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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 16:01

·         Editorial de l’abbé de Montjoye

o  Attendre le Seigneur ou marcher vers lui ?

·         Article de l’abbé Spriet

o   Rite romano-Lyonnais

·         Temps de l’Avent

o   Préface de l’Avent

o   Une belle coutume populaire de l’Avent : les messes « Rorate »

·        La véritable histoire de Notre Dame de Guadalupe

·         Eclairage de Mgr Brincard, évêquedu Puy-en-Velay, à propos de la pièce « Sur le concept du visage du fils de Dieu », de Roméo Castellucci, et des réactions qu’elle a suscitées.

·         Formation, vie spirituelle et paroissiale

o    Récollection pour dames

o   « Les mardis de la foi »

o   « Repas 4x4 »

·         Services, bonnes volontés

o   Divers

o   Messe de Noël

·         Dates à retenir

o   Divers

o   Pèlerinage à Ars

o   Vie diocésaine

o   Pèlerinage à Rome

   Annonces diverses

·        Indulgences 31 décembre et 1er janvier

·         Carnet de familles : Joies et peines

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 16:00

 


L

e temps de l’Avent, nous le savons, est le temps de la préparation à Noël, le temps de l’attente du Messie. Le premier avènement a déjà eu lieu, il y a deux mille ans, dans l’humilité de la crèche, le dernier avènement, glorieux celui-là (« Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts »)  n’a pas encore eu lieu, et nous ignorons la date. Nous commémorons l’attente d’Israël, et nous vivons l’attente de la Parousie. Les longs siècles de l’Ancien Testament n’avaient pas étouffé l’espérance messianique du peuple élu. Au contraire, à l’approche de la venue du Verbe en notre chair, les appels des prophètes sont plus pressants et pleins d’un saint désir. Les premiers chrétiens étaient tout tendus vers le retour du Christ qui les avait blessés au cœur comme la bien-aimée du Cantique des Cantiques. « Entraîne-moi sur tes pas, nous courrons » (Cant 1,4). Les derniers mots de l’Apocalypse - donc de la Bible – ne sont d’ailleurs qu’un cri vers ce retour : « Viens, Seigneur Jésus ! ».

Et nous, quelle est la qualité de notre attente ? Quelle est l’intensité de notre désir ? Attendons-nous passivement, comme on attend que le temps passe, ou sommes-nous tendus vers la rencontre avec le Christ ? Que le retour glorieux n’aie pas lieu pendant notre vie terrestre, peu importe, et en fait qu’en savons-nous ? Ce qui est sûr, et ce qui devrait nous stimuler comme un aiguillon, c’est que le Seigneur nous attend, que chaque heure qui passe nous rapproche de notre mort et donc de Lui.      Le temps nous est donné pour Le désirer toujours plus et nous unir à Lui. Certes nous pouvons déjà ici-bas nous unir réellement à Lui, mais l'union à Dieu, dans notre condition terrestre et mortelle est orientée vers autre chose, vers un plus et un mieux, dans une tension eschatologique, précieuse pour la vitalité de notre vie spirituelle. Perdrons-nous notre temps ? Saint Paul nous exhorte au contraire à « racheter le temps». II n'y a pas d'heure pour rencontrer le Seigneur, il n'y a pas d'âge non plus, nous le constatons, douloureusement parfois, mais sans surprise si nous sommes familiers de l'Ecriture : «Je viendrai comme un voleur » « Soyez vigilants, car vous ne savez ni le jour ni l'heure » «Bienheureux celui que le Maître trouvera veillant à son retour des noces »... Oui, notre vie est une attente de Dieu, une attente qui ne doit pas être statique, mais dynamique. L'Avent doit nous aider à retrouver ce désir de Dieu, si important pour être réceptifs à la grâce. Il est par excellence le temps du désir de Dieu, de l'attente joyeuse et impatiente.

