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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 16:58

Dispositions du Code de Droit Canonique

relatives aux jours de Pénitence

 

 

Can. 1249   Tous les fidèles sont tenus par la loi divine de faire pénitence chacun à sa façon; mais pour que tous soient unis en quelque observance commune de la pénitence, sont prescrits des jours de pénitence durant lesquels les fidèles s'adonneront d'une manière spéciale à la prière et pratiqueront des œuvres de piété et de charité, se renonceront à eux-mêmes en remplissant plus fidèlement leurs obligations propres, et surtout en observant le jeûne et l'abstinence selon les canons suivants.

Can. 1250   Les jours et temps de pénitence pour l'Église tout entière sont chaque vendredi de toute l'année et le temps du Carême.

Can. 1251   L'abstinence de viande ou d'une autre nourriture, selon les dispositions de la conférence des Évêques, sera observée chaque vendredi de l'année, à moins qu'il ne tombe l'un des jours marqués comme solennité; mais l'abstinence et le jeûne seront observés le Mercredi des Cendres et le Vendredi de la Passion et de la Mort de Notre Seigneur Jésus Christ.

Can. 1252   Sont tenus par la loi de l'abstinence, les fidèles qui ont quatorze ans révolus; mais sont liés par la loi du jeûne tous les fidèles majeurs jusqu'à la soixantième année commencée. Les pasteurs d'âmes et les parents veilleront cependant à ce que les jeunes dispensés de la loi du jeûne et de l'abstinence en raison de leur âge soient formés au vrai sens de la pénitence.

Can. 1253   La conférence des évêques peut préciser davantage les modalités d'observance du jeûne et de l'abstinence, ainsi que les autres formes de pénitence, surtout les œuvres de charité et les exercices de piété qui peuvent tenir lieu en tout ou en partie de l'abstinence et du jeûne.

 

Droit particulier français

Les catholiques doivent traduire en actes, d'une manière habituelle, leur volonté de se conformer à Jésus-Christ, notre Sauveur, d'approfondir la conversion baptismale, de rejoindre tous ceux qui, près de nous et à travers le monde, sont dans la souffrance ou le besoin.   1. Tous les vendredis de l'année, en souvenir de la Passion du Christ, ils doivent manifester cet esprit de pénitence par des actes concrets :  - Soit en s'abstenant de viande, ou d'alcool, ou de tabac...;   - Soit en s'imposant une pratique plus intense de la prière et du partage.    2. Pendant le temps du Carême :   a) Tous les vendredis, ils doivent s'abstenir de viande s'ils le peuvent ;   b) Le mercredi des Cendres, jour où commence le Carême, et le Vendredi-Saint, jour de la mort du Sauveur, ils s'abstiennent de viande, ils jeûnent en se privant substantiellement de nourriture selon leur âge et leurs forces, et réservent un temps notable pour la prière.

 

Catéchisme de l’Eglise Catholique

 

IV La pénitence intérieure

 

1430  Comme déjà chez les prophètes, l'appel de Jésus à la conversion et à la pénitence ne vise pas d'abord des œuvres extérieures, "le sac et la cendre", les jeûnes et les mortifications, mais la conversion du cœur, la pénitence intérieure. Sans elle, les œuvres de pénitence restent stériles et mensongères; par contre, la conversion intérieure pousse à l'expression de cette attitude en des signes visibles, des gestes et des œuvres de pénitence (cf. Jl 2,12-13 Is 1,16-17 Mt 6,1-6 6,16-18).

 

1431  La pénitence intérieure est une réorientation radicale de toute la vie, un retour, une conversion vers Dieu de tout notre cœur, une cessation du péché, une aversion du mal, avec une répugnance envers les mauvaises actions que nous avons commises. En même temps, elle comporte le désir et la résolution de changer de vie avec l'espérance de la miséricorde divine et la confiance en l'aide de sa grâce. Cette conversion du cœur est accompagnée d'une douleur et d'une tristesse salutaires que les Pères ont appelées "animi cruciatus (affliction de l'esprit)", "compunctio cordis (repentir du cœur)" (cf. Cc. Trente: DS 1677-1678 1705 Catech. R. 2, 5, 4).

 

1432  Le cœur de l'homme est lourd et endurci. Il faut que Dieu donne à l'homme un cœur nouveau (cf. Ez 36,26-27). La conversion est d'abord une œuvre de la grâce de Dieu qui fait revenir nos cœurs à lui: "Convertis-nous, Seigneur, et nous serons convertis" (Lm 5,21). Dieu nous donne la force de commencer à nouveau. C'est en découvrant la grandeur de l'amour de Dieu que notre cœur est ébranlé par l'horreur et le poids du péché et qu'il commence à craindre d'offenser Dieu par le péché et d'être séparé de lui. Le cœur humain se convertit en regardant vers Celui que nos péchés ont transpercé (cf. Jn 19,37 Za 12,10)

 

V Les multiples formes de la pénitence dans la vie chrétienne

 

1434  La pénitence intérieure du chrétien peut avoir des expressions très variées. L'Ecriture et les Pères insistent surtout sur trois formes: le jeûne, la prière, l'aumône (cf. Tb 12,8 Mt 6,1-18), qui expriment la conversion par rapport à soi-même, par rapport à Dieu et par rapport aux autres. A côté de la purification radicale opérée par le Baptême ou par le martyre, ils citent, comme moyen d'obtenir le pardon des péchés, les efforts accomplis pour  se réconcilier avec son prochain, les larmes de pénitence, le souci du salut du prochain (cf. Jc 5,20), l'intercession des saints et la pratique de la charité "qui couvre une multitude de péchés" (1P 4,8).

