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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 18:12

(tiré du Catéchisme de l’Eglise Catholique n° 946 à 959)

 


946 Après avoir confessé " la sainte Église catholique ", le Symbole des apôtres ajoute " la communion des saints ". Cet article est, d’une certaine façon, une explicitation du précédent : " Qu’est-ce que l’Église sinon l’assemblée de tous les saints ? ". La communion des saints est précisément l’Église.

947 " Puisque tous les croyants forment un seul corps, le bien des uns est communiqué aux autres (...) Il faut de la sorte croire qu’il existe une communion des biens dans l’Église. Mais le membre le plus important est le Christ, puisqu’Il est la tête (...) Ainsi, le bien du Christ est communiqué à tous les membres, et cette communication se fait par les sacrements de l’Église " (S. Thomas d’A., symb. 13). " Comme cette Église est gouvernée par un seul et même Esprit, tous les biens qu’elle a reçus deviennent nécessairement un fonds commun " (Catech. R. 1, 10, 24).

948 Le terme " communion des saints " a dès lors deux significations, étroitement liées : " communion aux choses saintes, sancta " et " communion entre les personnes saintes, sancti ". " Sancta sanctis ! (Ce qui est saint pour ceux qui sont saints) " est proclamé par le célébrant dans la plupart des liturgies orientales lors de l’élévation des saints Dons avant le service de la communion. Les fidèles (sancti) sont nourris du Corps et du Sang du Christ (sancta) afin de croître dans la communion de l’Esprit Saint (Koinônia) et de la communiquer au monde.

I. La communion des biens spirituels  

949 Dans la communauté primitive de Jérusalem, les disciples " se montraient assidus à l’enseignement des apôtres, fidèles à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières " (Ac 2, 42) : La communion dans la foi. La foi des fidèles est la foi de l’Église reçue des apôtres, trésor de vie qui s’enrichit en étant partagé.

950 La communion des sacrements. " Le fruit de tous les sacrements appartient à tous. Car les sacrements, et surtout le Baptême qui est comme la porte par laquelle les hommes entrent dans l’Église, sont autant de liens sacrés qui les unissent tous et les attachent à Jésus-Christ. La communion des saints, c’est la communion des sacrements (...). Le nom de communion peut s’appliquer à chacun d’eux, car chacun d’eux nous unit à Dieu (...). Mais ce nom convient mieux à l’Eucharistie qu’à tout autre, parce que c’est elle principalement qui consomme cette communion " (Catech. R. 1, 10, 24).

951 La communion des charismes : Dans la communion de l’Église, l’Esprit Saint " distribue aussi parmi les fidèles de tous ordres (...) les grâces spéciales " pour l’édification de l’Église (LG 12). Or, " à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée en vue du bien commun " (1 Co 12, 7).

952 " Ils mettaient tout en commun " (Ac 4, 32) : " Tout ce que le vrai chrétien possède, il doit le regarder comme un bien qui lui est commun avec tous, et toujours il doit être prêt et empressé à venir au secours de l’indigent et de la misère du prochain " (Catech. R. 1, 10, 27). Le chrétien est un administrateur des biens du Seigneur (cf. Lc 16, 1. 3).

953 La communion de la charité : dans la sanctorum communio " nul d’entre nous ne vit pour soi-même, comme nul ne meurt pour soi-même " (Rm 14, 7). " Un membre souffre-t-il ? tous les membres souffrent avec lui. Un membre est-il à l’honneur ? tous les membres prennent part à sa joie. Or vous êtes le Corps du Christ, et membres chacun pour sa part " (1 Co 12, 26-27). " La charité ne cherche pas ce qui est à elle " (1 Co 13, 5 ; cf. 10, 24). Le moindre de nos actes fait dans la charité retentit au profit de tous, dans cette solidarité avec tous les hommes, vivants ou morts, qui se fonde sur la communion des saints. Tout péché nuit à cette communion.

 

II. La communion de l’Église du ciel et de la terre 

954 Les trois états de l’Église. " En attendant que le Seigneur soit venu dans sa majesté accompagné de tous les anges et que la mort détruite, tout lui soit soumis, les uns parmi ses disciples continuent sur terre leur pèlerinage ; d’autres, ayant achevé leur vie, se purifient encore ; d’autres enfin sont dans la gloire contemplant ‘dans la pleine lumière, tel qu’il est, le Dieu un en trois Personnes’ " (LG 49) : Tous cependant, à des degrés divers et sous des formes diverses, nous communions dans la même charité envers Dieu et envers le prochain, chantant à notre Dieu le même hymne de gloire. En effet, tous ceux qui sont du Christ et possèdent son Esprit, constituent une seule Église et se tiennent mutuellement comme un tout dans le Christ (LG 49).

955 " L’union de ceux qui sont encore en chemin avec leurs frères qui se sont endormis dans la paix du Christ ne connaît pas la moindre intermittence ; au contraire, selon la foi constante de l’Église, cette union est renforcée par l’échange des biens spirituels " (LG 49).

956 L’intercession des saints. " Étant en effet plus intimement liés avec le Christ, les habitants du ciel contribuent à affermir plus solidement l’Église en sainteté (...). Ils ne cessent d’intercéder pour nous auprès du Père, offrant les mérites qu’ils ont acquis sur terre par l’unique Médiateur de Dieu et des hommes, le Christ Jésus (...). Ainsi leur sollicitude fraternelle est du plus grand secours pour notre infirmité " (LG 49) : Ne pleurez pas, je vous serai plus utile après ma mort et je vous aiderai plus efficacement que pendant ma vie (S. Dominique, mourant, à ses frères). « Je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre » (Ste. Thérèse de l’Enfant-Jésus, verba).

957 La communion avec les saints. " Nous ne vénérons pas seulement au titre de leur exemple la mémoire des habitants du ciel ; nous cherchons bien davantage par là à renforcer l’union de toute l’Église dans l’Esprit grâce à l’exercice de la charité fraternelle. Car tout comme la communion entre les chrétiens de la terre nous approche de plus près du Christ, ainsi la communauté avec les saints nous unit au Christ de qui découlent, comme de leur chef, toute grâce et la vie du Peuple de Dieu lui-même " (LG 50) :

Le Christ, nous l’adorons, parce qu’il est le fils de Dieu ; quant aux martyrs, nous les aimons comme disciples et imitateurs du Seigneur, et c’est juste, à cause de leur dévotion incomparable envers leur roi et maître ; puissions-nous, nous aussi, être leurs compagnons et leurs condisciples (S. Polycarpe, mart. 17).

