Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 00:00
Progrès ou tradition ?


"Que d'hommes entre le Christ et moi !" (profession de foi du vicaire savoyard ; J-J Rousseau). Dieu nous semble parfois loin, très loin… mais, mystérieusement, comme un signe qui réalise une réalité, une présence surnaturelle, l'Eglise continue l'Incarnation du Christ, l'Eglise est sacrement du Christ.

Le Pape Benoît XVI vient en France pour le jubilé des 150 ans des apparitions de la Mère de Dieu à Lourdes ; successeur de Pierre, il vient aussi visiter la "fille aînée de l'Eglise", pour nous rappeler que Jésus est la Voie qui mène à la Vérité et la Vie et qu'il nous faut, à temps et à contre temps, proclamer la Vérité et défendre la Vie !

Un autre thème de son pontificat est la mise en valeur de la liturgie. L'esprit de la "réforme de la réforme" n'est-il pas de « parvenir à une réconciliation interne au sein de l'Eglise », selon le souhait du Saint-Père ?

En 1988, après les sacres de Mgr Lefebvre, le pape Jean-Paul II écrivait dans son Motu proprio Ecclesia Dei (n.4) : « A la racine de cet acte schismatique, on trouve une notion incomplète de la tradition. Incomplète parce qu'elle ne tient pas suffisamment compte du caractère vivant de la tradition qui, comme l'a enseigné clairement le Concile Vatican II, "tire son origine des apôtres, se poursuit dans l'Eglise sous l'assistance de l'Esprit-Saint" […] Mais c'est surtout une notion de la tradition, qui s'oppose au Magistère universel de l'Eglise lequel appartient à l'évêque de Rome et au corps des évêques, qui est contradictoire. Personne ne peut rester fidèle à la tradition en rompant le lien ecclésial avec celui à qui le Christ, en la personne de l'apôtre Pierre, a confié le ministère de l'unité dans son Eglise ».

Selon Pie XII, « la tradition est chose très différente du simple attache­ment à un passé disparu : elle est tout l'opposé d'une réaction qui se méfie de tout progrès salutaire. Son nom lui-même étymologiquement est synonyme de cheminement et d'avan­cement. Synonymie, non identité. En effet, tandis que le mot "progrès" indique seulement le fait de la marche en avant, un pas devant l'autre, en cherchant du regard un avenir incer­tain, la «tradition» signifie encore une marche en avant, mais d'une marche continue qui se déroule en même temps avec tran­quillité et vigueur, selon les lois de la vie, échappant à l'angois­sante alternative : "Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait !" » (Allocution au patriarcat de la ville de Rome, 19 01 44).

La notion de "tradition" implique unité et progrès homogène. Malgré toutes les erreurs humaines, la sainte liturgie nous ouvre au mystère de la présence de Dieu. Le Catéchisme de l'Eglise Catholique écrit : « De la première Communauté de Jérusalem jusqu'à la Parousie, c'est le même Mystère pascal que célèbrent, en tout lieu, les Eglises de Dieu fidèles à la foi apostolique. Le Mystère célébré dans la liturgie est un, mais les formes de sa célébration sont diverses » (CEC 1200).

En 20 ans, les instituts Ecclesia Dei, qui regroupent de nombreuses vocations, ont grandi. Depuis l'an dernier, le Motu proprio de Benoît XVI a souligné l'unité d'un même rite romain vivant de sa forme "traditionnelle" et de sa forme "actuelle". Ce Motu proprio a permis l'ouverture de nombreux lieux de culte avec la forme extraordinaire. Au sein des diocèses et des paroisses, il nous appartient de développer les relations de confiance entre prêtres et fidèles de sensibilités différentes permettant l'éclosion du respect et de l'estime mutuels, et l'édification d'une véritable communion respectueuse des personnes et des patrimoines.

Le cardinal Ratzinger notait que la célébration selon la «forme extraordinaire du rite romain» peut «tenir compte des principes essentiels de Sacrosanctum Concilium» (discours des 10 ans du Motu proprio Ecclesia Dei) et n'est pas incompatible avec un développement homogène des formes liturgiques. Egalement, aux côtés de la forme ordinaire, la forme extraordinaire peut contribuer au renouvellement de l'ars celebrandi des mystères divins.

Recevons avec piété filiale le magistère ordinaire de Benoît XVI qui prêche tant par son enseignement que par son exemple. En ce sens, j'espère que vous êtes nombreux à avoir relu les Actes des Apôtres en ce début de l'Année Saint-Paul. Ils décrivent la ferveur de la première communauté chrétienne. Voilà tout un programme pour nous en ce début d'année scolaire : « Ils se montraient assidus à l'enseignement des Apôtres, fidèles à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières » (Ac 2, 42).

