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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 00:00

 

 

Marthe-Robin.jpg « La signature du Motu proprio remet en lumière deux remarques de Marthe Robin aux partisans et aux opposants à la liturgie dite de saint Pie V. Dom Jean Roy, alors Père Abbé de l'Abbaye bénédictine de Fontgombault, avait, suite à l'interdiction (théorique NDLR) de la liturgie traditionnelle dans les années 70, confié à Marthe Robin sa douleur devant la disparition d'un trésor plus que millénaire, qu'il estimait puissamment contemplatif et si expressif du Mystère de la Rédemption. Avec son étonnante sagesse, Marthe lui avait assuré que cette liturgie retrouverait une place dans l'Eglise. Elle voyait que cette diversité liturgique était une richesse pour l'Église, dont l'unité n'est pas uniformité. Elle disait aussi que cette liturgie ne devait pas être confondue avec le rejet de Vatican II. Cependant Marthe savait que certains parmi les traditionalistes avaient peur de la nouveauté du Concile. Elle voyait bien que c'était une impasse, autant que le modernisme qui voulait interpréter le Concile en rupture complète avec l'héritage traditionnel. Face à cela Marthe répondait: « La clef pour interpréter Vatican Il, c'est sainte Thérèse de Lisieux». Gustave Thibon disait: «Etre catholique, c'est être ni un fossile, ni un invertébré, ni un arbre sans fruits nouveaux, ni un arbre sans racines... » Sainte Thérèse nous donne le véritable équilibre entre enracinement et nouveauté. Marthe Robin fut doublement prophète puisqu'après sa mort l'Esprit Saint nous a fait de la plus grande sainte des temps modernes un Docteur de l'Eglise pour notre temps; et parce que, comme elle l'avait annoncé à Dom Jean Roy, Rome rend sa pleine légitimité à la liturgie traditionnelle».

(tiré de la Revue « Una Voce »)

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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 18:09
Mgr Batut interrogé par Famille chrétienne  (02 - 03 - 2010):

mgr_batut.jpg
 
Plus qu’une année de propédeutique - plutôt tournée vers l’enseignement -, il s’agira d’une année de fondation spirituelle. C’est un peu analogue à une année de noviciat, chez les religieux. Elle a pour but de s’assurer de l’appel de Dieu et des fondements spirituels pour y répondre. Elle comprendra donc trois « piliers » : la vie avec d’autres qui se posent les mêmes questions, sous la conduite d’un supérieur, une grande retraite d’un mois, selon les exercices de Saint-Ignace ou sous une autre forme, et une expérience forte au contact des plus pauvres.

Quelles en seront les particularités ?

Tout d’abord, ce sont ceux à qui elle s’adresse : il s’agit des candidats au sacerdoce qui ont grandi dans la liturgie tridentine, ou qui ont découvert la foi grâce à elle, et souhaitent qu’elle ait une place dans leur formation et dans leur futur ministère. Cette demande est légitime parce que la forme extraordinaire de l’unique rite romain a sa place dans la vie de l’Eglise, et donc dans la formation des futurs prêtres. Cela entraîne des spécificités dans leur formation : en plus des trois piliers évoqués, il faut que les besoins particuliers de leur futur ministère soit assurés. Par exemple, la liturgie tridentine fait une part importante au chant grégorien, même si la formation au grégorien a du sens aussi dans les autres séminaires. Dernière particularité, importante, cette année s’adresse à des futurs prêtres diocésains. Les candidats seront présentés par leur évêque. Cela souligne dès le début qu’ils ne sont pas candidats à être diocésains abstraitement, hors de tout lien avec une Église diocésaine.

Cette année est-elle destinée à devenir un séminaire ?

Ce n’est pas le projet. Il est très important que les membres d’un presbyterium diocésain reçoivent une formation commune. On peut dire que les jeunes issus de la maison Sainte-Blandine seront un peu comme les prêtres de l’Emmanuel, qui sont membres d’une communauté, ont leur spécificité, mais en même temps suivent la même formation que les autres futurs prêtres de leur diocèse.

Peut-on être pleinement diocésain tout en étant attaché à la liturgie tridentine ?

Non seulement on le peut, mais c’est nécessaire. Comme la forme extraordinaire a tout à fait sa légitimité, on aura besoin de prêtres pour la célébrer, sans exclusive. « Extraordinaire » ne veut pas dire « exclusif ». De même que l’évêque a besoin de prêtres qui soient formés en bioéthique ou qui sachent s’occuper de jeunes, de même, il a besoin de prêtres qui sachent célébrer la liturgie dans la forme extraordinaire, pour que tous les fidèles qui y sont légitimement attachés puissent y avoir accès.

Ces prêtres remplaceront-ils ceux des Instituts Ecclesia Dei ? Ceux-ci sont-ils encore légitimes aujourd’hui?

