Vie et actualité de la Paroisse Saint-Georges de Lyon (69005)
Ce thème du pape « Liberté religieuse, chemin vers la paix », prend acte du fait que la liberté religieuse est limitée ou même niée dans différentes régions du monde où la religion est source de « discrimination », « marginalisation », « persécution » ou «de « violence ».
Or, la liberté religieuse est vraiment la « liberté des libertés », si elle est « cohérente avec la recherche de la vérité et avec la vérité de l'homme ». Le « critère fondamental » pour distinguer la religiosité authentique du « fondamentalisme », ou de la « manipulation » et de « l'exploitation de la vérité », et de la « vérité de l'homme » c'est la dignité de la personne humaine. La liberté religieuse permet à l'homme « d'établir une relation profonde avec lui-même, avec autrui et avec le monde. Dans ce sens, la liberté religieuse est une liberté pour la dignité et pour la vie de l'homme ». Toute personne a « le devoir, et par conséquent le droit, de chercher la vérité en matière religieuse » (Vatican II Dignitatis humanae, n° 3). Cette « vocation » doit être reconnue comme un « droit fondamental de l'homme », plus encore, comme « condition pour le développement humain intégral » (Caritas in veritate, 29) et donc pour le « bien commun » et la « paix ».
Cet itinéraire de l'enseignement de Benoît XVI s'enracine « dans la vocation à la vérité de l'homme » en tant que « capable de Dieu », avec pour critère « la dignité humaine » et l'affirmation de « la liberté de rechercher la vérité ». « Il n'est pas imaginable - que des croyants doivent se priver d'une partie d'eux-mêmes - de leur foi - afin d'être des citoyens actifs. Il ne devrait jamais être nécessaire de nier Dieu pour jouir de ses droits. Il est d'autant plus nécessaire de protéger les droits liés à la religion s'ils sont considérés comme opposés à une idéologie séculière dominante ou à des positions religieuses majoritaires, de nature exclusive » (message de Benoît XVI aux Nations Unies, 18 avril 2008). Car « l'homme ne peut pas être fragmenté, séparé de ce qu'il croit, car ce en quoi il croit a un impact sur sa vie et sur sa personne ».