout sarment en moi qui ne porte pas de fruit, il le retranche, et tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde, pour qu'il porte davantage » (Jn 15,1-2). Voilà comment l’Amour de Dieu nous prépare à la gloire éternelle.

Pensons à Marie, Mère de Dieu, aimée d’un amour à nul autre pareil, Reine du Ciel et de la terre, la plus belle des créatures, et associée plus que toute autre à la Passion douloureuse et rédemptrice de son Divin Fils. « Mater dolorosissima », elle est maintenant pour nous « Mater plena sanctae laetitiae », comme nous le chantons dans le « Salve Mater misericordiae », ou encore « causa nostrae laetitiae », selon un vocable des litanies de Lorette. Que Marie, en ce temps de l’avent, soit notre modèle dans l’attente et dans la recherche de Dieu, modèle de foi et d’espérance. L’espérance, qui est précisément la vertu propre de ce temps.

N’oublions pas enfin que nous attendons le retour glorieux du Christ. « Il reviendra dans la gloire » (Credo). « Que votre règne arrive ! » (Pater). Pensons-y aussi en disant avec l’Eglise en ce temps : « Veni ! ». Désirons l’avènement de ce jour, désirons voir Dieu, la Sainte Vierge et tous les saints entourant le trône de l’Agneau. « Puis je vis un ciel nouveau, une terre nouvelle car le premier ciel et la première terre ont disparu, et de mer, il n'y en a plus. Et je vis la Cité sainte, Jérusalem nouvelle, qui descendait du ciel, de chez Dieu; elle s'est faite belle, comme une jeune mariée parée pour son époux. J'entendis alors une voix clamer, du trône: "Voici la demeure de Dieu avec les hommes. Il aura sa demeure avec eux; ils seront son peuple, et lui, Dieu-avec-eux, sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux: de mort, il n'y en aura plus; de pleur, de cri et de peine, il n'y en aura plus, car l'ancien monde s'en est allé » (Ap. 21, 1-4). « De toi mon coeur a dit: Cherche sa face. C'est ta face, Seigneur, que je cherche, ne me cache point ta face ».

Alors chantons à pleine voix et de tout notre cœur : Venez, Divin Messie , et donnez-nous de Vous chercher sans nous lasser, de Vous trouver, de Vous saisir, sans plus Vous lâcher. Et puisque Vous êtes déjà venu, donnez-nous de Vous accueillir chez nous, pour que Vous demeuriez avec nous, et que nous vivions de votre Vie, avec tous les saints, maintenant et pour l’éternité. Amen.

Abbé Hugues de MONTJOYE



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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 08:00
Vers la pleine communion


Le temps de l’Avent nous replace dans la grande aventure de l’économie divine, le dessein, la vocation de Dieu pour chacun de nous. Chaque nouvelle année liturgique nous presse à approfondir notre sainteté : être sauvé dans l’attente d’un Dieu qui s’est révélé dans notre histoire et s’est donné en plénitude en son Fils, Notre Seigneur, le Verbe fait chair, par le Saint Esprit.

Il nous faut vivre l’Avent dans la communion de saints, dans la communion ecclésiale : Benoit XVI exhorte les jeunes à vivre ce temps fort, temps de pénitence, « en veillant dans la prière et avec un généreux engagement évangélique ». Il encourage les malades à « soutenir par l’offrande de leur souffrance le chemin de préparation au saint Noël du peuple chrétien », et il demande aux époux d’être « témoins de l’Esprit d’amour qui anime et soutient toute la famille de Dieu ».

Nous sommes en route, in via…, l’étoile qui guide notre chemin de sainteté est Notre-Dame, l’Immaculée, Mère de toute vocation, car elle est Mère de l’Eglise, Mère de Dieu.

La grand fête du 8 décembre, si chère aux Lyonnais, n’est pas qu’une anticipation de la joie de la Nativité. « Fils, voici ta Mère » : obéissons de tout notre cœur à notre mère du ciel. Marie ne nous invite-t-elle pas à la purification pour devenir réellement « enfant de lumière » ?

Après la pénitence de ces quatre semaines, comment allons-nous renaître de l’eau et de l’Esprit (cf. Jn. 3) en la sainte nuit de Noël ? Saint Irénée, l’apôtre de notre cité, le docteur de la paix, nous pousserait à combattre les idolâtries, les gnoses des temps modernes…, afin de mieux vivre du Verbe de Dieu, afin de participer à une re-création qui est le gage de notre future vie éternelle !

Bonne montée vers la Nativité, avec l’assurance de nos prières.


Abbé Tancrède Leroux, recteur


 



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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 18:12
« Toutes les bonnes œuvres réunies n’équivalent pas au sacrifice de la messe, parce qu’elles sont les œuvres des hommes, et la sainte messe est l’œuvre de Dieu. »
Saint Jean-Marie Vianney, curé d’Ars

Offrir une messe

Un beau cadeau pour ceux que l’on aime

Demander une messe, c’est entrer dans la prière de Jésus et de l’Eglise catholique, c’est confier à Dieu les intentions qui nous chères.

Pourquoi ?

Pour dire merci,

Vous rendez grâce à Dieu pour un événement heureux dans votre vie ou celle des autres, des noces d’or ou d’argent, une réconciliation, une grâce obtenue…

Pour des intentions qui vous tiennent à cœur,

La paix dans le monde, un ami en difficulté, les vocations…

Pour vos proches

Vous demandez à Dieu de les aider, de les accompagner dans des moments importants ou difficiles de leur vie.

Pour vos défunts

C’est un acte de foi ou d’espérance en la bonté de Dieu ; c’est un acte de respect ou de fidélité à l’égard de ceux qui sont morts dans le christ et auraient encore besoin de se purifier pour entrer dans la lumière du bonheur éternel.

Les offrandes de messe

La messe n’a pas de prix.

Mais dès les origines de l’Eglise, les fidèles ont voulu montrer leur participation à l’Eucharistie, soit par des offrandes en nature, soit par des offrandes en espèces.

Ces offrandes étaient destinées à participer aux besoins de l’Eglise et plus particulièrement à la subsistance des prêtres.

Actuellement dans notre diocèse l’offrande pour une messe est de 16 €, mais chacun donne selon ses moyens.


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