Tout ce qui est reconnu par l’Eglise est légitime, donc la question ne se pose pas. Mais aujourd’hui, un jeune qui pense être appelé au sacerdoce et qui souhaite célébrer un jour la messe sous les deux formes est obligé de choisir entre une formationEcclesia Dei, où habituellement est pratiquée la seule forme extraordinaire, et une formation classique, où habituellement est pratiquée la seule forme ordinaire. Avec l’année Sainte-Blandine s’ouvre une troisième voie, qui permet de discerner une vocation diocésaine en mettant la question liturgique à sa vraie place. Un certain nombre de prêtres ont quitté telle ou telle communauté Ecclesia Dei pour rejoindre les diocèses, parce qu’ils avaient découvert, une fois devenus prêtres, que la liturgie ne justifiait pas l’appartenance à une fraternité de prêtres particulière : c’étaient en réalité des hommes qui avaient tout simplement une vocation diocésaine, mais que les controverses sur la liturgie avaient troublés au point de leur faire penser qu’ils ne pourraient vivre leur spécificité qu’en renonçant à être des diocésains comme les autres. Depuis le Motu proprio de Benoît XVI, les choses peuvent se faire beaucoup plus simplement, en se mettant directement à la disposition de son évêque. J’en suis heureux, car j’ai toujours pensé que ce sont les prêtres diocésains qui réévangéliseront notre pays, et qu’être prêtre diocésain est la plus belle des vocations."
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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 15:00

Nous entrons dans le temps de l’avent. La liturgie va nous donner d’entrer dans les sentiments de l’Eglise, en particulier par la reprise du psaume 24 tout au long de ces quatre semaines, sans oublier la lecture du prophète Isaïe au bréviaire. Mais nous pouvons saisir au vol les moindres parcelles de notre missel ou de notre psautier pour y trouver une nourriture généreuse et adaptée à l’ouverture de ce nouveau cycle liturgique. Que de merveilles dans notre missel devant lesquels nous passons trop distraitement ! Un exemple, au lundi à l’office de Tierce : « De toi mon coeur a dit: Cherche sa face. C'est ta face, Seigneur, que je cherche, ne me cache point ta face » (Ps 26, 8-9). Ce verset de psaume ne traduit-il pas le cri de l’Eglise et le nôtre pendant le temps de l’avent ?

Depuis le premier péché, l’humanité gémissait à l’ombre de la mort, privée de la douce intimité avec son Dieu et Créateur dont elle avait été jusqu’alors gratifiée. Le péché et le mal sous toutes ses formes se dressent depuis dans la vie de tout homme comme un ennemi implacable, germe de division entre l’homme et son Créateur, entre les hommes, et au cœur de l’homme lui-même, tandis que le plan de Dieu nous destinait à la communion entre nous et avec Lui.

En suivant les suggestions mensongères du diable, l’homme se fait son propre bourreau. Mysterium iniquitatis ! Aussi c’est une incessante plainte qui s’élève de la terre jusqu’au ciel pour implorer la paix, le pardon, la restauration de l’harmonie originelle. Plainte mêlée ici de désespoir, là de confiance, confiance d’autant plus belle et forte qu’elle a été mise à l’épreuve. Le chant des psaumes en est un incomparable témoignage et un trésor sans fin pour nos pauvres prières.

Que pouvait demander l’humanité à son Dieu offensé, outre la miséricorde ? La force de résister aux assauts du mal ? Sans doute. Un prophète qui nous parle au nom de Dieu pour nous indiquer les chemins de la Vie ? Un prêtre qui porte nos prières jusqu’au trône de la Majesté Divine et fasse descendre sur nous les bénédictions d’en-haut ? Oui, tout cela, mais qui aurait osé demander à Dieu de venir Lui-même à notre secours, de descendre en Personne sur la terre, et chose plus inouïe encore de se faire l’un de nous en prenant la condition d’homme ? Qui aurait osé demander de VOIR DIEU ? Et c’est pourtant ce que nous demandons avec l’Eglise. Et cette prière a déjà été exaucée.

Si les désir de voir Dieu traverse et domine peut-être l’Ancien Testament, il reste inassouvi. Les grands prophètes eux-mêmes, comme Moïse et Elie, approchent de cette vision sans jamais l’atteindre. « Mais, [dit le Seigneur] tu ne peux pas voir ma face, car l'homme ne peut me voir et vivre. (…) Tu verras mon dos; mais ma face, on ne peut la voir » (Ex. 33, 20 et 23). Avant la venue du Fils de Dieu sur notre terre, voir Dieu était redouté, si bien que les hommes se voilaient la face au passage de Dieu dans ses théophanies (cf 1 Roi 19,13). Nul ne peut voir Dieu sans mourir. Les Hébreux au pied du Sinaï, terrifiés par la manifestation de Dieu au sommet de la montagne disaient même à Moïse : « Toi, parle-nous, mais que Dieu ne nous parle pas, de peur que nous ne mourrions » (Ex 20,19).

Et nous, nous demandons au contraire à Dieu qu’Il vienne en personne nous parler et nous sauver. Nous ne voulons pas seulement son pardon et sa force, mais c’est Lui que nous appelons de nos vœux les plus ardents. « Veni, Domine ! ». « Venez, Divin Messie ! ». Nous le chantons tous les ans à pareille époque, avec le même cœur et la même émotion. « Veni ! ». Mais ce mot qui résume à lui seul tout l’esprit de l’avent, ne signifie-t-il pas aussi : « Je suis venu » ? Notre prière et la réponse du Seigneur se croisent et s’entrecroisent. Nous Lui disons : Veni ! et Il nous répond : Veni ! Ne devrions-nous pas être surpris déjà que notre cri précède non l’Incarnation mais la Nativité ? N’est-Il pas déjà parmi nous Celui que renferme le sein de la Vierge ? N’a-t-Il pas répondu déjà à la prière de son peuple Celui qui, sans quitter le Ciel demeure déjà parmi nous ?