958 La communion avec les défunts. " Reconnaissant dès l’abord cette communion qui existe à l’intérieur de tout le corps mystique de Jésus-Christ, l’Église en ses membres qui cheminent sur terre a entouré de beaucoup de piété la mémoire des défunts dès les premiers temps du christianisme en offrant aussi pour eux ses suffrages ; car ‘la pensée de prier pour les morts, afin qu’ils soient délivrés de leurs péchés, est une pensée sainte et pieuse’ (2 M 12, 45) " (LG 50). Notre prière pour eux peut non seulement les aider mais aussi rendre efficace leur intercession en notre faveur.

959 Dans l’unique famille de Dieu. " Lorsque la charité mutuelle et la louange unanime de la Très Sainte Trinité nous font communier les uns aux autres, nous tous, fils de Dieu qui ne faisons dans le Christ qu’une seule famille, nous répondons à la vocation profonde de l’Église " (LG 51).


 

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 18:10

Garde d'honneur du sacré coeur de Jésus

   

Quand Jésus confie à Sainte Marguerite-Marie la mission de promouvoir dans l’univers entier, le culte de son divin Cœur, il précise comment il entend que ce culte soit pratiqué ; il lui dit entre autres choses :

« Je prends un singulier plaisir à voir mon amour honoré sous la figure d’un cœur de chair. Je désire que l’image en soit exposée en public, afin de toucher par là le cœur insensible des hommes.»

Il ajoute :

« Partout où cette image sera exposée pour y être singulièrement honorée, elle y attirera toutes sortes de bénédictions.»

Répondant à cet appel, la Garde d’honneur a pris pour emblème un cadran horaire au centre duquel est représenté le Cœur de Jésus.

Au dessus du Cadran brille la devise de l’Œuvre :

VIVE + JÉSUS !

Vient ensuite la légende :

« GLOIRE, AMOUR, REPARATION

AU COEUR DE JESUS»,

résumant en elle-même le but de la « Garde d’honneur du Sacré-Cœur», qui veut consoler le Cœur de Jésus, se souvenant de la parole du Psaume 68 : « Mon cœur n’attend plus que des outrages et des douleurs ; j’ai désiré, mais en vain quelqu’un qui compatît à mes maux ; j’ai cherché des consolateurs et je n’en ai pas trouvé».

Au milieu, le Cœur de Jésus, vrai cœur de chair, percé de la lance, est entouré de 12 étoiles, celles-ci portant les 12 heures du cadran. Autour du Cœur s’inscrivent les noms des Associés. « Je veux former autour de mon Cœur une couronne de douze étoiles composée de mes plus chers et fidèles serviteurs » a dit Jésus à sainte Marguerite-Marie.

Le  Cœur de Jésus, placé au centre, comme un radieux soleil, anime et vivifie le monde des âmes par sa lumière et sa chaleur.

Les 12 étoiles, illuminées par ce Cœur, rappellent « les douze apôtres, ces douze fondements de la Jérusalem céleste, ornée de douze portes formées de douze perles précieuses» (Apocalypse 21,21). Elles rappellent aussi les douze fruits de l’arbre de la vie et les douze heures que le Père de famille accorde aux ouvriers pour travailler à sa vigne

Tout part du centre, tout y converge. La création entière, sortie de Dieu, y rentre par le Cœur de Jésus, vivant sanctuaire de la divinité. Plus les circonférences se rapprochent du foyer, plus elles participent à son influence ; plus les âmes s’avancent vers le divin Cœur, plus elles sont vivifiées, illuminées, transformées.

Avant d’atteindre le Sacré-Cœur et d’y pénétrer, elles devront passer, il est vrai, «par la grande tribulation» (Apocalypse 7, 14). Une haie d’épines se présente, des flots de sang coulent d’une large Blessure ; mais au-delà, c’est la «vision de paix» (hymne de la Dédicace), le royaume de l’éternel bonheur ! Qui ne voudrait militer pendant les douze heures de la vie pour y arriver ? Surtout  lorsque, grâces aux condescendances de l’amour infini, les combattants de la onzième heure peuvent mériter le salaire de ceux qui ont porté le poids du jour et de la chaleur !

A sa demande d’engagement dans l’Association L’Heure de Présence au Cœur de Jésus, on écrit le nom avec l’initiale du prénom, à l’heure choisie par le nouvel Associé, ou si la place manque, à une autre heure, quelle qu’elle soit.

Le Cadran s’expose dans un oratoire, une chapelle ou dans l’église.

Quand un Cadran est rempli, on ne le détruit pas, il est conservé dans le cadre, derrière celui qu’on lui substitue.

Aux 12 heures du Cadran, correspondent des Patrons spéciaux en l’union desquels les Associés offrent leur Heure de Présence au Cœur de Jésus : A midi ou à minuit : Notre-Dame du Sacré-Cœur

 

1 heure : Saint Joseph et les Saints

2 heures : les Justes de la terre

3 heures : les Séraphins

4 heures : les Chérubins

5 heures : les Trônes

6 heures : les Dominations

7 heures : les Vertus

8 heures : les Puissances

9 heures : les Principautés

10 heures : les Archanges

11 heures : les Anges. 


 

 

Pour tout renseignements concernant la Garde d’Honneur à Saint-Georges :

Marie-Odile Bonfils, zélatrice : 06 38 66 45 27 ou mobonfils @ orange.fr

 

Ou plus largement sur la GH en France et à l’étranger :  http://www.gardedhonneurdusacrecoeur.org/ 