 

« Esurientes implevit bonis » chante la Vierge dans le Magnificat. « Dieu comble de biens les affamés ». Mais ceux qui n'ont pas faim, qui ne ressentent pas leur indigence, qui n'en souffrent pas, qui se suffisent à eux-mêmes, qui ne tendent pas les mains vers le Père des pauvres, qui n'ouvrent pas la bouche pour qu'Il la remplisse, qui ne désirent pas Dieu, qui ne l'attendent pas... Que pourrait-Il leur donner ? Que peuvent-ils recevoir ? Si nous ne vivons pas chaque jour nouveau comme un don, comme une surprise presque, comme une dernière préparation aux noces éternelles, comme des fiançailles avec toute la fébrilité que cela peut comporter, comme une grâce et comme une croix «(« J'ai le désir de partir et d'être avec le Christ, ce qui est de beaucoup le meilleur - Esse cum Christo multo magis melius - ; mais il est plus nécessaire que je demeure dans la chair à cause de vous » Philippiens 1,23-24) alors relisons saint Paul dans l'épître du premier dimanche de l'Avent, reprise au capitule des laudes et des vêpres : «Frères, l'heure est venue désormais de sortir de notre sommeil Maintenant, en effet, le salut est plus près de nous qu'au temps où nous avons embrassé la foi. La nuit est avancée, le jour est proche. Dépouillons-nous donc des œuvres de ténèbres et revêtons les armes de lumière. » (Romains 13,11-12) Les saints étaient pénétrés de la pensée de Dieu, poursuivis par le souvenir de son Amour infini et incompréhensible pour nous « Caritas Christi urget nos ! » (2 Cor.5,14) La charité du Christ nous presse «fortiter ac .suaviter » « avec force et douceur» pour reprendre une expression de la liturgie de l'Avent, qui désigne ainsi l'action de Dieu.

Librement et dans la joie, des hommes ont enseveli leur vie dans le désert ou dans les cloîtres pour trouver Dieu. Saint Benoît désignait d'ailleurs le moine comme étant un chercheur de Dieu. « Qu'est-ce que Dieu ? » se répétait le petit puis le grand Thomas d'Aquin. Cette recherche a rempli sa vie, et Dieu l'a inondé de lumière sur terre, et de gloire depuis l'heure où il est venu chercher son fidèle serviteur, toujours veillant, une lampe à la main, attendant la venue de l'Epoux. Depuis son plus jeune âge, sainte Thérèse d'Avila expliquait qu`elle voulait « voir Dieu », et c'est pour cela qu'elle partit à sept ans sur les routes d'Espagne à la rencontre des Maures, espérant le martyre, car «pour voir Dieu, il .faut mourir ». Cette soif inaltérable ici-bas, cette quête inlassable n'est que le reflet de leur vie spirituelle, de ce que devrait être toute vie chrétienne. Elle peut être, elle doit être le reflet, le jaillissement de notre propre vie intérieure. Celui qui a été blessé du dard tout suave de l'Amour de Dieu, celui qui est tout tendu vers la rencontre avec le Seigneur, celui-là fuit le péché comme d'instinct, par une horreur viscérale. Il ne regarde pas ce qu'il « perd » en repoussant la tentation, mais ce qu'il gagne : tout! Car il gagne Dieu, le Bien Souverain, infini et éternel. Lors de la cérémonie de tonsure qui marquait autrefois l'entrée dans la cléricature, pendant qu'on lui coupe cinq mèches de cheveux en forme de croix, chaque ordinand devait dire en même temps que l'évêque, la formule d'enrôlement : « Dominus pars haereditatis meae et calicis mei, Tu es qui restitues hereditatem meam mihi » « Le Seigneur est ma part d'héritage et ma coupe ; c'est Vous qui serez mon héritage ». Pendant ce temps, le choeur chantait - et chante toujours là où la cérémonie a été maintenue - le psaume XV qui exprime la joie de celui qui appartient au Seigneur. Que d'émotions sont attachées à un tel souvenir pour ceux qui l'ont vécu ! Oui, notre héritage est magnifique (cf Ps XV,6)! Mais si cet héritage l'est d'une manière toute spéciale pour ceux qui se sont totalement consacrés à Dieu, qui ont quitté «maison, , frères, soeurs, père, mère, femme, enfant ou terre » (Mt 19,29) à cause du Christ, c'est aussi l'héritage proposé à tout chrétien, à tout homme. Bienheureux celui qui a des oreilles pour entendre !