Il est déjà là et nous chantons : Veni ! Et quand Il sera sur la paille de la crèche, combien seront présent pour l’adorer et le reconnaître comme Roi, Prêtre et Prophète ? Bien peu. Les autres continueront encore à crier : Veni ! Puis les Mages s’ajouteront à la cohorte des adorateurs, mais combien resteront à contempler le ciel ou la terre sans reconnaître l’étoile ? Plus tard Le Verbe fait chair enseignera les foules. Quelques disciples le suivront, certains pour l’abandonner ensuite à l’heure de l’adversité (« Cette parole est dure, qui peut l’entendre ? » Jn 6,60) et combien Le laisseront passer tout en ayant à la bouche ou au fond du cœur cette sourde clameur : Veni, Domine !

Depuis, le Sauveur du monde est parmi nous. Il n’a pas laissé les siens orphelins. En remontant vers son Père, Il n’a pas laissé seulement un testament, de belles paroles, une promesse consolante. Il nous a laissé son Corps et son Sang. Et nous disons aujourd’hui encore : « Venez, Seigneur, au secours de notre misère, nous avons tant besoin de Vous ! » Et Il nous dit : « Je suis là, présent, pour toi. La Sainte Eucharistie, c’est mon Corps ! L’Eglise, c’est mon Corps ! ». Le mystère de l’Incarnation se poursuit. Il échappe à nos yeux, mais pas à notre foi.

Nous appelons le Seigneur, mais sommes-nous en fait prêts à le chercher, à aller vers Lui, à sortir de nous-mêmes, de notre paresse, de nos habitudes, du qu’en-dira-t-on ? Terrible esclavage que le regard des autres ! Comme il est tentant de se contenter de ce qui est strictement obligatoire ! « Rendre visite au Seigneur gratuitement ? Ce n’est pas obligatoire ! ». On confond obligation générale sous peine de faute grave, et nécessité personnelle, vitale pour notre âme. Il n’était peut-être pas obligatoire pour les apôtres de veiller le soir du Jeudi Saint. Le Seigneur leur avait seulement dit : « Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ». Ils ont dormi et ils ont abandonné leur Maître. Nous dormons, nous festoyons, nous jouons, nous gaspillons facilement notre temps, et nous laissons seul notre Divin Maître. « J’ai cherché un consolateur et n’en ai pas trouvé ». Offrons de notre temps au Seigneur : une messe en semaine au moins de temps en temps, à défaut une visite au Saint-Sacrement. Et si nous en sommes vraiment empêchés, transportons-nous en esprit au pied du tabernacle et multiplions les communions de désir.

Nous proposons l’Heure Sainte chaque jeudi soir de 19h à 20h, pour tenir compagnie à Notre Sauveur en son agonie. Egalement chaque vendredi adoration de 17h30 à 18h30, le dimanche de 18h30 à 19h (après les vêpres de 18h) et chaque premier vendredi du mois adoration toute la nuit de 19h à 06h30. Il est désolant de voir le trop petit nombre des adorateurs et consolateurs. Certes on ne peut sans doute pas participer à toutes les activités paroissiales, mais entre participer à toutes les activités et ne participer à rien en dehors de la messe dominicale, n’y aurait-il pas la possibilité de participer à quelques activités, au moins de temps en temps. Si chacun participait à une Heure Sainte pendant l’avent, ne serait qu’une demi-heure, comme le Cœur de Notre Seigneur serait consolé ! Et nous ne serions pas perdants ! Le Seigneur ne se laisse pas vaincre en générosité.

Nous allons chanter pendant quatre semaines : « Venez, Divin Messie! » « Rorate Coeli desuper » et autres cantiques. Mais allons plus loin et posons-nous sincèrement la question : et moi suis-je prêt à écouter le Seigneur qui me dit : « Veni ! Je suis venu, et Je t’attends ! Je t’attends dans le sacrement de pénitence, pour te purifier et te relever. Je t’attends dans la Sainte Eucharistie, pour M’unir à toi. Je t’attends dans mon Eglise, confiée à Pierre et à ses successeurs, pour te communiquer toute grâce et te mener au port du salut, en t’évitant les fausses routes, les vaines fatigues, les naufrages. »

Le Seigneur me dit : Veni ! Suis-je prêt à répondre à son invitation, à ses appels réitérés ? Ou est-ce que je préfère chanter plus fort encore (et nécessairement faux dans ce cas) : « Venez, venez,venez ! » pour couvrir Sa voix et attendre passivement le « Minuit, chrétiens » ? Quel Noël alors pour moi ! La bûche sera là, peut-être, avec les santons, le sapin et la neige. Mais il manquera Celui qui était venu pour moi, mais dont je ne voulais pas et que je continuerais vainement à implorer.

« Aujourd’hui si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Ps 94,8). Ecoutons sa voix, la voix de l’Epoux qui vient, et qui fait la joie de l’Epouse. On ne l’entend bien que dans une âme enveloppée de silence, à l’image de la nature qui se dépouille en hiver comme pour se préparer à recevoir le Verbe Eternel. Sa voix divine, nous l’entendons déjà dans la bouche du Précurseur : « Préparez les chemins du Seigneur, rendez droits ses sentiers » (Mc 1,3). « Repentez-vous, car le Royaume de Dieu est tout proche » (Mt 3,1). Elle est pour nous, cette parole. Notre malheur est que nous jugeons trop facilement selon ce qui se voit, ce qui se touche, ce qui se mesure. Dieu ne peut alors que paraître absent et étranger à nos souffrances, nos joies et nos espoirs.