Avec l'assurance de nos prières à vos intentions.

Abbé Tancrède Leroux, recteur.
Partager cet article
Repost0
25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 00:00


Grâce aux Chroniques écrites par Joinville, ami très proche du Roi, la mémoire populaire française garde de Louis IX l'image d'un souverain rendant la justice à l'ombre d'un vieux chêne proche de son château à Vincennes. Saint Louis a en effet frappé ses contemporains par son sens de la justice, sa profonde piété et sa grande charité envers les pauvres.


Fils de Louis VIII et de Blanche de Castille, qui assure la régence de 1226 à 1236.

A vingt ans, il épouse Marguerite de Provence et leur amour sera tendre et fidèle. Quand il part pour délivrer la Terre Sainte en 1248, il s'embarque avec elle. Le roi est fait prisonnier. Une fois libéré et rentré dans son royaume, il y entreprend de grandes réformes en particulier l'interdiction du duel judiciaire.

Il fonde des hôpitaux (dont les "Quinze-Vingts » pour trois cents chevaliers auxquels les Sarrasins avaient crevé les yeux) et des monastères. Il réalise son grand projet : construire la Sainte-Chapelle comme une châsse de lumière et de vitraux destinée à recueillir des reliques, surtout la Couronne d'épines qu'il a acquise auprès de l'empereur latin de Constantinople. Il donne à sa soeur, la bienheureuse Isabelle, le terrain de Longchamp pour y fonder une abbaye de religieuses de Sainte-Claire.

Son royaume connaît une période de plein développement culturel, intellectuel et théologique. Saint Louis aime recevoir à sa table saint Bonaventure et saint Thomas d'Aquin. Avec Robert de Sorbon, il fonde la Sorbonne (1257). Il suit avec attention l'achèvement de la cathédrale Notre-Dame et surtout les grandes rosaces (1255) et les porches.

Son plus grand souci est de pacifier, de réconcilier les ennemis et d'éteindre les conflits, en particulier entre la France et l'Angleterre (1258). Mais il rêve de retourner en Terre Sainte et de convertir le sultan d'Egypte. Il n'ira pas plus loin que Carthage, l'actuelle Tunis. La maladie (la peste) a raison de lui le 25 août 1270.

 

Saint Louis est canonisé dès 1297.



"Si je dépense beaucoup d’argent quelquefois, j’aime mieux le faire en aumônes faites pour l’amour de Dieu que pour frivolités et choses mondaines. Dieu m’a tout donné ce que j’ai. Ce que je dépense ainsi est bien dépensé."

Saint Louis au sire de Joinville



Partager cet article
Repost0
24 août 2008 7 24 /08 /août /2008 00:00


Communion :

Cet été, par exemple lors de la messe célébrée à Brindisi par le Pape Benoît XVI, les fidèles qui voulaient communier de la main du pape devaient se mettre à genoux et recevoir l'hostie sur les lèvres.

Lors de la messe de la Fête Dieu , le 22 mai dernier, Benoît XVI avait dit : « S'agenouiller devant l'Eucharistie est une profession de liberté : celui qui s'incline devant Jésus ne peut et ne doit se prosterner devant aucun pouvoir terrestre, aussi fort soit-il. Nous les chrétiens nous ne nous agenouillons que devant Dieu, devant le Très Saint Sacrement, parce qu'en lui nous savons et nous croyons qu'est présent le seul Dieu véritable, qui a créé le monde et l'a tant aimé au point de lui donner son Fils unique. » Et Le Pape avait ostensiblement donné la communion aux fidèles à genoux, et sur la langue.

Mgr Albert Malcom Ranjith, secrétaire de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, avait déjà déclaré : « Je suis convaincu de l'urgence de donner à nouveau l'hostie aux fidèles directement dans la bouche, sans qu'ils la touchent » et « de revenir à la génuflexion au moment de la communion en signe de respect ».

 

Analyse du Père Gitton :

"On voit des journalistes, des prêtres, des gens d'habitude « informés », s'étonner, voire s'indigner, de ce que Benoît XVI ait osé le jour de la Fête Dieu – pensez donc ! – donner la communion à des fidèles à genoux et, en plus, sur les lèvres, alors que cela ne se fait plus « depuis Vatican II ». L'affirmation est répétée avec tant de naïve constance qu'elle prend valeur de certitude. Avant Vatican II, on s'agenouillait et on tirait la langue, depuis on s'avance et on tend la main. Personne ne se donne la peine de fournir la moindre référence et pour cause ! Aucun texte du Concile Vatican II n'a abordé de près ou de loin la question de savoir comment devait être donnée la communion et quant au Missel romain « restauré » à la suite du dit concile, dont la première édition remonte à 1969, la seule manière envisagée est la manière traditionnelle. Alors, d'où vient le changement ? (...) Cet accès de fièvre, qui pourrait faire sourire, ne laisse pas d'être révélateur. L'ignorance du réel enseignement du concile Vatican II, en ce domaine comme en d'autres, est vertigineuse, elle va de pair avec une valorisation mythique du changement intervenu. Espérons que le mythe se dissipant peu à peu, et heureusement, on en vienne à lire tout simplement les documents de ce concile qui n'a pas tout dit, mais qui a posé de solides jalons pour permettre à l'Église d'affronter le monde en train de naître autour d'elle et de lui porter la Bonne Nouvelle".