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 14:11


Encourager la connaissance et l'amour de la foi catholique

 
A l'occasion de l'Année de la foi, qui s’ouvrira jeudi prochain, 11 octobre, et se terminera le 24 novembre 2013, la Pénitencerie apostolique a émis un décret pour enrichir d'«indulgences particulières » une série d'« exercices de piété » à accomplir tout au long de cette période pour favoriser la connaissance et l’amour de la foi catholique.
Selon les termes du décret, émis le 5 octobre dernier, « les dispositions » de la Pénitencerie sont établies à la demande du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation et conformément aux désirs du Pape » pour encourager les fidèles à « la connaissance et à l’amour de la doctrine de l'Eglise catholique » et afin que ceux-ci en obtiennent « des fruits spirituels plus nombreux ».
Quarante-cinq ans après une première « année de la foi » promulguée par Paul VI (1967), visant à « faire mémoire du 19èmecentenaire du martyre des apôtres Pierre et Paul, » le décret précise que cette nouvelle « Année », est une invitation au Peuple de Dieu à « s’unir au successeur de Pierre » pour faire mémoire du « précieux don de la foi ».
Ainsi, « en cette heure de très profonds changements auxquels l’humanité est soumise », ajoute-t-il, durant cette période « il sera donné à tous les fidèles l’opportunité de confesser sa foi en le Seigneur Ressuscité… dans les cathédrales et dans les églises du monde entier ; chez eux et dans leurs familles, pour que chacun sente la forte exigence de mieux connaître et de transmettre aux générations futures la foi de toujours».
Par ailleurs, « tous les fidèles, individuellement et communautaire-ment, seront appelés à témoigner ouvertement leur foi aux autres dans les circonstances particulières de la vie quotidienne », comme le veut « la nature sociale de l’homme », rappelle le décret en citant la déclaration du Concile sur la liberté religieuse, Dignitatis humanae (1965).
Durant cette Année de la foi, qui marque les 50 ans de l’ouverture du concile Vatican II, il est recommandé aux fidèles une lecture et la méditation des actes issus des assises ou des articles du Catéchisme.
Le décret précise que tout fidèle pourra acquérir « l’indulgence plénière » des peines attachées à ses péchés, en suffrage des défunts, ainsi que tout « vrai » repenti qui, après s’être dument confessé, aura prié aux intentions du pape.
« En vertu du pouvoir conféré par le Christ », explique le décret, tous ceux qui se plieront aux prescriptions particulières » de cette indulgence en tireront bénéfice, et les conditions à suivre sont au nombre de quatre :
- assister à au moins trois prédications de mission, ou à trois leçons sur les Actes du concile Vatican II et sur les articles du Catéchisme ;
- prendre part à une cérémonie, se recueillir ou réciter le Notre Père, le Credo, les invocations à la Vierge, aux apôtres ou aux autres saints, à chaque fois qu’on entre en pèlerin dans une basilique papale, une catacombe, une cathédrale ou un sanctuaire désigné par l'ordinaire du lieu ;
- assister à la messe ou aux vêpres, où l’on peut professer sa foi, chaque fois que le dira l’ordinaire du lieu et durant les solennités ;
- renouveler ses promesses de baptême à chaque fois que l’on visite un baptistère.
Il est également précisé aux fidèles que : « dans des occasions solennelles, les évêques et clercs dûment délégués pourront accorder la bénédiction papale » à laquelle est attachée l'indulgence plénière.
Enfin, le décret précise également que les fidèles repentis, légitimement empêchés de prendre part aux cérémonies fixées et de se rendre dans les lieux prescrits (en raison de la clôture monastique, de leur situation carcérale, de leur état de santé ou d'une assistance permanente aux malades), pourront s’unir par la pensée et le cœur, à travers la radio et la télévision, aux interventions du pape et des évêques, en récitant le Notre-Père ou le Credo, en priant ou en offrant leurs souffrances aux intentions liées à cette Année de la foi.

ROME, lundi 8 octobre 2012 (ZENIT.org) 

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 14:07

 

Nous allons profiter de l'afflux de touristes à Lyon lors des fêtes du 8 décembre pour témoigner de notre foi. Comme pour les journées du patrimoine, l'église sera ouverte non-stop du matin au soir. Vous pouvez vous inscrire sur le tableau des permanences sur le site de la paroisse, ou venir à tout moment pour prier, accueillir, faire visiter.

·         vendredi 7 décembre :

-  messe chantée le  à 18h30

-  adoration du Saint-Sacrement TOUTE LA NUIT (19h30-7h)

-  adoration méditée pour la Garde d'Honneur du Sacré-Cœur de 19h30 à 20h30, suivie de l'adoration silencieuse

·         samedi 8 décembre :

-  messe "Rorate" chantée à 7h entièrement à la lueur des cierges

-  concert de polyphonies de la renaissance et chants grégoriens à la Vierge Marie à 17h par le chœur "O Virgo Clemens". Entrée gratuite

-  messe solennelle de l'Immaculée Conception à 18h30 suivie de la procession à Fourvière

-  église ouverte jusqu'à 23h

·         dimanche 9 décembre :

-  concert de polyphonies de la renaissance et chants grégoriens à la Vierge Marie à 17h par le chœur "O Virgo Clemens". Entrée gratuite

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 14:05
«  Que ma langue s’attache à mon palais, si je ne me souviens de toi… » (Ps 137, 6). Très chers paroissiens et amis de l’église saint Georges, vous méritez bien que j’emprunte ces mots du psalmiste pour vous redire ma très sincère gratitude pour le second beau souvenir que vous m’avez donné de vivre lors de mon dernier séjour parmi vous pendant l’été de mi-juillet à fin août 2012. J’aurai bien voulu pouvoir vous écrire plus tôt, mais le déménagement du petit séminaire interdiocésain saint Paul de Tionkuy où j’ai passé les cinq premières années de mon ministère sacerdotal m’a occupé les jours qui ont suivi mon retour de France. Et puis, une fois rentré dans mon diocèse d’origine (Nouna), je devrai encore refaire la valise pour quitter le Burkina Faso, mon pays, et rejoindre l’université catholique de l’Afrique de l’ouest en Côte d’Ivoire où j’ai commencé à recevoir, depuis le début du mois d’octobre, les cours de philosophie. Plaise à Dieu, je vous enverrai à un prochain numéro des nouvelles de ma nouvelle vie de prêtre étudiant en Côte d’Ivoire. En attendant cette occasion, permettez-moi de vous redire ma gratitude pour « le pain de la terre » et « le pain du ciel » partagés ensemble l’été passé dans votre « paroisse » chaleureusement hospitalière, généreuse et pieuse. En un peu moins d’un mois et demie, plusieurs familles visitées et puis mille et une grâces reçues dans l’eucharistie, dans le sacrement de la réconciliation et celui des malades et bien sûr la prière du chapelet et le salut au saint sacrement sans oublier les pèlerinages à Ars, à La Salette, à Lourdes et à la Grande Chartreuse où j’ai pu emporter dans ma valise et dans mon cœur ces mots si profonds : « Stat Crux dum volvitur orbis » (La Croix reste fixe tandis que le monde bouge et change). Que de souvenirs que Dieu a daigné me donner de vivre avec vous et grâce à votre générosité ! La Providence, dit-on, n’intervient directement que dans les cas particuliers, dans l’ordinaire de la vie, elle se manifeste à nous indirectement à travers les causes secondes. Vous aurez donc été pour moi, chers amis de saint Georges, prêtres et fidèles, ses instruments efficaces de la Providence qui m’a permis de voyager jusqu’à vous et de retourner dans la joie chez les miens. Vous avez donné gratuitement, que Dieu vous comble au-delà de vos dons.