Dieu est Esprit, ne l’oublions pas. Il est un Dieu caché, mais Il se laisse trouver. On le croit absent, mais Il est là ; on Le croit loin, mais Il est tout prêt. « Tu ne me chercherais pas si tu ne m’avais déjà trouvé » (PASCAL, Pensées, n°553, Le Mystère de Jésus). Pensons à Jésus dans le sein de Marie. Quand bien même Il se tait et semble dormir, Il veille sur nous avec un amour infini, un amour divin ! Voilà le problème ! Ce n’est pas un amour de supermarché, qui ne coûte rien et ne vaut rien (pardon pour les commerçants des grandes surfaces…). Le Seigneur nous a prévenu : « Je suis la vigne véritable et mon Père est le vigneron. Tout sarment en moi qui ne porte pas de fruit, il le retranche, et tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde, pour qu'il porte davantage » (Jn 15,1-2). Voilà comment l’Amour de Dieu nous prépare à la gloire éternelle.

Pensons à Marie, Mère de Dieu, aimée d’un amour à nul autre pareil, Reine du Ciel et de la terre, la plus belle des créatures, et associée plus que toute autre à la Passion douloureuse et rédemptrice de son Divin Fils. « Mater dolorosissima », elle est maintenant pour nous « Mater plena sanctae laetitiae », comme nous le chantons dans le « Salve Mater misericordiae », ou encore « causa nostrae laetitiae », selon un vocable des litanies de Lorette. Que Marie, en ce temps de l’avent, soit notre modèle dans l’attente et dans la recherche de Dieu, modèle de foi et d’espérance. L’espérance, qui est précisément la vertu propre de ce temps.

N’oublions pas enfin que nous attendons le retour glorieux du Christ. « Il reviendra dans la gloire » (Credo). « Que votre règne arrive ! » (Pater). Pensons-y aussi en disant avec l’Eglise en ce temps : « Veni ! ». Désirons l’avènement de ce jour, désirons voir Dieu, la Sainte Vierge et tous les saints entourant le trône de l’Agneau. « Puis je vis un ciel nouveau, une terre nouvelle car le premier ciel et la première terre ont disparu, et de mer, il n'y en a plus. Et je vis la Cité sainte, Jérusalem nouvelle, qui descendait du ciel, de chez Dieu; elle s'est faite belle, comme une jeune mariée parée pour son époux. J'entendis alors une voix clamer, du trône: "Voici la demeure de Dieu avec les hommes. Il aura sa demeure avec eux; ils seront son peuple, et lui, Dieu-avec-eux, sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux: de mort, il n'y en aura plus; de pleur, de cri et de peine, il n'y en aura plus, car l'ancien monde s'en est allé » (Ap. 21, 1-4). « De toi mon coeur a dit: Cherche sa face. C'est ta face, Seigneur, que je cherche, ne me cache point ta face ».

Alors chantons à pleine voix et de tout notre cœur : Venez, Divin Messie , et donnez-nous de Vous chercher sans nous lasser, de Vous trouver, de Vous saisir, sans plus Vous lâcher. Et puisque Vous êtes déjà venu, donnez-nous de Vous accueillir chez nous, pour que Vous demeuriez avec nous, et que nous vivions de votre Vie, avec tous les saints, maintenant et pour l’éternité. Amen.

Abbé Hugues de MONTJOYE



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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 00:00


Par les pièces et les partitions ainsi indiquées, vous pourrez vous entraîner aux pièces du propre liturgique : ce travail modeste, perfectible, assurément, est destiné à tous, selon la méthode inspirée de la Schola St Grégoire.

Page en cours de réalisation
et disponible pour le
MOIS DE MARS 2009


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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 14:00
"Un peu de paix"


La Nef – Comment analysez-vous Summorum Pontificum un an après sa mise en œuvre ?

Cardinal Philippe Barbarin – L’intention du Saint-Père était d’apporter un peu de paix. À Lyon, le nombre des Messes célébrées selon la forme extraordinaire est passé de trois à six, les dimanches. Il est difficile de faire un bilan mais, dès septembre 2007, un homme m’a abordé un jour dans la rue et m’a dit que la décision du pape Benoît XVI et notre détermination à lui obéir l’avaient touché. Il quittait donc la Fraternité Saint-Pie X, et venait désormais avec sa famille à la Messe à l’église Saint-Georges. Sont-ils nombreux à avoir fait comme lui ? Je ne sais pas.


Dans d’autres parties du monde, la question ne se pose pas de la même façon. Au moment de la sortie du motu proprio, des cardinaux d’Espagne ou de Pologne avaient dit que ce problème était surtout français et venait de la manière dont la réforme liturgique avait été mise en œuvre dans notre pays. Naturellement, eux aussi ont obéi au pape, et ils ont demandé à certains de leurs prêtres d’apprendre à célébrer la Messe selon la forme extraordinaire.

Comment la resacralisation de la liturgie voulue par le pape peut se faire et quels rôles peuvent jouer les deux formes liturgiques du rite romain ?

L’intention du Saint-Père est largement partagée dans le peuple chrétien. Il suffit d’observer l’attitude des fidèles lors de grands rassemblements comme le Congrès Eucharistique ou les JMJ à Sydney, il y avait une église où chaque jour était proposée aux jeunes, après les catéchèses, la Messe selon la forme extraordinaire. Le samedi soir, ils ont rejoint tout le monde à Randwick et participé à la Messe du dimanche, célébrée par le pape Benoît XVI selon le nouvel Ordo Missae. Là, l’importance accordée à l’adoration eucharistique – vécue intensément aussi à Québec 2008 –, les quelques chants latins, le long temps de silence après la communion ont été marquants.


