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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 12:15
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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 12:14


L

es vacances nous permettent souvent de quitter la ville pour gagner la campagne, la montagne ou la mer, retrouver des lieux familiers ou  découvrir de nouveaux horizons. Autant d'occasions favorables pour contempler Dieu à travers sa création. N'oublions pas que la création est le premier livre de la Révélation de Dieu (cf CEC 32). Devant la beauté majestueuse et saisissante de certains paysages, on se demande comment il peut encore y avoir des païens pour oser nier l'existence d'un Créateur. Les paroles du livre de la Sagesse et de l'épitre aux Romains reviennent spontanément à l'esprit : «  Insensés par nature tous les hommes qui ont ignoré Dieu, et qui n'ont pas su, par les biens visibles, voir Celui qui est, ni, par la considération de ses œuvres, reconnaître l'Ouvrier » (Sag 13,1). « La colère de Dieu éclate du haut du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes, qui, par leur injustice, retiennent la vérité captive; car ce qui se peut connaître de Dieu, est manifeste parmi eux : Dieu le leur a manifesté. En effet ses perfections invisibles, son éternelle puissance et sa divinité sont, depuis la création du monde, rendues visibles à l'intelligence par le moyen de ses œuvres. Ils sont donc inexcusables, puisque, ayant connu Dieu, ils ne l'ont pas glorifié comme Dieu et ne lui ont pas rendu grâces; mais ils sont devenus vains dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence s'est enveloppé de ténèbres » (Rm 1,18-21). Le Bienheureux Jean-Paul II, dans son encyclique « Fides et ratio » (« Foi et raison ») publiée en 1998, rappelait les capacités de la raison humaine à découvrir l'existence de Dieu. Il faut relire ce document dense, dont le sujet est si important aujourd'hui, tant pour affermir la foi des catholiques qui ignorent trop souvent la solidité du fondement sur lequel celle-ci repose, que pour répondre aux objections spécieuses des athées et agnostiques en tout genres. Le pape Benoît XVI revient inlassablement sur ce thème de la cohérence et du soutien mutuel entre la foi et la raison.

Comme il est triste de voir des catholiques qui imaginent que la foi repose sur un fondement fragile. Pour peu que leur vie spirituelle soit un peu sclérosée, qu'ils n'aient jamais fait l'expérience de la rencontre avec Dieu dans la prière, ou qu'ils aient oublié cette familiarité, cette intimité, cette relation personnelle unique capable de transformer toute notre vie et que Dieu réserve à ceux qui le cherchent, ils risquent alors de se laisser entraîner par la première tempête, la première tentation contre la foi. Ils ne seront pas armés pour cette forme de combat spirituel. Ou croirait-on que le combat spirituel ne concernerait que la vie morale ? Que vienne une critique ou une affirmation incompatible avec l'enseignement de l'Eglise d'un sceptique ou d'un mauvais chrétien, et c'est le doute consenti qui s'insinue, non plus la tentation mais le péché contre la foi. Et le péché obscurcit l'intelligence. Dieu ne permet pas que nous soyons tentés au-delà de nos forces, mais si nous ne prions pas, ou si nous bâclons nos prières, et si nous négligeons notre formation, comment serions-nous réceptifs à sa grâce ? N'oublions pas que la foi du charbonnier n'est bonne que pour le charbonnier !

Le fondement de la foi n'est pas fragile, il est solide comme le roc, comme ce rocher sur lequel le Seigneur lui-même a voulu bâtir son Eglise, pour nous faire bien comprendre qu'elle durerait et qu'elle serait inébranlable jusqu'à la fin des temps. A Pierre seul le Seigneur à dit : « J'ai prié pour toi pour que ta foi ne défaille pas. Quand tu seras revenu, confirme tes frères dans la foi ». Restons bien ancrés sur Pierre, et nous n'aurons rien à craindre. L'Eglise est l'objet d'une haine implacable du prince des ténèbres qui est aussi prince de ce monde, ce qui explique la fureur et la violence des attaques permanentes contre l'Eglise. Notre Pape est la cible privilégiée des ennemis de l'intérieur et de l'extérieur. Admirable de bonté, de douceur et de fermeté, il est un exemple pour nous tous et a droit à nos prières et à notre attachement filial et reconnaissant. Il continue à guider le troupeau qui lui est confié et à rassembler les brebis dispersées sous la houlette de l'unique Pasteur. Puisse l'été nous apporter la bonne nouvelle du retour à la pleine communion de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X !