Un merci particulier, à l’abbé Hugues de Montjoye et à ses chapelains qui m’ont invité et accueilli dans leur communauté et qui, avec vous chers fidèles, ont préparé mon séjour. Désormais une amitié sacerdotale profonde me lie à eux et à l’abbé Tancrède Leroux chez qui, d’ailleurs, l’un d’eux a eu la gentillesse de me conduire pour y passer une nuit. C’est pour eux et pour chacun de vous, chers fidèles de saint Georges, que je prie Notre Dame d’Afrique la même qui est à Fourvière. Oremus pro invicem !


Abbé Toussaint DAMAN

            UCAO/UUA 08BP 22ABIDJAN08 Cote d’Ivoire.

Mail : tousdaman@yahoo.fr

Téléphone : 0022558929761

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 16:06

 

 


 

L

 

e 11 octobre 1962 s'ouvrait le 2ème concile du Vatican, XXIème concile œcuménique. Événement d'une ampleur jamais connue puisque 2300 Pères conciliaires étaient présents (contre 700 à l'ouverture de Vatican I et 200 à l'ouverture du concile de Trente). La fermentation intellectuelle et théologique des XIXème et XXème siècles, jointe à la crise de civilisation qu'a entraînée la fin de la Première Guerre Mondiale, et la crise existentielle et morale de l'après-guerre 40, sans parler de la crise moderniste du début du XXème siècle qui continuait son œuvre, étaient autant d'éléments peu favorables à une réception paisible du concile. L'histoire des quarante dernières années en témoigne.

Au lieu d'une présentation claire et positive de la foi de l'Eglise, une grande confusion en matière de foi s’en suivit. Pasteurs et fidèles se demandaient souvent si ce que l'Eglise croyait avant le concile était encore valable après. Presque partout, le Catéchisme Romain, dit « du concile de Trente » ou le catéchisme de saint Pie X étaient mis aux oubliettes. Quel vide alors !

Le Pape Paul VI, conscient de cette crise, chercha à y porter remède : les audiences publiques place Saint-Pierre lui donnèrent l'occasion de remettre les pendules à l'heure, mais qui l'écoutait ? Il semblait prêcher dans le désert. Il résolut, devant l'ampleur de la contestation, qui ne visait pas seulement un article du credo mais l’ensemble de la foi, de promulguer une année de la foi et de donner à l'Eglise pour clôturer cette année un texte sûr et complet qui dissipe ce qu'il appellera quelques années plus tard les « fumées de Satan entrées dans l'Eglise ». Ce sera la Profession de foi du 30 juin 1968, appelée aussi le « Credo du Peuple de Dieu ». Texte magnifique et dense, que le Pape Benoît XVI nous invite à lire ou à relire cette année. Nous en avons commandé une centaine d’exemplaires pour permettre à tous ceux qui ne connaissent pas ce texte de se le procurer (1 € à la procure de Saint-Georges). Pas plus que l'encyclique « Mysterium fidei » (1965) sur l'Eucharistie ou qu' « Humanae Vitae » (1968) sur la régulation des naissances, le credo du 30 juin ne convainquit les contestataires, et beaucoup de fidèles demeurèrent encore dans la nuit du doute (souvent élevé au rang de vertu), de l'ignorance et du scepticisme.

Il faudra attendre le long et riche pontificat du Bienheureux Jean-Paul II pour voir briller à nouveau aux yeux de tous la lumineuse doctrine catholique. C'est le Catéchisme de l'Eglise Catholique promulgué en 1992 qui sortit les fidèles de bonne volonté des ornières dans lesquelles ils s'étaient souvent empêtrés. Sa structure reprend volontairement celle du catéchisme du concile de Trente : l'étude du Credo (I) ou la foi crue, des sacrements (II) ou la foi célébrée, des dix commandements (III) ou la foi vécue et du Notre Père (IV) ou la foi priée. Voilà la foi de l'Eglise, Mère et Maîtresse, à laquelle nous adhérons de tout notre cœur, comme enfants de Dieu et de l'Eglise ! Les grands dogmes évacués par des pans entiers de la théologie d'après-guerre, comme le péché originel, le caractère sacrificiel de la messe, la virginité perpétuelle de Marie, son Immaculée Conception ou encore les fins dernières avec la réalité de l'enfer éternel, tout cela est réaffirmé comme dogmes de foi auxquels tout fidèle doit se soumettre. Les apports nouveaux du CEC ne manquent pas, surtout dans la partie morale, largement inspirée de la Somme Théologique de saint Thomas d'Aquin et particulièrement réussie. L’Eglise a puisé dans son trésor du neuf et de l’ancien, « nova et vetera » (cf. Mt 13,52). Nous pouvons y voir un signe de l'enrichissement permanent de notre connaissance des mystères divins, dans un développement homogène et sans rupture avec la foi reçue des apôtres et transmise jusqu'à nous par l'Eglise.

Année de la Foi 2012-2013Le Pape Benoît XVI aime à dire que le vrai fruit du concile, son fruit mûr, c'est le Catéchisme de l'Eglise Catholique (cf. Lettre Apostolique Porta Fidei du 11 octobre 2011). Il a d'ailleurs voulu associer à la célébration des 50 ans de l'ouverture de Vatican II la célébration des 20 ans du CEC. Un tel ouvrage, qui devait servir de référence aux futurs catéchismes nationaux ou diocésains, devait lui-même être complété par un abrégé, donnant de façon rapide, sous forme de questions-réponses la doctrine développée dans le CEC. Ce sera le « Compendium » ou abrégé du Catéchisme de l'Eglise Catholique, publié en 2005 au début du pontificat de Benoît XVI. A recommander à tous ceux qui veulent reprendre les bases, ayant peut-être eu un catéchisme un peu léger, ou les souvenirs s'étant un peu estompés (7 €).