 

Abbé Hugues de MONTJOYE


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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 15:59

 


N

ous avons la grâce de vivre dans un diocèse qui a le privilège d’avoir une liturgie propre. De même, par exemple, que le diocèse de Milan est riche de son rite « ambrosien » ou « milanais », ou que le diocèse de Tolède possède son rite « mozarabe », de même celui de Lyon  bénéficie de son « rite lyonnais » ou « romano-lyonnais » (pour être précis). C’est ce rite que le saint curé d’Ars célébrait chaque jour.[1]  Il nous est donc bon et profitable de connaître et de nous pencher sérieusement sur cette richesse de l’Eglise qui est tombée en désuétude depuis quelques années mais qui ne demande qu’à vivre « pour la gloire de Dieu et le salut des âmes » et que nous nous efforçons de servir en le célébrant le samedi et le dimanche à 9h00.

Je vous propose donc un premier commentaire de ses textes et rites propres. J’espère que la série, qui débute dans ce bulletin, sera longue et fructueuse pour tous. Je ne retiendrai que les rites et gestes qui se distinguent de la forme extraordinaire du rite romain.

Première différence notoire avec le rite romain : les « prières au bas de l’autel ».  Avant le « confiteor » un beau dialogue s’établit entre le célébrant et les fidèles. Le prêtre dit en particulier : « Louez le Seigneur car il est bon », « car sa miséricorde est éternelle ». Voilà une belle introduction à notre confession ! Reconnaître ses péchés c’est faire œuvre de vérité, mais c’est aussi (et même premièrement) confesser, proclamer que le Seigneur est plus grand que nos péchés, que sa miséricorde est la source de notre espérance. Nous pouvons confesser nos péchés dans la paix car Dieu est miséricorde et qu’il accueille toujours le cœur contrit et humilié de son enfant.

Après la confession du prêtre et l’intercession des fidèles pour celui-ci en vertu de leur sacerdoce commun et baptismal, les fidèles eux-mêmes se reconnaissent pécheurs et demandent l’intercession de toute la cour céleste et du ministre consacré. Le prêtre répond à leur confession : « Amen, frères, par la puissance de la sainte croix, l’intercession de la bienheureuse et glorieuse Marie toujours vierge et les mérites de tous les saints et saintes de Dieu. Que le Dieu tout-puissant nous fasse miséricorde et pardonne tous nos péchés, et que notre Seigneur Jésus-Christ nous conduise avec ses saints à la vie éternelle ». Les fidèles répondent : « amen ». Puis le prêtre reprend : «  Que le Père tout-puissant, le Seigneur clément et miséricordieux, vous accorde, par votre confession, votre contrition, votre pénitence, votre réparation et l’amendement de votre vie, l’absolution et la pleine rémission de tous vos péchés ». « Amen »disent les fidèles.

Ces prières sont admirables et très riches. Elles soulignent le fondement de notre espérance : la croix de Jésus, et la communion des saints. Le rite lyonnais insiste sur toutes les dispositions intérieures et sur les œuvres que nous sommes appelés à accomplir avec la grâce de Dieu afin d’obtenir la rémission totale de nos péchés, et ainsi, avoir un cœur pur capable de voir Dieu sans délai. Cette absolution a pour but la rémission de nos péchés véniels avant d’offrir le saint sacrifice de la croix glorieuse mais elle nous invite aussi à la confession sacramentelle et une véritable conversion.

Suite le mois prochain…

 

Abbé Laurent Spriet +




[1]       Lors de sa nomination à Ars en 1818, la paroisse était rattachée au diocèse de Lyon. Le diocèse de Belley sera recréé en 1822, mais ne reprendra le rite romain qu'en 1864, après la mort du saint curé.

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 15:57

I

l est vraiment juste et nécessaire, c’est notre devoir et c’est notre salut, de vous rendre grâces toujours et partout, Seigneur, Père saint, Dieu éternel et tout-puissant, par le Christ notre Seigneur. Lui qu’en votre miséricorde et votre fidélité vous avez promis comme Sauveur au genre humain en perdition : dont la vérité instruirait les ignorants, dont la sainteté justifierait les impies, dont la force soutiendrait les faibles. Maintenant donc qu’approche le moment où doit venir celui que vous allez envoyer et que luit déjà le jour de notre délivrance, confiants en vos promesses, nous exultons de saintes joies. C’est pourquoi, avec les Anges et les Archanges, avec les Trônes et les Dominations, avec la troupe entière del’armée céleste, nous chantons une hymne à votre gloire, redisant sans fin.