La foi de l'Eglise est ainsi divinement solide. C'est peut-être notre foi qui est fragile, si nous n'avons pas pris garde de la nourrir, de la défendre peut-être. Prenons garde de nous donner bonne conscience en rejetant la responsabilité sur la famille, le milieu professionnel, un drame rencontré ou encore sur l'Eglise et ses pasteurs. On ne perd pas la foi comme on perd son portefeuille. On ne la perd jamais par hasard ou par la faute d'un autre, même si les circonstances peuvent nous mettre en situation dangereuse. On la perd parce qu'on la laisse tomber, par négligence généralement. On ne la perd même pas à cause d'un coup trop dur  du sort, un deuil, une maladie, un échec. Ceux-ci peuvent être le détonateur, mais le terrain était déjà miné : la  foi était déjà morte ou moribonde, elle ne pouvait plus nourrir l'espérance qui nous fait avancer dans les moments difficiles et la charité qui nous fait aimer Dieu par-dessus toutes choses.

Comme ils sont heureux ceux qui vivent de la foi, ceux dont la recherche de Dieu dans la prière et par l'étude, unifie la vie ! Ceux qui ont découvert la secrète beauté de la foi, plus belle que toutes les cathédrales du monde. Tout se tient dans une parfaite harmonie. Plus on l'étudie, plus on la trouve belle et vaste. Le catéchisme nous en fourni les bases et la charpente. Ayons à cœur de reprendre les bases, ou de combler des lacunes que nos jeunes années auraient laissées. L'année de la foi que le Pape ouvrira le 11 octobre prochain, 50 ème anniversaire de l'ouverture du concile Vatican II, nous en donne l'occasion. Le Pape recommande entre autres, l'étude ou au moins la lecture attentive de ce trésor qu'est la profession de foi du Pape Paul VI du 29 juin 1968. Avant de vouloir être des spécialistes d'exégèse, de liturgie, ou, ce qu'à Dieu ne plaise, des petits ragots du petit monde ecclésiastique, commençons par le commencement : le catéchisme.

Que reste-t-il d'une vie chrétienne si lui manque la vraie connaissance de Jésus-Christ ? « La vie éternelle, c'est qu'ils Te connaissent, Toi, le seul vrai Dieu et Celui que Tu as envoyé, Jésus-Christ » (Jn 17,3). Que reste-t-il d'une vie chrétienne si le message de l'évangile est édulcoré, amputé, détourné ? Tout repose là-dessus. Toute notre foi repose sur la Révélation divine, ébauchée dans l'Ancien Testament et achevée et rendue parfaite dans le Fils (cf Héb 1,1). Et n'oublions pas que les évangiles sont un fondement historique sûr, comme le rappelait Jean-Paul II dans sa lettre apostolique « Novo Millenio Ineunte » (n°17) du 6 janvier 2001. Le livre récent de Jean-Marie Petitfils, « Jésus », le rappelle avec force. Ce pourrait être une bonne lecture d'été.

Revenons à nos paysages de montagne. Nous sommes allé récemment avec quelques étudiants faire une promenade sur les Dentelles de Montmirail, près de l'abbaye du Barroux : un ciel limpide, un soleil radieux, une vue féérique, extraordinaire ! Disons-le : un coin de paradis. Mais retournons-y un jour d'orage, de pluie, de brouillard : nous ne verrons jusqu'au sommet que le bout de nos chaussures. Le paysage se dérobera à nos yeux. Il en va de même dans notre vie spirituelle. Trop souvent nous risquons de passer à côté des merveilles de Dieu, les « mirabilia Dei », sans même les deviner, parce que nos yeux sont empêchés de les découvrir, parce que notre cœur est encombré et opaque. « Heureux les cœurs purs car ils verront Dieu ». Cherchons le Seigneur ; Il est là, Il est à la porte et Il frappe.

Abbé Hugues de Montjoye + Recteur


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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 12:13

A

dmire et fais tiennes toutes les beautés du monde éparses autour de toi. Tâchant maladroitement de les traduire en pages imparfaites, fais-les monter en humble hommage jusqu’à ton Dieu. Suis la piste tortueuse ou droite que Dieu t’a tracée mais ne quitte pas, quelle qu’elle soit, cette voie qui est tienne. Cours l’aventure hardiment et la joie au cœur mais lorsque, l’heure venue, il te faudra passer à la seule aventure qui soit, le don total à Dieu, accepte. Il n’est que Dieu qui compte. Seuls, sa lumière et son Amour peuvent contenter et rassasier notre pauvre cœur d’homme, trop vaste pour le monde qui l’entoure.