Dans l’Homélie pour la Messe Chrismale 2012, Benoît XVI affirmait : « L'Année de la Foi, le souvenir de l'ouverture de Concile Vatican II il y a 50 ans, doivent être pour nous l’occasion d'annoncer le message de la foi avec un nouveau zèle et une nouvelle joie. Nous trouvons naturellement ce message de façon fondamentale et primaire dans l'Écriture Sainte, que nous ne lirons et méditerons jamais assez. Mais là, nous faisons tous l'expérience que nous avons besoin d'aide pour la transmettre correctement dans le présent, pour qu'elle touche vraiment notre cœur. Cette aide nous la trouvons en premier lieu dans la parole de l'Église enseignante : les textes du Concile Vatican II et le Catéchisme de l'Eglise Catholique sont des instruments essentiels qui indiquent de façon authentique ce que l’Eglise croit, à partir de la Parole de Dieu. Et naturellement, tout le trésor des documents que le Pape Jean-Paul II nous a offerts fait partie également de cette parole, et nous sommes encore loin de l’avoir exploité jusqu'au bout ».

Puisque nous sommes à Lyon, nous ne pouvons pas oublier la Vénérable Pauline Jaricot et  l'Année jubilaire en l’honneur des 150 ans de son entrée dans la Vie. Fondatrice de la Propagation de la Foi et des Œuvres Pontificales Missionnaires, ainsi que du Rosaire Vivant, elle peut et doit nous servir de modèle en cette année de la foi, de sorte que nous ayons aussi le zèle pour propager la foi. Ne gardons pas la lampe sous le boisseau ! Si le chrétien est sel de la terre, levain enfoui et caché dans la pâte du monde, il doit être aussi lumière du monde, en reflétant la lumière du Christ. Il doit témoigner de sa foi, et nous savons que nombreux sont ceux qui aujourd’hui le font dans des circonstances difficiles, parfois même héroïques.

Chez Pauline Jaricot, le souci de l’évangélisation, le souci des pauvres et le souci de nourrir sa propre foi dans une vie de prière authentique ne s’opposent pas mais se soutiennent mutuellement. Prions le rosaire en ce mois d’octobre, chaque jour si possible. Prions Marie, « celle qui a cru » et demandons-lui qu’elle nous apprenne à écouter et à garder la Parole de Dieu, pour la méditer dans notre cœur.

Le diocèse de Lyon, qui se rassemble autour du cardinal le 14 octobre pour fêter les 50 ans de l’ouverture du concile, veut redire aux hommes la grande joie portée au monde par le Christ : non pas simplement le bonheur mais la béatitude. C’est la joie de la foi reçue et partagée, la joie des enfants de Dieu libérés des chaines pesantes du péché.  « Bienheureux les invités à la fête ». Nous sommes tous invités. Nous répondrons à l’invitation pour témoigner de notre respect filial et aussi de notre sympathie pour le Cardinal Barbarin, qui a traversé une petite tempête médiatique, suite aux propos tenus dans la presse (et parfois rapportés de façon déformée). Les sujets de société sont graves et nous nous réjouissons que nos évêques fassent entendre la voix de l’Eglise. Ils y ont été encouragés récemment encore par le Pape.  

La fête ce n’est pas seulement le rassemblement d’Eurexpo, mais chaque messe, qui nous introduit dans la grande liturgie céleste, où les anges chantent le triple « Sanctus » et où tous les élus partagent avec le Christ la joie de la victoire sur le péché et sur la mort. Victoire totale et définitive obtenue sur l’arbre de la Croix par le sacrifice du Fils de Dieu mort pour nos péchés, sacrifice renouvelé chaque jour sur nos autels. La liturgie n’appelle-t-elle pas l’Eucharistie « Mysterium fidei » « le mystère de la foi » (cf. les paroles de la consécration) ?  C’est bien le résumé de tous les mystères de la foi. C’est pourquoi nous devons entourer le Saint-Sacrifice de la Messe d’un amour tout spécial, nous en approcher avec amour et tremblement, saisi d’un profond respect, recevoir le Corps sacré de Notre Seigneur Jésus Christ avec le même respect et le même amour que Marie quand elle reçut son Divin Fils dans ses bras pour la première ou pour la dernière fois.

Abbé Hugues de Montjoye +

Recteur

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 16:03

 

à Eurexpo

(Programme détaillé sur les tracts)

A Saint-Georges messes uniquement à 10h et 19h.

Pas de vêpres ni de Salut.

 

Déroulement de la journée :

 

9h00 : Conférences, concerts, spectacles, créations… Parcours libres parmi plus de 20 propositions

10h : Table-ronde : La Parole de Dieu dans la vie de l’Église

avec frère Émile de Taizé et frère Enzo Bianchi de la communauté de Bose

10h50 : Table-ronde : L’Église servante de la joie du monde

avec le père Jean-Marie Petitclerc, salésien, soeur Cécile Renouard, philosophe de l’économie

(ESSEC, École des Mines de Paris) et Étienne Villemain, fondateur de l’association Lazare

10h40 : Témoignage de Jean Vanier, fondateur de l’Arche (vidéo) : Le service, source de joie

11h30 : Conférence : Aujourd’hui, le Christ est la lumière des peuples

du cardinal Robert Sarah, président du conseil pontifical Cor Unum

12h30 : Pique-nique (tiré du sac)

14h00 : Messe présidée par le cardinal Philippe Barbarin

Ordinations diaconales et sacerdotales ; envoi en mission de tous les catholiques du diocèse

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 16:01

Dimanche 11 novembre à 9h :

Dédicace de l’église Saint -Georges

par le cardinal Barbarin

(Une garderie s’occupera des petits)

suivie d’ungrand repas paroissial au lycée Don Bosco 

Inscriptions obligatoires avant le 31 octobre, en remplissant le bordereau prévu (à prendre à l’église)

NOUS AVONS BESOIN DE VOUS : La préparation d’une telle journée nécessite de nombreuses bonnes volontés pour ne rien oublier et répartir les tâches au maximum, qu’il s’agisse de la préparation lointaine ou prochaine, de la matinée à l’église ou de l’après-midi au lycée Don Bosco. Si vous êtes disposés à donner de votre temps dans les semaines qui viennent, veuillez contacter Marie-Odile Bonfils, cheville-ouvrière de toute l’équipe logistique : 06 38 66 45 27 ou mobonfils@orange.fr. Un grand merci. Le succès de cette journée dépend pour une part de votre investissement, belle occasion de témoigner que vous êtes membre de notre communauté et que vous vous sentez partie prenante de sa vie.