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 15:55

 


L

es messes « Rorate » sont ainsi appelées en raison de l'Introït "Rorate, cœli, desuper… Cieux répandez d'en-haut". Leur origine serait à rechercher au XVe siècle, dans les régions alpines. Initialement, la Messe « Rorate » était une messe votive en l'honneur de Marie, Mère de Dieu, et fut donc célébrée essentiellement les samedis du temps de l'Avent. Elle fut aussi appelée "Office angélique" (parce qu'on lisait l'évangile de l'Annonciation : Lc. 1, 26-38) ou "Messe dorée". La particularité de la messe Rorate est qu'on la célèbre à la lumière des cierges. Pour donner à l'Avent son empreinte particulière, on peut donc célébrer une telle messe « Rorate » une ou plusieurs fois, les jours de férie du temps de l'Avent – mais seulement jusqu'au 16 décembre, selon les Normes de l'Église. L'important est qu'elle ait une certaine solennité, qu'on célèbre à la lumière des cierges, et qu'on chante de manière appropriée le « Rorate cœli » comme chant d'entrée.

N

ous chanterons la messe « Rorate » les samedis 3, 10 et 17 décembre à 7h30. Un petit-déjeuner sera offert à la MSB pour ceux qui sont à la messe.

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 15:54

 

 


Remontons 480 ans …. Nous sommes en 1531 au Mexique. Vingt ans plus tôt le Capitaine Cortès avait vaincu militairement les Aztèques dont les prêtres païens pratiquaient en grand nombre des sacrifices humains. Dès lors cette pratique ayant cessé, la population restait néanmoins païenne et les conversions chrétiennes y étaient peu nombreuses. C’est dans ce contexte que va se produire un événement inouï, d’une portée incroyable. La Sainte Vierge Marie va apparaître quatre fois du 9 au 12 décembre, à un humble indien de pauvre condition, Juan Diego Cuauhtlatoatzin, converti depuis quelques années. La Sainte Mère de Dieu lui demande d’aller voir l’évêque de Mexico pour que soit bâti au lieu même de l’apparition une église afin d’y donner beaucoup de Grâces. « Sache et comprends bien, le plus humble de mes fils, que je suis la Toujours Vierge, Sainte Marie, Mère du Vrai Dieu, pour qui nous existons, du Créateur de toutes choses, Seigneur du ciel et de la terre. J’aimerais qu’une église soit érigée ici, rapidement, afin que je puisse vous montrer et vous donner mon amour, ma compassion, mon aide et ma protection, parce que je suis votre mère miséricordieuse, à vous, à tous les habitants de cette terre et à tous ceux qui m’aiment, m’invoquent et ont confiance en moi. J’écoute leurs lamentations et je remédie à leurs misères, leurs détresses et leurs peines ». Mais voilà que cet évêque, Juan de Zumarraga, certes un saint homme, est peu enclin à croire à des apparitions, et croyant clore l’affaire lui dit qu’il lui faudrait pour cela un signe. C’est alors que la Sainte Vierge Marie demande à Juan Diego d’aller cueillir les fleurs qu’il trouvera sur la colline rocheuse et épineuse de Tepeyac. Et bien que cela se passe un 12 décembre, Juan Diego va y trouver là une variété de roses, toute d’une beauté éclatante, qu’il va recueillir dans sa tilma - la tunique que tout pauvre indien porte en guise de vêtement. Arrivant à l’évêché, il devra attendre toute la journée, refusant de montrer aux clercs ce qu’il renfermait précieusement, mais à force d’insistance, l’évêque finit par le recevoir. Or donc Juan Diego ouvra sa tilma déployant toutes ces roses magnifiques, et « il apparut soudain le dessin de la précieuse image de la Toujours Vierge, Sainte Marie, Mère de Dieu » précise l’historien indien Luis Lasso de la Vega dans son récit en langue Aztèque. Alors l’évêque s’agenouilla plein de larmes et demanda pardon au pauvre homme. Il s’empressa dès lors d’ériger une église au lieu de l’apparition où fût exposé pour la postérité cette précieuse relique.