 

1435  La conversion se réalise dans la vie quotidienne par des gestes de réconciliation, par le souci des pauvres, l'exercice et la défense de la justice et du droit (cf. Am 5,24 Is 1,17), par l'aveu des fautes aux frères, la correction fraternelle, la révision de vie, l'examen de conscience, la direction spirituelle, l'acceptation des souffrances, l'endurance de la persécution à cause de la justice. Prendre sa croix, chaque jour, et suivre Jésus est le chemin le plus sûr de la pénitence (cf. Lc 9,23).

 

1436  Eucharistie et Pénitence. La conversion et la pénitence quotidiennes trouvent leur source et leur nourriture dans l'Eucharistie, car en elle est rendu présent le sacrifice du Christ qui nous a réconciliés avec Dieu; par elle sont nourris et fortifiés ceux qui vivent de la vie du Christ; "elle est l'antidote qui nous libère de nos fautes quotidiennes et nous préserve des péchés mortels" (Cc. Trente: DS 1638).

 

1437  La lecture de l'Ecriture Sainte, la prière de la Liturgie des Heures et du Notre Père, tout acte sincère de culte ou de piété ravive en nous l'esprit de conversion et de pénitence et contribue au pardon de nos péchés.

 

 « Mon Carême » (hors-série de « Parole et Prière »)

Livret pour vous accompagner chaque jour (3,5 € l’unité, 5 € les 2)

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 16:49

 

Journée des mamans d’enfant malade ou handicapé

J

ournée proposée par l’Office chrétien des personnes handicapées (OCH), à toutes les mamans d’un enfant malade ou handicapé, quel que soit son âge et son handicap. L’objectif est de permettre aux mamans de se rencontrer, de prendre soin d’elles, de partager leurs soucis et leurs questions, de retrouver la confiance en elles. Cette journée nationale se tiendra le même jour à Paris, Marseille, Vannes et Lyon. Centrée sur le thème : "Trouver un nouvel élan", la journée proposera les interventions de Marie-Vincente Puiseux, rédactrice en chef d’Ombres et Lumière, et de Marie-Amélie Saunier, maman de quatre enfants dont Paul, autiste. Cette rencontre alternera des groupes de partages, des ateliers, des temps de rencontres personnels et conviviaux (service d’écoute personnalisée, stand de « relooking » avec des professionnels…), des moments de recueillement pour celles qui le souhaitent… Chaque atelier sera animé par un professionnel et une maman :  Atelier 1 : Avec mon conjoint : comment protéger mon couple ? Comment se parle t-on ? Que se dire ? Comment vivre ensemble ?  Atelier 2 : Mes autres enfants : comment être disponible aux autres enfants ? Comment vivre ensemble ? Dois-je tout porter ou dois-je laisser aux frères et sœurs la charge de mon enfant handicapé ? Qu’est-ce que mon enfant handicapé a apporté à la fratrie ?  Atelier 3 : Comment me détendre et faire face aux contrariétés, aux préoccupations ? Comment vivre au mieux, pour chaque jour, dans la paix ? Initiation à la méthode Vittoz.  Atelier 4 : Mes conflits intérieurs : savoir entendre et accueillir ce qui m’habite et m’en sortir.  Atelier 5 : Ma vie de Foi : sur quoi puis-je m’appuyer dans ma vie spirituelle ? Sur quoi je trébuche ?  Atelier 6 : La maladie psychique : comment vivre les conflits en famille, en couple et mes conflits intérieurs face à la maladie de mon enfant ?

Contact : maman-lyon@och.asso.fr / 06 62 64 16 85

Sainte-Foy-lès-Lyon, Domaine Lyon Saint Joseph, allée Jean-Paul II, jeudi 22 mars 2011, de 9h à 17h30.

 

Quelques points de discernement à l’occasion des élections

Conférences organisées par le Collège Supérieur, ouvertes à tous.

Programme :  

  • Mardi 7 février à 20h : La vie : un choix inconditionnel ? par Catherine Denis, médecin et spécialiste de théologie morale, Lyon  
  • Mardi 13 mars à 20h : Quel rôle politique pour les catholiques français ? Par le R.P. Jean-Miguel Garrigues, dominicain, institut Catholique de Toulouse, membre de l’Académie Pontificale de Théologie à Rome  
  • Lundi 2 avril à 20h : Le capitalisme a-t-il un avenir ?, par Pierre-Yves Gomez, professeur de Management stratégique à l’EM Lyon, directeur de l’Institut Français de Gouvernement des Entreprises

Tarif : 9 € la soirée / 5 € étudiants et bénéficiaires du RSA

 Plus d’informations sur le site du Collège Supérieur : www.collegesuperieur.com

Contact : contact@collegesuperieur.com / 04 72 71 84 23

Lyon 7e, Collège Supérieur, 17 rue Mazagran.

 

Conférences de Carême à ND de Fourvière

Chaque dimanche, rendez-vous à Fourvière à 15h30 pour suivre les conférences de carême sur le thème de l’esprit. Programme : - Dimanche 26 février : 1ère conférence de carême, le sacrement du pardon, par le Père Pierre-Marie Delfieux des Fraternités Monastiques de Jérusalem - Dimanche 4 mars : 2ème conférence de carême, la prière, par le père Marc de Pohuau, abbé de Hauterive


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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 12:19