 

Neuvaine à Saint-Georges pour préparer la Dédicace :

Pour bien préparer la dédicace nous proposons une neuvaine à saint Georges qui se déroulera du 2 au 10 novembre. Vous trouverez cette neuvaine dans le prochain bulletin.

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 16:00

 

I. HISTOIRE DE LA DEDICACE

 

Ø  Dédicace du temple de Jérusalem.

            Au IIIème livre des Rois, Salomon ayant construit le temple du Seigneur, en fit la dédicace solennelle. Il convoqua le peuple ; les prêtres transportèrent l’arche d’alliance dans le Saint des saints, Salomon prononça une longue prière et bénit l’assemblée d’Israël, d’innombrables victimes furent immolées. On sait que le temple de Salomon fut détruit et Israël emmené en exil. Au retour de Babylone, Zorobabel entreprit la reconstruction du temple, et célébra une nouvelle dédicace.

            Les usages antiques de la Grèce et de Rome comportaient, pour la fondation des cités, une prise de possession par les dieux qui a plus d’un rapport avec la dédicace. Mais si l’on peut admettre que la liturgie chrétienne ait emprunté au judaïsme ou aux usages de la Grèce et de Rome l’idée de la dédicace, il ne faut pas conclure qu’elle en a emprunté les rites. L’idée même de la dédicace est dans la nature des choses.

 

Ø  Premières dédicaces chrétiennes.

            Elles ont suivi la paix constantinienne. Eusèbe (in Histoire ecclésiastique, X,III) nous dit : «Ce furent dans les villes des fêtes de dédicaces, des consécrations d’églises nouvellement bâties, des assemblées d’évêques tenues à cette occasion, des concours de populations lointaines venues de partout... Réunis ensemble tous les âges, hommes et femmes, dans l’essor d’une même pensée, l’esprit et l’âme réjouis par les prières et l’eucharistie, glorifiaient Dieu l’auteur des biens.» Il semblerait que dans la dédicace de l’église de Tyr, le rituel consiste à célébrer pour la première fois les mystères dans la nouvelle église, l’eucharistie consacre l’autel et l’édifice.

Dans d’autres cas le rite principal de la dédicace est une translation de reliques ; mais pour Sainte Sophie, l’église du Verbe, les reliques ont été remplacées par l’évangile.

 

Ø  Dédicace selon le rite romain.

            On peut distinguer à Rome du IVe au VIIe siècle les églises à reliques et les églises sans reliques. Les églises intra muros, ne possèdent pas de corps de saints car la loi défendait la sépulture à l’intérieur des villes. Au contraire les basiliques suburbaines se sont édifiées sur les tombeaux des martyrs. L’église sans relique n’est pas moins dédiée à un saint qui est censé en faire sa demeure. Même si c’est un archange comme en témoigne la préface du sacramentaire léonien au jour natal de la basilique Saint-Michel (29 septembre)

            Dans les églises à reliques, tant qu’on n’a pas touché aux corps des saints, quand bien même la basilique serait rebâtie jusqu’en ses fondements, la dédicace consistera encore simplement dans la célébration de la messe. Mais si les reliques ont été enlevées il faudra avant la messe, une nouvelle depositio. Cette seconde sépulture des saints exigera une préparation du tombeau, le transport des reliques, la clôture du tombeau. Le transfert des reliques sera une cérémonie tellement populaire qu’un temps viendra bientôt où toutes les églises voudront en avoir et on ne concevra plus d’églises ne possédant le tombeau d’un saint. A défaut de reliques réelles, on introduira dans le tombeau des reliques représentatives.

 

Ø  Dédicace selon le rite gallican.

            Elle consiste aussi en une translation de reliques, mais accompagnée d’une série de rites où l’église était traitée comme le catéchumène dans la préparation au baptême. Elle fait précéder l’introduction des saints d’une véritable consécration de l’église. A partir du VIIIe siècle, les deux rites romain et gallican fusionneront donnant le pontifical actuel, très complexe, de la dédicace.

 

II PONTIFICAL DE LA DEDICACE

 

Voici quelques grandes lignes des rites.

 

Ø  Rites de purification

            La veillée des reliques s’est passée hors de l’église à consacrer. On y chante les matines des martyrs.  Le jour de la dédicace, la fonction commence à ce reposoir où l’évêque récite avec ses clercs les sept psaumes de la pénitence, en manière de préparation. Il se rend alors devant la porte de l’église à consacrer et ayant béni l’eau il fait trois fois le tour extérieur de l’édifice en l’aspergeant. C’est la première purification.

            Ensuite, l’évêque frappe à la porte, et un dialogue s’échange entre les clercs groupés à l’extérieur et un diacre à l’intérieur. Puis après la troisième aspersion de l’église, le dialogue se répète et l’évêque entre dans l’église, seulement avec le clergé.

            La purification continue et prend un caractère plus solennel. L’évêque prépare et bénit une eau, appelée « eau grégorienne », mêlée de sel, de cendres et de vin et prononce une belle prière. Avec cette eau, il trace cinq croix sur l’autel, au milieu et aux quatre angles puis sept fois il fait le tour de l’autel en l’aspergeant. Il fait ensuite trois fois le tour de l’église à l’intérieur, aspergeant les murailles. Puis il asperge le pavé. L’autel et l’église doivent être purifiés pour devenir dignes que le Christ en prenne possession.

 

Ø  Préface consécratoire.

 

Ø  Prise de possession de l’église par le Christ,

qui s’accomplit par le signe de la croix. Avant d’entrer l’évêque, avec l’extrémité de son bâton pastoral, trace une croix sur la porte. A peine entré le chœur chante les litanies et trois fois, aux invocations finales, l’évêque trace le signe de la croix sur l’édifice disant : « Cette église et cet autel consacrés à ton honneur et au nom de saint N..., daigne la bénir ; daigne la bénir et la sanctifier ; daigne la bénir, la sanctifier, la consacrer». Tout l’édifice est signé du nom même du Christ par le rite mystérieux de l’alphabet. D’un angle à l’autre de l’église sur un lit de cendres préparé à l’avance, l’évêque avec le bâton pastoral trace l’alphabet grec, puis suivant une ligne qui coupe la précédente pour former un X, trace l’alphabet latin. Le nom grec du Christ commence par un X ; le Christ est l’Alpha et l’Oméga. Le rite de l’alphabet tracé en forme de X appose visiblement le cachet du Christ sur l’église.