 

Jean-Paul II qui avait initié l'année de l'eucharistie et le synode des évêques sur ce même thème, qui fut à l'origine de l'exhortation apostolique "Sacramentum Cartitatis" de Benoît XVI.

 

Partager cet article
Repost0
22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 00:10


Un Motu Proprio est un acte du Pape fait de sa propre initiative, sans requête préalable. En 1988, suite aux consécrations épiscopales de Mgr Lefebvre sans mandat pontifical, le Pape a demandé aux évêques du monde entier d'accorder la Messe traditionnelle aux fidèles attachés aux formes liturgiques antérieures et voulant rester en communion avec le Siège de Rome. En 2007, ce motu proprio a été remplacé par un autre du Pape Benoît XVI dont voici le texte :


Summorum pontificium : Lettre apostolique en forme de Motu proprio sur l'usage de la Liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970 (*)


Les Souverains Pontifes ont toujours veillé jusqu'à nos jours à ce que l'Église du Christ offre à la divine Majesté un culte digne, "à la louange et à la gloire de son nom" et "pour le bien de toute sa sainte Église".

Depuis des temps immémoriaux et aussi à l'avenir, le principe à observer est que "chaque Église particulière doit être en accord avec l'Église universelle, non seulement quant à la doctrine de la foi et aux signes sacramentels, mais aussi quant aux usages reçus universellement de la tradition apostolique ininterrompue, qui sont à observer non seulement pour éviter des erreurs, mais pour transmettre l'intégrité de la foi, parce que la lex orandi de l'Église correspond à sa lex credendi" (1).

Parmi les Pontifes qui ont eu ce soin se distingue le nom de saint Grégoire le Grand, qui fut attentif à transmettre aux nouveaux peuples de l'Europe tant la foi catholique que les trésors du culte et de la culture accumulés par les Romains au cours des siècles précédents. Il ordonna de déterminer et de conserver la forme de la liturgie sacrée, aussi bien du Sacrifice de la Messe que de l'Office divin, telle qu'elle était célébrée à Rome. Il encouragea vivement les moines et les moniales qui, vivant sous la Règle de saint Benoît, firent partout resplendir par leur vie, en même temps que l'annonce de l'Évangile, cette très salutaire maxime de la Règle, "Ne rien préférer à l'œuvre de Dieu" (chap. 43). Ainsi, la liturgie sacrée selon la coutume de Rome féconda non seulement la foi et la piété mais aussi la culture de nombreux peuples. C'est un fait assurément que la liturgie latine de l'Église sous ses diverses formes, au cours de tous les siècles de l'ère chrétienne, a été un stimulant pour la vie spirituelle d'innombrables saints et qu'elle a affermi beaucoup de peuples par la religion et fécondé leur piété.

Au cours des siècles, beaucoup d'autres Pontifes romains se sont particulièrement employés à ce que la liturgie sacrée accomplisse plus efficacement cette tâche. Parmi eux se distingue saint Pie V, qui, avec un grand zèle pastoral, suivant l'exhortation du Concile de Trente, renouvela tout le culte de l'Église, fit éditer des livres liturgiques corrigés et "réformés selon la volonté des Pères", et les affecta à l'Église latine pour son usage.

Parmi les livres liturgiques du Rite romain, la première place revient évidemment au Missel romain, qui se répandit dans la ville de Rome puis, les siècles suivants, prit peu à peu des formes qui ont une grande similitude avec la forme en vigueur dans les générations récentes.

"C'est le même objectif qu'ont poursuivi les Pontifes romains au cours des siècles suivants en assurant la mise à jour des rites et des livres liturgiques ou en les précisant, et ensuite, depuis le début de ce siècle, en entreprenant une réforme plus ample" (2). Ainsi firent mes prédécesseurs Clément VIII, Urbain VIII, saint Pie X (3), Benoît XV, Pie XII et le Bienheureux Jean XXIII.