La tilma de l’humble Juan Diego, véritable icône céleste de la Sainte Mère de Dieu, reste une véritable énigme pour les chercheurs scientifiques, car cette image d’une nature mystérieuse reste toujours imprimée sur un tissu dont la durée de vie moyenne est de vingt années. Tout aussi étonnant, la température humaine de cette tunique d’environ 37 degrés, les coïncidences précises dans la constellation des étoiles, les reflets de l’entourage présent lors du miracle dans le regard de Marie. Mais bien au-delà de cette tunique qui en elle-même est un sujet d’étude tout aussi passionnant que la relique du Linceul de Turin, il y a dans cette histoire bien davantage encore.

Un autre miracle, littéralement spectaculaire allait se produire. Dès les premiers jours, cette véritable histoire va se répandre très rapidement à travers tous les villages des terres mexicaines, au point d’exercer chez tous les indiens une véritable fascination, tant et si bien que les conversions vont se multiplier et atteindre le nombre record historique de neuf millions de baptême en dix ans. Ce chiffre stupéfiant est attesté par le frère franciscain historien Motolina en 1541. Ce frère relate que « passant ruisseaux et rivières, exposés à beaucoup de peines et de périls, les enfants et les adultes, ceux qui étaient en santé et les malades, et même les vieillards décrépis, venaient de toutes les régions recevoir le baptême. Les uns le demandent, les autres importunent, d’autres le demandent à genoux». Un des premiers missionnaires, le frère Toribio, se souvient avoir baptisé plusieurs milliers d’indiens en seulement quelques jours, faisant à tous l’onction d’huile et de saint-chrême, prenant soin de préciser que « si je ne l’avais pas vu de mes yeux, je ne me serais pas aventuré à en rendre compte ». Bien mieux encore, les indiens s’enthousiasment de tout ce qu’on leur enseigne par sermon ou catéchisme, et « tous, hommes comme femmes, l’apprennent avec grande facilité et rapidité, en raison de la passion qu’ils y mettent ». En dix ans sont construits des missions, des églises et des écoles…. Un souffle divin parcourt tout le Mexique. Tel est l’autre grand miracle de Notre Dame de Guadalupe.

Loin d’être éphémère, ce gigantesque mouvement enthousiaste allait marquer durablement l’identité profonde du peuple mexicain jusqu’à nos jours. Lors des persécutions des années 1920, cette ferveur chrétienne se manifestait dans le cœur des Cristeros proclamant lors de leur martyre « Viva el Cristo Rey ». Plus près de nous, cette ferveur chrétienne s’est manifestée par le triomphe accordée au Bienheureux Jean Paul II, trois mois après son élection, lors de son premier voyage apostolique …. à Notre Dame de Guadalupe.

Inutile de le préciser, tous ces événements parlent d’eux-mêmes, et l’on se prend à rêver …. Mais pourquoi pas ? En ce 12 décembre 2011, il nous faut prier avec ferveur la Très Sainte Mère de Dieu, pour qu’en ce monde englué dans ses propres iniquités, vienne le temps d’un véritable « tsunami spirituel » de conversions sincères au Christ, avec des « répliques spirituelles » de même ampleur de vocations sacerdotales et religieuses.


 

Saint Juan Diego[1] apprenez nous à bien aimer la Sainte Vierge Marie.

Notre Dame de Guadalupe[2], priez pour nous.

 



[1]              Fêté le 9 décembre

[2]              Fêtée le 12 décembre

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 15:52

 


Il n’est point nécessaire d’avoir vu la pièce de Roméo Castellucci pour dire que sa seule lecture amène à s’interroger sur la notion de culture et, partant, sur ce qu’il faut entendre par « liberté artistique ». 
Pour ma part j’estime que la pièce de Castellucci est – et je pèse mes mots - violente, pénible et inutilement provocante.