 

E

n fauchant à coups de cravache la tête des carottes sauvages, en mâchonnant un brin d'herbe, en se rasant le matin, on peut répéter à Dieu, sans se lasser, tout simplement, qu'on l'aime et cela vaut bien autant que les torrents de larmes jamais versées des livres de piété. Se conter à soi-même, en chantant, toute sa vie passée et les rêves que l'on forme pour les jours à venir, et parler ainsi à son Dieu en chantant. Et lui parler encore en dansant de joie au soleil, sur la plage, ou en glissant à skis sur la neige. Avoir toujours près de soi Dieu, comme un compagnon à qui l'on se confie.

 

L

orsque, devant la mer, le désert ou une nuit lourde d’étoiles on se sent le cœur tout gonflé d’amour inachevé, il est doux de penser que nous trouverons dans l’au-delà quelque chose de plus beau, de plus vaste, quelque chose à l’échelle de notre âme et qui comblera cet immense désir de bonheur, qui est souffrance et notre grandeur d’homme.

 

N

otre désir de bonheur est trop démesuré pour qu’il puisse jamais être rassasié ailleurs que dans l’au-delà. Même corporellement, nous sommes ici-bas des insatisfaits. Aucun cheval ne peut galoper avec le monde pour piste, aucune planche de surf, aucune vague ne peut nous entraîner d’un bord à l’autre d’océans plus vastes que ceux que nous connaissons, aucun tremplin de ski ne peut nous lancer dans les espaces interplanétaires, aucune immensité ne peut contenter la soif d’infini de notre regard. Nous sommes bridés de toute part, alors que nous sommes faits pour l’illimité.

D

es rêves trop grands pour notre carrure pèsent parfois sur nos épaules, rêves de conquérant, de saint ou de découvreur de monde, rêves qui furent ceux réalisés d’un Mermoz, d’un Gengis Khan ou d’un François d’Assise. Il ne faut pas nous désoler d’être seulement ce que nous sommes. L’aventure la plus prodigieuse est notre propre vie et celle-là est à notre taille. Aventure brève : trente, cinquante, quatre-vingts ans peut-être qu’il faut franchir durement, gréé comme un voilier cinglant vers cette étoile au grand large qui est notre repaire unique et notre unique espérance. Qu’importent coups de chien, tempêtes ou calme plat, puisqu’il y a cette étoile. Sans elle, il n’y aurait plus qu’à cracher son âme et à se détruire de désespérance. Mais sa lumière est là et sa recherche et sa poursuite font d’une vie humaine une aventure plus merveilleuse que la conquête d’un monde ou la course d’une nébuleuse. Cette aventure-là ne dépasse pas notre carrure. Il nous suffit de marcher vers notre Dieu pour être à la taille de l’Infini, et cela légitime tous nos rêves

Guy de Larigaudie,

Étoile au grand large


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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 12:12
 


T

rès-Haut, Tout puissant, Bon Seigneur, à Toi louange, gloire, honneur, et toute bénédiction, à Toi seul, ô Très-Haut, ils conviennent, et nul n'est digne de dire ton nom.

Loué sois-tu mon Seigneur, avec toutes tes créatures, et surtout Messire frère Soleil, lui, le jour dont tu nous éclaires, beau, rayonnant d'une grande splendeur, et de toi, ô Très-Haut, portant l'image.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur la Lune et les étoiles que tu as formées dans le ciel, claires, précieuses et belles.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère le Vent, et pour l'air et le nuage et le ciel clair et tous les temps par qui tu tiens en vie toutes tes créatures

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur Eau, fort utile, humble, précieuse et chaste.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère Feu, par qui s'illumine la nuit, il est beau, joyeux, invincible et fort.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur notre mère la Terre qui nous porte et nous nourrit, qui produit la diversité des fruits, et les fleurs diaprées et l'herbe.

Louez et bénissez mon Seigneur, rendez-lui grâces et servez-le, tous en toute humilité!

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour ceux qui pardonnent par amour pour toi, qui supportent épreuves et maladies, heureux s'ils conservent la paix, car par toi, Très-Haut, ils seront couronnés.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre soeur la Mort corporelle à qui nul homme vivant ne peut échapper.

Malheur à ceux qui meurent en péché mortel, heureux ceux qu'elle surprendra faisant ta volonté, car la seconde mort ne pourra leur nuire.