Plus récemment, le Concile Vatican II exprima le désir que l'observance et le respect dus au culte divin soient de nouveau réformés et adaptés aux nécessités de notre temps. Poussé par ce désir, mon prédécesseur le Souverain Pontife Paul VI approuva en 1970 les livres liturgiques réformés et partiellement rénovés de l'Église latine. Ceux-ci, traduits partout dans le monde en de nombreuses langues vulgaires, ont été accueillis volontiers par les évêques comme par les prêtres et les fidèles. Jean-Paul II reconnut la troisième édition type du Missel romain. Ainsi, les Pontifes romains se sont employés à ce que "cet édifice liturgique, pour ainsi dire, [...] apparaisse de nouveau dans la splendeur de sa dignité et de son harmonie" (4).

Dans certaines régions toutefois, de nombreux fidèles se sont attachés et continuent à être attachés avec un tel amour et une telle passion aux formes liturgiques précédentes, qui avaient profondément imprégné leur culture et leur esprit, que le Souverain Pontife Jean-Paul II, poussé par la sollicitude pastorale pour ces fidèles, accorda en 1984, par un indult spécial Quattuor abhinc annos, rédigé par la Congrégation pour le Culte divin, la faculté d'utiliser le Missel romain publié en 1962 par Jean XXIII ; puis de nouveau en 1988, par la lettre apostolique Ecclesia Dei en forme de Motu proprio, Jean-Paul II exhorta les évêques à utiliser largement et généreusement cette faculté en faveur de tous les fidèles qui en feraient la demande.

Les prières instantes de ces fidèles ayant déjà été longuement pesées par mon prédécesseur Jean-Paul II, ayant moi-même entendu les Pères cardinaux au Consistoire tenu le 23 mars 2006, tout bien considéré, après avoir invoqué l'Esprit Saint, confiant dans le secours de Dieu, par la présente Lettre apostolique je décide ce qui suit :

Art. 1.
Le Missel romain promulgué par Paul VI est l'expression ordinaire de la lex orandi de l'Église catholique de rite latin. Le Missel romain promulgué par saint Pie V et réédité par le Bienheureux Jean XXIII doit être considéré comme expression extraordinaire de la même lex orandi de l'Église et être honoré en raison de son usage vénérable et antique. Ces deux expressions de la lex orandi de l'Église n'induisent aucune division de la lex credendi de l'Église ; ce sont en effet deux mises en œuvre de l'unique rite romain.
Il est donc permis de célébrer le Sacrifice de la Messe suivant l'édition type du Missel romain promulguée par le Bienheureux Jean XXIII en 1962 et jamais abrogée, en tant que forme extraordinaire de la Liturgie de l'Église. Mais les conditions établies par les documents précédents Quattuor abhinc annos et Ecclesia Dei pour l'usage de ce Missel sont remplacées par ce qui suit :

Art. 2.
Aux Messes célébrées sans le peuple, tout prêtre catholique de rite latin, qu'il soit séculier ou religieux, peut utiliser le Missel romain publié en 1962 par le bienheureux Pape Jean XXIII ou le Missel romain promulgué en 1970 par le Souverain Pontife Paul VI, et cela quel que soit le jour, sauf le Triduum sacré. Pour célébrer ainsi selon l'un ou l'autre Missel, le prêtre n'a besoin d'aucune autorisation, ni du Siège apostolique ni de son Ordinaire.

Art. 3.
Si des communautés d'Instituts de vie consacrée et de Sociétés de vie apostolique, de droit pontifical ou de droit diocésain, désirent, pour la célébration conventuelle ou de communauté, célébrer dans leurs oratoires propres la Messe selon l'édition du Missel romain promulgué en 1962, cela leur est permis. Si une communauté particulière, ou tout l'Institut ou la Société, veut avoir de telles célébrations souvent ou habituellement ou de façon permanente, cette façon de faire doit être déterminée par les Supérieurs majeurs selon les règles du droit et les lois et statuts particuliers.

Art. 4.
Aux célébrations de la sainte Messe dont il est question ci-dessus à l'art. 2 peuvent être admis, en observant les règles du droit, des fidèles qui le demandent spontanément.

Art. 5.
§ 1.
Dans les paroisses où il existe un groupe stable de fidèles attachés à la tradition liturgique antérieure, le curé accueillera volontiers leur demande de célébrer la Messe selon le rite du Missel romain édité en 1962. Il jugera comment harmoniser le bien de ces fidèles avec la charge pastorale ordinaire de la paroisse, sous le gouvernement de l'évêque selon les normes du canon 392, en évitant la discorde et en favorisant l'unité de toute l'Église.
§ 2. La célébration selon le Missel du bienheureux Jean XXIII peut avoir lieu les jours ordinaires ; mais les dimanches et les jours de fête, une Messe sous cette forme peut également être célébrée.
§ 3. Le curé peut aussi autoriser, aux fidèles ou aux prêtres qui le demandent, la célébration sous cette forme extraordinaire dans des cas particuliers comme des mariages, des obsèques ou des célébrations occasionnelles, par exemple des pèlerinages.
§ 4. Les prêtres utilisant le Missel du Bienheureux Jean XXIII doivent être idoines et non empêchés par le droit.
§ 5 . Dans les églises qui ne sont ni paroissiales ni conventuelles, c'est au Recteur de l'église d'accorder l'autorisation dont il a été question ci-dessus.

