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Aux prêtres et aux diacres, aux personnes consacrées et à tous les fidèles laïcs du Christ du Diocèse de Lyon

 

A la suite de la publication du Motu Proprio "Summorum pontificum" pour la libéralisation de la messe en latin dite de "saint Pie V" par Benoît XVI le 7 juillet 2007, l’Archevêque de Lyon écrit à son diocèse...      
 
Frères et sœurs,
 
Samedi, le 7 juillet, a été rendu public le texte du Motu proprio (1), annoncé depuis octobre dernier. Il a été longuement travaillé ; de nombreux évêques français ont donné leur avis. Le Pape a pris le temps de mûrir cette décision et a tenu à l’accompagner d’une lettre personnelle qui en explique le sens.
 
« Il s’agit, écrit Benoît XVI, d’obtenir une réconciliation interne au sein de l’Eglise », avant qu’il ne soit trop tard. Dans l’histoire de l’Eglise, explique-t-il, de nombreuses divisions auraient pu être évitées ou ne pas devenir irrémédiables, si l’on avait posé à temps des gestes d’apaisement et de réconciliation. Le Pape pense que, quarante ans après les troubles qui ont suivi le Concile Vatican II, nous sommes dans cette circonstance historique. Il veut faire « tous les efforts afin que tous ceux qui désirent réellement l’unité aient la possibilité de rester dans cette unité ou de la retrouver ».

C’est à nous maintenant qu’il revient d’accueillir cette « Lettre apostolique » et de faire en sorte que sa mise en œuvre porte tout le fruit escompté.

Depuis la réforme de la liturgie, certains sont restés attachés aux formes anciennes, surtout pour la célébration de
la Messe. En juillet 1988, avec le Motu proprio « Ecclesia Dei », le Pape Jean-Paul II avait tendu la main aux fidèles attachés au Missel établi par le pape Jean XXIII, en 1962, qui voulaient rester unis à Rome. Il avait encouragé les évêques à accéder « largement et généreusement » à leur désir de participer à la Messe « d’avant le Concile », comme l’on dit.
A Lyon, dès 1989, le cardinal Decourtray leur avait ouvert en partie l’église saint Georges ; au fil des années, la communauté s’est développée, a pu bénéficier de l’usage exclusif de cette église et a pris de nouvelles initiatives, toujours avec l’accord de l’archevêque. En arrivant dans le diocèse, j’ai décidé que les autres demandes, concernant l’utilisation du Missel de 1962 pour des circonstances particulières, devaient être soumises à un prêtre qui les examinerait et donnerait les autorisations en mon nom.

Dans ce nouveau Motu proprio, Benoît XVI élargit les dispositions prises par Jean Paul II en juillet 1988. Vous pouvez en voir le détail en consultant le texte intégral qui a été mis sur le site internet du diocèse. Je mentionnerai seulement les points principaux.

Il y a un seul rite romain. Ce rite a une forme ordinaire, le Missel Romain promulgué par Paul VI à la suite du Concile Vatican II, et une forme extraordinaire, le Missel de 1962 que l’on peut utiliser dans les circonstances suivantes : lorsqu’un prêtre célèbre
la Messe sans peuple (article 2) ; dans une communauté religieuse qui le souhaite (art. 3) ; « dans les paroisses où il existe un groupe stable de fidèles attachés à la tradition liturgique antérieure, le curé accueillera volontiers leur demande… Il appréciera lui-même ce qui convient pour le bien de ces fidèles en harmonie » avec l’unité de l’Eglise (art. 5, 1). Le curé peut aussi donner cette autorisation pour des circonstances particulières, comme un mariage, des obsèques, un pèlerinage… ( art. 5, 3).

Le curé peut accorder l’autorisation d’utiliser le rituel ancien pour les autres sacrements (baptême, mariage, sacrement du pardon, onction des malades…) « s’il juge que le bien des âmes le réclame » (art. 9, 1).