           

Ø  Introduction des saints dans l’église :

 l’évêque sort de l’église, se rend au reposoir des reliques, et dit avant d’y entrer l’oraison Aufer a nobis. Alors l’évêque et le clergé procèdent à la translation des reliques, et la procession se déploie en grande pompe. Le chœur chante des antiennes, et la foule jusque-là restée dehors entre dans l’église à la suite des saints. Les reliques sont alors déposées à l’intérieur de l’autel, dans la confession ou sépulcre préparé : c’est la depositio. Tandis que le chœur chante l’antienne « les corps des saints ont été ensevelis dans la paix, et leurs noms vivront pour l’éternité» l’évêque ferme le sépulcre d’une pierre qu’il cimente et qu’il encense plusieurs fois. A partir de ce moment-là et jusqu’à la fin de la cérémonie un prêtre ne cesse d’encenser l’autel tournant autour, tandis que sur l’autel même ne cesse de brûler de l’encens : on parfume le tombeau comme les rites funéraires.

 

Ø  Rites de consécration : les onctions.

L’évêque a fait au début de la cérémonie des onctions avec le chrême,  l’huile aromatisée. Aux quatre angles et au milieu de l’autel, l’évêque fait des onctions en forme de croix, deux fois avec l’huile des catéchumènes puis avec le chrême. Puis versant à la fois l’huile et le chrême il oint toute la table de l’autel. Puis il fait le tour de l’édifice et oint du chrême douze croix peintes sur les murs ou des colonnes. Ces onctions symbolisent et opèrent la consécration de l’autel et l’église, qui comme le chrétien, le prêtre et l’évêque sont désormais dédiés à Dieu. Le chœur entonne les psaumes d’allégresse.

 

III ANNIVERSAIRE DE LA DEDICACE

 

            L’évêque célèbre en un jour solennel l’anniversaire de sa consécration, le chrétien celui de son baptême et l’église celui de sa dédicace, qui se transmet de siècle en siècle. Le sacramentaire léonien et le martyrologe indiquent des fêtes de dédicace célébrées encore aujourd’hui.

Pour ces anniversaires la liturgie reprend l’office et la messe célébrés au jour même de la dédicace.

            Les antiennes et répons de l’office sont ceux du Liber responsalis dit de saint Grégoire, des hymnes comme Urbs beata Jerusalem, qui salue par-delà les églises de la terre, la Jérusalem céleste épouse du Christ (Ap., XXI, 9), bâtie de pierres précieuses, (Ap., XXI, 19) aux portes toujours ouvertes (Ap., XXI, 25).

            La messe de la dédicace semble avoir été d’abord une messe des saints auxquels l’église était dédiée. Les chants qui composent la messe Terribilis, apparaissent sous ce titre Dedicatio basilicae sanctae Mariae, anniversaire de la dédicace du Panthéon consacré par Boniface IV, le 13 mai 610. Ces chants sont devenus communs à la plupart des fêtes de dédicace.

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 15:56

Les évêques français se rendront à Rome en groupe de 3 grandes régions entre le 20 septembre et le 3 décembre 2012 pour leur visite ad limina (sous-entendu « ad limina Apostolorum » « près du tombeau des apôtres saint Pierre et saint Paul »). Ces visites ont lieu pour tous les évêques du monde entier tous les 5 ans à Rome auprès du successeur de Pierre. 

Les Provinces de Rouen, Rennes, Poitiers, Tours et Bordeaux inaugurent ce mois-ci les visites des évêques français du jeudi 20 au samedi 29 septembre, suivies par les Provinces de Lille, Reims, Paris, Besançon, Dijon, ainsi que les diocèses de Strasbourg et Metz, le diocèse aux Armées et les diocèses des Orientaux en France, du lundi 12 au jeudi 22 novembre, puis par les Provinces de Clermont, Lyon, Marseille, Montpellier et Toulouse, du vendredi 23 novembre au lundi 3 décembre.      

De nombreuses rencontres sont organisées dans les différents dicastères (sorte de « ministères » du Saint Siège).

Le Pape recevra ensemble les évêques de chaque Province et des rencontres communes des évêques présents avec lui auront lieu les samedi 22 septembre, samedi 17 novembre et lundi 26 novembre, pendant lesquelles seront prononcés des discours du cardinal présidant la délégation et du Saint-Père. Par ailleurs, l'ambassadeur de France près le Saint-Siège recevra les évêques à l'occasion de cette venue à Rome. Ces visites ad limina sont l'occasion de faire le point sur la vie de l'Eglise en France. Nous aurons à cœur de prier spécialement pour nos évêques durant cette période afin que leur pèlerinage porte les meilleurs fruits possibles.


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Les visites « ad limina » ont donc commencé à Rome. Actuellement ce sont les Provinces ecclésiastiques de Rouen, Rennes, Tours, Poitiers et Bordeaux qui sont en pèlerinage. En d’autres termes, c’est tout « l’Ouest de la France » qui se trouve auprès du successeur de Pierre et de ses plus proches collaborateurs romains.

Avant de porter notre attention sur le message du pape délivré à nos évêques, nous pouvons tout d’abord relever quelques passages importants de l’allocution adressée au Saint-Père par le Cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux. Avec lucidité, le Cardinal Ricard fait mention du « processus de sécularisation »  qui marque la France c’est-à-dire du mouvement « d’éloignement de la société vis-à-vis de l'Église, et plus largement vis-à-vis de la foi ou des références chrétiennes » (sic). A cela nos diocèses doivent répondre en se « risquant à une première annonce de la foi ». Pour ce faire, le « renouveau de l'évangélisation ne peut passer que par un renouveau de vitalité des communautés chrétiennes elles-mêmes » souligne le Cardinal. Et de conclure en évoquant le problème de la baisse du nombre de prêtres : « Vous connaissez, Très Saint Père, la vive préoccupation qui est la nôtre d'appeler au ministère presbytéral » (…) « Nous sentons bien que l'urgence évangélisatrice aujourd'hui réside moins dans le quadrillage du terrain que dans la constitution de pôles missionnaires, source de rayonnement et d’initiatives apostoliques ».

Voyons maintenant la « réponse » du pape. Ce qui frappe sans doute en premier lieu dans l’allocution du pape aux évêques du « grand Ouest » c’est sa connaissance des problématiques françaises. Non, décidément, le pape n’ignore pas ce qui se vit en France… Non seulement Benoit XVI n’ignore rien mais encore il a une vision haute, large et profonde de la situation. Ses conseils n’en sont que plus opportuns et lumineux.

