Vie et actualité de la Paroisse Saint-Georges de Lyon (69005)
Communion :
Cet été, par exemple lors de la messe célébrée à Brindisi par le Pape Benoît XVI, les fidèles qui voulaient communier de la main du pape devaient se mettre à genoux et recevoir l'hostie sur les lèvres.
Lors de la messe de la Fête Dieu , le 22 mai dernier, Benoît XVI avait dit : « S'agenouiller devant l'Eucharistie est une profession de liberté : celui qui s'incline devant Jésus ne peut et ne doit se prosterner devant aucun pouvoir terrestre, aussi fort soit-il. Nous les chrétiens nous ne nous agenouillons que devant Dieu, devant le Très Saint Sacrement, parce qu'en lui nous savons et nous croyons qu'est présent le seul Dieu véritable, qui a créé le monde et l'a tant aimé au point de lui donner son Fils unique. » Et Le Pape avait ostensiblement donné la communion aux fidèles à genoux, et sur la langue.
Mgr Albert Malcom Ranjith, secrétaire de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, avait déjà déclaré : « Je suis convaincu de l'urgence de donner à nouveau l'hostie aux fidèles directement dans la bouche, sans qu'ils la touchent » et « de revenir à la génuflexion au moment de la communion en signe de respect ».
Analyse du Père Gitton :
"On voit des journalistes, des prêtres, des gens d'habitude « informés », s'étonner, voire s'indigner, de ce que Benoît XVI ait osé le jour de la Fête Dieu – pensez donc ! – donner la communion à des fidèles à genoux et, en plus, sur les lèvres, alors que cela ne se fait plus « depuis Vatican II ». L'affirmation est répétée avec tant de naïve constance qu'elle prend valeur de certitude. Avant Vatican II, on s'agenouillait et on tirait la langue, depuis on s'avance et on tend la main. Personne ne se donne la peine de fournir la moindre référence et pour cause ! Aucun texte du Concile Vatican II n'a abordé de près ou de loin la question de savoir comment devait être donnée la communion et quant au Missel romain « restauré » à la suite du dit concile, dont la première édition remonte à 1969, la seule manière envisagée est la manière traditionnelle. Alors, d'où vient le changement ? (...) Cet accès de fièvre, qui pourrait faire sourire, ne laisse pas d'être révélateur. L'ignorance du réel enseignement du concile Vatican II, en ce domaine comme en d'autres, est vertigineuse, elle va de pair avec une valorisation mythique du changement intervenu. Espérons que le mythe se dissipant peu à peu, et heureusement, on en vienne à lire tout simplement les documents de ce concile qui n'a pas tout dit, mais qui a posé de solides jalons pour permettre à l'Église d'affronter le monde en train de naître autour d'elle et de lui porter la Bonne Nouvelle".
Jean-Paul II qui avait initié l'année de l'eucharistie et le synode des évêques sur ce même thème, qui fut à l'origine de l'exhortation apostolique "Sacramentum Cartitatis" de Benoît XVI.