La grande question, c’est de savoir où le Saint-Père veut aller. Il a plusieurs fois laissé entendre qu’il était temps de reprendre en profondeur la réforme liturgique, comme on revoit maintenant de près la traduction de la Bible. Le maintien de la forme extraordinaire dans la vie liturgique de l’Église aidera à ce travail. Nous avons le recul suffisant pour faire un bilan des progrès apportés par le nouvel Ordo et des richesses de l’ancien qu’il ne faudrait pas perdre. C’est ainsi que les deux formes pourront s’enrichir mutuellement.

Vis-à-vis des fidèles de votre diocèse attachés à l’ancienne forme liturgique, quelle est votre ligne directrice ?

Les inviter à la paix et à retrouver la confiance. En fait, cette communauté souffre de vives tensions internes. Longtemps à Lyon, je n’en étais pas conscient. Dès que j’ai pu, je suis allé visiter la communauté de l’église Saint-Georges et j’ai donné un enseignement sur l’Eucharistie durant les vêpres. Puis, encouragé personnellement par le pape, j’y ai célébré la confirmation. Tout s’est très bien passé ; les parents me présentaient leurs enfants pour que je les bénisse, il n’y avait ni reproche ni critique dans les propos, mais plutôt un climat de confiance et de respect, et même d’affection.


Puis, un an avant la parution du motu proprio, de nouveaux supérieurs ont été élus dans la Fraternité Saint-Pierre. Certains prêtres, en désaccord avec les décisions qui ont suivi, ont demandé leur incardination dans mon diocèse, et toute la communauté s’est alors scindée en deux. Des campagnes de mails d’une grande violence ont été lancées, on a vu naître des comités de soutien… Tout cela a fait beaucoup de mal et, bien que le calme soit revenu, je pressens que le feu couve toujours. Comment l’éteindre ?

La seule solution pour retrouver l’unité, c’est de faire ce que nous demande l’Église et d’obéir au pape. Sur ce point, je rends hommage aux responsables de la Fraternité Saint-Pierre, qui parlent le même langage et invitent leurs fidèles à vivre dans l’obéissance et la charité.

Le motu proprio ne résout pas toutes les questions. Par exemple, lorsque les fidèles d’une seule paroisse ne sont pas assez nombreux et qu’ils doivent se regrouper sur un secteur plus vaste, ou quand ils posent des exigences sur le lieu de la célébration et sur le choix du prêtre officiant…

Les supérieurs de la Fraternité Saint-Pie X viennent une fois de plus de refuser la main généreusement tendue par Rome : qu’en pensez-vous ?


À l’Abbaye de Saint Maurice, dans le Valais, on m’a rapporté ce propos de Mgr Fellay : « Nous ne pouvons pas nous affirmer catholiques et continuer à rester séparés de Rome. » Je me désole que les différentes tentatives de rapprochement aient échoué depuis plus de vingt ans, mais lorsque j’entends une déclaration du responsable de la Fraternité Saint-Pie X, aussi simple et pleine de bon sens, je garde confiance. Benoît XVI, instruit par l’histoire, dit que si une rupture de cet ordre n’est pas réparée dans les décennies qui suivent, il faudra ensuite des siècles pour y parvenir. À Lyon, où un Concile œcuménique, à la fin du XIIIe siècle, a essayé en vain de réparer les dégâts du schisme de 1054, on ne peut qu’être d’accord avec lui. Pour l’unité, il y a toujours urgence


SOURCE : La Nef n° 196 de septembre 2008
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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 00:10


Un Motu Proprio est un acte du Pape fait de sa propre initiative, sans requête préalable. En 1988, suite aux consécrations épiscopales de Mgr Lefebvre sans mandat pontifical, le Pape a demandé aux évêques du monde entier d'accorder la Messe traditionnelle aux fidèles attachés aux formes liturgiques antérieures et voulant rester en communion avec le Siège de Rome. En 2007, ce motu proprio a été remplacé par un autre du Pape Benoît XVI dont voici le texte :


Summorum pontificium : Lettre apostolique en forme de Motu proprio sur l'usage de la Liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970 (*)


Les Souverains Pontifes ont toujours veillé jusqu'à nos jours à ce que l'Église du Christ offre à la divine Majesté un culte digne, "à la louange et à la gloire de son nom" et "pour le bien de toute sa sainte Église".

Depuis des temps immémoriaux et aussi à l'avenir, le principe à observer est que "chaque Église particulière doit être en accord avec l'Église universelle, non seulement quant à la doctrine de la foi et aux signes sacramentels, mais aussi quant aux usages reçus universellement de la tradition apostolique ininterrompue, qui sont à observer non seulement pour éviter des erreurs, mais pour transmettre l'intégrité de la foi, parce que la lex orandi de l'Église correspond à sa lex credendi" (1).