Art. 6.
Dans les Messes selon le Missel du Bienheureux Jean XXIII célébrées avec le peuple, les lectures peuvent être proclamées en langue vernaculaire, en utilisant des éditions reconnues par le Siège apostolique.

Art. 7.
Si un groupe de fidèles laïcs dont il est question à l'article 5 § 1 n'obtient pas du curé ce qu'ils lui ont demandé, ils en informeront l'évêque diocésain. L'évêque est instamment prié d'exaucer leur désir. S'il ne peut pas pourvoir à cette forme de célébration, il en sera référé à la Commission pontificale Ecclesia Dei.

Art. 8.
L'évêque qui souhaite pourvoir à une telle demande de fidèles laïcs, mais qui, pour différentes raisons, en est empêché, peut en référer à la Commission pontificale Ecclesia Dei, qui lui fournira conseil et aide.

Art. 9.
§ 1. De même le curé, tout bien considéré, peut concéder l'utilisation du rituel ancien pour l'administration des sacrements du Baptême, du Mariage, de la Pénitence et de l'Onction des Malades, s'il juge que le bien des âmes le recommande.
§ 2. Aux Ordinaires est accordée la faculté de célébrer le sacrement de la Confirmation en utilisant le Pontifical romain ancien, s'il juge que le bien des âmes le recommande.
§ 3. Tout clerc dans les ordres sacrés a le droit d'utiliser aussi le Bréviaire romain promulgué par le Bienheureux Jean XXIII en 1962.

Art. 10.
S'il le juge opportun, l'Ordinaire du lieu a le droit d'ériger une paroisse personnelle au titre du canon 518, pour les célébrations selon la forme ancienne du rite romain, ou de nommer soit un recteur soit un chapelain, en observant les règles du droit.

Art. 11.
La Commission pontificale Ecclesia Dei, érigée par le Pape Jean-Paul II en 1988 (5), continue à exercer sa mission.
Cette commission aura la forme, les fonctions et les normes que le Pontife romain lui-même voudra lui attribuer.

Art. 12.
Cette même commission, outre les facultés dont elle jouit déjà, exercera l'autorité du Saint-Siège, en veillant à l'observance et à l'application de ces dispositions.

Tout ce que j'ai établi par la présente Lettre apostolique en forme de Motu proprio, j'ordonne que cela ait une valeur pleine et stable, et soit observé à compter du 14 septembre de cette année, fête de l'Exaltation de la Croix glorieuse, nonobstant toutes choses contraires.

Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 7 juillet de l'an du Seigneur 2007, en la troisième année de mon pontificat.


BENOÎT XVI


Notes :

(*) Version française de la Salle de presse du Saint-Siège, revue par l'abbé Michel Mallet et le P. Jean-Paul Durand, O.P., pour La DC.
(1) Institutio generalis Missalis Romani, Editio tertia, 2002, 397.
(2) Jean-Paul II, Lettre ap. Vicesimus quintus annus (4 décembre 1988), 3 : AAS 81 (1989), p. 899 ; La Documentation catholique 86 (1989), p. 518-519.
(3) Ibidem.
(4) Saint Pie V, Motu proprio Abhinc duos annos (23 octobre 1913) : AAS 5 (1913), p. 449-450 ; cf. Jean-Paul II, Lettre ap. Vicesimus quintus annus, 3 : AAS 81 (1989), p. 899 ; La Documentation catholique 86 (1989), p. 519.
(5) Cf. Jean-Paul II, Motu proprio Ecclesia Dei (2 juillet 1988), 6 : AAS 80 (1988), p. 1498 : La Documentation catholique 85 (1988), p. 788-789.

Partager cet article
Repost0
22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 00:00

Un Pèlerin : Mon Père, qu'est-ce que la Messe ?

Le Père : Le catéchisme en donne la signification suivante : " la sainte messe est le sacrifice du Corps et du Sang de Jésus Christ, offert sur nos autels sous les espèces du pain et du vin, en mémoire du sacrifice de la Croix "

Le Pèlerin : Mais quelle est l'utilité de ce sacrifice ?

Le Père : C'est une bien longue histoire : celle de l'homme, créature libre et intelligente, qui, par le péché se rebelle contre son créateur. Comme Dieu est parfait, le plus petit péché, du plus saint des hommes, lui apparaît comme un mal infini.

Le Pèlerin : C'est pour cela, que, pour réparer un mal infini, il faut un acte, lui même parfait et infini ?