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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 12:11

 


A

près s’être communié et avoir donné la sainte Communion aux fidèles le prêtre revient à l’autel et procède aux ablutions de la patène, du plateau de communion, du calice et des ses doigts joints depuis la Consécration. Ces rites manifestent eux aussi la conscience très claire qu’a l’Eglise de la présence vraie, réelle et substantielle du Christ en l’Eucharistie. Cette foi de l’Eglise est admirablement synthétisée par le plus grand de ses Docteurs : Saint Thomas d’Aquin. Citons par exemple ce passage de l’hymne « Lauda Sion » de la messe de la Fête-Dieu : « Fracto demum sacramento » dont voici la traduction « Quand l’hostie est partagée, ne t’émeus pas et souviens-toi que chaque parcelle contient autant que l’hostie toute entière. La réalité profonde (substance) ignore la division ; seul le signe (espèce eucharistique) est divisé. La réalité n’est pas modifiée, ni la taille du Christ diminuée ». Remarquons que les deux prières qui accompagnent ces ablutions, dans le rite lyonnais, sont placées dans l’ordre inverse du rite romain. Elles sont aussi légèrement différentes. « Que le Corps de notre Seigneur Jésus-Christ dont je me suis nourri et son sang dont je me suis abreuvé s’attachent à mes entrailles et n’entraînent pour moi ni jugement ni condamnation, mais qu’ils servent à mon salut et soient un remède pour mon âme. Par le Christ notre Seigneur ». Les fidèles pourraient parfois reprendre eux aussi cette prière « dans leur cœur » après avoir communié. Comme le disait Dom Guéranger : bienheureux ceux qui empruntent à la liturgie de l’Eglise les paroles de leur propre prière. De facto, cette prière fait allusion à un autre aspect de la foi de l’Eglise qui est parfaitement traduit, là encore, par Saint Thomas dans la même hymne liturgique : « Sumunt boni, sumunt mali… », « Les bons (ceux qui sont en état de grâce et dans l’amitié de Dieu) le reçoivent et les pécheurs (en état de péché mortel) aussi ; mais les effets sont différents : mort (spirituelle d’un nouveau péché) pour les uns, vie (de la grâce augmentée et fortifiée) pour les autres. C’est la mort (spirituelle) pour les pécheurs et la vie pour les justes ; voyez comme une même Communion a des effets contraires ! » Ceci explique pourquoi l’Eglise rappelle toujours aujourd’hui comme hier que pour s’approcher de la Ste Communion, il faut être préparé. Je cite l’abrégé ou Compendium du Catéchisme de l’Eglise Catholique (n°291) : « Qu’est-il exigé pour recevoir la Communion ? Pour recevoir la Communion, il faut être pleinement incorporé à l’Église catholique et être en état de grâce, c’est-à-dire sans conscience d’avoir commis de péché mortel. Celui qui est conscient d’avoir commis un péché grave doit recevoir le sacrement de la Réconciliation avant d’accéder à la Communion. Il importe aussi d’avoir un esprit de recueillement et de prière, d’observer le jeûne prescrit par l’Église [ne pas avoir mangé avant la communion depuis une heure] et d’avoir des attitudes corporelles dignes (gestes, vêtements), comme marques de respect envers le Christ ». Dans ce passage du Compendium : tout est dit et bien dit. Vient ensuite l’autre prière récitée par le prêtre : « Ce que notre bouche a reçu, Seigneur, que notre âme l’accueille avec pureté, en sorte que le Corps et le Sang de notre Seigneur Jésus-Christ nous soient à jamais un remède pour la vie éternelle. Amen ». Saint Thomas d’Aquin se fera l’écho de cette certitude de l’Eglise dans une autre hymne « O sacrum convivium, in quo Christus sumitur » qui se termine par « futurae gloriae nobis pignus datur » c’est-à-dire « ô banquet sacré où l’on reçoit le Christ, où se trouve le mémorial de sa Passion (qui actualise sa Passion), où l’âme est comblée de grâce, et où le gage de la vie éternelle nous est donné ». En effet, qui mange la Chair du Fils de l’Homme et boit son Sang a la vie éternelle et le Christ le ressuscitera au dernier jour (cf. Jn 6) ! Bienheureux les invités au banquet des noces de l’Agneau !

Abbé Laurent Spriet +


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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 12:06

 

Nous donnerons au long des bulletins de Saint-Georges le texte  de cette belle  encyclique du vénérable  Pie XII.