•    Editorial de l’abbé  de Montjoye
      o    Qui osera encore souhaiter une bonne année ?
•    Article de l’Abbé Spriet
      o    Bienheureux Jean XXIII
•    Eglise universelle
      o    Communiqué à propos de la Note de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi relative aux indications pastorales de l'Année de la foi
      o    Semaine de prière pour l’unité de l’Eglise : du 18 au 25 janvier. Prions spécialement pour la fraternité Saint-Pie X (Abbé Hugues de Montjoye)
      o    MESSAGE DE SA SAINTETÉ BENOÎT XVI POUR LA CÉLÉBRATION DE LA JOURNÉE MONDIALE DE LA PAIX 1er JANVIER 2012 (extraits)
      o    Saint Bernard : Sermon XV  sur le Cantique des Cantiques -  Vertu merveilleuse du nom de Jésus-Christ pour les chrétiens fidèles dans toutes les adversités.
      o    Rosaire vivant des petits enfants pour la France
•    Vie autour de la paroisse
      o    Présentation des «propédeutes » de la maison Sainte-Blandine
      o    Nouvelles de l’abbé Leroux
      o    « Les mardis de la foi »
      o    Confirmations
      o    S’inscrire aux repas 4X4
•    Dates à retenir
      o    A Saint-Georges
      o    Hors Saint-Georges
      o    Pèlerinage à Ars
      o    Pèlerinage à Rome (étudiants et jeunes professionnels)
      o    Grande marche pour la vie dimanche 22 Janvier à Paris
      o    Vie diocésaine
•    Annonces diverses

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 12:09



   Bruits du monde : crise financière dont l'issue n'apparaît pas encore, conflits armés sur tous les continents et nouvelles menaces de guerre ici et là, persécution des chrétiens dans les pays musulmans, hindous et communistes ; dans nos pays occidentaux et en France notamment : destruction toujours croissante de la famille par la propagande homosexuelle et la théorie subversive du « gender » jusque dans les écoles, perversion diabolique de l'art pour étouffer la vraie culture , celle qui fait grandir l'homme et contribue au bien de la société, chômage en hausse, précarité, insécurité... Non, il ne s 'agit pas du tableau sombre présenté par un candidat à la présidentielle promettant - enfin ! - le changement, mais c'est la triste et monotone litanie que débitent quotidiennement les journaux d'information. Tout le monde l'a constaté à l'occasion des vœux des différents hommes d'Etat ou de partis, la période n'est pas à l'optimisme béat. Pour beaucoup 2011 a été difficile, et 2012 se présente sous un jour encore plus menaçant. Nous pourrions ajouter encore aux malheurs des temps l'indifférence religieuse massive - « l'apostasie silencieuse » dénoncée déjà par Jean-Paul II – et jusque dans l'Eglise, la crise de la foi et de la pratique, cette dernière n'étant que le reflet de la première. On en vient à se poser la question avec le psalmiste, non sans quelque appréhension  : « Qui nous fera voir le bonheur ? » (Ps 4,7).

Et pourtant au milieu de ces alarmes et des soucis (personnels, familiaux, professionnels...) que chacun peut porter parfois secrètement, l'Eglise répète encore et inlassablement la Bonne Nouvelle annoncée par les anges : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté ! ». Oui, une vraie bonne nouvelle traverse les cieux, toujours bonne et toujours nouvelle : Dieu est venu jusqu'à nous pour nous sauver. « Voici manifestée à tous les hommes la grâce de Dieu, notre Sauveur, elle nous enseigne à renoncer à l'impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent avec tempérance, justice et piété, en attendant la bienheureuse espérance et l'apparition glorieuse de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ, qui s'est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité et de se faire, en nous purifiant, un peuple qui lui appartienne, et qui soit zélé pour les bonnes œuvres » (Tite 2,11-15). 

    Cette bonne nouvelle doit retentir sur les toits et parvenir à tous les hommes, puisque tous sont appelés au salut dans et par le Christ. C'est ce que le concile Vatican II a voulu rappeler au monde d'une manière renouvelée (cf « Lumen Gentium cum sit Christus... »), et la célébration du cinquantième anniversaire de l'ouverture du dernier concile, le 11 octobre prochain, doit être l'occasion de le rappeler, non seulement au monde étranger à la foi, mais aux chrétiens eux-mêmes ! La Congrégation pour la Doctrine de la Foi vient d'ailleurs de publier une petite note intéressante pour orienter les commémorations qui auront lieu un peu partout, en donnant quelques lignes directrices destinées  aux conférences épiscopales, aux évêques diocésains, et aux simples prêtres (cf infra).

    Et comprenons bien que la joie de Noël est pour tout le peuple (cf Luc 2,10), pour tous les hommes de bonne volonté (Luc 2,14). Elle a été celle de Marie et Joseph en tout premier lieu, puis des pauvres bergers des alentours, enfin des mages venus de loin. Seuls en ont été exclus, par leur faute, les repus et les indifférents de Bethléem, les prêtres qui n'ont pas su allier à leur connaissance des Ecritures l'amour de Dieu, le peuple de Jérusalem, troublé par la nouvelle, mais trop superficiel pour bouger, et le roi Hérode cramponné à son trône et insensible à tout le reste. La joie de Noël est pour nous, si nous imitons Marie et Joseph, les bergers et les mages. Alors l'année 2012 sera pour nous, comme la précédente, une « année de grâce ».

    Le « Prince de la Paix » qui nait dans l'étable ne donne pas la paix comme le monde la donne. Son royaume, qui s'étend sur ce monde, ne vient pas du monde et ne s'exerce pas selon les critères d'ici-bas. Dieu vient nous sauver, et pourtant le sang des Saints Innocents ne va pas tarder à couler, et il coule encore, à longueur de journées, dans nos hôpitaux et dans l'indifférence quasi générale (« sous nos fenêtres » comme le chante dans une émouvante et belle chanson Patrice Martineau). Et  le crime est remboursé par la Sécurité Sociale ! L'ange n'a pas non plus promis une belle maison dans un beau quartier à la Sainte Famille. La fuite en Egypte a été leur lot, puis ce sera la digne pauvreté de Nazareth. Et plus tard le Seigneur ne se fera pas  conteur de boniments. Il apporte le salut, la sainteté, la Vie Eternelle, l'Esprit-Saint, la joie qui ne se perd pas. Mais aussi l'incompréhension,  la persécution, la mort cruelle... la croix.