Comment avancer ?

Benoît XVI écrit aussi que ce Motu proprio prendra effet à compter du 14 septembre ; nous avons donc encore un peu temps pour nous préparer. Aujourd’hui, j’adresse également une lettre à tous les prêtres de notre diocèse pour les inviter à une rencontre, début septembre. Elle nous permettra de nous concerter, de réfléchir aux difficultés qui pourront se présenter, et de voir comment accueillir dans les meilleures conditions cette décision du Saint Père qui compte sur la bonne volonté de tous.

Dans sa lettre d’accompagnement, Benoît XVI affirme que la meilleure garantie pour que le missel de Paul VI puisse unir les communautés paroissiales et être aimé de tous est que la liturgie soit « célébrée avec beaucoup de révérence et en conformité avec les prescriptions des livres liturgiques. C’est ce qui rend visibles les richesses spirituelles et la profondeur théologique de ce missel ». 

J’aimerais profiter de cet appel à l’unité de notre pasteur commun, pour suggérer à tous d’approfondir le mystère de la liturgie et de refaire quelques lectures à ce sujet. Nous n’avons pas encore mesuré la richesse profonde de la réforme liturgique de Vatican II. Je propose, par exemple, que l’on relise, seul, en groupe ou dans les communautés paroissiales, le décret du Concile sur la liturgie pour s’imprégner du sens profond de cette réforme. Mais on aura aussi grand profit à lire la Constitution Apostolique Missale Romanum du Pape Paul VI (1969) présentant le nouveau Missel ; c’est un texte court et essentiel. Le Missel lui-même, avec sa Présentation Générale, mérite une attention renouvelée (les prières, les prescriptions de mise en œuvre, une perception affinée de ses équilibres). La première section de la seconde partie du Catéchisme de l’Eglise catholique, intitulée « L’économie sacramentelle », présente le mystère de la liturgie avec une hauteur de vue qui enrichira tous les lecteurs (deux brefs chapitres, très denses, aux n° 1076 à 1209).

Il me semble que nous pouvons aussi reprendre le dialogue avec ceux qui sont attachés au Missel de 1962. Ils savent bien que la liturgie est vivante, qu’il serait bon d’avoir un même calendrier liturgique (où de nouveaux saints sont inscrits à chaque canonisation). Nous devons aussi parler du nouveau lectionnaire qui offre un choix beaucoup plus riche de textes de l’Ecriture Sainte, et il est clair que ce serait pour nous tous un progrès de lire, méditer et commenter les mêmes textes bibliques le dimanche ou en semaine. C’est avec tous ces signes que nous progresserons dans l’art de vivre comme des frères et sœurs dans l’ « Eglise une, sainte… ». 

L’essentiel est de nous souvenir que l’unité de ses disciples est une intention majeure du Seigneur Jésus dans la prière qu’il adresse à son Père, la veille de sa Passion : « Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi… pour que le monde croie que tu m’as envoyé » (Jean 17, 21).

A tous, je souhaite un bon été et donne « rendez-vous » dans l’Eucharistie du 15 août que j’aurai la joie de célébrer à Fourvière, cette année. Que la joie de Marie habite nos cœurs. Que le témoignage de notre Eglise fasse entendre la joie du Magnificat !
 
« Mon esprit exulte en Dieu, mon Sauveur,
 Sa miséricorde s’étend d’âge en âge » 
 
Philippe Cardinal Barbarin, Archevêque de Lyon,
 
le 10 juillet 2007
 
 
 
 (1) Il s’agit d’une Lettre Apostolique que le Pape décide d’écrire "de son propre mouvement" (en latin Motu proprio), c’est-à-dire qu’elle n’est pas un acte d’enseignement du Pape, comme une Encyclique, ni le fruit du travail d’un Synode, comme l’Exhortation publiée récemment pour rassembler les travaux du Synode d’octobre 2005 sur l’Eucharistie.

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