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Vie et actualité de la Paroisse Saint-Georges de Lyon (69005)

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Mois du rosaire, des saints anges et de tant de saints


L

e mois d'octobre est connu pour être le mois du rosaire, et nous voulons, cette année encore insister sur ce point tant il est important. Mais, avant d'y revenir, rappelons aussi qu'il est le mois des saints anges, en raison de la fête des saints anges gardiens, le 2 octobre (pas fêtée cette année puisqu'elle tombe un dimanche), sans oublier saint Raphaël, le 24 octobre. N'oublions pas ces puissants protecteurs que Dieu nous a donnés. N'oublions-nous pas trop facilement notre ange gardien, pourtant fidèle compagnon ? Reconnaissons notre coupable ingratitude, en même temps que notre légèreté, puisque négliger la prière à notre céleste gardien, c'est manquer sottement les grâces qui nous étaient destinées et ô combien nécessaires ! Parlons-lui souvent, confions-nous à lui, remercions-le, comme Tobie avec Raphaël, demandons-lui de garder toujours notre cœur et notre esprit tourné vers ce Dieu qu'il contemple dans la lumière de gloire, pendant que nous cheminons laborieusement dans l'obscurité de la foi. Invoquons-le dès le réveil dans notre prière matinale (à ne pas manquer, s'il vous plaît!), réfugions-nous sous ses ailes dans les tentations et les dangers. Le mois d'octobre fait encore défiler sous nos yeux quantité de frères et de sœurs dans le Christ, qui après avoir lutté ici-bas selon les règles, ont remporté la couronne impérissable : la petite et la grande Thérèse (3 et 15 octobre), toutes deux maîtresses incomparables de la vie spirituelle et de la vie d'oraison, saint Francois d'Assise (4 octobre), géant lui aussi de sainteté, capable de nous redonner le goût des béatitudes (comment a-t-on pu le perdre ?), un saint Bruno (6 octobre), héraut de l'absolu de Dieu, de sa grandeur, de sa beauté ineffable. A côté de Dieu, la terre paraît bien petite et incapable de nous satisfaire. On peut citer encore sainte Marguerite-Marie (le 17 octobre), confidente du Cœur de Jésus, chargée de rappeler l'Amour du Sauveur pour les hommes, Amour fou, et donc incompris, même de ses intimes dont Il se plaint douloureusement ; Amour blessé  qui attend des cœurs compatissants capables d'un sursaut d'amour pour consoler Celui qui ne sait qu'aimer. La liste continue : saint Luc, le 18 octobre, l'évangéliste de l'enfance et des paraboles de la miséricorde, celui à qui l'on doit une des plus belles pages de toute la littérature : l'évangile de l'Annonciation (« Missus est... »). Impossible de s'en lasser ! D'autres saints moins connus mais non sans relief : saint François Borgia (à ne pas confondre avec César Borgia, moins recommandable), saint Pierre d'Alcantara, un des directeurs spirituels de Sainte Thérèse d'Avila (qu'il faudrait plutôt appeler de son vrai nom : « de Jésus »), qui a écrit un beau petit traité sur l'oraison ; saint Jean de Kenty, saint Simon et saint Jude, apôtres, et cousin de Jésus pour le second. Et ajoutons à cela nos saint Lyonnais, le Père Chevrier (2 octobre), ou encore saint Viateur. Que de modèles à imiter, eux-mêmes n'étant que les imitateurs du Seigneur ! Faisons-nous des amis parmi les saints. Choisissons quelques bons amis que l'on aime à retrouver souvent, qui parlent à notre âme et nous rendent la sainteté attrayante. Il est légitime d'avoir des préférences, pourvu qu'elles ne nous empêchent pas de reconnaître en tous la grâce de Dieu dans sa diversité. Il faudrait relire ici la préface des saints, propre aux diocèses de France (cf infra). Elle est très belle et très riche. « En couronnant les saints, ce sont ses propres dons que Dieu couronne ». Tout ce culte voué aux anges et aux saints est appelé culte de « dulie ». Mais au-dessus de ce culte de « dulie » prend place un culte spécial de vénération, qui n'est pas encore l'adoration, due à Dieu seul : c'est le culte voué à la Très sainte Vierge Marie, Mère de Dieu (fête le 11 octobre) et notre mère, Reine du ciel et de la terre, reine des anges eux-mêmes. Un terme a été créé pour le distinguer des autres formes de dévotion : on parle de culte « d'hyperdulie ». Le livre de l'Imitation du Christ dit: « Mieux vaut avoir la componction que d'en connaître la définition ». Nous pouvons transposer : mieux vaut aimer la sainte Vierge plus que toutes les créatures, comme Jésus aimait sa sainte Mère, chef d'oeuvre de toute la création, que de connaître la définition de l'hyperdulie ! Le mois d'octobre nous offre deux fêtes mariales : N-D du Très Saint Rosaire (7 octobre) et la maternité divine de Marie (le fait qu'elle soit mère de Dieu). C'est bien en raison de sa maternité divine que Marie possède un tel pouvoir sur le cœur de son Divin Fils. Que pourrait-Il refuser à sa Mère ? Qui pourrait résister aux demandes d'une telle mère ? Ceci nous donne l'occasion de revenir, une fois encore, sur le chapelet et l'importance, mieux encore l'urgence de le réciter fidèlement. Entendons les appels répétés de notre Mère du Ciel à la récitation quotidienne du chapelet. Portons dans notre prière les grandes intentions de l'Eglise, le retour à l'unité catholique de ceux qui s'en sont séparés, le réveil de ceux dont la foi s'est engourdie, pour les persécutés, les malades, les agonisants, mais aussi pour nos intention personnelles ou familiales. La prière élargit notre cœur  aux dimensions du cœur de Dieu. Le chapelet, malgré sa monotonie, nous aide à persévérer dans la prière, à la prolonger, et à entrer dans une prière pas seulement vocale (ou nous pensons aux mots que nous prononçons, mais aussi contemplative. Jean-Paul II demandait aux paroisses et aux familles chrétiennes d'être des écoles de prière ; le chapelet est un moyen privilégié pour répondre à son invitation. A vos chapelets !

 

Abbé Hugues de Montjoye + recteur


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