   La vraie bonne nouvelle, c'est de savoir que précisément la croix, le péché de l'homme, la mort qui en est la conséquence, n'ont pas le dernier mot. C'est de savoir et d'expérimenter dans le Christ que l'Amour est vainqueur, qu'il est une force divine parce qu'il vient de Dieu et que cette force est communiquée au cœur de l'homme, à la mesure de son humilité, de son abandon, de  sa confiance, de son désir.

   Je ne sais pas si cette année verra une amélioration de la situation politique, économique, sociale, culturelle, religieuse de notre pays qui est, peut-être plus encore qu'au temps de sainte Jeanne d'Arc « en grande pitié ». A vue humaine, c'est peu probable. On peut de même légitimement craindre que les persécutions contre les chrétiens ne fassent que se multiplier dans le monde et devenir toujours plus sanglantes. Mais que cela ne nous fasse pas perdre notre joie qui est « le secret gigantesque du chrétien » pour reprendre le mot bien connu de Chesterton. Joie d'être sauvé, joie d'être aimé d'un amour fou et éternel, joie d'être pardonné, attendu, désiré, appelé. Joie d'aimer en retour et de témoigner de la nouveauté que l'évangile du Christ a introduit dans le monde. Pour tout cela : Gloire à Dieu ! Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

Abbé Hugues de MONTJOYE
Recteur

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 12:08


 

L'Année de la foi a été annoncée par la Lettre apostolique Porta Fidei du 11 octobre 2011. Elle débutera le 11 octobre prochain, cinquantième anniversaire de l'ouverture du Concile oecuménique Vatican II, et se conclura le 24 octobre 2013, en la solennité du Christ Roi. Comme il l'a annoncé à l'aube de son pontificat, Benoît XVI entend replacer au centre de l'attention ecclésiale la rencontre avec Jésus-Christ, et avec la beauté de la foi qu'il dégage. Consciente des questions dont la foi est sujet, l'Eglise ressent comme tout à fait actuelle la question que le Seigneur se posait: Lorsque le Fils de l'homme reviendra sur terre, y trouvera-t-il encore la foi? (Lc 18, 8). Si la foi n'est pas revitalisée, déclarait le Saint-Père lors des voeux à la Curie Romaine (22 décembre 2011), si elle n'est pas une conviction profonde et une force tirée de la rencontre avec le Christ, aucune réforme ne sera efficace.
A la demande du Saint-Père, en collaboration avec certains dicastères et le Comité préparatoire de l'Année de la foi, la Congrégation a rédigé une Note sur les indications pastorales de l'Année de la foi. Constitué près cette même congrégation, ce comité compte le Cardinal William Levada, le Cardinal Francis Arinze, le Cardinal Angelo Bagnasco, le Cardinal Ivan Dias, le Cardinal Francis E. George, le Cardinal Zenon Grocholewski, le Cardinal Marc Ouellet, le Cardinal Mauro Piacenza, le Cardinal Jean-Pierre Ricard, le Cardinal Stanisław Ryłko et le Cardinal Christoph Schönborn, Mgr. Salvatore Fisichella, Mgr. Luis F. Ladaria, Mgr. Mario Del Valle Moronta Rodríguez, Mgr. Gerhard Ludwig Müller et Mgr. Raffaello Martinelli.

Daté de l'Epiphanie et publiée le lendemain, le document comprend une introduction, qui rappelle que l'Année de la foi entend contribuer à raviver chez tous les fidèles l'adhésion au Seigneur et à approfondir la foi. Ainsi pourront-ils être des témoins crédibles du Ressuscité, capable d'indiquer aux autres la porte de la foi.
Le début de l'Année de la foi coïncide avec deux grands évènements de l'histoire de l'Eglise, l'ouverture de Vatican II (11 octobre 1962), concile voulu par le bienheureux Jean XXIII, et le Catéchisme de l'Eglise catholique (11 octobre 1992), voulu par le bienheureux Jean-Paul II.
"A partir de la lumière du Christ, ...le Concile Vatican II a voulu approfondir la nature intime de l'Eglise et son rapport avec le monde contemporain... Après le concile, l'Eglise s'est engagée dans la réception et dans l'application de son riche enseignement, en continuité avec toute la tradition, sous la sûre direction du magistère".
"Pour favoriser une correcte réception du concile, les Souverains Pontifes ont convoqué à plusieurs reprises le Synode des évêques, ...en proposant à l'Eglise des orientations claires par le biais d'exhortations apostoliques post-synodales. La prochaine assemblée générale du Synode (octobre 2012) aura pour thème: La nouvelle évangélisation pour transmettre la foi chrétienne".
"Depuis le début de son pontificat, Benoît XVI s'est fermement engagé en faveur d'une juste compréhension du concile, repoussant comme erronée ce qu'on appelle "l'herméneutique de la discontinuité et de la rupture" et promouvant ce qu'il a baptisé "l'herméneutique de la réforme" et du renouveau dans la continuité".
Le Catéchisme de l'Eglise catholique, "fruit authentique du Concile Vatican II" qui prend place dans un "renouveau dans la continuité", comprend "du neuf et de l'ancien". Il reprend l'ordre traditionnel de la catéchèse qu'il articule en quatre parties: le Crédo, la liturgie, l'agir chrétien et la prière, tout en l'exprimant de manière à répondre à notre temps.
L'Année de la foi sera une excellente occasion pour étudier et diffuser le contenu de Vatican II et du Catéchisme.
Les indications pastorales de la Note tendent à favoriser "la rencontre avec le Christ grâce à de vrais témoins de la foi, comme une meilleure connaissance des contenus de la foi". Celles ci n'entendent pas exclure d'autres propositions que l'Esprit pourrait susciter de par le monde parmi pasteurs et fidèles. Etant donné que ses compétences ne se limitent pas à la défense de la doctrine authentique et à la correction des erreurs, la Congrégation pour la doctrine de la foi apportera son soutien à tout ce qui favorise la vérité de la foi (Pastor Bonus, nn. 48-51).