 


1. " Vous puiserez des eaux avec joie aux sources du Sauveur. " Par ces mots, le prophète Isaïe, en se servant d'images expressives, prédisait ces dons de Dieu multiples et surabondants que l'ère chrétienne allait apporter. Ces mots, disons-Nous, Nous viennent spontanément à l'esprit, au moment de célébrer le centenaire du jour où Notre Prédécesseur d'immortelle mémoire, Pie IX, condescendant volontiers aux vœux qui affluaient de tout le monde catholique, ordonna de célébrer la fête du Sacré-Cœur de Jésus dans l'Église universelle.

2. À la vérité, il est impossible d'énumérer les dons célestes que le culte rendu au Sacré-Cœur de Jésus répand dans les cœurs des fidèles : il les purifie, les ranime par ses divines consolations et il les entraîne à l'acquisition de toutes les vertus. C'est pourquoi, Nous souvenant du mot très sage de l'apôtre saint Jacques : " Tout beau présent, tout don parfait vient d'en haut et descend du Père des lumières ", Nous voyons à bon droit, dans ce culte même, qui plus ardent que jamais prospère dans le monde entier, le don inestimable que le Verbe incarné et notre divin Sauveur, en tant que médiateur unique de grâce et de vérité entre son Père céleste et le genre humain, a communiqué à l'Église, sa mystique Épouse, dans le cours de ces derniers siècles, où il lui faut surmonter tant de difficultés et supporter tant d'épreuves. Grâce à ce don inestimable, l'Église peut en effet manifester une charité plus ardente à l'égard de son divin Fondateur et, pour ainsi dire, réaliser plus largement cette exhortation que, nous dit saint Jean l'Évangéliste, Jésus proféra lui-même : " Le dernier jour de la fête, le plus solennel, Jésus debout, s'écria : " Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive. Celui qui croit en moi, comme l'a dit l'Écriture, des fleuves d'eau vive couleront de son sein. " Il disait cela de l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui. " Il n'était pas difficile pour ceux qui l'entendaient parler, de rapporter ces mots, par lesquels il promettait une source d'eau vive qui devait naître de leur sein, aux paroles des saints prophètes Isaïe, Ezéchiel et Zacharie dans leurs prédictions du règne du Messie, ou encore à cette pierre symbolique d'où l'eau jaillit miraculeusement sous la verge de Moïse.

3. La charité divine tire sa première source du Saint-Esprit, qui est l'Amour personnel tant du Père que du Fils au sein de l'auguste Trinité. C'est donc très justement que l'Apôtre des nations, faisant comme écho aux paroles de Jésus-Christ, attribue l'effusion de la charité dans les âmes des fidèles à cet Esprit d'amour : " L'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l'Esprit-Saint qui nous a été donné."

4. Ce lien très étroit que les Saintes Écritures affirment intervenir entre la divine charité, qui doit brûler dans les cœurs des chrétiens, et l'Esprit Saint - qui est essentiellement Amour - nous dévoile à tous, Vénérables Frères, la nature intime elle-même de ce culte que l'on doit rendre au très saint Cœur de Jésus-Christ. Car, s'il est manifeste que ce culte, si nous considérons sa nature particulière, est l'acte de religion par excellence - puisqu'il requiert de notre part une volonté pleine et absolue de nous vouer et consacrer à l'amour du divin Rédempteur, dont son Cœur transpercé est le vivant témoignage et le signe, - de même il est également manifeste, et dans un sens encore plus profond, que ce même culte suppose avant tout que nous rendions amour pour amour à ce divin Amour. En effet, du fait seul de la charité découle cette conséquence que les cœurs des hommes se soumettent pleinement et parfaitement à l'autorité suprême du Seigneur, puisque, en réalité, le sentiment de notre amour s'attache à la volonté divine au point de ne faire qu'un en quelque sorte, selon ce qui est dit : " Celui qui s'unit au Seigneur n'est avec lui qu'un esprit. "

5. Pourtant, bien que l'Église ait eu et ait encore en telle estime le culte du Cœur très saint de Jésus, au point qu'elle prend soin de le propager et de le faire prospérer dans les peuples chrétiens du monde entier, et qu'elle s'efforce, en outre, de tout son pouvoir, de le défendre contre les attaques du naturalisme et du sentimentalisme, il est néanmoins bien regrettable que dans les temps passés, et même de nos jours, ce culte très noble ne jouisse pas d'une égale estime et d'un égal honneur près de quelques chrétiens, même parfois de la part de ceux qui font montre de zèle pour la religion et l'acquisition de la sainteté.