Pour un croyant – et c’est une évidence – Jésus n’est certes pas un « concept » mais le « Témoin fidèle, le Premier né d’entres les morts, le Chef des rois de la terre » (Apocalypse 1). C’est dire que la relation personnelle avec Jésus est notamment celle de la foi, de l’adoration aimante, du service des plus petits et des plus pauvres en lesquels « le Témoin fidèle » veut être servi avec prédilection. Comment ne pas être profondément atteint par une pièce de théâtre dont certaines scènes dépassent l’entendement et, par voie de conséquence, le supportable ? Pour atténuer le scandale il ne suffit pas de dire que les intentions de l’auteur sont bonnes ni même que certaines clés de compréhension permettent de faire des découvertes apaisantes. L’art véritable est un langage dont la clarté rend le beau accessible à tous. L’art qui aide l’homme à être plus conscient de sa dignité est un art au service de la splendeur du vrai et de la beauté du bien. Lorsqu’il est chrétien, un tel art sait montrer comment en Jésus, Dieu tire d’un drame « un effet sublime d’amour ».

Faut-il le rappeler, il y a des libertés « liberticides »… l’art n’y trouve certes pas son compte. Par ailleurs, affirmer que « foi et culture » ont des liens profonds et nécessaires relève de l’évidence. Ces liens font l’objet d’heureux approfondissements, en particulier par des enseignements magistériels d’une grande richesse. Il arrive aussi – et je ne suis pas le seul à le déplorer – que la relation intrinsèque entre foi et culture donne parfois lieu à des développements hasardeux justifiant par des arguments spécieux l’injustifiable.

Je pose à présent deux questions :

1. La pièce de Castellucci fait-elle partie d’une culture qui élève l’homme et donc nous humanise ?

2. Cette pièce de Castellucci aide-t-elle le croyant chrétien à avoir un regard plus profond sur « Celui qui nous aime et nous a lavés de son sang » ? 
Même après avoir lu les déclarations de Catellucci, je ne parviens pas à répondre positivement à ces deux questions.

A présent, un mot au sujet des jeunes qui ont manifesté à l’occasion des représentations à Paris de la pièce intitulée « Sur le concept du visage du Fils de Dieu ». 
La plus élémentaire objectivité exige de distinguer entre ce qui s’est passé à l’intérieur du théâtre et ce qui s’est passé à l’extérieur. Le temps m’étant mesuré je ne parlerais que des manifestations dans la rue. 
En m’appuyant sur de nombreux témoignages et sur les observations d’une journaliste appartenant à l’équipe d’un grand journal parisien, je ferai les remarques suivantes :

C’est aller trop vite en besogne de penser que les manifestants dans leur ensemble appartenait à des groupes de fanatiques ou à des groupes ayant des relations tumultueuses avec l’Église de Dieu qui est en France. En réalité, un nombre non négligeable de manifestants appartenaient aux réseaux nés des « Journées Mondiales de la Jeunesse ». Dans la rue, à quelques exceptions près, les jeunes ont manifesté paisiblement. Beaucoup d’entre eux ont même adopté des attitudes de prière exprimant leur peine, leur « désarroi intérieur », leur angoisse et enfin leur espérance. Alors je pose la question : « Depuis quand dans un État de droit, de telles manifestations sont-elles interdites ? » Quant à l’Église, ainsi que nous l’a dit le président de notre conférence : « Il faut entendre les questions des jeunes ».

D’importantes forces de l’ordre ont été mobilisées pour réprimer une manifestation pacifique. Pourquoi tant de forces de l’ordre ? Pourquoi tant de gardes-à- vue dont certaines ont duré près de 48h ? Un avocat a dressé une liste impressionnante d’illégalités commises au cours de ces gardes-à-vue. Cette liste est-elle exacte ? Quoiqu’il en soit, plusieurs policiers et CRS se sont étonnés d’avoir été mobilisés en si grand nombre.

Ma conclusion sera celle-ci : rassemblés devant un théâtre parisien au cœur d’un douloureux problème, ces jeunes m’ont fait penser à un « troupeau sans pasteur », un troupeau ayant le sentiment d’être laissé à lui-même, voire abandonné. Ce constat m’interroge personnellement : « Comment guider ces jeunes par de sages conseils ? » « Comment les apaiser ? » « Comment éclairer leur courage par de judicieux accompagnements ? »

Une chose est certaine : les « sweeping statements », comme on dit en anglais, ne sont d’aucune utilité. Autrement dit, des amalgames regrettables ont parmi leurs effets nuisibles celui d’engager les jeunes sur des chemins semés de périls.

