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Vie et actualité de la Paroisse Saint-Georges de Lyon (69005)

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Rite romano-lyonnais : le Pater « et reliqua »…


Après avoir chanté la doxologie du « Per ipsum » sans « petite élévation » (et donc sans que l’enfant de chœur ne donne un petit coup de clochette), le prêtre en tenant le Corps du Seigneur au-dessus du précieux Sang, invite les fidèles à s’unir à lui pour oser appeler Dieu « notre Père ». Nous chantons tous ensemble la prière que le Seigneur nous a apprise. Lorsque le prêtre dit « Fiat voluntas tua, sicut in caelo », il élève le Corps et le Sang du Seigneur (c’est ici que se place donc la « petite élévation », le servant « sonne » une fois) puis les repose sur le corporal en disant « et in terra ».  Ce rite est évidemment explicite et significatif. Il a plus besoin d’être intériorisé qu’expliqué… Comme le Vendredi-saint dans le rite romain, le prêtre va chanter le « Libera nos » sur une belle mélodie grégorienne. Il va garder une parcelle de l’hostie consacrée dans sa main droite à la fois pour dire la prière « Pax Domini » et pour réciter ou chanter le triple «Agnus Dei ». La commixion a lieu ensuite avec une formule plus développée que dans le rite romain : « Que ce mélange très saint du Corps et du Sang de notre Seigneur Jésus-Christ, me procure, ainsi qu’à tous ceux qui vont le recevoir, la santé de l’âme et du corps, et nous prépare efficacement à conquérir la vie éternelle. Par le Christ notre Seigneur». Viennent ensuite trois prières avant la Communion. Elles ressemblent à celles du rite romain mais elles possèdent leur richesse propre. La première a pour but de demander la paix et l’unité pour l’Eglise. Le prêtre dit « Seigneur Jésus-Christ (…) ne regardez pas mes péchés et mes crimes ». L’expression est forte mais elle se comprend dans la mesure où le prêtre connaît mieux le Seigneur et la malice du péché. En ce sens, les péchés du prêtre sont plus graves que ceux de beaucoup de personnes n’ayant pas autant de connaissance de Dieu. A la suite de  sainte Catherine de Sienne par exemple, le prêtre se reconnaît la cause, par ses péchés, des malheurs de l’Eglise de son temps et des divisions entre chrétiens et même entre catholiques. Il demande donc au Seigneur de ne considérer que la foi indéfectible de son Eglise, parce qu’assistée de l’Esprit-Saint, et de lui accorder « la paix, de la protéger, et de la rassembler dans l’unité ». Les deux prières suivantes préparent directement à la Communion sacramentelle et elles peuvent, elles aussi, être priées par les fidèles. La première est particulièrement riche. Elle rappelle que l’Eucharistie a le pouvoir de remettre les péchés véniels dans la mesure où elle enflamme notre cœur de charité (cf. CEC 1393 et Concile de Trente). Elle souligne aussi le fait qu’en recevant le Seigneur dans la Communion nous sommes remplis de son Esprit-Saint. Une très belle formule éminemment johannique vient conclure cette oraison. Elle s’adresse au Père éternel : « car vous êtes Dieu, et c’est en vous que Dieu se trouve (i.e le Fils), et hors de vous il n’en est pas d’autre (unicité de Dieu).  Avant de communier sous les deux espèces, le prêtre ne dit qu’une seule prière : « Que le Corps et le Sang de notre Seigneur Jésus-Christ me gardent et me conduisent à la vie éternelle. Amen. »  il se communie ensuite sans rien ajouter.  (Suite le mois prochain)

 

Abbé Laurent Spriet +



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