Les propositions de la Note s'articulent en quatre parties:
1) Eglise universelle;
2) Conférences épiscopales;
3) Diocèses;
4) Paroisses, Communautés, Associations et Mouvements, dont voici quelques exemples.
Parallèlement à l'ouverture solennelle de l'Année de la foi et aux autres manifestations présidées par le Pape, tels le Synode des évêques de 2012 ou la JMJ de 2013, on suggère des initiatives oecuméniques destinées à favoriser le rétablissement de l'unité des chrétiens. Ainsi, une cérémonie oecuménique solennelle réaffirmera la foi dans le Christ de tous les baptisés.
Les conférences épiscopales sont encouragées à améliorer la qualité de la formation catéchistique universelle comme celle des catéchismes et manuels locaux, afin qu'ils soient parfaitement conformes au Catéchisme de l'Eglise catholique. La même attention sera portée à l'utilisation des techniques de la communication et de l'expression artistique: émissions de radio et télévision, films et publications sur la foi et son contenu, sur la valeur ecclésiale de Vatican II, y compris pour le grand public.
Au niveau diocésain ensuite, cette année particulière devra être une occasion de faire dialoguer positivement foi et raison, par le biais de congrès ou de journées d'étude, notamment près les universités catholiques. Mais aussi d'organiser des cérémonies pénitentielles, qui insisteront tout particulièrement sur les péchés contre la foi.
Enfin, dans les diverses structures base de la communauté ecclésiale, on insistera sur la célébration de la foi dans la liturgie, tout particulièrement dans l'Eucharistie car, "dans l'Eucharistie, mystère de la foi et source de la nouvelle évangélisation, c'est la foi de l'Eglise qui est proclamée, célébrée et fortifiée". De toutes ces initiatives doivent naître, croître et dépendre toutes les autres propositions, en particulier celles des nouvelles communautés et mouvements ecclésiaux.
Un Secrétariat pour l'Année de la foi sera institué près le Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, qui coordonnera les initiatives des dicastères romains comme celle de dimension ecclésiale universelle. En mesure de proposer des initiatives pour l'Année, il disposera d'un site internet spécifique destiné à fournir toutes les informations sur son déroulement. Les indications pastorales de la Note de la Congrégation pour la doctrine de la foi veulent inviter tous les fidèles à s'engager dans l'Année de la foi, afin de "partager ce que le chrétien a de plus cher, le Christ Jésus, rédempteur de l'homme, roi de l'univers, principe et finalité de la foi".                        

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 12:08



   Celui ou celle qui vient prier dans la Basilique Saint-Pierre au Vatican peut voir les corps de quelques saints conservés miraculeusement. C’est le cas de Saint Pie X (en entrant dans la nef, à gauche), c’est aussi le cas du Bx Jean XXIII (au milieu à droite). Le Seigneur fait pour lui et pour nous ce miracle. Et comme les œuvres de Dieu ne sont ni fortuites ni inutiles, il y a là un signe à prendre en compte et un message à méditer.


   Le Cardinal Barbarin, dans sa lettre pastorale « l’Eglise est une servante », nous propose de passer notre « année de l’esprit » en compagnie, notamment, du Bienheureux pape Jean XXIII. Mais qui était celui que l’on nommait déjà de son vivant « le bon Pape Jean » ? Que savons-nous de lui ?


   Le Pape Jean a été représentant pontifical en Bulgarie, en Turquie, en Grèce et Nonce apostolique  à Paris. Il fut ensuite Patriarche de Venise et Cardinal.  A la mort du vénérable Pie XII, il fut ensuite élu Pape. Il était issu, comme saint Pie X,  d’une famille pauvre. Comme lui, il aimait beaucoup le saint Curé d’Ars.
Jean XXIII possédait un grand sens de l’humour. La joie est un des fruits de l’Esprit Saint. Elle est un rayonnement de la vie de la grâce. C’est un témoignage important et toujours actuel dans notre monde désenchanté et en quête d’espérance.