Le Père : En effet, voici pourquoi Jésus Christ, fait homme, a voulu nous racheter par un sacrifice parfait, celui de la Croix.

Le Pèlerin : Mais qui obligeait Dieu à effectuer cet acte ?

Le Père : Mais personne ! il s'agit d'un acte parfaitement gratuit, émanant d'une personne infiniment aimante !

Le Pèlerin : Parlez moi maintenant de la liturgie de la messe. Elle ressemble si peu au repas de la Cène.

Le Père : Au début, en effet, les tous premiers chrétiens se sont assemblés à la fin d'un repas pour la messe. Puis, des abus eurent lieu, et les chefs de l'Eglise, dont St Paul, dûrent réglementer la messe pour lui garder sa piété et le respect dû à Dieu. Ainsi, dès le IIIème siècle, la liturgie que nous connaissons était définie.

Le Pèlerin : Pourquoi dit-on la messe en latin ?

Le Père : Le latin ? Mais c'est notre langue maternelle, tout simplement. L'Eglise romaine est notre mère, elle veut rassembler tous ses enfants dans l'unité d'une même langue, quelle que soit leur nationalité. Le latin est le signe de notre unité. C'est ainsi depuis de nombreux siècles, et cela a été encore rappelé au Concile Vatican II (Constitution sur la liturgie).

Le Pèlerin : Mais qui comprend le latin aujourd'hui ?

Le Père : Et bien … Dieu tout d'abord ! N'est-ce pas l'essentiel, puisque c'est à lui que l'on, s'adresse ? Le missel offre les traductions de toutes les prières de la messe. Le latin a par ailleurs de nombreux autres avantages : une langue différente de nos langues, consacrée par un usage plus que millénaire, n'est-ce pas un langage sacré, plus apte à célébrer le culte divin qu'une langue banalisée par l'usage courant ?

Le Pèlerin : J'ai remarqué aussi que le prêtre nous tourne le dos à l'autel. Quelle en est la raison ?

Le Père : C'est tout simple, et c'est très beau. Dès les origines, les chrétiens se sont tournés vers l'Orient pour prier. Ils ont vu, en effet, dans le soleil levant, le symbole du Christ ressuscité, et de son retour à la fin des temps. On a donc naturellement construit les églises de telle manière que les fidèles et le prêtre à l'autel soient tournés vers l'Orient. De cette manière, nous sommes tous tournés vers Dieu.

Le Pèlerin : Et pourquoi communie-t-on à genoux ?

Le Père : Par la communion, nous recevons Dieu en nous. Un être immense, que l'univers ne saurait contenir, plus grand que tous les rois, créateur des galaxies et de l'infiniment petit ! N'est-ce pas la moindre des choses de lui marquer un peut de respect ? C'est pourquoi, seul le prêtre dont les mains ont été consacrées, a le droit de le toucher de ses mains.

Le Pèlerin : Comment suivre la messe dans un missel ?

Le Père : un missel est composé de trois grandes parties :

Le Temporal : ce sont les textes propres aux dimanches et jours de fête
Le Sanctoral : ce sont les textes propres aux autres jours de l'année, chaque jour étant dédié à un saint.
Le Commun : ce sont les textes communs à toutes les messes : le Kiriale (Kirie, Gloria, Sanctus et Agnus Dei) et d'autres textes (Credo, Pater et bien sûr le Canon). Pour suivre la messe dans son missel, il faut donc suivre le commun, puis, sauter aux textes du jour lorsqu'il y a lieu (Epître, Evangile, Offertoire …). C'est un exercice un peu difficile au début, mais on prend vite l'habitude !


Le Pèlerin :
Je sens qu'il me reste beaucoup de rites à découvrir, beaucoup de mystères à approfondir, beaucoup de textes à méditer. Par quoi commencer ?


Le Père :
Eh bien, vivez au rythme de l'Eglise : allez à la messe chaque dimanche, mais aussi en semaine pour apprécier la liturgie de chaque jour. Ménagez vous des instants de silence et de recueillement pour lire votre missel, votre catéchisme. Oui, vivez au rythme de Dieu et de sa belle liturgie traditionnelle !


Tiré du carnet du Pèlerinage de Notre Dame de Chrétienté (Chartres 1998)


Pour en savoir plus, nous vous recommandons l'ouvrage suivant : La Messe commentée, Abbaye Notre Dame, 36220 FONTGOMBAULT. On peut aussi aller voir le lien suivant qui répond, sous forme de questions réponses, aux principales interrogations que l'on se pose à propos de la Messe Traditionnelle :

http://www.pro-ecclesia.com/oremus/messepourquoi/index-messepourquoi.html

Partager cet article
Repost0
19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 18:23
Partager cet article
Repost0
15 août 2008 5 15 /08 /août /2008 15:16

  

Chers frères et soeurs !