Parmi les Pontifes qui ont eu ce soin se distingue le nom de saint Grégoire le Grand, qui fut attentif à transmettre aux nouveaux peuples de l'Europe tant la foi catholique que les trésors du culte et de la culture accumulés par les Romains au cours des siècles précédents. Il ordonna de déterminer et de conserver la forme de la liturgie sacrée, aussi bien du Sacrifice de la Messe que de l'Office divin, telle qu'elle était célébrée à Rome. Il encouragea vivement les moines et les moniales qui, vivant sous la Règle de saint Benoît, firent partout resplendir par leur vie, en même temps que l'annonce de l'Évangile, cette très salutaire maxime de la Règle, "Ne rien préférer à l'œuvre de Dieu" (chap. 43). Ainsi, la liturgie sacrée selon la coutume de Rome féconda non seulement la foi et la piété mais aussi la culture de nombreux peuples. C'est un fait assurément que la liturgie latine de l'Église sous ses diverses formes, au cours de tous les siècles de l'ère chrétienne, a été un stimulant pour la vie spirituelle d'innombrables saints et qu'elle a affermi beaucoup de peuples par la religion et fécondé leur piété.

Au cours des siècles, beaucoup d'autres Pontifes romains se sont particulièrement employés à ce que la liturgie sacrée accomplisse plus efficacement cette tâche. Parmi eux se distingue saint Pie V, qui, avec un grand zèle pastoral, suivant l'exhortation du Concile de Trente, renouvela tout le culte de l'Église, fit éditer des livres liturgiques corrigés et "réformés selon la volonté des Pères", et les affecta à l'Église latine pour son usage.

Parmi les livres liturgiques du Rite romain, la première place revient évidemment au Missel romain, qui se répandit dans la ville de Rome puis, les siècles suivants, prit peu à peu des formes qui ont une grande similitude avec la forme en vigueur dans les générations récentes.

"C'est le même objectif qu'ont poursuivi les Pontifes romains au cours des siècles suivants en assurant la mise à jour des rites et des livres liturgiques ou en les précisant, et ensuite, depuis le début de ce siècle, en entreprenant une réforme plus ample" (2). Ainsi firent mes prédécesseurs Clément VIII, Urbain VIII, saint Pie X (3), Benoît XV, Pie XII et le Bienheureux Jean XXIII.

Plus récemment, le Concile Vatican II exprima le désir que l'observance et le respect dus au culte divin soient de nouveau réformés et adaptés aux nécessités de notre temps. Poussé par ce désir, mon prédécesseur le Souverain Pontife Paul VI approuva en 1970 les livres liturgiques réformés et partiellement rénovés de l'Église latine. Ceux-ci, traduits partout dans le monde en de nombreuses langues vulgaires, ont été accueillis volontiers par les évêques comme par les prêtres et les fidèles. Jean-Paul II reconnut la troisième édition type du Missel romain. Ainsi, les Pontifes romains se sont employés à ce que "cet édifice liturgique, pour ainsi dire, [...] apparaisse de nouveau dans la splendeur de sa dignité et de son harmonie" (4).

Dans certaines régions toutefois, de nombreux fidèles se sont attachés et continuent à être attachés avec un tel amour et une telle passion aux formes liturgiques précédentes, qui avaient profondément imprégné leur culture et leur esprit, que le Souverain Pontife Jean-Paul II, poussé par la sollicitude pastorale pour ces fidèles, accorda en 1984, par un indult spécial Quattuor abhinc annos, rédigé par la Congrégation pour le Culte divin, la faculté d'utiliser le Missel romain publié en 1962 par Jean XXIII ; puis de nouveau en 1988, par la lettre apostolique Ecclesia Dei en forme de Motu proprio, Jean-Paul II exhorta les évêques à utiliser largement et généreusement cette faculté en faveur de tous les fidèles qui en feraient la demande.

Les prières instantes de ces fidèles ayant déjà été longuement pesées par mon prédécesseur Jean-Paul II, ayant moi-même entendu les Pères cardinaux au Consistoire tenu le 23 mars 2006, tout bien considéré, après avoir invoqué l'Esprit Saint, confiant dans le secours de Dieu, par la présente Lettre apostolique je décide ce qui suit :

Art. 1.
Le Missel romain promulgué par Paul VI est l'expression ordinaire de la lex orandi de l'Église catholique de rite latin. Le Missel romain promulgué par saint Pie V et réédité par le Bienheureux Jean XXIII doit être considéré comme expression extraordinaire de la même lex orandi de l'Église et être honoré en raison de son usage vénérable et antique. Ces deux expressions de la lex orandi de l'Église n'induisent aucune division de la lex credendi de l'Église ; ce sont en effet deux mises en œuvre de l'unique rite romain.
Il est donc permis de célébrer le Sacrifice de la Messe suivant l'édition type du Missel romain promulguée par le Bienheureux Jean XXIII en 1962 et jamais abrogée, en tant que forme extraordinaire de la Liturgie de l'Église. Mais les conditions établies par les documents précédents Quattuor abhinc annos et Ecclesia Dei pour l'usage de ce Missel sont remplacées par ce qui suit :

Art. 2.
Aux Messes célébrées sans le peuple, tout prêtre catholique de rite latin, qu'il soit séculier ou religieux, peut utiliser le Missel romain publié en 1962 par le bienheureux Pape Jean XXIII ou le Missel romain promulgué en 1970 par le Souverain Pontife Paul VI, et cela quel que soit le jour, sauf le Triduum sacré. Pour célébrer ainsi selon l'un ou l'autre Missel, le prêtre n'a besoin d'aucune autorisation, ni du Siège apostolique ni de son Ordinaire.