   Il faut se garder des simplifications rapides et des « clichés officiels ». Le « bon pape Jean » était bon, parce qu’il était rempli de charité, mais il n’était pas « bonasse ». Il n’était pas non plus un « libéral ». Le Bx Jean-Paul II disait lors de l’homélie de la béatification conjointe de Jean XXIII et de Pie IX : « En béatifiant l'un de ses fils, l'Eglise ne célèbre pas les choix historiques particuliers qu'il a pris, mais elle l'indique plutôt comme devant être imité et vénéré pour ses vertus, comme une louange à la grâce divine qui resplendit en celles-ci ». Il convient de garder cela à l’esprit. Lisons un extrait du discours d’ouverture du 2° Concile du Vatican, prononcé par le Bx Jean XXIII : « Ce qui est très important pour le Concile œcuménique, c'est que le dépôt sacré de la doctrine chrétienne soit conservé et présenté d'une façon plus efficace. Cette doctrine embrasse l'homme tout entier, dans son corps et dans son âme, et elle nous demande d'être sur terre des pèlerins en route vers la patrie céleste. (…) Le XXIe Concile œcuménique veut transmettre dans son intégrité, sans l'affaiblir ni l'altérer, la doctrine catholique qui, malgré les difficultés et les oppositions, est devenue comme le patrimoine commun des hommes. Certes, ce patrimoine ne plaît pas à tous, mais il est offert à tous les hommes de bonne volonté comme un riche trésor qui est à leur disposition. Cependant, ce précieux trésor nous ne devons pas seulement le garder comme si nous n'étions préoccupés que du passé, mais nous devons nous mettre joyeusement, sans crainte, au travail qu'exige notre époque, en poursuivant la route sur laquelle l'Eglise marche depuis près de vingt siècles. (…) Ce qui est nécessaire aujourd'hui, c'est l'adhésion de tous, dans un amour renouvelé, dans la paix et la sérénité, à toute la doctrine chrétienne dans sa plénitude, transmise avec cette précision de termes et de concepts qui a fait la gloire particulièrement du Concile de Trente et du premier Concile du Vatican. Il faut que, répondant au vif désir de tous ceux qui sont sincèrement attachés à tout ce qui est chrétien, catholique et apostolique, cette doctrine soit plus largement et hautement connue, que les âmes soient plus profondément imprégnées d'elle, transformées par elle. Il faut que cette doctrine certaine et immuable, qui doit être respectée fidèlement, soit approfondie et présentée de la façon qui répond aux exigences de notre époque. En effet, autre est le dépôt lui-même de la foi, c'est-à-dire les vérités contenues dans notre vénérable doctrine, et autre est la forme sous laquelle ces vérités sont énoncées, en leur conservant toutefois le même sens et la même portée. Il faudra attacher beaucoup d'importance à cette forme et travailler patiemment, s'il le faut, à son élaboration; et on devra recourir à une façon de présenter qui correspond mieux à un enseignement de caractère surtout pastoral ».


   Mais pour connaître l’âme d’un saint, il est toujours avantageux de lire ses écrits : quelque chose de son cœur y transparait. Voici quelques citations du Bx Jean XXIII.


   « On a affirmé que, à l’époque des triomphes de la science et de la technique, les hommes pouvaient construire leur civilisation sans avoir besoin de Dieu. la vérité est au contraire que les progrès eux-mêmes de la science et de la technique posent des problèmes humains de dimensions mondiales qui ne peuvent trouver leur solution qu’à la lumière d’une foi sincère et vive en Dieu, principe et fin de l’homme et du monde » (encyclique Mater et Magistra, 15 mai 1961).


   « L’homme séparé de Dieu devient inhumain envers lui-même et envers les autres, car des rapports bien ordonnés entre les hommes supposent des rapports bien ordonnés de la conscience personnelle avec Dieu, source de vérité, de justice et d’amour » (ibidem).


   « Le droit à la vie entraîne, le devoir de la conserver ; le droit à une existence décente comporte le devoir de se conduire avec dignité ; au droit de chercher librement le vrai répond, le devoir d'approfondir et d'élargir cette recherche » (encyclique Pacem in terris, 11 avril 1963).


   Lors des derniers moments de son existence terrestre, il confia son testament à l'Eglise: « Ce qui compte le plus dans la vie est Jésus-Christ béni, sa Sainte Eglise, son Evangile, la vérité et la bonté ».


   Puissions-nous prier ce bienheureux pape durant cette année et lui demander la grâce de grandir nous-mêmes sans cesse dans la sainteté.

Abbé Laurent Spriet +

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 12:05


Prions spécialement pour la Fraternité Saint-Pie X

Nous aurons à cœur encore cette année de prier pour que les discussions entre le Saint Siège et la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X puissent aboutir à une vraie réconciliation, qui ne peut que rendre plus efficace le témoignage de foi nous cherchons tous à donner. « Qu’ils soient un, afin que le monde croie » (Jn 17,21). Le témoignage de foi de la FSSPX ne sera aussi vraiment cohérent que le jour où ils se reconnaîtront vrais fils de l’Eglise Romaine, Mère et Maîtresse, et non seulement en paroles, mais en actes. Prions aussi pour que tous ceux qui sont inquiets de ce retour possible et souhaité par notre Pape ne se comportent pas comme le fils ainé de la parabole de l’enfant prodigue, et qu’ils sachent (que nous sachions) accueillir le frère réconcilié, en restant humbles, conscients de nos propres déficiences et du besoin que nous avons les uns des autres. Nous ne sommes pas l’Eglise à nous sommes. Prions pour le Pape Benoît XVI qui porte cette intention depuis longtemps et qui œuvre tant à recoudre la tunique déchirée du Christ. Nous assistons déjà à de beaux fruits par des rapprochements significatifs avec les orthodoxes et plus encore par le retour à la communion catholique de groupes entiers d’anciens anglicans. Puissions-nous voir cette année un heureux aboutissement des démarches commencées particulièrement sous le pontificat de Jean-Paul II pour donner une reconnaissance canonique à la Fraternité Saint-Pie X, en espérant que la plus grande partie des prêtres et des fidèles fassent preuve d’un sens de l’Eglise suffisant pour ne pas s’enfermer dans une rupture irrémédiable. La messe du mercredi 18 à 18h30 sera la messe votive « pour l’unité de l’Eglise » et sera célébrée spécialement à cette intention. Saint Pierre et Saint Paul, priez pour nous !
abbé Hugues de Montjoye

