Vie et actualité de la Paroisse Saint-Georges de Lyon (69005)
Pourquoi ? Les raisons sont nombreuses mais la première est unique : les Britanniques ont vu « les choses telles qu'elles sont », la vérité, et non plus ce qu'un journalisme au style très soutenu, acculturé et griffé a vu pendant quelques mois ; parfois contre toute évidence et ne respectant pas toujours la vérité. Ils ont ‘vu' le pape (des centaines de milliers de près et bien un million grâce à la télévision). Ils ont ‘entendu parler' le pape, dans diverses circonstances et sur de nombreux thèmes que des personnes simples, qui ont soif de pensée et de sérieux, ont à cœur. Et puis il y a aussi une autre raison à ne pas sous-estimer : la société britannique, comme toutes les autres sociétés européennes, traverse une période, désormais trop longue et dévastatrice, de superficialité existentielle et sent profondément, avec douleur et déchirement, le manque de projet, d'avenir, d'utopie, en un mot : d'humanité (et d'humanisme), au sein de laquelle chacun est une personne et pas seulement un citoyen, un électeur, un usager ou un consommateur.
Benoît XVI n'est pas allé conquérir des votes ; vendre des parfums ou des grosses cylindrées ; promouvoir un improbable format télévisuel ou dire le contraire de ce qu'il pense. Enfin, comme l'a dit son porte-parole, le père Federico Lombardi, il est allé proposer « le message de la foi comme quelque chose de positif », proposer « des réflexions pour pouvoir discerner, pour pouvoir comprendre la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui historiquement comme société, comme monde, face aux grands défis d'aujourd'hui et de demain, à ces valeurs vers lesquelles nous pouvons nous orienter, aux risques aussi de perdre l'orientation vers les valeurs essentielles ».