Art. 3.
Si des communautés d'Instituts de vie consacrée et de Sociétés de vie apostolique, de droit pontifical ou de droit diocésain, désirent, pour la célébration conventuelle ou de communauté, célébrer dans leurs oratoires propres la Messe selon l'édition du Missel romain promulgué en 1962, cela leur est permis. Si une communauté particulière, ou tout l'Institut ou la Société, veut avoir de telles célébrations souvent ou habituellement ou de façon permanente, cette façon de faire doit être déterminée par les Supérieurs majeurs selon les règles du droit et les lois et statuts particuliers.

Art. 4.
Aux célébrations de la sainte Messe dont il est question ci-dessus à l'art. 2 peuvent être admis, en observant les règles du droit, des fidèles qui le demandent spontanément.

Art. 5.
§ 1.
Dans les paroisses où il existe un groupe stable de fidèles attachés à la tradition liturgique antérieure, le curé accueillera volontiers leur demande de célébrer la Messe selon le rite du Missel romain édité en 1962. Il jugera comment harmoniser le bien de ces fidèles avec la charge pastorale ordinaire de la paroisse, sous le gouvernement de l'évêque selon les normes du canon 392, en évitant la discorde et en favorisant l'unité de toute l'Église.
§ 2. La célébration selon le Missel du bienheureux Jean XXIII peut avoir lieu les jours ordinaires ; mais les dimanches et les jours de fête, une Messe sous cette forme peut également être célébrée.
§ 3. Le curé peut aussi autoriser, aux fidèles ou aux prêtres qui le demandent, la célébration sous cette forme extraordinaire dans des cas particuliers comme des mariages, des obsèques ou des célébrations occasionnelles, par exemple des pèlerinages.
§ 4. Les prêtres utilisant le Missel du Bienheureux Jean XXIII doivent être idoines et non empêchés par le droit.
§ 5 . Dans les églises qui ne sont ni paroissiales ni conventuelles, c'est au Recteur de l'église d'accorder l'autorisation dont il a été question ci-dessus.

Art. 6.
Dans les Messes selon le Missel du Bienheureux Jean XXIII célébrées avec le peuple, les lectures peuvent être proclamées en langue vernaculaire, en utilisant des éditions reconnues par le Siège apostolique.

Art. 7.
Si un groupe de fidèles laïcs dont il est question à l'article 5 § 1 n'obtient pas du curé ce qu'ils lui ont demandé, ils en informeront l'évêque diocésain. L'évêque est instamment prié d'exaucer leur désir. S'il ne peut pas pourvoir à cette forme de célébration, il en sera référé à la Commission pontificale Ecclesia Dei.

Art. 8.
L'évêque qui souhaite pourvoir à une telle demande de fidèles laïcs, mais qui, pour différentes raisons, en est empêché, peut en référer à la Commission pontificale Ecclesia Dei, qui lui fournira conseil et aide.

Art. 9.
§ 1. De même le curé, tout bien considéré, peut concéder l'utilisation du rituel ancien pour l'administration des sacrements du Baptême, du Mariage, de la Pénitence et de l'Onction des Malades, s'il juge que le bien des âmes le recommande.
§ 2. Aux Ordinaires est accordée la faculté de célébrer le sacrement de la Confirmation en utilisant le Pontifical romain ancien, s'il juge que le bien des âmes le recommande.
§ 3. Tout clerc dans les ordres sacrés a le droit d'utiliser aussi le Bréviaire romain promulgué par le Bienheureux Jean XXIII en 1962.

Art. 10.
S'il le juge opportun, l'Ordinaire du lieu a le droit d'ériger une paroisse personnelle au titre du canon 518, pour les célébrations selon la forme ancienne du rite romain, ou de nommer soit un recteur soit un chapelain, en observant les règles du droit.

Art. 11.
La Commission pontificale Ecclesia Dei, érigée par le Pape Jean-Paul II en 1988 (5), continue à exercer sa mission.
Cette commission aura la forme, les fonctions et les normes que le Pontife romain lui-même voudra lui attribuer.

Art. 12.
Cette même commission, outre les facultés dont elle jouit déjà, exercera l'autorité du Saint-Siège, en veillant à l'observance et à l'application de ces dispositions.

Tout ce que j'ai établi par la présente Lettre apostolique en forme de Motu proprio, j'ordonne que cela ait une valeur pleine et stable, et soit observé à compter du 14 septembre de cette année, fête de l'Exaltation de la Croix glorieuse, nonobstant toutes choses contraires.

Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 7 juillet de l'an du Seigneur 2007, en la troisième année de mon pontificat.


BENOÎT XVI


Notes :

(*) Version française de la Salle de presse du Saint-Siège, revue par l'abbé Michel Mallet et le P. Jean-Paul Durand, O.P., pour La DC.
(1) Institutio generalis Missalis Romani, Editio tertia, 2002, 397.
(2) Jean-Paul II, Lettre ap. Vicesimus quintus annus (4 décembre 1988), 3 : AAS 81 (1989), p. 899 ; La Documentation catholique 86 (1989), p. 518-519.
(3) Ibidem.
(4) Saint Pie V, Motu proprio Abhinc duos annos (23 octobre 1913) : AAS 5 (1913), p. 449-450 ; cf. Jean-Paul II, Lettre ap. Vicesimus quintus annus, 3 : AAS 81 (1989), p. 899 ; La Documentation catholique 86 (1989), p. 519.
(5) Cf. Jean-Paul II, Motu proprio Ecclesia Dei (2 juillet 1988), 6 : AAS 80 (1988), p. 1498 : La Documentation catholique 85 (1988), p. 788-789.