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 12:03



1. (…) Avec quelle attitude allons-nous envisager la nouvelle année? Dans le Psaume 130, nous trouvons une très belle image. Le psalmiste dit que l’homme de foi attend le Seigneur « plus que les veilleurs l’aurore » (v. 6), il l’attend avec une ferme espérance, parce qu’il sait qu’elle apportera lumière, miséricorde, salut. Cette attente naît de l’expérience du peuple élu, qui reconnaît que Dieu l’éduque à regarder le monde tel qu’il est en vérité et à ne pas se laisser abattre par les tribulations. Je vous invite à considérer l’année 2012 avec cette attitude confiante. Il est vrai qu’au cours de l’année qui s’achève, le sentiment de frustration suscité par la crise qui frappe la société, le monde du travail et l’économie a augmenté; une crise dont les racines sont avant tout culturelles et anthropologiques. Il semble presque qu’une chape d’obscurité soit venue recouvrir notre temps et ne permette pas de voir avec clarté la lumière du jour. (…)
6. Face au difficile défi dans le parcours des voies de la justice et de la paix, nous pouvons être tentés de nous demander, comme le psalmiste : « Je lève les yeux vers les montagnes: mon secours, d’où viendra-t-il ? » (Ps 121, 1).
Je veux dire à tous avec force, et particulièrement aux jeunes: « Ce ne sont pas les idéologies qui sauvent le monde, mais c’est seulement le fait de se tourner vers le Dieu vivant, le garant de ce qui est véritablement bon et vrai… [le fait de] se tourner sans réserve vers Dieu, qui est la mesure de ce qui est juste et qui est, en même temps, l’amour éternel. Qu’est-ce qui pourrait bien nous sauver sinon l’amour? » [9] L’amour se réjouit de la vérité, il est la force qui donne la capacité de s’engager pour la vérité, la justice et la paix, car il excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout (cf. 1 Co 13, 1-13). (…)

A vous de lire le reste…
 

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 11:58



 

Le nom de Jésus n'est pas seulement une lumière, c'est encore une nourriture. Ne vous sentez-vous pas fortifiés, toutes les fois que vous vous le rappelez? Qu'y a-t-il qui nourrisse autant l'esprit de celui qui y pense? Qu'est-ce qui davantage répare les forces épuisées ; rend les vertus plus mâles ; fomente les bonnes et louables habitudes; et entretient les inclinations chastes et honnêtes ? Toute nourriture de l'âme est sèche, si elle n'est arrosée de cette huile; elle est insipide si elle n'est assaisonnée de ce sel. Un livre n'a point de goût pour moi, si je n'y trouve (a) le nom de Jésus. Une conférence, un entretien ne me plait pas si l'on n'y parle point de Jésus. Jésus est du miel à la bouche, une mélodie aux oreilles, un chant d'allégresse au coeur. Mais il est encore un remède. Êtes-vous triste ? Que Jésus vienne dans votre coeur, passe de là à votre bouche; ce nom admirable n'est pas sitôt prononcé, qu'il se produit une lumière resplendissante qui chasse les ennuis et ramène le calme et la sérénité. Quelqu'un tombe-t-il dans un crime ? court-il à la mort dans son désespoir ? Qu'il invoque ce nom de Vie, il commence aussitôt à respirer et à revivre. Devant ce nom salutaire, qui a jamais persisté dans son endurcissement, dans sa paresse, dans son animosité, ou dans sa langueur ? Qui n'a pas vu la source de ses larmes desséchée, couler de nouveau avec plus d'abondance et de douceur, dès qu'il a invoqué Jésus ? Saisi de frayeur et palpitant de crainte au milieu des périls, qui n'a point senti ses appréhensions s'évanouir, et la confiance lui revenir dès l'instant qu'il a invoqué ce nom plein de force et de générosité ? Quel est l'homme, dont l'esprit flottant et irrésolu n'a pas été fixé aussitôt par l'invocation de ce nom, qui porte la clarté et la lumière dans l'âme ? Enfin, quel est celui, qui, se sentant découragé par l'adversité, et prêt à succomber, n'a pas repris une nouvelle vigueur au seul son de ce nom secourable ? ce sont là les langueurs et les maladies de l'âme, et il en est le remède. On peut justifier ce que je dis par ces paroles : "Invoquez-moi, dit-il, au jour de votre affliction , et je vous délivrerai , et vous m'honorerez (Psal. XLVI, 15). " Il n'y a rien qui soit plus propre à arrêter l'impétuosité de la colère, à abaisser l'enflure de l'orgueil, à guérir les plaies de l'envie, à retenir les débordements de l'impureté, à éteindre le feu de la convoitise, à apaiser la soif de l'avarice et à bannir tous les désirs honteux et déréglés, car lorsque je nomme Jésus, non-seulement je me représente un homme doux et humble de coeur, bon, sobre, chaste, miséricordieux, orné enfin de toutes sortes de vertus, et je me le représente encore comme Dieu tout-puissant, qui me guérit par son exemple, et me fortifie par son secours. Voilà ce que me dit le nom de Jésus. Ainsi, en tant qu'homme, il me donne un exemple à imiter, et, en tant que tout-puissant, il est pour moi un secours qui m'assiste .
 

Jesu dulcis amor  meus
(composé par saint Bernard)


 
Jésus, mon doux amour,
Comme en votre présence, je m’approche,
Je vous embrasse avec tendresse,
Au souvenir de vos blessures.

 
O vous que je vois ici dénudé
Blessé et tuméfié,
Taché de sang et enveloppe
Dans ce tissus sacré!

Salut, chef ensanglanté par les épines,
Dont le doux visage a perdu la force,
Devant laquelle tremble la cour céleste.

Salut, côté du Sauveur,
Salut douce ouverture, plus rouge que la rose,
Remède salutaire.

Saintes mains, salut à vous,
Trouées par d’effrayants clous:
Ne me rejetez pas, mon Sauveur,
De vos pieds saints. Amen. 

