Vers la pleine communion
Le temps de l’Avent nous replace dans la grande aventure de l’économie divine, le dessein, la vocation de Dieu pour chacun de nous. Chaque nouvelle année liturgique nous presse à approfondir notre sainteté : être sauvé dans l’attente d’un Dieu qui s’est révélé dans notre histoire et s’est donné en plénitude en son Fils, Notre Seigneur, le Verbe fait chair, par le Saint Esprit.
Il nous faut vivre l’Avent dans la communion de saints, dans la communion ecclésiale : Benoit XVI exhorte les jeunes à vivre ce temps fort, temps de pénitence, « en veillant dans la prière et avec un généreux engagement évangélique ». Il encourage les malades à « soutenir par l’offrande de leur souffrance le chemin de préparation au saint Noël du peuple chrétien », et il demande aux époux d’être « témoins de l’Esprit d’amour qui anime et soutient toute la famille de Dieu ».
Nous sommes en route, in via…, l’étoile qui guide notre chemin de sainteté est Notre-Dame, l’Immaculée, Mère de toute vocation, car elle est Mère de l’Eglise, Mère de Dieu.
La grand fête du 8 décembre, si chère aux Lyonnais, n’est pas qu’une anticipation de la joie de la Nativité. « Fils, voici ta Mère » : obéissons de tout notre cœur à notre mère du ciel. Marie ne nous invite-t-elle pas à la purification pour devenir réellement « enfant de lumière » ?
Après la pénitence de ces quatre semaines, comment allons-nous renaître de l’eau et de l’Esprit (cf. Jn. 3) en la sainte nuit de Noël ? Saint Irénée, l’apôtre de notre cité, le docteur de la paix, nous pousserait à combattre les idolâtries, les gnoses des temps modernes…, afin de mieux vivre du Verbe de Dieu, afin de participer à une re-création qui est le gage de notre future vie éternelle !
Bonne montée vers la Nativité, avec l’assurance de nos prières.
Abbé Tancrède Leroux, recteur