Ainsi que retenir essentiellement de ce premier discours à nos évêques ? Après avoir évoqué les « racines chrétiennes de la France », « votre beau pays qui est cher à mon cœur », le pape a rappelé que « la France possède une longue tradition spirituelle et missionnaire, au point qu’elle a pu être qualifiée par le bienheureux Jean-Paul II, d’« éducatrice des peuples » (Homélie, Le Bourget, 30 juin 1980). 

Au sujet de la « nouvelle évangélisation », le pape a précisé : « l'évangélisation n'est pas d'abord affaire de structures. Elle est relation au Seigneur ! ». C’est dans cette perspective, « pour stimuler les fidèles du monde entier, que j’ai proposé l’Année de la foi (…) L’Année de la foi est une invitation à une conversion authentique et renouvelée au Seigneur, unique Sauveur du monde » (Porta Fidei, n. 6). 

Le pape a ensuite rappelé aux évêques qu’ils devaient être « pères de leurs prêtres » agissant envers eux « avec un cœur de père et de mère » (sic) en portant une « attention particulière à ceux qui sont d’une ordination récente et ceux qui sont dans le besoin ou âgés ». « La surcharge de travail qui pèse sur vos prêtres crée une obligation accrue de « veiller à leur bien, matériel d’abord, mais surtout spirituel » (Presbyterorum ordinis, n. 7), car vous avez reçu la responsabilité de la sainteté de vos prêtres, sachant bien que, comme je vous le disais à Lourdes, « leur vie spirituelle est le fondement de leur vie apostolique » et, par suite, le garant de la fécondité de tout leur ministère ». « De nos jours sans doute, les ouvriers de l’Évangile sont en petit nombre. Il est donc urgent de demander au Père d’envoyer des ouvriers à sa moisson (cf. Lc 10, 2). Il faut prier et faire prier pour cette intention et je vous encourage à suivre avec la plus grande attention la formation des séminaristes ».

Le pape a confirmé la volonté de nos évêques de développer la « qualité des célébrations [liturgiques] et une riche expérience communautaire, tout en appelant à une nouvelle valorisation du dimanche ». Il a mis en garde nos évêques en disant : « La solution des problèmes pastoraux diocésains qui se présentent ne saurait se limiter à des questions d’organisation, pour importantes qu’elles soient ». (…) « Le risque existe de mettre l'accent sur la recherche de l'efficacité avec une sorte de «bureaucratisation de la pastorale», en se focalisant sur les structures, sur l’organisation et les programmes, qui peuvent devenir « autoréférentiels », à usage exclusif des membres de ces structures. Celles-ci n'auraient alors que peu d’impact sur la vie des chrétiens éloignés de la pratique régulière ». (…) « L'évangélisation demande, en revanche, de partir de la rencontre avec le Seigneur, dans un dialogue établi dans la prière, puis de se concentrer sur le témoignage à donner afin d’aider nos contemporains à reconnaître et à redécouvrir les signes de la présence de Dieu ».

(…) « Je sais aussi qu’un peu partout dans votre pays des temps d’adoration  [eucharistique] sont proposés aux fidèles. Je m’en réjouis profondément et vous encourage à faire du Christ présent dans l’Eucharistie la source et le sommet de la vie chrétienne ». Le pape a souhaité rappeler la place du prêtre dans la vie de l’Eglise telle que le Christ l’a voulue en mettant bien en valeur la différence de nature et non de degré qui existe entre le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel (cf. Lumen Gentium   n.10). « La tâche spécifique des fidèles  laïcs  est l’animation chrétienne des réalités temporelles au sein desquelles ils agissent de leur propre initiative et de façon autonome, à la lumière de la foi et de l’enseignement de l’Église (cf. Gaudium et spes, n. 43) » (...) « Vous avez en [sainte Jeanne d’Arc] un modèle de sainteté laïque au service du bien commun ».

« D’autre part, on doit garder la fidélité au dépôt intégral de la foi telle qu’elle est enseignée par le  Magistère  authentique et professée par toute l’Église ».

« [La famille]  est menacée en bien des endroits, par suite d’une conception de la nature humaine qui s’avère défectueuse. Défendre la vie et la famille dans la société n’est en rien rétrograde, mais plutôt prophétique car cela revient à promouvoir des valeurs qui permettent le plein épanouissement de la personne humaine, créée à l’image et à la ressemblance de Dieu (cf. Gn 1, 26) ».

 « D’autre part, à l’évêque diocésain revient le devoir de « défendre l’unité de l’Église tout entière » (CIC, can. 392 § 1), dans la portion du Peuple de Dieu qui lui est confiée, bien qu’en son sein, s’expriment légitimement des sensibilités différentes qui méritent de faire l’objet d’une égale sollicitude pastorale ».

« Les attentes particulières des nouvelles générations demandent qu’une  catéchèse appropriée leur soit proposée afin qu’ils trouvent toute leur place dans la communauté croyante ».

 Le pape a enfin salué l’initiative française baptisée « Diaconia 2013 » destinée à servir nos frères, particulièrement les plus fragiles et il a conclu son discours par le souhait suivant : « Que par l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie, patronne de votre cher pays, et celle des saintes co-patronnes Jeanne d’Arc et Thérèse de Lisieux, Dieu vous bénisse et bénisse la France ! » 

Notre Saint-Père a donc délivré un très riche discours à ce premier groupe d’évêques français et il nous donne envie de lire ce qu’il dira bientôt aux deux autres prochains groupes !

Prochain rendez-vous : du 12 au 22 novembre avec les évêques des provinces du Nord et de l’Est de la France y compris «Paris » (soit 39 évêques).

Pour ce premier message du pape : « Deo gratias ! »

 

Abbé Laurent Spriet +

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APOSTOLAT DE LA PRIERE

2012


(Du Vatican, le 31 décembre 2008 ;
Agence Fides 3/2/2009)

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Septembre 2012

Intentions du Saint-Père

 

Intention Générale :

 

 

 

Pour que les responsables politiques agissent toujours avec honnêteté, intégrité et amour de la vérité. 

 

 

 

Intention Missionnaire

 

   Pour que les communautés chrétiennes se rendent disponibles à l’envoi de missionnaires, prêtres, laïcs, et augmentent leur soutien concret en faveur des Eglises les plus pauvres.