Vie et actualité de la Paroisse Saint-Georges de Lyon (69005)
Après les attentats en Irak et en Égypte, la situation en Inde comme au Pakistan est inquiétante : « N’y a-t-il pas de nombreuses situations dans lesquelles, malheureusement, le droit à la liberté religieuse est lésé ou nié ? », s’écrie le pape, dans la droite ligne de son message pour la 44e journée mondiale pour la paix, mais aussi des propos tenus ces derniers mois aux représentants de pays comme l’Irak, l’Italie ou la Belgique. Manifestement, la diplomatie vaticane a fait du respect de la liberté religieuse son cheval de bataille pour 2011, au Moyen-Orient, bien sûr, avec en toile de fond les recommandations du synode de cet automne, mais aussi dans la péninsule arabique.
De même en Chine, où les catholiques « vivent un moment de difficultés et d’épreuves », à Cuba, ou sur le continent africain qui n’est pas davantage épargné par « les attaques contre les lieux de culte chrétiens », notamment au Nigeria. Le pape s’inquiète de voir se constituer une « sorte d’échelle dans la gravité de l’intolérance envers les religions ». Car, note-t-il, « malheureusement, une telle attitude est fréquente, et ce sont précisément les actes discriminatoires contre les chrétiens qui sont considérés comme moins graves, moins dignes d’attention de la part des gouvernements et de l’opinion publique ». À son habitude, le pape n’exonère pas non plus l’Europe, qui connaît d’autres « formes de menaces contre le plein exercice de la liberté religieuse », là où la religion « subit une marginalisation croissante ». Il a notamment qualifié « d’atteinte à la liberté religieuse des familles » la participation « imposée à des cours d’éducation sexuelle ou civique véhiculant des conceptions de la personne et de la vie » qui « reflètent une anthropologie contraire à la foi et à la juste raison ». Ce qui semble faire allusion à la situation en Espagne. Il a aussi, plus particulièrement en direction de l’Amérique latine, mentionné le projet de loi risquant de créer un monopole étatique en matière d’éducation scolaire, ce qui prive l’Église de la possibilité de gérer ses propres établissements.