6. « Si tu savais le don de Dieu ». Par ces mots, Vénérables Frères, Nous, qui par un secret conseil de Dieu avons été choisis comme gardien et dispensateur de ce trésor de foi et de piété que le divin Rédempteur a confié à son Église, conscient du devoir de Notre charge, Nous avertissons tous ceux qui, bien qu'étant Nos fils, et bien que le culte du Sacré-Cœur de Jésus, triomphant, pour ainsi dire, des erreurs et de l'indifférence des hommes, se répande dans son Corps mystique, cèdent aux préjugés et opinions et vont parfois jusqu'à estimer ce culte moins adapté, pour ne pas dire nuisible, aux nécessités spirituelles de l'Église et de l'humanité, les plus urgentes à l'heure actuelle. Il n'en manque pas en effet qui, parce qu'ils confondent et mettent sur le même plan la nature supérieure de ce culte avec les formes particulières et diverses de dévotion que l'Église approuve et favorise sans les commander, pensent que ce culte est quelque chose de superflu que chacun peut pratiquer ou non à son gré ; certains vont jusqu'à prétendre que ce culte est importun et de peu d'utilité, voire même tout à fait inutile pour ceux qui militent pour le règne de Dieu, principalement dans le but de travailler, en y consacrant toutes leurs forces, leur temps et leurs ressources, à la défense et propagation de la vérité catholique, à la diffusion de la doctrine sociale chrétienne et à la multiplication des actes de religion et des œuvres qu'ils estiment beaucoup plus nécessaires à notre époque. Il n'en manque pas enfin qui, bien loin de voir dans ce culte une aide efficace pour rénover et réformer honnêtement les mœurs chrétiennes, tant dans la vie privée des individus que dans les familles, y voient plutôt une piété plus nourrie de sensibilité que d'esprit et de cœur, et pour cela plutôt digne des femmes ; car ils y voient quelque chose qui ne convient guère à des hommes cultivés.

7. Il y en a encore, d'autre part qui, du fait qu'ils considèrent que ce culte fait appel surtout à la pénitence, à l'expiation et aux autres vertus qu'on déclare "passives" parce que privées apparemment de fruits extérieurs, ne l'estiment pas propre à ranimer la spiritualité de notre époque à qui incombe le devoir d'entreprendre une action franche et d'envergure pour le triomphe de la foi catholique et la défense vigoureuse des mœurs chrétiennes. Car ces mœurs, de nos jours, comme tout le monde le sait, se trouvent facilement entachées des erreurs de ceux qui pratiquent l'indifférence pour toute forme de religion, sans que leur esprit distingue le vrai du faux, et sont malheureusement pénétrés des principes du matérialisme athée et du laïcisme.

8. Qui ne voit, Vénérables Frères, que de telles manières de penser sont en totale opposition avec les déclarations qu'ont faites solennellement de cette chaire de vérité Nos Prédécesseurs, en approuvant le culte du Sacré-Cœur de Jésus ? Qui oserait déclarer inutile et moins adaptée à notre présente époque cette piété que Notre Prédécesseur d'immortelle mémoire, Léon XIII, a déclaré être "la forme de religion la plus estimable" ? et il ne doutait pas qu'on y trouvât un remède capable de guérir les maux qui, de nos jours mêmes, et sans aucun doute d'une manière plus ample et plus aiguë, inquiètent et font souffrir les individus et la société. "Cette consécration qu'à tous Nous conseillons, sera pour tous d'un grand profit", disait-il. Et il y ajoutait cet avertissement et cette exhortation qui se rapportent au culte même du Sacré-Cœur de Jésus : " De là cette virulence des maux qui nous accablent et nous pressent vivement de demander le secours de Celui-là seul qui a pouvoir de les éloigner. Qui peut-il être Celui-là, sinon Jésus-Christ, Fils unique de Dieu ? " Car il n'est sous le ciel aucun autre nom, parmi ceux qui ont été donnés chez les hommes, qui doive nous sauver. " Il faut donc recourir à Celui qui est la Voie, la Vérité et la Vie. "