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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 00:00

Un Pèlerin : Mon Père, qu'est-ce que la Messe ?

Le Père : Le catéchisme en donne la signification suivante : " la sainte messe est le sacrifice du Corps et du Sang de Jésus Christ, offert sur nos autels sous les espèces du pain et du vin, en mémoire du sacrifice de la Croix "

Le Pèlerin : Mais quelle est l'utilité de ce sacrifice ?

Le Père : C'est une bien longue histoire : celle de l'homme, créature libre et intelligente, qui, par le péché se rebelle contre son créateur. Comme Dieu est parfait, le plus petit péché, du plus saint des hommes, lui apparaît comme un mal infini.

Le Pèlerin : C'est pour cela, que, pour réparer un mal infini, il faut un acte, lui même parfait et infini ?

Le Père : En effet, voici pourquoi Jésus Christ, fait homme, a voulu nous racheter par un sacrifice parfait, celui de la Croix.

Le Pèlerin : Mais qui obligeait Dieu à effectuer cet acte ?

Le Père : Mais personne ! il s'agit d'un acte parfaitement gratuit, émanant d'une personne infiniment aimante !

Le Pèlerin : Parlez moi maintenant de la liturgie de la messe. Elle ressemble si peu au repas de la Cène.

Le Père : Au début, en effet, les tous premiers chrétiens se sont assemblés à la fin d'un repas pour la messe. Puis, des abus eurent lieu, et les chefs de l'Eglise, dont St Paul, dûrent réglementer la messe pour lui garder sa piété et le respect dû à Dieu. Ainsi, dès le IIIème siècle, la liturgie que nous connaissons était définie.

Le Pèlerin : Pourquoi dit-on la messe en latin ?

Le Père : Le latin ? Mais c'est notre langue maternelle, tout simplement. L'Eglise romaine est notre mère, elle veut rassembler tous ses enfants dans l'unité d'une même langue, quelle que soit leur nationalité. Le latin est le signe de notre unité. C'est ainsi depuis de nombreux siècles, et cela a été encore rappelé au Concile Vatican II (Constitution sur la liturgie).

Le Pèlerin : Mais qui comprend le latin aujourd'hui ?

Le Père : Et bien … Dieu tout d'abord ! N'est-ce pas l'essentiel, puisque c'est à lui que l'on, s'adresse ? Le missel offre les traductions de toutes les prières de la messe. Le latin a par ailleurs de nombreux autres avantages : une langue différente de nos langues, consacrée par un usage plus que millénaire, n'est-ce pas un langage sacré, plus apte à célébrer le culte divin qu'une langue banalisée par l'usage courant ?

Le Pèlerin : J'ai remarqué aussi que le prêtre nous tourne le dos à l'autel. Quelle en est la raison ?

Le Père : C'est tout simple, et c'est très beau. Dès les origines, les chrétiens se sont tournés vers l'Orient pour prier. Ils ont vu, en effet, dans le soleil levant, le symbole du Christ ressuscité, et de son retour à la fin des temps. On a donc naturellement construit les églises de telle manière que les fidèles et le prêtre à l'autel soient tournés vers l'Orient. De cette manière, nous sommes tous tournés vers Dieu.

Le Pèlerin : Et pourquoi communie-t-on à genoux ?

Le Père : Par la communion, nous recevons Dieu en nous. Un être immense, que l'univers ne saurait contenir, plus grand que tous les rois, créateur des galaxies et de l'infiniment petit ! N'est-ce pas la moindre des choses de lui marquer un peut de respect ? C'est pourquoi, seul le prêtre dont les mains ont été consacrées, a le droit de le toucher de ses mains.

Le Pèlerin : Comment suivre la messe dans un missel ?

Le Père : un missel est composé de trois grandes parties :

Le Temporal : ce sont les textes propres aux dimanches et jours de fête
Le Sanctoral : ce sont les textes propres aux autres jours de l'année, chaque jour étant dédié à un saint.
Le Commun : ce sont les textes communs à toutes les messes : le Kiriale (Kirie, Gloria, Sanctus et Agnus Dei) et d'autres textes (Credo, Pater et bien sûr le Canon). Pour suivre la messe dans son missel, il faut donc suivre le commun, puis, sauter aux textes du jour lorsqu'il y a lieu (Epître, Evangile, Offertoire …). C'est un exercice un peu difficile au début, mais on prend vite l'habitude !


Le Pèlerin :
Je sens qu'il me reste beaucoup de rites à découvrir, beaucoup de mystères à approfondir, beaucoup de textes à méditer. Par quoi commencer ?


Le Père :
Eh bien, vivez au rythme de l'Eglise : allez à la messe chaque dimanche, mais aussi en semaine pour apprécier la liturgie de chaque jour. Ménagez vous des instants de silence et de recueillement pour lire votre missel, votre catéchisme. Oui, vivez au rythme de Dieu et de sa belle liturgie traditionnelle !


Tiré du carnet du Pèlerinage de Notre Dame de Chrétienté (Chartres 1998)


Pour en savoir plus, nous vous recommandons l'ouvrage suivant : La Messe commentée, Abbaye Notre Dame, 36220 FONTGOMBAULT. On peut aussi aller voir le lien suivant qui répond, sous forme de questions réponses, aux principales interrogations que l'on se pose à propos de la Messe Traditionnelle :

http://www.pro-ecclesia.com/oremus/messepourquoi/index-messepourquoi.html

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