«L'Église célèbre aujourd'hui l'Assomption de la Vierge au Ciel, corps et âme. Dans la Bible, la dernière référence à sa vie terrestre se trouve au début du livre des Actes des Apôtres, qui présente Marie recueillie en prière avec les disciples dans le cénacle dans l'attente de la descente de l'Esprit Saint (Act 1.14). Par la suite, une double tradition - à Jérusalem et à Éphèse - atteste sa « dormition », comme disent les orientaux, c'est-à-dire son être « endormi » en Dieu. Cet évènement qui précéda son passage de la terre au Ciel, fut reconnu par la foi ininterrompue de l'Église. Au VIIIe siècle, par exemple, Saint Jean Damascène, en établissant un rapport direct entre la « dormition » de Marie et la mort de Jésus, confesse explicitement la vérité de son assomption corporelle. Il écrit dans une célèbre Homélie : « Il fallait que celle qui avait porté le Créateur comme un enfant dans son sein, demeurât dans les divins tabernacles » (Homélie II sur la Dormition, 14, PG 96, 741 B). Comme cela est bien connu, cette ferme conviction de l'Église a trouvé son couronnement dans la définition du dogme de l'Assomption, proclamé par mon vénéré Prédécesseur Pie XII en 1950.

Comme nous l'enseigne le Concile Vatican II, Marie Très sainte est toujours replacée dans le mystère du Christ et de l'Église. Dans cette perspective, « la Mère de Jésus, déjà glorifiée au ciel en son corps et en son âme, est l'image et le commencement de ce que sera l'Eglise en sa forme achevée, au siècle à venir, eh bien! sur la terre, jusqu'à l'avènement du jour du Seigneur (cf. II Petr. 3, 10) » (Lumen Gentium, 68). Du Paradis, la Vierge Marie continue de veiller sans cesse, tout particulièrement dans les moments difficiles de l'épreuve, sur ses enfants que Jésus lui-même lui a confiés avant de mourir sur la croix. Combien de témoignages de sa maternelle sollicitude découvre-t-on en visitant les Sanctuaires qui lui sont consacrés ! Je pense particulièrement en ce moment à la singulière citadelle mondiale de la vie et de l'espérance qu'est Lourdes, là où, s'il plait à Dieu, je me rendrai dans un mois, pour célébrer le 150ème anniversaire des apparitions mariales survenues là-bas.

Marie montée au ciel nous indique le but ultime de notre pèlerinage terrestre, conclut Benoît XVI. Elle nous rappelle que tout notre être - esprit, âme et corps - est destiné à la plénitude de la vie ; celui qui vit et meurt dans l'Amour de Dieu et de son prochain sera transfiguré à l'image du corps glorieux du Christ ressuscité ; car le Seigneur a renversé les puissants de leurs trônes, et il a élevé les humbles. (cfr Lc 1.51-52). C'est ce que la Vierge Marie proclame par le mystère de son Assomption. Sois toujours louée, o Vierge Marie ! Prie le Seigneur pour nous.

 

« Il est important que la Chine s'ouvre à l'Evangile

 a déclaré le pape Benoît XVI en visite à Oies, lieu de naissance de saint Joseph Freinademetz qui voulait « vivre et mourir chinois», missionnaire dont la sépulture se trouve en Chine.

« Je remercie le Seigneur qui nous a donné ce grand saint,qui nous montre la route de la vie et est également un signe pour l'avenir de l'Eglise ». « Nous savons que la Chine devient toujours plus importante dans la vie politique, économique et même dans la vie des idées. Il est important que ce grand pays s'ouvre à l'Evangile. Et saint Joseph Freinademetz nous montre que la foi n'est une aliénation pour aucune culture, pour aucun peuple, parce que toutes les cultures attendent le Christ et ne sont pas détruites par le Seigneur: plus encore elles atteignent leur maturité ». « Saint Joseph Freinademetz, comme nous l'avons entendu, voulait non seulement vivre et mourir chinois, mais également rester chinois au ciel:  il s'est ainsi idéalement identifié à ce peuple, dans la certitude qu'il se serait ouvert à la foi en Jésus Christ ».


Benoît XVI a achevé son allocution par cette prière :

«Prions maintenant afin que ce grand saint soit un encouragement pour nous tous à vivre de nouveau, à notre époque, la vie de la foi, à aller vers le Christ parce que Lui seul, le Christ, peut unir les peuples, peut unir les cultures. Et prions aussi pour qu'il donne à de nombreux jeunes le courage de dédier leur vie totalement au Seigneur et à son Evangile. (….) La foi est une joie qui nous rassemble et nous conduit sur les routes de la vie.»