9. Et Notre Prédécesseur immédiat d'heureuse mémoire, Pie XI, déclarait également ce culte non moins recommandable et non moins apte à nourrir la piété chrétienne quand il écrivait dans son Encyclique : " Dans cette... forme de la dévotion, n'y a-t-il pas la synthèse de toute la religion et plus encore la norme d'une vie plus parfaite, capable d'acheminer les âmes à connaître plus profondément et plus rapidement le Christ Seigneur, à l'aimer plus ardemment, à l'imiter avec plus d'application et plus d'efficacité ? " Pour Nous, non moins que Nos Prédécesseurs, ce point capital de vérité Nous paraît évident et probant ; et lorsque Nous avons pris en charge le souverain pontificat, Nous Nous sommes félicité de voir ce culte du Sacré-Cœur de Jésus se développer heureusement dans les nations chrétiennes, triomphalement pour ainsi dire. Nous Nous sommes réjoui des innombrables fruits de salut qui en découlaient sur l'Église tout entière. Il Nous a plu de le faire savoir dès Notre première Encyclique. 
Ces fruits mêmes, au cours des années de Notre pontificat - elles ne furent pas remplies seulement de peines et d'angoisses, mais aussi de consolations ineffables - n'ont diminué ni en nombre, ni en force, ni en beauté ; mais ils ont plutôt augmenté. À la vérité, des entreprises variées ont heureusement vu le jour, capables de renouveler ce culte, tout en étant des plus adaptées aux besoins de notre temps : des associations pour promouvoir la culture de l'esprit, la religion et la bienfaisance ; des publications pour en expliquer la doctrine, des points de vue historique, ascétique et mystique ; des pratiques de réparation et, surtout, mentionnons ces manifestations de piété très ardente que multiplie l'" Association de l'Apostolat de la Prière ". On a vu, surtout, sous sa direction et son impulsion, des familles, des collèges, des Instituts et parfois même des nations se consacrer au très saint Cœur de Jésus, et plus d'une fois Nous nous en sommes réjoui d'un cœur paternel dans des Lettres, des Allocutions publiques, ou même des radio-messages que Nous avons donnés à cette intention.

10. Aussi, en voyant cette féconde abondance des eaux de salut, c'est-à-dire des dons célestes de l'amour surnaturel, jaillir du Cœur sacré de notre divin Rédempteur et se répandre sur les fils sans nombre de l'Église catholique, sous l'inspiration et l'action de l'Esprit-Saint, Nous ne pouvons Nous empêcher, Vénérables Frères, de vous exhorter d'un cœur paternel à rendre avec Nous les plus hautes louanges et les plus grandes grâces à Dieu dispensateur de tout bien, Nous écriant avec l'Apôtre des nations : " A Celui qui peut, par la puissance qui agit en nous, faire infiniment au-delà de nos demandes ou de nos pensées, à lui soit la gloire dans l'Eglise et le Christ-Jésus, pour tous les âges et dans le cours des siècles ! Amen."

(à suivre...)


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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 12:01

 
   
Année de la Foi 2012-2013

Le Président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation a présenté l'Année de la foi (11 octobre 2012 - 24 novembre 2013). Mgr Rino Fisichella a exposé le calendrier des grands rendez-vous romains, le site internet spécifique et le logo de cette année.

La Congrégation pour le culte divin a approuvé une messe spéciale pour la nouvelle évangélisation. Le logo de l'Année de la foi représente une barque sur les flots, dont le mat est une croix. Image de l'Eglise, elle hisse la voile sur laquelle figure le trigramme IHS. Sur le fond, un soleil eucharistique. Quant au site internet, il est disponible en plusieurs langues (pour le moment, en italien et en anglais).

L'hymne spécial Credo Domine, Adauge Nobis Fidem, est une invocation au Seigneur pour qu'il accroisse notre foi, doublé d'un guide pastoral (Vivre l'Année de la foi), d'abord destiné aux paroisses.

Les rendez-vous principaux auront lieu à Rome en présence du Pape. L'ouverture de l'année sera célébrée le 11 octobre Place St Pierre. Cette messe sera concélébrée avec les derniers pères conciliaires, les pères synodaux et les présidents des conférences épiscopales.

Le 21 octobre seront canonisés sept martyrs et confesseurs de la foi, le français Jacques Barthieu, le philippin Pedro Calugsod, l'italien Giovanni Battista Piamarta, l'espagnole María del Carmen, l'iroquoise Katheri Tekakwitha, les allemandes Marianne Cope et Anna Schäffer.

La cérémonie oecuménique du 25 janvier 2013 à St Paul hors les Murs aura pour thème la profession commune du Symbole dans le cheminement vers l'unité des chrétiens.

Le 28 avril le Pape procédera à des confirmations et le 5 mai sera consacré à la piété populaire et aux confraternités.

A la vigile de Pentecôte, le 18 mai, les mouvements ecclésiaux se réuniront Place St Pierre.

Dimanche 2 juin 2013, pour le Corpus Christi, l'adoration eucharistique aura lieu à la même heure dans toutes les cathédrales et églises du monde.

