Vie et actualité de la Paroisse Saint-Georges de Lyon (69005)
Une belle robe blanche à paillettes en or à l’église Saint-Georges de Lyon
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’été dernier, de juillet à août, la Providence me fit vivre une expérience heureuse et inédite à l’église saint Georges de Lyon. Elle mit à contribution plusieurs personnes aussi généreuses les unes que les autres : je pense à M. Christophe GEFFROY, directeur de La Nef, un ami de longue date, qui m’ a mis en contact avec l’abbé LEROUX, ancien recteur de l’église saint Georges; la coopération missionnaire du diocèse de Lyon ; Mgr Philippe BARBARIN qui a accepté de m’accueillir dans son diocèse et Mgr Joseph SAMA, l’évêque de Nouna au Burkina Faso, qui m’a autorisé à faire le voyage ainsi que les prêtres de la maison sainte Blandine, les abbés de MONTJOYE (nouveau recteur), SPRIET et PATTYN et bien naturellement tous les fidèles de l’église Saint-Georges qui, en communion avec leurs pasteurs, m’ont offert à la fin du séjour un joli cadeau : « une belle robe blanche à paillettes en or ».
Cette robe blanche est, en effet, un don de la Vierge Marie dont j’ai eu la joie de célébrer l’Assomption avec les fidèles de saint Georges au moment où bon nombre de jeunes de France et d’ailleurs étaient tournés vers Madrid où ils sont allés participer aux JMJ autour du saint Père, le pape Benoît XVI. Outre qu’elle est un don de la Vierge Marie, cette robe blanche à paillettes en or est en réalité un symbole. Dans ce sens, elle est l’image de la sainteté des élus ; elle évoque la pureté de la Vierge immaculée que les fidèles de l’Eglise saint Georges aiment prier chaque soir avant la messe de 18H30. Cette robe blanche que j’ai emportée avec moi en Afrique, symbolise aussi la splendeur de Notre Seigneur Jésus-Christ que les fidèles de l’Eglise saint Georges aiment saluer et adorer dans le Saint Sacrement. A ce sujet, je garde un bon souvenir des veilles d’adoration, les premiers vendredis du mois. L’âme s’élève vers Dieu quand elle se découvre à nu devant Dieu, et elle se purifie lorsque après s’être découverte indigne, elle se hâte avec foi vers Celui qui est seul capable de le rétablir dans sa dignité d’enfant de Dieu et donc de le purifier dans le sacrement de la réconciliation. Eh oui, en effet, merci à vous chers fidèles de l’église saint Georges pour la dévotion que vous avez à la Vierge Marie, je dirai à Notre Dame de Fourvière ; merci pour le désir sincère que vous avez de devenir des saints par votre fréquentation pieuse et régulière du sacrement de la Réconciliation.
A l’heure où beaucoup de catholiques pensent peu à la grandeur de ce trésor de grâces, et ne le fréquentent presque plus, vous témoignez ainsi, chers fidèles de l’église saint Georges, que pour s’approcher du Christ réellement présent dans l’Eucharistie, il convient de s’y préparer dans la joie d’un cœur contrit, purifié et réconcilié avec Dieu et avec le prochain. A la vérité, en vous accueillant au confessionnal l’ été passé, vous m’avez fait rencontrer Dieu en chacune de vos âmes que je continue de confier à la miséricorde divine afin que Lui, le miséricordieux, les garde de tout mal au milieu d’un monde perverti qui se moque de la pénitence et qui a pourtant plus que jamais besoin de la miséricorde divine.
Merci encore une fois, de vos dons, reflet du don inestimable que Dieu fait de son Fils dans l’Esprit Saint ; ce don inestimable, ce don précieux que symbolise la robe blanche à paillettes en or, c’est, pour tout dire, le Ressuscité, le Christ, par qui et en qui, nous offrons à Dieu le Père dans l’Esprit Saint, le nouveau culte en esprit et en vérité dont la messe tridentine est l’expression hautement manifeste et visible à travers la beauté du chant grégorien, la profondeur des textes, le silence sacré ainsi que la cohérence des attitudes et gestes rituels ou si vous voulez, l’harmonie entre le signifiant et le signifié qui s’impose aussi bien au prêtre qu’aux fidèles chaque fois qu’est célébrée à l’autel de Dieu, la sainte Messe. Un merci particulier à mes chers amis les enfants. Certains d’entre eux ont failli l’une ou l’autre fois altérer, par leurs pleurs intempestifs, le climat de recueillement pendant la messe. Je souhaite que la prochaine fois, les parents les en empêchent très charitablement et juste à temps. Cette petite note négative, chers fidèles, ne me fait pas pour autant déconsidérer votre attachement équilibré à la messe tridentine que j’ai eu la joie de célébrer avec vous et pour vous selon l’ouverture ecclésiale du Motu Proprio Summorum Pontificum promulgué par le pape Benoît XVI, le 7 juillet 2007, date anniversaire de mon ordination presbytérale. Il n’y a qu’un unique rite romain dont la messe tridentine est l’ancienne forme en plus de la nouvelle forme du même rite ; la nouvelle étant plus répandue mais tout aussi valide et licite que l’ancienne. On peut dire que les fidèles d’une église sont à l’image de leurs pasteurs. Merci donc à vous chers fidèles de l’église saint Georges et à vos pasteurs pour votre ouverture ecclésiale à la dimension de l’Eglise universelle, ouverture qu’il faudrait travailler à promouvoir afin qu’elle devienne un acquis pour tous nos frères catholiques de toutes les sensibilités dévotionnelles. Prions Notre Dame de Fourvière à cette intention et que par sa prière, la Providence nous donne de nous revoir sans trop tarder, si telle est sa volonté. Oremus pro invicem !
Abbé Toussaint DAMAN