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 11:52



 

   Jésus nous montre dans l’Evangile sa prédilection pour les petits enfants, porteurs de la Grâce. La raison de ce « Rosaire vivant » est de faire éclore et multiplier partout la prière des petits enfants au Cœur de Jésus par Marie et au Sacré-Cœur pour sauver la France aujourd’hui.
   Il est consolant de se souvenir que notre pays a été marqué des préférences divines depuis le baptême de Clovis (Vè siècle) où la France reçut le titre de « Fille aînée de l’Eglise ». Et sainte Jeanne d’Arc, patronne secondaire de la France, combattait avec son étendard où étaient brodés le Christ entre deux anges et l’inscription « Jésus Marie ».
   Les malheurs de notre pays ont suscité des âmes fortes et saintes pour consolider la vocation particulière de la France. Grâce à elles, le culte du règne de Jésus par Marie s’est enrichi progressivement du culte du Sacré Cœur.
   Ainsi, Louis XIII a consacré notre patrie à Notre Dame de l’Assomption le 10 février 1638. Sainte Marguerite-Marie Alacoque, eut mission de faire rentrer en grande pompe le Sacré- Cœur dans la Maison des rois de France, à l’époque de Louis XIV. Louis XVI, en 1792, dans la prison du Temple, voulant répondre au vœu de son aïeul Louis XIV, se consacra personnellement avec sa famille et son Royaume au Sacré-Cœur.
   Le culte au Sacré-Cœur connût son apogée pendant la première guerre mondiale où insignes, fanions, drapeaux portant le Sacré-Cœur circulaient par millions au front en 1917. Malgré la laïcité, pendant la drôle de guerre, le 1 juin 1940, Le cardinal Suénard consacra Paris et la France aux Sacrés-Cœurs de Jésus et Marie à la demande du Gouvernement ! Jusqu’aux dernières consécrations au Sacré-Coeur de 2 communes par leurs maires, Toulon et Orange, respectivement en 1996 et 1997.



SOURCES
Les sources de cette dévotion des petits enfants s’inscrivent dans l’Histoire de la France.
   Les apparitions de Pontmain pendant la guerre de 1870
Message de la Vierge Marie aux petits voyants qui sont invités à prier le Sacré-Cœur par Marie. En décembre 1871, les prussiens de retirent de la région.
   Les apparitions à l’Ile Bouchard en 1947
La Sainte Vierge épargne la France d’une très grave crise politique après être apparue à des petites filles à qui Elle demande de réciter le chapelet et se sacrifier . « Dites aux petits enfants de prier pour la France » recommande-t-elle.
   Le Rosaire vivant de Pauline Jaricot
En acte de réparation au Cœur de Jésus. Réciter et multiplier le rosaire, être victime devant Dieu pour son milieu, sa patrie, le Pape et l’Eglise.
   Prière dictée par Jésus à Marcel Van le 14 novembre 1945
Marcel Van, né le 15 mars 1928 à Ngam Giao (Viêt Nam), et décédé le 10 juillet 1959, était un religieux rédemptoriste vietnamien. Durant sa vie, il a eu des dialogues avec sainte Thérèse de Lisieux, avec Jésus et avec la Vierge Marie. Il fut un « apôtre de l'amour » qui a poursuivi l'enseignement de la « petite voie » donnée par sœur Thérèse. Sa cause de béatification est actuellement en cours.
Le 14 novembre 1945, Jésus dicta à Van une prière : « O, mon enfant, dis aux français que cette prière est celle que je veux entendre de leur bouche. Elle est sortie de mon cœur brûlant d’amour et je veux que les français soient les seuls à la réciter. Cette prière, récitée à la fin du rosaire des petits enfants, se trouve à la fin de cette lettre.

EN PRATIQUE
Comme cette dévotion s’adresse à de petits enfants, elle tient compte de leur courte patience et ménage aussi la disponibilité des mamans qui les accompagnent. Une personne, le plus souvent une maman, est responsable du groupe local. Les petits enfants se réunissent une fois par semaine, par exemple au moment de la sortie de l’école vers 16h 45 (c’est d’ailleurs l’occasion pour les mamans d’inviter une amie de la même école, privée ou publique ) en l’église de la paroisse ou du quartier en venant à pieds et en poussettes. Il n’est pas possible de concevoir de longs trajets pour se réunir. Si l’église ou la chapelle est trop éloignée, la prière aura lieu au domicile d’une maman. Le « rosaire des petits enfants » peut aussi s’intégrer à la prière familiale.
Habituellement la prière se fait près de l’autel, devant le Saint Sacrement. Quand la petite lampe rouge est allumée, les enfants ressentent mieux la présence de Jésus dans le tabernacle ( à défaut, à domicile, installer sur un meuble le crucifix, une image de la Vierge Marie et une bougie allumée). Le temps le plus précieux est le silence demandé pour se mettre en présence de Dieu et adorer.
La responsable du groupe ou la maman s’exprime simplement mais avec des mots justes et précis pour élever l’âme des petits au vrai et au surnaturel. Elle commente en quelques mots un mystère du rosaire et rappelle l’intention générale pour la France. Tout le monde récite une dizaine de chapelet à la cadence des petits enfants.
La dizaine se termine par la prière de Van :

   « Seigneur Jésus, ayez compassion de la France, daignez l’étreindre dans votre amour et lui en montrer toute la tendresse. Faites que, remplie d’amour pour Vous, elle contribue à Vous faire aimer de toutes les nations de la Terre. Ö amour de Jésus, nous prenons ici l’engagement de vous rester à jamais fidèles et de travailler d’un cœur ardent à répandre Votre règne dans tout l’univers. Amen »

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