Le 16 juin sera réservé au témoignage de l'Evangile de la vie, tandis que le 7 juillet s'achèvera Place Saint-Pierre le pèlerinage international des séminaristes et novices.

Le 29 septembre, anniversaire du Catéchisme, sera consacré aux catéchistes, et le 13 octobre à la présence de Marie dans l'Eglise.

L'année sera clôturée par une messe solennelle le 24 novembre.


 

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 11:22

 

·         Editorial de l’abbé de Montjoye

o  De la visite au Saint-Sacrement

o  Entretien avec Jésus au Tabernacle (Saint Ignace)

o   Connaissez-vous la garde d’Honneur du Sacré Cœur ?

·         Article de l’abbé Spriet

o   Rite romano-lyonnais : le Pater « et relaqua »…

·         Prière pour la France de Marcel Van

·         Quel avenir pour la chorale ?

·         Annonces diverses

·         Dates à retenir en Juin

 

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 11:19

 

 

Les soins palliatifs, l'agonie, la mort subite, ou le retour à la vie ?

Notre chef de choeur, Maguelonne de Pierrefeu, lance un appel de la dernière chance. La chorale a réussi à survivre miraculeusement cette année, avec même de belles réussites, mais le diagnostique vital est engagé, en raison d'un manque d'engagement à participer aux répétitions, seule condition pour apprendre de nouvelles pièces, susciter l'intérêt des chanteurs et permettre un progrès général. Ce n'est pas en groupant  quinze ou vingt chanteurs dix minutes avant la messe que l'on peut prétendre former un choeur. Les quelques rares chanteurs assidus aux répétitions, et notre chef de choeur en premier lieu, sont découragés. Or l'assemblée est assez nombreuse pour compter en son sein des personnes chantant bien (la bonne volonté ne suffit pas...). Certes ce service est astreignant, comme tout service. Mais si la chorale s'étoffe, le chant devient une joie qui dilate l'âme et la fait monter vers le cieux. Même les répétitions deviennent un moment de joie. Et  la beauté de la liturgie est à ce prix.

Si nous voulons maintenir une chorale polyphonique le dimanche, nous avons besoin de chanteurs qui s'engagent à participer aux répétitions (1h en semaine, 1/2h avant la messe du dimanche), faute de quoi la chorale cessera. Nous avons besoin de chanteurs dans tous les pupitres (sopranes, alti, ténors et basses). Ceux qui sont vraiment chanteurs confirmés et capables de travailler les pièces chez eux peuvent voir avec le chef de choeur s'ils leur est possible de ne venir qu'à la répétition du dimanche (mais dès le début!).

Si vous aimez entendre de beaux chants à la messe, voyez si vous ne pourriez pas mettre au service de Dieu et de l'Eglise les dons que vous avez reçus. Je tiens à remercier ceux qui se donnent à fond depuis plusieurs mois pour continuer coûte que coûte ; leur effort est vraiment méritoire. Il est d’autant plus triste d’en arriver là.  J’espère que tout n’est pas perdu, car l'impact missionnaire de la paroisse et de la liturgie dépend pour une bonne part de la vitalité de la chorale. NOUS COMPTONS SUR VOUS. Si l'appel n'est pas entendu, ne vous plaignez pas de l'absence de chants.

Merci de contacter notre chef de choeur, Maguelonne de Pierrefeu (06 88 76 84 29) ou sa suppléante, Sarah Lyonnet (06 65 01 42 82).

Abbé de Montjoye +

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 11:18

"Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l'étreindre dans ton Amour et lui en montrer toute ta tendresse. Fais que, remplie d'amour pour toi, elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre. Ô Amour de Jésus, nous prenons ici l'engagement de te rester à jamais fidèles et de travailler d'un coeur ardent à répandre ton Règne dans tout l'univers. Amen".

Cette prière a été dictée par le Christ le 14 novembre 1945 au jeune novice rédemptoriste Marcel Van (1928-1959). Jésus la lui avait ainsi présentée : "Petit enfant de mon Amour, écoute, je vais te dicter une prière, et cette prière, je veux que les Français me la récitent." Il lui dit ensuite : "Ô mon enfant, dis aux Français que cette prière est celle-là même que je veux entendre de leur bouche. Elle est sortie de mon coeur brûlant d'amour et je veux que les Français soient les seuls à la réciter. Quant à toi, mon enfant, je veux que tu la récites aussi, mais tu la réciteras également en français."

 

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(Du Vatican, le 31 décembre 2008 ;
Agence Fides 3/2/2009)

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