Partager cet article
Repost0
15 août 2008 5 15 /08 /août /2008 00:00


Le dogme de l'Assomption de la Très Sainte Vierge a été proclamé par le souverain pontife Pie XII, le 1er novembre 1950. Nous devons donc croire que la Sainte Vierge a été élevée, corps et âme, au Ciel, par une intervention spéciale de la puissance divine. Ensemble, avec son divin Fils, elle jouit de toute la gloire de la Reine des Anges et des saints.



Partager cet article
Repost0
1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 00:10
Tradition apostolique

En la solennité des saints Pierre et Paul, bien des prêtres sont ordonnés dans les cathédrales et au sein des communautés. A la Primatiale Saint-Jean, c'est en la fête de saint Irénée, patron du diocèse (28 juin), que le Cardinal Barbarin a ordonné quatre prêtres. Cet été, prions en famille pour ces nouveaux apôtres du Christ travaillant à la vigne du Seigneur !

Ce 29 juin, le patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomaios Ier était auprès de Benoît XVI pour fêter les saints patrons de l'Eglise de Rome, afin que l'année Saint-Paul commence sous le signe de l'unité des chrétiens. Le pape Jean-Paul II disait le 29 juin 1995 : « Le Christ nous envoie ensemble, afin qu'ensemble nous lui rendions témoignage. Nous ne pouvons donc pas rester séparés. Nous devons marcher ensemble, parce que c'est la volonté de notre Seigneur. Le monde doit retrouver la foi, au terme de ce second millénaire et en ce début du troisième. C'est pourquoi nous devons multiplier les efforts ; nous devons nous engager activement pour former vraiment une seule chose comme lui, le Christ est une seule chose avec le Père (cf. Jean 17, 22) ».

L'unité et l'apostolicité
sont deux qualités essentielles de l'Eglise que nous affirmons dans le Credo. Déjà vers 177 saint Irénée, deuxième évêque de Lyon, affirmait cette tradition apostolique de l'Eglise contre les hérésies : « Comme il serait trop long, dans un ouvrage tel que celui-ci, d'énumérer les successions de toutes les Églises, nous prendrons seulement l'une d'entre elles, l'Église très grande, très ancienne et connue de tous, que les deux très glorieux apôtres Pierre et Paul fondèrent et établirent à Rome ; en montrant que la Tradition qu'elle tient des apôtres et la foi qu'elle annonce aux hommes (Rm.1, 8) sont parvenues jusqu'à nous par des successions d'évêques, nous confondrons tous ceux qui, de quelque manière que ce soit, ou par infatuation, ou par vaine gloire, ou par aveuglement et erreur doctrinale, constituent des groupements illégitimes : car avec cette Église, en raison de son origine plus excellente, doit nécessairement s'accorder toute Église, c'est-à-dire les fidèles de partout, - elle en qui toujours, au bénéfice de ces gens de partout, a été conservée la Tradition qui vient des apôtres » (L.II, 3,2).

L'année jubilaire est pour nous une occasion de nous familiariser avec le grand saint Paul, l'Apôtre des nations, par la lecture des Actes des Apôtres et de ses épîtres… ; puis de découvrir ou redécouvrir cette Tradition apostolique transmise par les papes, les évêques et les Pères de l'Eglise !

Bonnes lectures et vivons sur les pas de l'Apôtre de l'hymne à la charité.

Abbé Tancrède Leroux, recteur.
Partager cet article
Repost0
1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 00:00

Horaires d’été : du 3 juillet au 30 août.

Dimanche :  Messes à 8 h 30, 10 h 00 et 19 h 00

Salut à 18 h 30

Lundi, Vendredi et Samedi :  Messe à 9 h 00

Mercredi : Messe à 6 h 45

Mardi et Jeudi : Messe à 18 h 30

Partager cet article
Repost0

 

 

Retrouvez toute l'actualité de Saint-Georges sur son nouveau site :

 

http://eglisesaintgeorges.com/

Rechercher

Consultez

le dernier bulletin paroissial

  Novembre 2012

Inscription à l'adoration du 1er vendredi du mois

ici

Inscription au service fleurs

ici

APOSTOLAT DE LA PRIERE

2012


(Du Vatican, le 31 décembre 2008 ;
Agence Fides 3/2/2009)

-wsb-480x623-PapstBenedikt36.jpg 

Septembre 2012

Intentions du Saint-Père

 

Intention Générale :

 

 

 

Pour que les responsables politiques agissent toujours avec honnêteté, intégrité et amour de la vérité. 

 

 

 

Intention Missionnaire

 

   Pour que les communautés chrétiennes se rendent disponibles à l’envoi de missionnaires, prêtres, laïcs, et augmentent leur soutien concret en faveur des Eglises les plus pauvres.