 

+ Henri BRINCARD 


Evêque du Puy-en-Velay


 

On peut lire aussi la

Lettre ouverte aux auteurs, acteurs et promoteurs de Golgota Picnic

par le Père Daniel-Ange

sur le site de France Catholique (http://www.france-catholique.fr)

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 15:51

D

ans cette « année de l’esprit »[1] voulue par le Cardinal Barbarin pour nous préparer à la célébration du 50° anniversaire du dernier Concile, il nous est bon d’intensifier notre vie spirituelle. Non pas pour nous refermer sur nous-mêmes, non pas pour garder pour nous, égoïstement, la Bonne Nouvelle de l’Incarnation rédemptrice mais pour pouvoir nous « remplir de dieu » en vue de « donner Dieu ».

Dans cette perspective, « trois récollections pour dames » sont prévues cette année. Des tracts sont à votre disposition à l’église Saint-Georges.

J’ai voulu mettre la photo de Sainte Jeanne Beretta-Molla sur ce tract. Elle me semble un magnifique exemple de vie chrétienne « pour les dames » de notre temps. Je lui confie et ces récollections et leur rayonnement missionnaire.

Venez à ces récollections. Invitez vos amies à y participer. Surtout celles qui se sont (vraiment ou apparemment) éloignées du Seigneur.

La première récollection aura pour thème : « la sainteté : mission impossible ? » Nous serons ainsi de plain-pied au cœur de la vie spirituelle… Notez la date : jeudi 15 décembre, de 9h30 à 15h

Abbé Laurent Spriet +



[1]              Cf. sa lettre pastorale « l’Eglise est une servante ».

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 15:50

 

Cours pour adultes (de 17 à 77 ans !) sur les fondamentaux de la foi un mardi par mois donné à la MSB par l'abbé de Montjoye de 20h30 à 22h. Nous étudions cette année la troisième partie du Catéchisme de l'Eglise Catholique (partie morale : « La Vie dans le Christ » : la vocation de l'homme : la vie dans l'Esprit ; les dix commandements), en nous appuyant surtout sur l'abrégé (ou compendium) du catéchisme .

Prochain  cours : mardi 13 décembre à 20h30

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 15:49

 

Avec les « repas 4X4 », nous vous proposons de sortir de votre petit cercle de connaissances et de mieux connaître ceux que vous croisez le dimanche à la messe. Il s’agit de 4 repas, habituellement de décembre à mars, regroupant chacun 8 personnes (seules ou en couple). Vous apportez, chaque fois un élément du repas. Chacun reçoit une fois et est reçu les trois autres fois. A chaque repas, vous rencontrez des personnes différentes. Tout le monde peut s'inscrire ! Quel que soit votre âge. Le mélange des générations est même souhaité. Vous êtes célibataire, ou seul intéressé dans votre couple : cherchez une autre personne, ou demandez-nous, nous vous mettrons en relation avec quelqu’un d’autre. Vous n’avez pas de place pour recevoir : dites–le, vous apporterez le repas chez l’une des autres équipes.

Pour vous inscrire, utilisez le talon mis à votre disposition à l'église. Et pour plus de renseignements, n’hésitez pas à nous contacter : secretariatsaintgeorges@gmail.com.

 

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Retrouvez toute l'actualité de Saint-Georges sur son nouveau site :

 

http://eglisesaintgeorges.com/

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le dernier bulletin paroissial

  Novembre 2012

Inscription à l'adoration du 1er vendredi du mois

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Inscription au service fleurs

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APOSTOLAT DE LA PRIERE

2012


(Du Vatican, le 31 décembre 2008 ;
Agence Fides 3/2/2009)

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Septembre 2012

Intentions du Saint-Père

 

Intention Générale :

 

 

 

Pour que les responsables politiques agissent toujours avec honnêteté, intégrité et amour de la vérité. 

 

 

 

Intention Missionnaire

 

   Pour que les communautés chrétiennes se rendent disponibles à l’envoi de missionnaires, prêtres, laïcs, et augmentent leur soutien concret en faveur des Eglises les plus pauvres.